La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, prend un nouveau tournant au Bénin. La trouvaille c’est le secteur de l’immobilier, l’un des plus prisés pour introduire de l’argent sale dans le circuit légal. Au cours de la rencontre hebdomadaire des ministres tenu, mercredi 24 avril 2024, un décret a été pris dans le sens du contrôle systématiques des transactions foncières en république du Bénin.
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Bénin : un séminariste fait un subtil procès au panafricanisme dans un ouvrage
« Jusqu’aux enfers ». C’est du moins le titre de la toute nouvelle pièce de théâtre lancée dans l’après-midi de ce samedi 13 avril à l’amphithéâtre Mgr Isidore de Souza de l’Institut Jean Paul II de Cotonou. Dans cette œuvre, l’auteur Chams Modeste Hedji, séminariste en 1ère année de théologie à St-Gall (Ouidah) y fait de façon voilée, un procès au panafricanisme. Il évoque en effet, la guerre permanente qui est remarquée entre le foi chrétienne et la culture africaine. Parents, amis, religieux, connaissances ou encore simples amoureux de la littérature n’ont pas voulu se faire compter l’événement.
Libération de Madougou et Aïvo : Patrice Talon, seule solution selon le Père Aguénounon
Le directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix, Chant d’Oiseau de Cotonou (Iajp/Co), le Père Eric Aguénounon était dans la matinée de ce dimanche 21 avril l’invité de l’émission « Dimanche C’Politique » de la chaîne de télévision privée Etélé Bénin. Ce prêtre, un habitué des questions politiques a donné son avis sur certains sujets de l’actualité béninoise et est notamment revenu sur la libération des prisonniers politiques au Bénin. Pour lui, la libération de Madougou et Aïvo dépend uniquement d’une volonté politique qui devrait être portée par un seul homme qu’est le président Patrice Talon.
Bénin : la purge continue dans l’entourage de Talon
Alors que le limogeage de Johannes Dagnon continue de nourrir les débats sur ce qui se passe autour du président de la République, une nouvelle séparation vient tremper totalement la plume dans l’encre. C’est le cas de Pamphile Zomahoun, débarqué des renseignements d’Etat et envoyé comme nommé envoyé spécial pour Haïti à l’Ambassade du Bénin à Brasilia qui fait jaser l’opinion. Talon se sépare-t-il d’un vieil ami en l’éloignant du pays ou permet-il à un fidèle compagnon de prendre ses distances pour éviter les tumultes de fin de mandat ? Plusieurs questions restent posées. Le colonel Pamphile Zomahoun n’est plus le directeur des services de liaison et de la documentation (Dsld) au Bénin. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 17 avril 2024. En poste depuis le 23 mai 2016 à la tête de la Direction des renseignements du Bénin, l’homme quitte désormais ces fonctions mais aussi le pays. Il est depuis ce mercredi ambassadeur adjoint, envoyé spécial pour Haïti à l’ambassade du Bénin à Brasilia au Brésil. Cette nomination qui est loin d’être une promotion apparait plutôt comme un éloignement pour ne pas dire une punition.
Bénin : Ce que Talon a plus ou moins réussi en 8 ans
Après notre article sur les échecs des réformes politiques sous le régime de la rupture, nous abordons désormais le cas des initiatives marquantes de Patrice Talon qui a pris ses fonctions le 6 avril 2016. Son mandat a été marqué par un certain nombre de réalisations dans divers domaines. Même si, ces dernières années, plusieurs voix, et pas des moindres, ont très souvent dénoncé un recul démocratique et des libertés publiques et individuelles au Bénin sous Patrice Talon, il faut tout de même reconnaitre que quelques avancées ont été enregistrées. Certains secteurs ont connu une évolution, en dépit de quelques problèmes qui s’y posent encore. Globalement, le visage du pays aura été quelque peu modifié en bien, grâce à certaines actions du régime de la Rupture. Les Béninois ont appris et se sont même habitués à serrer leur ceinture. Dans l‘opinion, beaucoup de béninois estiment que Patrice Talon s’est éloigné du social depuis sa prise de pouvoir même si c’est annoncé à grande pompe à chaque fois. Toutefois, les huit dernières années de gestion du pays ont apporté un coup de pouce au développement de certains secteurs. En effet, malgré leur grande déception, les Béninois reconnaissent que sur le plan des infrastructures, le régime de Patrice Talon a fait des efforts remarquables en continuité de ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Cotonou, capitale économique du pays a fait peau neuve avec le bitumage de plusieurs rues dans de nombreux quartiers, ce qui facilite la circulation aux populations.
Assemblée Nationale du Bénin : Quelle chance pour la proposition de loi d’amnistie ?
A l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2024 qui s’ouvre ce jour 15 avril 2024, il est programmé la proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates. Cette loi se retrouvant au nombre des plus de 25 dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, avait été rejetée, il y a quelques mois par la commission des lois du Parlement.
Répression des infractions au code de la route au Bénin : nécessité de tirer les leçons
La police républicaine lance bientôt la deuxième phase de l’opération de répression des infractions au code de la route. Ceci après une première phase au cours de laquelle les béninois et principalement l’Organisation pour Défense des Droits de l’Homme et des Peuples (Odhp) ont relevé des dérapages énormes. Il s’avère alors nécessaire de faire le point selon l’Odhp, de tirer les leçons et de punir les auteurs d’abus pour éviter d’enregistrer pire à la deuxième phase.
Audit du fichier électoral au Bénin : la prochaine pomme de discorde entre pouvoir et opposition ?
La liste électorale qui servira pour les élections générales de 2026 sera- t- elle vraiment auditée ou non ? La question mérite d’être posée au regard de tout ce qui se passe depuis un moment dans le pays. Après la promesse de Patrice Talon faite aux responsables du parti Les Démocrates en novembre dernier, plus aucune information n’a filtré à ce jour. L’opposition béninoise avait obtenu satisfaction sur l’audit du fichier électoral. Les Démocrates ont le choix du prestataire et Patrice Talon se dit prêt à payer si le financement fait défaut.
Bénin : l'os dans la gorge du régime Talon
Les conditions faites aux prisonniers Joël Aïvo et Réckyath Madougou font d’eux, des prisonniers exceptionnels au Bénin. La dernière visite à polémique d’une délégation du parti Les Démocrates qui a suscité encore de vifs débats, montre à n’en point douter, comment le pouvoir en place a du mal à gérer ces dossiers. Aïvo et Madougou font-ils peur au régime Talon ? C’est la question qu’on est en droit de se poser lorsqu’on suit l’actualité relative à ces deux personnalités politiques devenues prisonniers depuis les évènements qui ont entouré l’élection présidentielle de 2021. Tout ce qui concerne ces deux acteurs politiques a toujours reçu un traitement particulier. S’il est vrai que le règlement intérieur des établissements pénitenciers impose certaines règles, il n’est pas moins vrai que ces règles sont révélées aux Béninois par le biais des prisonniers de type exceptionnel que sont Joël Aïvo et Réckyath Madougou.
Code électoral au Bénin : quelques avantages mais des gènes de contestation et de recul démocratique
Le nouveau code électoral du Bénin comporte des insuffisances graves qui sont de nature à remettre en cause la démocratie mais aussi, les capacités des hommes de loi du pays. C’est l’avis du politologue Boni Richard Ouorou qui s’offusque de la déchéance intellectuelle et l’opportunisme sévissant. A contrario, un expert électoral trouve quelque bon sens dans cette loi. Georges Otchéré puisque c’est de lui qu’il s’agit pense que la nouvelle loi permet de régler la gestion logistique des élections. « Il est de notoriété publique que la rigueur juridique impose que les textes législatifs soient rédigés, ou a minima révisés, par des juristes qualifiés. Or, la structure actuelle du code électoral désormais malheureusement en vigueur semble davantage s’apparenter à un règlement intérieur qu’à une loi au sens strict. La loi se caractérisant par sa généralité et son abstraction, tandis que le règlement est, par essence, détaillé et spécifique à une situation donnée ». Ainsi s’exprime l’acteur politique Boni Richard Ouorou. Pour lui, « La question de l’intégration de l’accord de gouvernance au sein du code électoral est, en elle-même, source de perplexité. L’accord de gouvernance, de par sa nature éphémère, ne saurait être cristallisé au sein d’une loi qui se veut pérenne. Les alliances politiques sont des constructions conjoncturelles, censées répondre à des objectifs électoraux immédiats, et non à une structuration légale sur le long terme ».