Lutte contre la corruption au Bénin : Un combat sélectif et partial

Lutte contre la corruption au Bénin : Un combat sélectif et partial

Chaque jour livre son verdict sur le combat contre la corruption mené par le gouvernement de la rupture. Le chef de l’Etat affiche une volonté de faire rendre gorge aux pilleurs de l’économie, en déclenchant une lutte effrénée contre les auteurs de malversations financières.

Ces derniers jours en effet, les responsables de l’Onasa, l’ex ministre de l’agricultre Fatouma Djibril… ont été auditionnés à la Bef. Cependant, à l’analyse la lutte paraît sélective et suscite de nombreuses polémiques au regard des personnes ciblées, ouvrant ainsi le débat sur l’impartialité et la bonne foi du président Talon à traduire les ‘’vrais coupables’’ devant la justice.

Plusieurs dossiers sont en instruction dans le cadre de la lutte contre la corruption au Bénin. La Brigade économique et financière (Bef) est très occupée ces jours-ci, s’affairant à vider les dossiers de malversations financières. Une soixantaine de dossiers à traiter, qui devraient s’enchaîner les uns après les autres selon une source proche de cette sous-direction. Généralement, ils sont soldés par l’audition, la garde à vue et la mise sous mandat de dépôt des ‘’fretins’’ mis en cause.

Les vrais auteurs des crimes économiques devraient rendre gorge selon le degré de leur implication dans les faits de malversation. Mais par quelle alchimie échappent-ils aux mailles des filets de l’actuelle lutte contre la corruption ? Qu’est ce qui explique le fait que le chef de l’Etat fasse l’impasse sur leur cas, et que l’opération soit plutôt concentrée sur des ‘’poids plume’’ dont la culpabilité reste difficile à prouver. Il parait évident que la lutte contre la corruption sous la rupture prend une allure sélective… Suscitant des doutes dans les esprits des citoyens avertis. L’impartialité de Talon est remise en cause, car les plus gros coupables de détournement massifs du denier public demeurent dans l’entourage immédiat du

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Bénin : Après son incarcération, un co-accusé sollicité pour plonger Mètongnon

Mis sous mandat de dépôt après une comparution en flagrant délit jeudi 23 novembre dernier, Laurent Mètongnon fait toujours l’objet d’une inquisition de la part du gouvernement.

En manque cruel de preuves pour démontrer sa culpabilité dans le dossier, Talon et consorts envoient en mission un homme politique pour tenter de manipuler un co-accusé, afin que ce dernier plonge le syndicaliste.

Un morceau important du puzzle que constitue cette affaire de commissions occultes à la Cnss, vient d’être découvert. Quelques heures après l’arrestation de Laurent Mètongnon, l’accusateur ne semble pas trop tranquille. Les enquêtes continuent toujours pour essayer de trouver une charge contre le syndicaliste.

A défaut de preuves, on recherche les témoignages de personnes impliquées dans le dossier et qui sont capables de faire des dépositions pour plonger le secrétaire général de la Fesyntra-Finances. Selon des informations confirmées par des sources confidentielles après nos enquêtes, un homme politique du septentrion reconnu pour son caractère intriguant est entré en

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Affaire Laurent Mètongnon : Ils sont allés jusqu’au bout de leur logique

Le syndicaliste Laurent Mètongnon a été mis hier sous mandat de dépôt par le procureur de la république Gilles Togbonon. Cette issue, peu surprenante d’ailleurs, est l’aboutissement du plan du gouvernement. Au fil des jours, on a vu les accusations du gouvernement tomber une à une, mais une seule logique est restée : celle de coffrer coûte que coûte Laurent Mètongnon.

« Abus de fonction et corruption », c’est sous ce chef d’accusation que le procureur de la république Gilles Togbonon a pris la décision de maintenir Laurent Mètongnon dans les liens de la détention. Cette décision inattendue semble répondre à la seule logique qui a prévalu du début jusqu’à la fin. La logique de la vengeance, de l’emprisonnement à tout prix d’un homme, Laurent Mètongnon, devenu subitement la risée du gouvernement. Partie d’un simple communiqué du Conseil des ministres, l’affaire Cnss du nom de cette société où les supposés crimes économiques ont été commis, a pris une autre allure dès le lendemain.

Certains journaux inféodés au pouvoir avaient, dès le lendemain, doigté Laurent Mètongnon comme le principale accusé. Il aurait placé des milliards de la Cnss dans une banque en faillite et aurait perçu des commissions occultes. Les réseaux sociaux ont fait le reste du travail de sabotage en distillant partout qu’il est corrompu. Lorsqu’il est convoqué le vendredi 17 novembre à la Brigade économique et financière, on croyait qu’il allait être écouté et relaxé. Mais erreur. Il sera gardé

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Prorogation de la garde à vue de Metongnon: tracasseries pour les avocats

La torture morale continue pour le détenu politique Laurent Mètongnon. Après une détention arbitraire dénoncée par les membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) ce samedi, au lendemain de son audition à la Brigade économique et financière, ses avocats ont été éconduits hier à la direction de l’Ocertide, où il est gardé.

Un nouvel épisode dans l’affaire Laurent Mètongnon, un détenu politique selon le Front pour le sursaut patriotique, qui a exigé au cours d’un point de presse sa libération sans conditions. Hier, les avocats de Laurent Mètongnon dont la garde à vue a été prorogée de façon ‘’illégale’’, n’ont pas pu voir leur client. Me Lionel Agbo et Me Aboubacar Baparapé ont été interdits d’accès à l’Ocertid, lieu de la détention arbitraire de Laurent Mètongnon, membre influent du Fsp, un regroupement d’acteurs politiques et de la société civile opposé au régime de Talon.

Me Aboubacar Baparapé éconduit, a appelé le directeur de la Brigade économique et financière (Bef) pour connaître les raisons qui motivent sa décision illégale de les empêcher d’accéder à Laurent Mètongnon. L’avocat a commis un huissier de justice pour faire

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Ennuis judiciaires de Laurent Mètongnon : Le film de l’audition les nombreux points d’interrogations

C’est ce vendredi 17 novembre 2017 que Laurent Métongnon a été auditionné à la Bef, puis gardé à vue à l’Ocertid. Une succession de faits qui soulève auprès de l’opinion une avalanche d’interrogations. C’était en présence sur les lieux des camarades syndicalistes, de sympathisants, du parti communiste et du Front pour le sursaut patriotique.

Une escouade de policiers est disposée dans la Cour et devant le portail de l’ex Bef. Ils gardent l’œil sur les militants du Front pour le sursaut patriotique qui sont regroupés par vagues le long de la ruelle de l’institution policière, sise au quartier Agblangandan à l’entrée des villas dites Censad (Cotonou/Akpakpa). On y aperçoit : le coordonnateur du Fsp, Jean Kokou Zounon, Eugène Azatassou Vice-coordonnateur, les autres membres de la coordination : Léonce Houngbadji, Kassa Mampo etc. Etaient aussi de la partie, Dieudonné Lokossou, le secrétaire général du syndicat du personnel des Finances et des professionnels des médias.

La visite des députés de la minorité parlementaire

Vers 11h 45mn, la foule est attirée par le son de sirènes. A l’arrêt des véhicules devant le portail du Bef, c’est environ une douzaine de députés de la minorité parlementaire qui fait son entrée. Les honorables Djènontin et Idrissou Bako en font partie. Une trentaine de minutes à l’intérieur, puis le grand portail s’ouvre et l’attroupement se fait autour de ces députés « défenseurs du peuple ». Bref compte rendu de leur séjour à l’intérieur et surtout la recommandation faite aux militants de ne pas poser d’actes répréhensibles. Echanges avec les leaders politiques présents, puis retour des députés sous les ovations de l’assistance.

Le suspens

Les militants traversent toute l’après midi en faisant des va et vient le long de la rue, les yeux tournés vers le portail espérant la sortie de leur camarade. Ce sont plutôt les avocats dont Me Bocovo ; Me Agbodo, Me Akondè, Me Agbo et Me Ninko, qui sortent de temps en temps et la foule s’oriente vers eux. Mais à chaque fois, la réponse est : « nous sommes toujours là et les choses se poursuivent ». On apprend par un militant que Laurent Mètongnon a signé sa déposition vers 11h 30mn. Mais qu’on lui demandait d’attendre la suite. Certains parlent de confrontation avec l’ancien directeur de la Bibe. La nuit tombe dans la ville et à la Bef, mais les militants sont toujours là. Vers 21h, un groupe de policiers armés de matériel anti émeute sort de l’enceinte de la Bef. Ils demandent à la foule sans distinction de libérer les lieux et de se placer à près de 300m, des deux côtés du portail. Après quelques résistances, les manifestants s’exécutent. Seulement 30 mn plus tard, c’est le véhicule avec canon à eau de la police qui arrive sur les lieux. Et là, les directives changent : « libérer toute la rue de la Bef ». Là encore, les militants qui ont reçu l’ordre de ne pas céder aux provocations, s’exécutent. Mêmes les journalistes subissent impuissants.

Garde à vue

C’est la témérité des militants à ne pas quitter les lieux jusqu’à minuit passé, qui leur a permis de comprendre que la police se préparait à garder Laurent Mètongnon à vue. C’est en poursuivant le convoi de la police que les militants ont découvert que Mètongnon est gardé à l’Ocertid. C’était après la séance de confrontation avec l’ancien directeur de la Bibe. Il ressort de cette confrontation et selon des informations diffusées par les réseaux sociaux depuis avant-hier samedi, que l’ancien directeur de la Bibe ne reconnait pas avoir remis 71 millions de commissions, ni à Laurent Mètongon ni à l’ensemble des administrateurs. Il aurait plutôt selon les mêmes sources, reconnu lui avoir fait parvenir par personne interposée, 2 millions 500 mille francs en tranches : 1 million une fois et 500 mille trois fois, en plus d’un carton de champagne. Toute chose que ne reconnait pas Laurent Mètongnon qui souhaite que ledit commissionnaire vienne expliquer à quelle occasion il lui a remis lesdites sommes et un pack de bouteilles de champagne d’une valeur chiffrée par lui à 130.000F (cent trente mille francs).

Des interrogations

Il y a des points en suspens dans cette affaire Cnss où est cité Laurent Mètongnon, et que seul le dénouement en justice permettra d’éclaircir. Surtout qu’il est annoncé que le mis en cause sera présenté devant le procureur ce jour. On peut se demander par exemple, pourquoi l’option de la garde à vue a été préférée à celle de la mise sous convocation ? En d’autres termes, si le mis en cause ne pouvait pas se présenter librement devant le procureur comme il l’a fait avec la Bef ? En considérant les déclarations de l’ancien directeur du Bibe sur 2.500.000 frs jusque-là rejetées par Mètongnon, que deviennent dès lors les allégations du Conseil des ministres de 71 millions de commissions occultes, qui sont à l’origine des poursuites judiciaires enclenchées ? Pourquoi le gouvernement ne s’est-il pas fait représenter physiquement pour confronter Laurent Mètongnon preuves à l’appui, sur le montant  de 71 millions frs avancé ? Quelle pourront être l’objet et la pertinence du procès si le grief du gouvernement déclencheur de la procédure n’est pas confirmé par l’ancien directeur de la Bibe ?

CES CONVOCATIONS DES VENDREDIS: Une véritable torture morale !

Tous ceux qui ont eu maille à partir avec les forces de police et de gendarmerie de notre pays savent ce que c’est que d’être convoqué un vendredi au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. C’est le passeport direct pour un week-end de garde à vue, loin du cocon familial. Quelle que soit la nature de l’affaire objet de la convocation, vous pouvez être sûr que si vous êtes convoqué un vendredi, vous n’êtes pas certain de rentrer à domicile avant la fin du week-end. Et si d’aventure vous n’aviez pas pris les dispositions appropriées pour les deux nuits dans les locaux infestés de

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Bénin : Mtn menacé de perdre sa licence (son Dg sommé de quitter le pays)

Bénin : Mtn menacé de perdre sa licence (son Dg sommé de quitter le pays)

C’est un gros poignard du gouvernement dans le dos de Mtn-Bénin. Dans un arrêté pris le 14 novembre par le ministre de l’intérieur Sacca Lafia, le Dg de Mtn Bénin est sommé de quitter le territoire national au plus tard le 24 novembre.

Il est accusé d’avoir mené sur le territoire nationale « des activités attentatoires à la sécurité et à l’ordre public ». Accusations aussitôt démenties dans un communiqué de la Direction de cette société, persécutée depuis des mois par l’Arcep pour non paiement de 135 milliards de redevance.

Mtn Bénin -filiale béninoise du géant de la téléphonie Sud-africain- est dans la tourmente. Dans l’après midi d’hier, un arrêté du ministre de l’intérieur Sacca Lafia et abondamment diffusé sur les réseaux sociaux, somme le Dg de Mtn Bénin Stephen Blewett de quitter le territoire nationale au plus tard le 24 novembre prochain. L’article 1er qui donne les raisons de cette expulsion nous informe que l’intéressé a mené sur le territoire national des « activités attentatoires à la sécurité et à l’ordre public ».

Cette accusation est aussitôt démentie par communiqué rendu public hier sur la Direction de la société (lire ici). « Ces allégations sont sans fondement. M. Stephen Blewett est un membre très respecté de la communauté et du secteur des télécommunications. Il a toujours manifesté son respect pour les lois de la république du Bénin, ainsi que pour les autorités du pays », lit-on dans le communiqué. Ce communiqué de la direction de la société vient ainsi atténuer la gravité des accusations portées contre le Dg, et qui font croire à certains qu’il serait imbibé dans des activités peu orthodoxes. Cet arrêté est la lie du calice.

Depuis plusieurs mois déjà, Mtn est régulièrement sermonné par l’autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), pour la qualité de ses services et pour n’avoir pas payé 135 milliards de redevance annuelle de gestion et d’utilisation des fréquences. Selon des sources proches de l’Arcep, une nouvelle procédure de sanction a été ouverte contre la société. Elle avait jusqu’au 14 novembre pour lui envoyer ses observations.

Entre autres, elle devrait verser la rondelette somme de 134,435 milliards du franc Cfa, correspondant au montant des redevances annuelles de gestion et d’utilisation des fréquences au titre des années 2016 et 2017. Selon nos recoupements, Mtn trouve ce montant élevé mais n’a jamais fermé la porte de la discussion avec le gouvernement. Ainsi se résume le malheur

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Amos Elègbè : « Yayi Boni en 10 ans a recouru à 4 emprunts obligataires, contre 7 pour Talon en un an »

Amos Elègbè : « Yayi Boni en 10 ans a recouru à 4 emprunts obligataires, contre 7 pour Talon en un an »

En marge du point de presse du Fsp hier mercredi 15 novembre à la Bourse du travail, l’ancien conseiller spécial de Boni Yayi, Amos Elègbè, a levé un coin de voile sur plusieurs sujets de mal gouvernance sous la rupture. (Lire l’intégralité de ses propos)

« Au début, c’était les audits ciblés des directeurs généraux et autres, maintenant c’est les audits ciblés des hommes politiques. Et ça ne va pas s’arrêter maintenant.

Donc, frère Mètognon, vous avez non seulement notre soutien, mais aussi celui de notre peuple. Le jour où vous serez au tribunal, on ira avec vous. Lorsqu’ils auront le courage de vous convoquer avec des preuves convaincantes, nous serons avec vous au tribunal. L’affaire de Mètongnon n’est pas aussi simple que nous le croyons. Parce que Mètongnon n’est pas n’importe qui. Lorsqu’on parle des affaires concernant les dirigeants de ce pays, c’est grâce à lui qu’on a les meilleures informations qui proviennent du ministère des Finances pour la gestion des fonds publics. Le gouvernement sait bien que Mètongnon a beaucoup d’informations. Et c’est çà qui est le plus important. Ces informations, je vais vous les donner pour que vous sachiez bien sur quoi nous marchons. Et lorsque notre frère Mètognon sera invité, nous allons nous défendre.

La première information, c’est les emprunts obligataires que le gouvernement Talon a eu à faire depuis qu’il est au pouvoir. Très peu de gouvernements au monde, en tout cas très peu de gouvernements dans la zone Uemoa, ont recourt à des emprunts obligataires. Parce que c’est à un taux de remboursement de 7 à 8 %, et vous remboursez à des durées très courtes, maximum 7 ans. Pourquoi ne va-t-on alors pas sur les autres marchés ? C’est-à-dire les marchés où le remboursement est à un taux de 1.5%, et où la durée de remboursement est de 10, 20 à 40 ans. Parce que là bas, les organisations internationales autour du Fmi et de la Banque mondiale demandent des comptes. Vous devez présenter votre cahier de charges et votre gouvernance. Pour éviter cela, beaucoup de chefs d’Etat utilisent les emprunts obligataires. En 10 ans, Yayi Boni les a utilisés 4 fois, aujourd’hui Talon l’a déjà fait 7 fois. Nous sommes à près de 600 milliards et nous devons rembourser en maximum 7 ans. C’est la première information qui gène et c’est important.

La deuxième information qui gène, c’est le produit des nombreuses taxes auxquelles notre peuple a été soumis. Ces nombreuses taxes sur les véhicules, sur tout ce que nous faisons, les petites entreprises, les moyennes entreprises, les petits vendeurs, les impôts que l’on perçoit partout. Nous voulons en connaitre le produit, et Mètongnon si nous lui donnons quelques jours, va nous sortir le montant de toutes ces taxes recouvrées. Aussi, le nombre de marchés de gré à gré et les plus de 150 sociétés qu’il a créées lui-même. Au moment où il crée ces sociétés, il leur donne des exonérations qui ont des coûts. Et ces coûts là, on les connait.

…La privatisation des sociétés d’Etat, les entreprises publiques et même privées. A partir de quoi a-ton privatisé tout çà là ? L’aéroport, la Sonapra et autres. Pourquoi ? Dans ces conditions nous savons combien ça génère. Mais si j’en parle, c’est parce que le chef de l’Etat a tout dernièrement dit quelque chose, et si on ne vous l’explique pas, ce serait grave. Nous manquerons à notre responsabilité. A notre âge, on a déjà fini. On n’a pas besoin de vous mentir. Le chef de l’Etat a dit qu’il paie les salaires sur crédit bancaire. Au total aujourd’hui, ils sont endettés de 1400 milliards de Fcfa. Lorsque vous êtes endettés de 1400 milliards, comment peut-on alors expliquer qu’on paie les salaires sur crédit bancaire. C’est une énigme. Et les réponses sont simples : le président de la République s’est rendu justice. Il a pris

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Bénin : Lazare Sèhouéto dans la posture de loyauté à Talon

Bénin : Lazare Sèhouéto dans la posture de loyauté à Talon

A l’issue du premier remaniement du gouvernement du président Patrice Talon, on a enregistré des départs dont celui de Lazare Sèhouéto qui en a surpris plus d’un.

Beaucoup ont alors pensé à une rupture entre les deux hommes, mais l’ancien ministre de l’industrie et du commerce reste apparemment loyal à son ex patron. Sa déclaration du 10 novembre dernier à Zogbodomey en dit long.

« Je n’ai pas quitté le gouvernement, j’y suis. J’ai juste eu une affectation. Talon c’est ma salive et on ne doit pas avoir de dégoût pour sa salive ». Voilà un extrait des propos tenus par l’ancien ministre de l’industrie et du commerce dans le premier gouvernement de Patrice Talon.

C’était lors d’une

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Non audition de Mètongnon par l'IGF au Bénin: Un sérieux obstacle pour la procédure

Non audition de Mètongnon par l'IGF au Bénin: Un sérieux obstacle pour la procédure

Depuis le vendredi 10 novembre 2017, la brigade économique et financière a entamé les auditions des personnes impliquées dans l’affaire de placement des dépôts à terme à la Cnss.

Des confrères signalent le passage de l’actuel directeur général de la Cnss Dramane Diatéma, et annoncent que les autres personnes impliquées sont aussi en attente d’être auditionnées. Seulement, le cas Mètongnon constitue une exception. On se demande bien comment lui qui n’a pas été entendu par l’Inspection générale des Finances, sera plutôt auditionné par la Bef. Un vice de procédure qui risquerait d’entacher la suite de l’enquête.

Le communiqué du Conseil des ministres du 1er novembre 2017 faisait état des poursuites judiciaires lancées contre de l’ancien président du conseil d’administration de la Cnss, Laurent Mètongnon, de l’ancien directeur général de cette même institution, et de l’ancien directeur des affaires financières. Le communiqué précisait que cette décision du Conseil des ministres se fondait sur la communication introduite par le ministre des Finances devant le Conseil. Cette communication présentait le rapport de l’Inspection générale des Finances, qui a enquêté sur des placements de dépôt à terme d’environ 17milliards de fcfa, auprès de la Banque internationale du Bénin (Bibe), par l’ancienne direction et l’ancien conseil d’administration de la Cnss. Cette nouvelle s’est répandue au sein de l’opinion à une vitesse fulgurante.

La grande curiosité portait sur la personne de Laurent Mètongnon, syndicaliste membre du parti communiste béninois et qui jouit surtout d’une réputation d’incorruptible et de rigoureux dans la gestion. A côté de ce qui est considéré comme un placement hasardeux de 17 milliards, exposant ainsi l’épargne des retraités, il y a surtout l’information portant sur la perception de commissions occultes d’environ 71 millions de fcfa, par l’ancien conseil d’administration et l’ancienne direction de la Cnss. Laurent Mètongnon de passage sur une chaîne de télévision privée le dimanche 5 novembre 2017, a non seulement apporté sa version des faits, mais surtout expliqué qu’il n’a jamais

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Absence d’unanimité sur les réformes de Talon : Une question de méthode

Absence d’unanimité sur les réformes de Talon : Une question de méthode

Les initiatives et réformes du président de la république Patrice Talon, sont certainement nourries de bonnes intentions, mais elles ont du mal à faire l’unanimité. Et pour cause, la méthode utilisée par le pilote de la rupture porte plus sur la gouvernance dirigiste que sur la gouvernance participative, qui fait des citoyens des parties prenantes dans le processus décisionnel.

Du projet de révision de la constitution à la réalisation du Ravip en passant par les réformes du secteur de la santé, le constat est le même : la méthode utilisée pour chaque initiative par le président Patrice Talon est source de discorde. Candidat à la présidentielle de 2016,  Patrice Talon annonçait son intention de réviser la constitution si jamais il est élu président de la République.

Devenu locataire de la Marina, il crée le 6 mai 2016 la commission chargée d’élaborer des propositions de réformes institutionnelles et politiques. Les dissonances sur ce projet apparaissent dès la remise du rapport de cette commission au chef de l’Etat, en juillet 2016. En dehors du résumé qui avait été produit et distribué par la Fondation Friedrich Ebert, peu de gens maitrisaient le contenu de ce rapport. De juillet 2016 à février 2017, 7 mois sont passés sans information sur la question. L’opinion n’en a encore entendu parler que lors du dépôt du projet de révision de la constitution à l’Assemblée nationale par le gouvernement.

Les réformes contenues dans ce projet n’ont donc fait l’objet d’aucun débat public préalable. Au lieu de faire des campagnes de sensibilisation sur ce projet de révision, le gouvernement aurait plutôt dû sillonner les 12 départements pour recueillir des observations et suggestions à propos de ce texte. Pour avoir manqué à cette exigence managériale et politique, le sort réservé au projet de révision a été la déculottée des initiateurs.

Le dirigisme systémique

Sans tirer de leçon des causes de l’échec de la révision de la constitution, le président Talon engage un autre chantier de réformes, dans un secteur aussi sensible que la santé. La commission mise sur pied pour penser ces réformes est décriée. Les agents du secteur de la santé l’accusent d’être composée en majorité d’universitaires en écartant les praticiens. Et comme pour saler l’addition, le rapport produit par cette commission et remis au chef de l’Etat, est devenu un document frappé du sceau du « secret d’Etat ». Les responsables des syndicats ont crié, hurlé, braillé pour que le gouvernement leur remette des exemplaires dudit rapport…, niet ! Il a fallu que ces syndicats initient des mouvements de grève pour qu’après deux mois environs de débrayage, le gouvernement consente à leur remettre le rapport.

Quelle peut être la pertinence d’une réforme faite sans les acteurs du domaine et sans les bénéficiaires que sont les usagers des hôpitaux publics ? Le président n’aurait-il pas pu recevoir ces agents avant le samedi passé au Palais, afin de recueillir leurs avis sur les réformes à effectuer ? Il faudra donc toujours que la situation empire pour que le chef de l’Etat juge utile de recevoir les concernés.

Changer de paradigme

Le Ravip -Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population-, ne déroge pas à la règle. Tout a

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