Une première. Depuis 1957, le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs n’a jamais accueilli à sa tête une dame. Depuis mardi dernier, Noami Azaria Hounhoui a pris pompeusement les rênes de ce ministère. Avec sa crinière ébouriffée, une miniature de celle de l’ancien ministre du Commerce, Marie-Elise Gbèdo, elle semble projeter dans l’inconnu.
Opinion
L'indice béninois du bonheur (IBB)
Pour une fois, sortons des sentiers battus. Il y a, pour les Béninois, une manière bien béninoise d’être heureux au Bénin. Et il y a gros à parier que cela n’a rien à voir avec les moyens standards dont on se sert, jusqu’ici, pour apprécier le niveau de développement des pays du monde, pour les catégoriser et les classer en pays riches et en pays pauvres.
Révision de la Constitution : les insuffisances d’une campagne et les attentes du peuple
Dans une récente réflexion nous avons exposé les aspirations du citoyen lambda en matière constitutionnelle et les avons rapprochées de ce que prévoit le projet de révision de la Loi fondamentale que le Chef de l’Etat a soumis à l’Assemblée Nationale.
Entre l’Eglise et la République… A l’heure du divorce ?!
La polémique a enflé en fin de semaine dernière. Et, telle une boule de neige sur les pentes abruptes d’une montagne, elle a pris de l’ampleur, notamment avec une certaine réplique du Chef de l’Etat, suite à la «position» de la Conférence Episcopale du Bénin sur plusieurs sujets d’actualité. Cela nous a interloqué.
Réviser le discours public
La vie est choix. Les Béninois peinent à s’accorder sur la nécessité ou non de réviser leur Constitution. Qu’à cela ne tienne. Plutôt que de continuer à ronger leurs freins devant une porte encore fermée, il est en leur pouvoir d’en ouvrir une autre. Elle donne accès à un nouveau chantier : la révision du discours public.
Le monde étonnera le Bénin
Le Président Mathieu Kérékou avait eu un jour une citation géniale. Au cours d’une de ses envolées lyriques pleines d’humour, où il s’en prend vertement aux mauvaises pratiques des cadres et de l’élite béninoise, il avait fini par conclure : «Le Bénin étonne le monde, mais le monde aussi étonnera le Bénin».
Arifari Bako ou le symbole de la ruse et de la tricherie dans la gouvernance de notre pays
L’émission “Zone Franche” du dimanche 18 Aout 2013 a reçu Monsieur Arifari Bako, Ministre des Affaires Etrangères de Boni Yayi. Je dis de Boni Yayi parce que l’intéressé était surtout sur le plateau de Télévision privée Canal 3 pour défendre son maître avec qui il a planifié et exécuté le k.o. de sinistre mémoire.
La saga des rois intellectuels du Bénin
Le vent a soufflé et sous son agitation on s’aperçoit déjà des ravages culturels de l’avènement des intellectuels, la plupart retraités, à cette charge. Devenu la mode dans presque tous les palais royaux du Bénin, le bal des intellectuels à la couronne royale, montre ses limites.
Ceux qui ont, à grands cris, applaudi l’accession d’intellectuels à la royauté, peuvent déjà rabattre leur caquet. Les rois de la nouvelle génération, pris dans l’étau de la modernisation et de ses mirages, semblent sacrifier les honneurs et la dignité de la couronne.
Constitution : les pièges du débat
Qui l’eut cru : la Constitution de notre pays descend progressivement des hauteurs intellectuelles où les spécialistes du droit l’ont hissée. Elle se trouve une place au niveau où le commun des citoyens l’appréhende le mieux et à sa manière. Faut-il en conclure qu’il n’y a pas une et unique lecture d’une constitution ? Tout dépendant de là où l’on est et des intérêts que l’on poursuit, chacun ne peut que voir midi à sa porte.
La chance d'un débat national
On la présente comme le moins mauvais des systèmes politiques. La démocratie, car c’est d’elle qu’il s’agit, vaut par le fait d’être « le gouvernement du peuple par le peuple ». C’est au peuple, en effet, qu’appartient, directement ou indirectement, l’exercice de la souveraineté. Au regard de quoi, sont à tenir pour une caricature, tous ces machins dans lesquels les peuples ne sont qu’un simple alibi. On se sert d’eux pour faire masse. On les utilise pour faire nombre. Qu’attendre d’un troupeau bêlant ? Quoi espérer d’un cheptel errant ? C’est là tout l’enjeu des jeunes démocraties en construction dans nos pays.
Ah, ces ministres et ministricules qui vont nous diriger !
Tout ou presque a été dit sur le remaniement ministériel, après cette vraie fausse dissolution inconstitutionnelle de la précédente équipe gouvernementale et la démission de facto du Premier ministre, qui ont défrayé la chronique le week-end dernier.
Bénin : Face à l’Ingouvernabilité!
Point besoin d’un Doctorat en Sciences Politiques, pour comprendre que le fait de dissoudre tout un Gouvernement, montre à quel point un pays est en crise.Et nous reprenons bien à propos les conclusions de deux éminents chroniqueurs dans les présentes parutions de votre journal. En effet, c’est dans les pays en crise profonde, traversant des périodes d’incertitudes, que l’on est confronté à ce genre de situation.
Un gouvernement, trois péchés originels
Il est né le nouveau gouvernement. 72 heures pour le concevoir et pour le mettre au monde. Un accomplissement exceptionnel. Cela aurait dû nous donner un enfant prodige, à défaut d’un enfant prodigue. Car ce gouvernement est né des œuvres d’un pays resté 72 heures sans gouvernement. Un fait rarissime, à porter au Guiness des records.
Sans un décret, le communiqué de la présidence est nul et de nul effet
Depuis la diffusion du communiqué annonçant la dissolution du gouvernement, de nombreux citoyens s’interrogent. Certains évoquent l’hypothèse d’un vide juridique si l’attente du nouveau gouvernement devrait se prolonger indéfiniment. Le juriste Serge Prince Agbodjan a son idée sur la question.
Priez Dieu pour faire tomber la pluie!
S’il est un principe essentiel de la République, c’est celui de la «Laïcité» ! Un Principe cardinal qui est l’un des socles fondamentaux sur lesquels notre pays s’est construit et auquel il renouvelle son attachement, notamment lors de la célébration de la Fête Nationale du 1er Août, il y a quelques jours.
Message du Chef de l’Etat à la Nation, à l’occasion du 1er Août 2013 : simplement pathétique!
Malgré toute la solennité que requiert l’accomplissement du rituel de la délivrance du message à la Nation, c’est à un Président qui a de la peine à lire le discours qui lui a été rédigé que nous avons eu affaire dans la nuit du 31 Juillet 2013.
De Réckya I à Réckya II
Et Réckya Madougou parla. La question de la révision ou non de la constitution, comme on le sait, polarise l’attention des Béninois. L’opinion du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et Porte-parole du gouvernement était attendue.
Réflexion du Pr. Moïse Lalèyè sur la violation de l’article 105 de la Constitution
Sauf, pour la Cour Constitutionnelle de nous contredire, nous sommes de ceux qui soutiennent que, techniquement, le Président de la République, en introduisant au parlement sans requérir l’avis motivé de la Cour Suprême, le projet de révision, par décret, n’a pas violé notre Constitution.
Révision de la constitution : les raisons techniques qui plaident pour un rejet citoyen
Dans le contexte de la bipolarisation de la vie politique au Bénin, après le résultat de l’élection présidentielle de Mars 2011, dont les tensions sont encore vives sur la Liste Electorale Permanente informatisée (LEPI), non consensuelle, le climat n’est pas propice à une révision de la Constitution.
Régionalisme Nord-Sud et vrais régionalismes
(facteurs déterminants de la dynamique socio-politique du Bénin de 1951 à nos jours) « Mon pays va mal» s’écria le colonel Lucien Glèlè. La même semaine, dans la Nouvelle Tribune du vendredi 19 juillet, l’archiprêtre Alphonse Quenum renchérit, cette fois en s’attaquant à un mal rampant dans notre pays,
Un autre 1er août, sous le signe de l’obsession du 3ème mandat
Encore un 1er août, avec ses deux rituels éculés que sont le discours du président, le défilé militaire et civil ponctué par la toujours majestueuse parade de nos vaillants para-commandos, la seule satisfaction d’une journée où la gestion rationnelle du temps n’est pas la chose la mieux partagée.
Football : le nouveau chantier
Anjorin Moucharafou jette l’éponge. Il libère la direction de la Fédération béninoise de football, à la suite d’une crise dure et qui a duré.
Education nationale au Bénin de 1960 à aujourd’hui : l’école du Quartier Latin dans un profond coma
Pénuries d’infrastructures, d’enseignants qualifiés, de matériels pédagogiques, baisse du niveau des apprenants, mauvaise mise en œuvre de programmes d’enseignement… Le système éducatif semble, depuis quelques années, s’effondrer.