Gbadamassi, Kassa, Bako : Trois champions de l’instabilité et de l’opportunisme politiques

Gbadamassi, Kassa, Bako : Trois champions de l’instabilité et de l’opportunisme politiques

Bénin – Après Gbadamassi, Bako et Kassa ont embouché la trompette du dénigrement du régime Yayi, dans lequel ils ont pourtant occupé des postes de responsabilité.

Il s’agit d’une stratégie assez prisée pour gagner la sympathie de Talon, et entrer de pleins pieds dans la mouvance. Là où il y a du miel pour eux.

La classe politique béninoise regorge de ces spécimens qu’il faut avoir le courage de dénoncer. Instables, opportunistes, ils sont aujourd’hui avec Pierre et demain avec Jean, de qui ils gagnent la sympathie en dénigrant Pierre. Pour rester éternellement dans la mouvance et profiter des avantages du pouvoir, ils sont capables de toutes les indécences, même de tuer leurs mères.  Ils ravalent leurs vomissures les plus nauséeuses d’hier sans aucune vergogne. Rachidi Gbadamassi devrait passer maître dans cet art. A l’orée de sa carrière politique, il fut coffré pour la sale affaire d’assassinat du juge Bertin Coovi.

Après quelques années de prison, il réussit tel un phénix à retrouver son siège de député au palais des gouverneurs à Porto Novo. En 2006, avec l’Upr et le G13, il opte pour l’opposition au régime Yayi. Issa Salifou son mentor politique du moment, pensait compter sur lui pour mener un vrai combat politique, mais il les abandonna très tôt pour retourner vers Yayi et est devenu un faucon des Fcbe. Pendant tout le temps que Yayi a passé au pouvoir, il l’a soutenu sans désemparer, en l’accompagnant sur de terrain et en le suivant dans tous les combats et moments difficiles. C’est à cause du choix du candidat des Fcbe qu’il s’est désolidarisé de Yayi en optant pour Sébastien Ajavon,au détriment de Lionel Zinsou. Mais il fut le premier à aller faire allégeance à Patrice Talon le jour où celui-ci a été élu. Les photos de ce ralliement ont circulé sur les réseaux sociaux dans le temps. On le voyait tout souriant au domicile du président Talon en pyjama, en compagnie de Charles Toko, l’actuel maire de Parakou. Il était encore le premier à s’en prendre violemment à Ajavon après sa dernière sortie médiatique. Ce petit récit montre un personnage instable dont se sont servi tous les présidents pour régler des comptes à des adversaires. De Kérékou à  Talon en passant par Yayi, il est resté fidèle à son rôle, celui d’un instrument politique. Fidèle  à son art, celui de troubler l’eau et de créer la confusion.

Lire Revirement de Kassa : Talon devrait-il faire confiance aux vieux loups du régime Yayi ?

« Yayi a changé, on est dedans… »

Quid de Barthélémy Kassa ? Voici aussi un personnage ubuesque. A Gbadamassi, il ressemble comme deux gouttes d’eau, sauf qu’il est un peu plus lettré que son archétype de Parakou et aîné dans l’art de la confusion. Comme lui, il a le même trait de caractère : inconstant.

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Bénin : Les conséquences de la constitution forcée d’une majorité

Bénin : Les conséquences de la constitution forcée d’une majorité

L’onde de choc du rejet de la révision de la constitution a été la mise sur pieds brutale, forcée et prématurée, d’une majorité présidentielle informelle.

Le Chef de l’Etat qui manœuvre dans l’ombre, a opté pour la fidélisation des 60 députés qui ont été favorables à sa réforme majeure. Mais une telle option politique n’est ni viable, ni saine, au regard des enjeux, des personnalités, et de certaines contingences qui pourraient influencer négativement les court des choses.

L’Assemblée nationale traverse depuis quelques jours une petite zone de turbulence. La plupart des groupes parlementaires constitués en début de quinquennat se disloquent, du fait du départ de certains députés qui ne se retrouvent plus idéologiquement dans leurs groupes. De nouveaux groupes parlementaires seront constitués après quelques jours de transhumance. Depuis le 04 avril dernier où l’Assemblée nationale a rejeté le projet de révision de la constitution, le paysage politique béninois s’est éclairci. Le Chef de l’Etat qui n’a pas digéré l’échec de son projet, s’est aussitôt engagé à bâtir « sa » majorité autour des 60 députés qui ont voté « oui », pour une étude du projet de révision. Les 22 autres qui ont voté contre, sont eux condamnés à rester dans l’opposition. Un an seulement après sa prise de pouvoir, Patrice Talon se sent obligé d’arrêter une majorité présidentielle sur la seule base du rejet ou du soutien à son projet de révision. Constituée sur ce seul critère, elle paraît peu viable et politiquement malsaine. Beaucoup des 60 députés ne n’ont pas soutenu l’actuel PR lors des présidentielles de 2016. Ils ne partagent donc pas les idéaux politiques qu’il prône. Dans le lot des 60, des députés sont pour la révision mais prêts à combattre Talon sur d’autres plans. Il y en a aussi qui auraient voté « non » au même projet si le processus était allé à son terme. De même, des 22 restants, il y en qui ont soutenu Patrice Talon pour les présidentielles, et d’autres qui pourraient juste le soutenir pour les autres projets important de son quinquennat. Une telle constitution de majorité apparaît donc comme quelque chose d’informelle, où les membres sont unis non par une idéologie ou une acceptation volontaire de soutien au Pag, ou tout au moins les actions du gouvernement, mais par la seule reconnaissance d’avoir voté pour l’étude du projet de révision de la constitution. L’homme politique béninois étant caractérisé par sa vocation à agir uniquement pour des intérêts égoïstes et temporels, cette majorité ne serait viable que si elle permet aux bénéficiaires de régler substantiellement leurs problèmes. Talon condamne par son choix, les 22 députés à une opposition de fait, contre leur propre gré. Cette constitution de majorité présidentielle est une option prématurée, risquée et politiquement indécente ; rien de plus !

Prime à la corruption

Mais à l’analyse, l’arrêt aussi brutal d’une majorité sur la base du seul vote favorable à la révision de la constitution, est motivé par bien d’autres paramètres. Il y a une volonté suspecte de disposer d’une majorité mécanique aveugle, qui votera les yeux fermés pour tout ce que le gouvernement enverrait, et qui s’est déjà illustrée en votant toutes ces lois que la Cour constitutionnelle a déclarées contraire à la constitution. Depuis avril 2016, il y a une volonté de faire des réformes sans trop d’explication, d’imposer des choses sur lesquelles il n’y a eu aucun accord préalable. Il y a également une

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Groupes parlementaires au Bénin: Des démissions annoncées après celles du groupe de Nago

Groupes parlementaires au Bénin: Des démissions annoncées après celles du groupe de Nago

La nouvelle configuration politique de l’Assemblée nationale et de surcroît la recomposition du paysage politique national, vient d’être lancée.

Trois députés à savoir les honorables Issa Salifou, Issifou Amadou et René Bagoudou, viennent de définitivement tourner le dos au groupe parlementaire « Unité, Progrès et Démocratie » présidé par le professeur Mathurin Coffi Nago.

Ces trois députés ont déposé leur démission au président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. Mais en l’absence de ce dernier, les différentes lettres de démission n’ont pas été rendues publiques lors de la séance plénière d’hier, au palais des gouverneurs.

Cette situation, selon certaines sources, n’est rien d’autre que la conséquence de la  récente adhésion de certains députés de ce groupe parlementaire au projet de révision de la constitution. On apprend aussi des mêmes sources parlementaires que des démissions en cascade sont attendues. Autrement dit, plusieurs

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Léhady Soglo : « La tutelle n’implique pas une subordination... »

Léhady Soglo : « La tutelle n’implique pas une subordination... »

Depuis l’avènement du régime de la rupture, les relations entre la mairie de Cotonou et particulièrement la préfecture du Littoral sont tendues.

Le déguerpissement, la signature de nouveaux contrats par la mairie dans les domaines du ramassage des ordures et de la construction de marchés ; et même, de la gestion administrative de Cotonou en tant que commune et département, sont autant de questions qui opposent la mairie à travers Léhady Soglo et l’Etat central à travers la personne de Modeste Toboula, préfet du Littoral. Les deux hommes entretiennent depuis 01 an des rapports plutôt défavorables.

Léhady ne souhaite pas avoir des problèmes avec Toboula

Le maire de Cotonou qui semble tenir un langage très apaisant en ce qui concerne les relations Etat-Communes, affirme ce dimanche sur soleil fm, ne pas user d’attitudes qui illustrent le refroidissement de ses rapports avec l’Etat central en particulier avec le préfet Toboula. Léhady Soglo : « Je n’ai aucun problème avec monsieur Toboula et je ne souhaite pas en avoir ». Le maire de Cotonou ne prône qu’une interaction respectueuse des textes régissant la décentralisation au Bénin.

La tutelle est encadrée

Léhady s’insurge contre la subordination et l’immixtion de l’Etat dans la gestion de la mairie de Cotonou. Pour le maire :

« La tutelle n’implique pas une subordination entre l’autorité attributaire du contrôle et l’organe contrôlé. Elle ne comporte pas non plus la possibilité de donner des ordres. Elle n’implique pas une immixtion dans les attributions de l’organe sous tutelle ».

Ainsi, selon le maire, il ne peut avoir de tutelle en dehors du cadre légal, ni une tutelle d’opportunité.

Il n’y a pas de lien hiérarchique entre le maire et le préfet

Dans les rapports de l’Etat avec la mairie, la préfecture est un organe d’appui, d’accompagnement, de suivi et de contrôle ; c’est du moins, ce qu’on peut déduire des propos de Léhady Soglo qui explique :

« L’Etat a, à l’endroit de la mairie, un rôle d’assistance conseils, de soutien aux actions de la commune. C’est aussi, le contrôle de la légalité des actes ».

Il ne s’agit donc pas de lien hiérarchique entre le maire et le préfet qui donnent souvent l’impression d’outrepasser ses droits.

Léhady plaide pour une meilleure collaboration avec le gouvernement

Léhady Soglo est revenu sur la rencontre des maires du grand Nokoué avec le président Talon. Ses points de divergence, avec l’Etat à travers le gouvernement même, concernent la réhabilitation des marchés et les projets d’assainissement axés sur le ramassage des ordures. Le maire de Cotonou plaide pour une meilleure collaboration avec l’Etat et se confond d’ailleurs en excuse, s’il n’a pas été compris par le chef de l’Etat lors de cette séance. Il mesure la portée des projets du gouvernement et dit : « Je ne peux pas m’opposer aux projets du gouvernement qui soulagent les peines des cotonois ». Pour lui, les contrats, dont il désire l’approbation incessante et auxquels l’autorité s’oppose, permettront, dans l’urgence, « de désensabler et de curer les caniveaux, d’enlever les ordures et de construire certains marchés » ; ceci, en attendant la mise en œuvre du vaste programme d’aménagement et d’assainissement de Cotonou prévu par le gouvernement dans son PAG et qui doit débuter en juillet prochain.

Talon insensible à la main tendue du maire

Avant cette rencontre du vendredi 05 mai, le maire de Cotonou a déploré le fait que le président de la République ait rejeté à maintes reprises sa main tendue. Il s’agit du silence affiché de Patrice Talon à propos de

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Leçons des élections en France : La question de l’âge est une aberration au Bénin selon Soglo

Leçons des élections en France : La question de l’âge est une aberration au Bénin selon Soglo

(Interview exclusive de LNT) Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affrontent dimanche prochain au second tour des élections présidentielles en France.

Si cette élection présente des enjeux aux yeux des Béninois, elle intéresse encore plus, certains qui connaissent bien la France. Des résultats du premier tour à l’issue du second tour, il y a des enseignements qui s’imposent au pays africains. Une fois encore, l’avenir de l’Afrique pourrait être tributaire de la vision du président élu dimanche prochain. Le président Nicéphore Dieudonné Soglo qui a observé de près la politique française depuis plusieurs années, livre dans cette interview, les grandes leçons à tirer de cette élection ainsi que les enjeux qu’elle présente pour l’Afrique.

LNT : Pour vous qui connaissez bien la France, quels sont les enseignements de la victoire de ces deux têtes d’affiches ?

Nicéphore Soglo : En France l’histoire se répète et en voici les principales séquences : 2002, Lionel JOSPIN était le candidat du Parti socialiste contre Jacques CHIRAC le champion de la droite : le Parti gaulliste.

Et coup de tonnerre, c’était le Front national de Jean-Marie Le PEN qui se qualifiait pour le second tour. Et cela sonna le glas de la carrière politique de Lionel JOSPIN.

Nous voilà à présent en 2017 : l’extrême droite à fait peau neuve avec Marine Le PEN dont le discours a habilement gommé toutes les aspérités, toute la xénophobie et le racisme outrancier de son père soldat en Indochine et en Algérie contre les nationalistes et pour qui les fours crématoires ne sont qu’un détail de l’histoire ; et après la victoire de TRUMP et le soutien de POUTINE, le Front National caracolait en tête des sondages. Pendant ce temps, François HOLLANDE, le Président socialiste sortant, plombé par les promesses mirobolantes du candidat « le danger c’est la finance !On fera payer les riches ! Et la baisse du chômage est notre boussole »avait depuis longtemps jeté l’éponge. Et voilà que l’un de ses jeunes collaborateurs, pétri d’audace et de talent, sort du bois. Que pouvait-il contre François FILLON le fier donneur de leçon,champion de la droite catholique renvoyé bien vite à ses contradictions par les révélations du Canard Enchaîné, ou Jean-Luc MELANCHON le flamboyant porte drapeau de la « France insoumise », ou Benoît HAMON le généreux représentant du Parti socialiste abandonné par ses troupes.

Et c’est ainsi que les deux grands partis qui dirigeaient la France, ont coulé sous nos yeux.

Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette élection relativement à l’histoire de la France ?

Pour les colonisés que nous sommes,c’est la première fois, à notre connaissance, qu’un candidat en Europe (continent comptable selon Aimé CESAIRE du ‘’plus haut tas de cadavres de l’histoire’’)déclare que la colonisation, tout comme l’esclavage, est un crime contre l’humanité. C’est une véritable catharsis. Mais quel tollé ou désapprobation muette de la part des tenants des deux grands partis.

De GAULLE est, en France, depuis la seconde guerre mondiale un héros et l’incarnation de la Résistance. Il voue à sa patrie un amour passionné. Mais il lui est difficile d’admettre que les habitants des pays sous domination française puissent aimer, eux-aussi, leur pays d’un amour similaire au sien. Et il n’est pas le seul hélas.

En 1941, le Président américain Franklin D. ROOSEVELT, pour répondre à l’appel au secours du premier ministre anglais Winston CHURCHILL et mettre de son côté le peuple américain, proclama solennellement, dans l’article 3 de la fameuse Charte de Atlantique, « Le droit de tous les peuples de choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils veulent vivre ». Il sonnait ainsi le glas, à la grande colère de CHURCHILL, de l’empire de la reine Victoria sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

Et voilà que le 30 janvier 1944,De GAULLE, avec aplomb et sans rire déclarait que « Les fins de l’œuvre de civilisation accomplis par la France dans les colonies (sic) écartent toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de l’Empire, la constitution même lointaine de self-governements est à écarter » (voir Antoine GLASER, Stephen SMITH Comment la France a perdu l’Afrique, Ed. Calmann-Levy p. 38).Il oubliait comme par hasard qu’il avait dû fuir son pays, envahi et colonisé par les troupes d’Adolph HITLER, et se réfugier en Angleterre pour lancer son fameux appel du 18 juin.Les Français avaient été traumatisés par les six semaines qui ont consommé leur défaite lors de la débâcle de mai-juin 1940.Car personne n’avait imaginé que les armées allemandes pouvaient atteindre les Pyrénées en six semaines, broyant tout sur leur passage. La commotion en fut d’autant plus grande, note le grand historien américain Robert O. PAXTON.La guerre-éclair avait permis à l’armée allemande de capturer un million six cents mille prisonniers de guerre français avant que ne débute le service du travail obligatoire (STO), l’autre nom de l’esclavage, et la déportation des juifs et des résistants vers les sinistres camps de concentration.Le gouvernement de Vichy dût payer vingt millions de marks par jour au titre des frais d’occupation, c’est-à-dire, quatre cent millions de francs au taux de change exorbitant de 21%.Le Reich fit main basse sur les ressources françaises et prit des mesures pour exploiter l’Alsace-Lorraine et encourager le séparatisme breton et flamand.

Or il est évident que« de la colonisation à la civilisation la distance est infinie » comme nous l’enseigne Aimé CESAIRE, le père de la négritude.

Et ceux qui font l’apologie du colonialisme et vitupèrent Adolph HITLER le font donc, selon le grand écrivain, par manque de logique ; et qu’au fond ce qu’ils ne pardonnent pas à HITLER, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi ; c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici, que les arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique.

Quel est l’enjeu de ce second tour pour les africains, plus précisément pour les béninois ?

C’est l’affaire de la France et de l’Europe. Mais parlons d’abord dela seconde singularité de MACRON : il a moins de quarante ans. Et je veux qu’on enlève au plus vite, de la constitution béninoise, cette aberration qu’est la question de l’âge. Cela n’existe dans aucune constitution au monde. Cette décision a été prise en mon absence du territoire national. J’étais en Amérique, l’hôte du Président BUSH père. On aurait dû logiquement m’attendre et me consulter. MACRON, pour en revenir à lui,a donc moins de quarante ans et mène la course en tête pour être Président de la République Française. A notre époque, c’était Nelson MANDELA, une icône mondiale qui, à plus de 70 ans,a éloigné de l’Afrique du Sud le cauchemar qu’a connu l’Algérie avec l’OAS. Il avait été libéré un mois avant notre Conférence Nationale ; et j’ai eu l’insigne honneur de conduire la délégation de l’OUA qui a assisté à son élection dans une ambiance extraordinaire.De GAULLE n’a-t-il pas joué un rôle similaire à plus de 70 ans en France au moment où son pays traversait en 1958 une très grave crise ? L’histoire de la limitation d’âge est donc une scorie indigne de la Conférence Nationale, indigne de notre pays.Les anciens Présidents,je l’ai dit dans mon discours d’investiture,y ont jouéun rôle majeur. Leur participation active à cette conférence a incontestablement contribué à son succès. Ils lui ont apporté la caution morale dont elle avait le plus grand besoin et qui a manqué aux autres pays. Leur présence au sein du Haut Conseil de la République (HCR) était une garantie supplémentaire du bon déroulement et du processus de démocratisation de nos futures institutions.

Mais pour en revenir une dernière fois à MACRON,l’enjeu pour les Africains et les Béninois que nous sommes c’est larupture définitive avec le colonialisme et la françafrique.

Sa vision impactera-t-elle le développement de l’Afrique et du Bénin ?

C’est à nous de

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Bénin : Lehady Soglo invité par Patrice Talon demain

Bénin : Lehady Soglo invité par Patrice Talon demain

Longtemps attendue, la rencontre entre le Chef de l’Etat et le maire Lehady Soglo, aura lieu demain soir à la Marina.

Occasion inédite d’échanges fructueux sur les grands projets de développement de la ville, cette rencontre devrait sceller une nouvelle entente nécessaire au développement de la ville, dont les autorités souhaitent que tout se passe dans le strict respect des textes de loi qui régissent la décentralisation.

Le temps des invectives et des brouilles est peut-être fini. Après les malentendus nés pendant la période de déguerpissements, le Chef de l’Etat a fait inviter à la Marina le Maire Lehady Soglo et tout son conseil municipal. Si la manière et le format des échanges posent quelques inquiétudes, l’opportunité de cette rencontre n’est plus à démontrer.

Elle permettra d’ouvrir une grande discussion entre le pouvoir central et la mairie de Cotonou, deux institutions condamnées à travailler pour le développement de la ville. Elle offre un face à face entre deux hommes, deux projets de développements différents. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) pour l’un et « Cotonou 2020 » pour l’autre.

Deux approches différentes mais une seule

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« Concours frauduleux » à la Cnss: Des candidats font de troublantes révélations

« Concours frauduleux » à la Cnss: Des candidats font de troublantes révélations

Bénin – Comme nous vous l’annoncions dans l’une de nos parutions en début du mois d’avril, le dernier concours de recrutement d’agents au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), dégage une forte odeur de magouille qui risque de déclencher la colère des travailleurs de cette structure les semaines à venir.

Effectivement depuis quelques jours, ce scandale orchestré par un groupuscule d’agents de la caisse tapis dans l’ombre, fait jaser. L’élément nouveau dans ce dossier et qui mérite qu’on s’y attarde, c’est que certains candidats ayant composé pour ce concours viennent d’adresser des lettres aux présidents des Fronts et organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), et aux responsables des organisations syndicales pour confirmer qu’il y a eu effectivement fraude dans l’organisation dudit concours.

Ils ont souligné les irrégularités constatées dans

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Bénin : Le piège qui guette la Cour Constitutionnelle

Bénin : Le piège qui guette la Cour Constitutionnelle

Par décision Dcc 17-039 du 23 février 2017, la Cour Constitutionnelle a déclaré contraire à la Constitution, la loi n°2016-24, sur le Partenariat Public-Privé (Ppp) en République du Bénin, au motif que le président Talon a violé les articles 121 et 124 de notre Constitution.

L’assemblée Nationale, conformément à la loi, est appelée à revoir la copie avant de la transmettre de nouveau à la Cour Constitutionnelle. Et c’est justement à ce niveau qu’on peut craindre le piège. Selon les analyses de l’expert en partenariat Public-Privé, M. Rémi Stanislas Danfongnon, une telle loi pourrait favoriser l’impréparation des projets, l’inadéquation de ceux-ci aux besoins des autorités contractantes et des usagers, les surcoûts inévitables et la conclusion de contrats voués à l’échec.

Il estime que le même constat s’impose en ce qui concerne le traitement des offres spontanées. Il convient de constater l’inconstitutionnalité, notamment des articles 12 et 13 de la loi n°2016-24. De plus, les nombreuses imprécisions et erreurs juridiques relevées dans la loi, introduisent une insécurité juridique susceptible de générer des recours coûteux pour les autorités contractantes. Toutes ces insuffisances devraient amener la Cour Constitutionnelle à rester vigilante, car le texte renvoyé par le parlement est la copie conforme de celui déclaré contraire à la Constitution, dans la décision Dcc 17-031

Pourquoi la Cour Constitutionnelle doit rejeter pour inconstitutionnalité certains articles et dispositions de la loi sur le PPP

La Cour constitutionnelle, dans sa décision du 23 février 2017, a considéré que «le requérant a essentiellement fondé son recours sur des éventualités décrivant d’une recherche, quelque peu forcée, de référents étrangers, régionaux, internationaux et en d’autres matières dont le droit administratifsans évoquer des dispositions constitutionnelles en soutien au fond de ses prétentions. L’éventualité et les systèmes de droit étranger ne sauraient fonder le recours en inconstitutionnalité d’une loi interne».

En conséquence il est proposé de présenter plus explicitement les violations aux dispositions de l’article 107 de la Constitution et aux principes constitutionnels de la commande publique.

I Sur la violation de l’article 107 de la Constitution
Règle de droit

Aux termes de l’article 107 de la Constitution du Bénin, «Les propositions et amendements déposés par les députés ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique, à moins qu’ils ne soient accompagnés d’une proposition d’augmentation de recettes ou d’économies équivalentes».

Application à l’espèce

Le processus de mise en œuvre des partenariats public-privé (PPP) est en l’espèce caractérisé par une absence d’identification des différentes étapes liées à la planification des projets susceptibles d’être réalisés en PPP  et une absence du contenu précis des études nécessaires à sa réalisation.

La loi, par le processus de mise en œuvre des PPP incomplet et peu exigeant prévu à l’article 12, est susceptible de favoriser, comme le démontre de nombreuses études internationales portant sur les retours d’expérience2 , l’impréparation des projets, l’inadéquation des projets aux besoins des autorités contractantes et des usagers, les surcoûts inévitables et la conclusion de contrats voués à l’échec se soldant par des résiliations coûteuses pour les autorités contractantes.

Le même constat s’impose en ce qui concerne le traitement des offres spontanées. Il résulte en effet de l’article 13 que les études préalables des projets issus des offres spontanées seraient produites par les opérateurs économiques, sans qu’une contre-expertise soit à minima réalisée par les autorités contractantes. Cette situation est susceptible de favoriser, comme le démontrent les nombreuses études internationales sur les offres spontanées, le surenchérissement des projets, le plus souvent inadaptés aux besoins des autorités contractantes et aux usagers.

Les surcoûts générés par ces projets et les conséquences financières des résiliations sont de nature à aggraver la charge publique, en violation des dispositions de l’article 107 de la Constitution. En conséquence, il convient de constater l’inconstitutionnalité notamment des articles 12 [s’agissant du processus PPP] et 13 [s’agissant des offres spontanées] de la loi n° 2016-24.

De plus, les nombreuses imprécisions et erreurs juridiques3  relevées dans la loi n° 2016-24 introduisent une insécurité juridique susceptible de générer des recours coûteux pour les autorités contractantes dont les conséquences financières sont de nature à aggraver la charge publique en violation des dispositions de l’article 107 de la Constitution.

II Sur la violation des principes constitutionnels de la commande publique, dont relèvent les PPP

Règle de droit

Le Conseil constitutionnel français, dans sa décision n° 2003-473 DC du 26 juin 2003 relative à la loi habilitant le Gouvernement à édicter, par ordonnance, des dispositions sur les PPP, avait jugé que :

«10. Considérant, en troisième lieu, que les dispositions d’une loi d’habilitation ne sauraient avoir ni pour objet ni pour effet de dispenser le Gouvernement, dans l’exercice des pouvoirs qui lui sont conférés en application de l’article 38 de la Constitution, de respecter les règles et principes de valeur constitutionnelle, ainsi que les normes internationales et européennes applicables; qu’en particulier, les dispositions relatives à la commande publique devront respecter les principes qui découlent des articles 6 et 14 de la Déclaration de 1789 et qui sont rappelés par l’article 1er du nouveau code des marchés publics, aux termes duquel : « Les marchés publics respectent les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures. – L’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics sont assurées par la définition préalable des besoins, le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence ainsi que par le choix de l’offre économiquement la plus avantageuse »;

(…)(…) que, toutefois, la généralisation de telles dérogations au droit commun de la commande publique ou de la domanialité publique serait susceptible de priver de garanties légales les exigences constitutionnelles inhérentes à l’égalité devant la commande publique, à la protection des propriétés publiques et au bon usage des deniers publics; (…)»

Les principes constitutionnels de la commande publique sont les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures. Ils ont pour objectif de garantir l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics et découlent donc des articles 6 et 14 de la DDHC :

«Art. 6. –

La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

(…)

Art. 14. –

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

Un raisonnement par analogie permet d’ériger en principes constitutionnels les principes généraux de la commande publique du Bénin inscrits à l’article 4 du code des marchés publics :

«Les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures s’imposent aux autorités contractantes dans le cadre des procédures de passation des marchés publics et de délégations de service public et ce, quel qu’en soit le montant.(…)».

Ainsi, les principes mentionnés dans le code des marchés publics du Bénin sont les mêmes que les principes constitutionnels de la commande publique français. Ils poursuivent également le même objectif : l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics, comme l’indique la décision du Conseil constitutionnel français précitée.

L’article 17 de la loi PPP conforte ce raisonnement puisqu’elle inclut, en plus des principes déjà mentionnés dans le code des marchés, «l’économie [le bon usage des deniers publics] et l’efficacité[l’efficacité de la commande publique] du processus» :

«L’établissement et la conclusion des contrats de partenariat public‐privé sont soumis aux principes suivants :

  • l’économie et l’efficacité du processus, la liberté d’accès, l’égalité de traitement, la reconnaissance mutuelle, la transparence des procédures;
  • la procédure de passation des contrats de partenariat fait l’objet d’une publicité suffisante précisée à chaque étape de la procédure permettant la présentation de plusieurs offres concurrentes.»

Au même titre que les principes de la commande publique français, qui découlent, comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel français, de

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Nocibe : les réponses de Lazare Sèhouéto aux députés

Nocibe : les réponses de Lazare Sèhouéto aux députés

Les députés ont examiné hier à l’Assemblée nationale, quatre questions orales avec débats au gouvernement. Au nombre de ces questions, figure le dossier de Nocibe.

Le député Antoine Kolawolé Idji et d’autres collègues sont les auteurs de cette question d’interpellation. A en croire l’honorable Kolawolé Idji, auteur principal de la question, des situations graves se produisent sur le site ; des explosifs sont utilisés dans la carrière d’exploitation du gisement, explosions qui provoquent des écroulements jusqu’à plusieurs kilomètres à la ronde, et causent des dommages graves à la santé de populations sans défense.

Au regard de cette situation, le député Kolawolé Idji a demandé au gouvernement, conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de fournir à la représentation nationale, des réponses aux préoccupations suivantes : quelles ont été les dispositions prévues dans les documents d’études environnementales, préalables à l’installation de cette usine, contrat fait par le gouvernement par rapport aux conditions de vie des populations de Massè et des communes de Kétou, Pobè et Adja-Ouèrè en général, quelles exonérations ou bien autres régimes, particuliers et exceptionnels ont été accordés à la Nocibe, et que peut-on dire de l’apport de cette société à l’économie de notre pays. Autant de préoccupations qui ont conduit le ministre de l’industrie à fournir des réponses adéquates aux députés. Mais ces réponses n’ont pas pour autant émoussé les inquiétudes de certains députés, qui n’auront d’autres alternatives que de recevoir des réponses complémentaires du gouvernement par écrit.

Réponse du gouvernement

« La Nocibe bénéficie d’un certificat de conformité environnemental auquel est annexé un plan de gestion environnemental et social. Le suivi de la mise en œuvre des mesures de protection de l’environnement consignées dans ce plan est en principe, régulièrement assuré par un cabinet de réputation internationale, en coordination avec l’agence béninoise de l’environnement. Pour différentes activités à mener depuis la phase de démarrage des travaux jusqu’à la phase de production, les impacts environnementaux ont été identifiés, les mesures d’atténuation ou de renforcement correspondantes ont été prises, dans le compte du plan de gestion environnemental et social. Par exemple, les tirs au niveau des carrières de Nocibe sont prévus pour être opérés dans des conditions sécuritaires rigoureuses, qui protègent les zones concernées incluant tous risques, aussi bien pour le personnel que pour les populations riveraines… Les normes en matière de vibration sont respectées… En ce qui concerne les clauses du contrat par rapport aux conditions de vie des riverains, au niveau de la convention minière pour l’exploitation et la transformation de calcaire, d’argile et de latérite dans les communes d’Adja-Ouèrè, Pobè et Kétou, aucune clause ne prévoit la mise en œuvre de mesures sociales ; Néanmoins, la Nocibe a intégré dans ses activités un volet social qui prend en compte la

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Urcar Grand-Agonvy : Le Directeur exécutif Théophile Sènou et deux agents emprisonnés

Photo de Ye Jinghan sur Unsplash

Théophile Sènou, le Directeur exécutif de l’Union régionale des coopératives d’aménagement rural Grand-Agonvy (Urcar), son chef service affaires financières et son caissier, ne sont plus libres de leurs mouvements.

Tous ces trois agents ont été arrêtés et placés en prison il y a quelques jours. L’information est d’abord partie comme une rumeur, avant d’être confirmée par des sources proches du dossier. L’indéboulonnable De de l’Urcar, est détenu à la prison civile de Porto Novo. En effet, suite à des plaintes de plusieurs coopérants, une commission d’enquête a audité la gestion de l’Urcar, découvrant le pot aux roses.

Selon des indiscrétions, le détournement des fonds d’abattage pour la replantation des nouvelles plantules, et surtout les impayés des coopérateurs qui ne sont rien d’autres que les propriétaires terriens des 17 coopératives d’aménagement rural (Car), estimés à plus de 300 millions de francs Cfa pour une période de 10 ans, sont les faits qui l’accablent. Les mêmes sources indiquent que des politiciens

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