Bénin: Le jeu dangereux de Talon avec l’Apn

Bénin:  Le jeu dangereux de Talon avec l’Apn

Alors que le contrat d’affermage du parc de la Pendjari vient à peine d’être signé pour 25 ans, la même fondation qui a hérité de ce trophée national est sur le point de de s’approprier un second, à savoir le parc du W, situé à la frontière avec le Niger : La cession des deux aires protégées du Bénin à African National Parks (Apn), se fait en marge des prescriptions des lois régissant le secteur des réserves de faune, et des textes réglementant la passation des marchés publics. Toutes choses qui constituent des risques pour le repreneur.

La Pendjari qui fait deux fois la superficie du département de l’Atlantique, soit 2755 km2 et le parc W, sont tous deux situés à l’extrême nord-est du Bénin, à la frontière du Burkina Faso pour le premier. Pour sa part, le second fait partie d’un complexe de plus de 10.000 km2 que se partagent le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. Il renferme des animaux emblématiques du continent à savoir entre autres : les lions, les éléphants, les buffles et les hippopotames.

Celui de la Pendjari est notamment reconnu comme l’un des meilleurs d’Afrique de l’Ouest, et beaucoup de cadres de tous les horizons, en charge de la gestion des réserves de faune et de flore, viennent s’inspirer de l’expérience du Bénin. La preuve de cette reconnaissance internationale est que ce parc est sur le point d’être inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Quant au parc du W, il est à cheval sur le Bénin et le Niger, le côté nigérien étant connu sous le nom de parc national d’Arly. Les animaux circulent librement de part et d’autre de la frontière, ce qui en fait une zone névralgique du fait du risque d’infiltration de trafiquants de toutes sortes. Eu égard à cela, cette aire est l’objet d’une attention particulière de la part des forces de défense nationale, surtout au temps fort de la guerre du Mali.

Des structures de gestion qui ont fait leurs preuves

La gestion de ces parcs est assurée par le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref), placé sous tutelle du ministère en charge des forêts. L’Etat et les partenaires techniques et financiers, notamment l’Allemagne et la Banque mondiale, y injectent d’importantes sommes d’argent pour assurer la bonne conservation de ce patrimoine, efforts qui ont fini par donner des résultats probants.

Mais pour soulager les différents contributeurs, un mécanisme d’autofinancement a été

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Cachotteries et discrétion au sommet de l’Etat au Bénin : Talon, l’invisible président

Cachotteries et discrétion au sommet de l’Etat au Bénin : Talon, l’invisible président

Depuis Avril 2016 qu’il est au pouvoir, Patrice Talon cultive le secret sur tout. Son agenda, ses voyages, ses audiences et même ses décisions les plus importantes, sont cachés au grand public. Le Chef de l’Etat va et vient en toute discrétion.

Tout se passe comme s’il avait du mal à entrer dans la fonction présidentielle et à assumer son statut d’homme politique. « Vous autres de la presse, vous allez me voir très peu ». Cette petite phrase échappait de la bouche de Patrice Talon un soir de mars 2016.

Alors qu’il venait fraîchement d’être proclamé président de la république, il invite la presse dans le jardin de son manoir de la Zone des Ambassade, pour remercier le peuple béninois, ses partisans, les institutions, et donner les priorités de son mandat. A la fin de ce point de presse, il lance à l’endroit des hommes des médias cette phrase qui se révèle aujourd’hui comme un avertissement. Depuis le 06 avril 2016, il se fera rare dans les médias.

En dehors d’une tournée au goût d’inachevé dans le septentrion, Patrice Talon n’a eu aucun contact physique avec ses compatriotes. Le tableau est resté au point zéro sur ce plan, jusqu’au 1er août dernier, où sûrement renseigné sur la baisse de sa côte de popularité, il tente un timide bain de foule à la place de l’Etoile rouge après le défilé. Et c’en est fini. Il retombe dans sa réclusion et gère le pays depuis son téléphone portable. Aucune sortie officielle, aucun lancement d’évènements.

Le Chef de l’Etat comble ce vide par une communication tapageuse qui essaime les réseaux sociaux et la presse écrite. C’est justement par ces médias que le président tient le pays. Ceux-ci informent les populations des actions et décisions du gouvernement, et ceci de façon sélective.

Même les décisions du Conseil des ministres sont parfois entourées de cachotteries. Seules les décisions rendues pour charmer les populations sont abondamment diffusées, les contrats « juteux » d’affermage, de gestion déléguée, de désignation de mandataire, de mise en concession et les marchés attribués gré à gré, sont soigneusement cachés aux populations. Au début, on avait cru aux caprices du nouveau président qui n’arrive pas à se départir de ses habitudes d’homme d’affaires. Mais au fil des jours et des mois, on se rend bien compte que Patrice Talon a déjà forgé son style, celui de rester un président-mystère.  

Un président reclus

En moins de deux ans, il devient comme un certain Paul Biya, un des présidents les plus reclus du continent. Si ce dernier a carrément élu domicile à Genève et organise de temps en temps ses retours fortement médiatisés sur Yaoundé, l’homme fort de Cotonou lui, va et revient à Cotonou en toute discrétion. Ses trois derniers mois, il a passé plus de temps à l’extérieur qu’à Cotonou. C’est à Paris que Patrice Talon a semblé élire son quartier général. Depuis près de trois mois, il y va à une fréquence qui commence à inquiéter. Après une opération de la prostate et des complications

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Après le parc de la Pendjari : Le parc national du W sur le point d’être cédé à Apn

Après le parc de la Pendjari : Le parc national du W sur le point d’être cédé à Apn

Le parc national du W, situé à la frontière entre le Bénin et le Niger, serait sur le point d’être privatisé. Selon des sources concordantes, il sera confié à la firme sud-africaine, African parks network (Apn). Et c’en serait fini pour les deux parcs nationaux du Bénin cédés à une structure privée qui reçoit en plus de subventions de notre Etat.

Selon nos sources, les choses iront vite à partir du mois d’Octobre prochain, où une visite préliminaire de ce patrimoine naturel du Bénin sera organisée. Suivra une « étude de faisabilité », entre janvier et mai, et enfin la signature du contrat de cession entre l’Etat et cette entité privée. Cette cession intervient dans les mêmes conditions que celle du parc national de la Pendjari, qui s’est déroulée sans appel d’offre aucun. Appelé encore réserve de biosphère transfrontalière, le parc national du W compte plus de 50 espèces de mammifères, hormis les petits rongeurs. Au nombre de celles-ci, figurent les éléphants, les girafes, les buffles, les antilopes, les lions, les guépards, les hippopotames et les hippotragues.

A ces animaux, s’ajoutent quelque 300 espèces d’oiseaux ainsi que des reptiles et des poissons, dont certains ne se trouvent nulle part ailleurs. Il fait l’objet d’un soin particulier à cause des espèces menacées, présentes sur place. Le parc W représente aussi un enjeu sécuritaire avec le risque d’infiltration par des groupes indésirables, ce qui a amené le gouvernement à placer l’alerte au niveau rouge, surtout au temps fort du conflit armé au Mali. Une fois le processus de cession à la fondation privée APN terminé, le Bénin aura ainsi cédé sa souveraineté sur l’ensemble de ses parcs nationaux, qui comptent pourtant parmi les plus riches d’Afrique de l’Ouest.

Un décret suicidaire pour les parcs

L’information, distillée sur les réseaux sociaux ces derniers jours et qui ne laisse rien présager de bon en matière de gestion des parcs, c’est la signature par le gouvernement d’un décret autorisant la création d’une « brigade spéciale » à l’intérieur de la Pendjari, ainsi que son opérationnalisation. La signature de ce décret consacre de facto la dissolution des structures de

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Bénin : Yayi - Gbadamassi, la guerre inévitable et impitoyable

Bénin : Yayi - Gbadamassi, la guerre inévitable et impitoyable

Il est le plus actif des transfuges du régime Yayi qui soutiennent Patrice Talon. Depuis quelques semaines, Rachidi Gbadamassi a repris du service. On le voit multiplier les actions caritatives et les pamphlets médiatiques dont il avait l’habitude. Si tout ceci fait partie de la batterie d’actions prévues pour l’opération de charme envers Patrice Talon, le député de Parakou a un autre souci qui lui donne l’insomnie. Le retour inattendu de son ancien mentor Boni Yayi en politique, fausse gravement ses calculs.

Le taureau qui se sent menacé et qui panique, représente un danger pour la jungle. Il beugle plus fort que les autres, court de droite à gauche, et cogne un peu de tout sur son passage… Celui de Parakou présente les mêmes caprices. On le voit surexcité, en manque de confiance et prêt à tout. Généreux donateur d’équipements médicaux aux hôpitaux de Parakou et de Tchaourou, on le voit aussi dans la peau du politicien grincheux et revanchard, animant conférences de presse et meetings politiques, au cours desquels il donne des coups à des alliés politiques d’hier.

Ni Sébastien Ajavon qu’il a soutenu lors de la présidentielle, ni Amos Elègbè, l’autre faucon du régime défunt et dont il fut l’un des fidèles lieutenants, ni Boni Yayi son ancien maître, n’ont eu grâce à ses yeux. C’est malheureusement contre ce dernier qu’il semble se retourner. A maintes reprises dans des conférences de presse qu’il a animées, il s’en est pris violemment à la gouvernance Yayi et à sa personne.

Il a pourtant défendu ce dernier pendant des années, avec des arguments qui laissaient à désirer. Le taureau s’est retourné contre son ancien maître, celui là même qui l’a utilisé pendant des années comme instrument pour terroriser et intimider ses meilleurs adversaires politiques. L’épouvantail semble avoir choisi une autre cible : Boni Yayi. On comprend qu’il est en quête de confiance auprès de son nouveau maître Patrice Talon, qu’il a rejoint le jour de la proclamation des résultats provisoires du premier tour de la présidentielle de 2016.

Bien qu’il ait fait des déclarations pour s’en prendre à Sébastien Ajavon et à Boni Yayi, Rachidi Gbadamassi sait que ces kermesses ne sont pas encore suffisantes pour gagner totalement la confiance d’un homme aussi averti que Patrice Talon. Pas suffisantes en tout cas pour mériter d’un positionnement de privilège sur la prochaine liste de la coalition de la majorité, qui ira aux élections législatives de 2019.

Lors des trois dernières législatives, Rachidi Gbadamassi a été « tête de liste » des Fcbe dans la 8e circonscription électorale. Mais il risque de ne pas avoir cette faveur lors des prochaines législatives de 2019. Dans cette circonscription, Patrice Talon a des amis et des soutiens politiques qui ont toujours sa confiance. Il s’agit du ministre Sacca Lafia et du maire de Parakou Charles Toko, qui est d’ailleurs celui qui a conduit Gbadamassi dans la résidence de Patrice Talon au lendemain de la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle de 2016. La tâche ne sera pas facile pour le taureau de Parakou. Voilà pourquoi, tel un rat surpris par un feu de brousse, Rachidi Gbadamassi est pris de panique.

Yayi le souffre douleur de Gbadamassi

Mais l’autre problème qui empoisonne l’existence au député de Parakou et fausse ses calculs, c’est bien Boni Yayi. S’il n’est pas sûr d’avoir une place de choix sur la liste de la majorité présidentielle, il doit au moins s’assurer

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Gestion du pouvoir au Bénin : Les 7 péchés capitaux du gouvernement Talon

Gestion du pouvoir au Bénin : Les 7 péchés capitaux du gouvernement Talon

Après le grand enthousiasme qu’a suscité l’avènement au pouvoir du régime du nouveau départ, il n’a pas fallu un an de gestion des affaires pour que les citoyens découvrent avec amertume son vrai visage. Votre journal revient ici sur ce qui peut être appelé, les 7 péchés capitaux de ce régime.

A moins que ce régime change de cap ou de fusil d’épaule, il y aura à s’inquiéter durablement sur sa méthode de gestion du pouvoir. Il faudra une réelle volonté politique pour que l’espoir fondé sur ce gouvernement se concrétise un jour. Ce régime a révélé au grand jour ses véritables dérives. La plus frappante de toutes est la mise en évidence des conflits d’intérêt. Les craintes formulées par certains observateurs et critiques, portaient sur la ligne de démarcation que pouvait faire le candidat homme d’affaires, entre la protection de ses affaires et la recherche de l’intérêt général. Pendant la campagne électorale, le candidat à la présidence de la république avait expliqué qu’il ne ferait plus les affaires et qu’il avait réparti ses actions à ses amis et enfants. Mais il n’a pas fallu assez de temps pour réaliser que ses propos ne relevaient que d’arguments électoraux. L’engagement du gouvernement à restituer les entreprises de Patrice Talon réquisitionnées par le précédent gouvernement, avait marqué biens de curieux. Il s’en est suivi la réduction du secteur agricole au seul coton, que des observateurs considèrent comme la chasse gardée du nouveau président. On a aussi vu le retour du programme de vérification des importations, Pvi.

Ce gouvernement a aussi excellé dans la prolifération des marchés de gré à gré, en plaçant le Conseil des ministres au dessus de l’agence de régulation des marchés publics. De nombreux marchés ont ainsi été passés de gré à gré, sous le couvert du Conseil des ministres. Il en à été ainsi des marchés d’achat et de location des centrales thermiques, en vue d’augmenter la production énergétique de la Sbee, et aussi de la liquidation ou de la mise en concession des structures et entreprises d’Etat. C’est pour cela que la note de prescription du chef de l’Etat à  l’endroit du ministre des finances, avait été accueillie par des personnes avisée comme une décision en trompe-l’œil. Considérant que cette décision n’intervenait qu’après que le gouvernement ait terminé de passer tous les marchés juteux sous le modèle du gré à gré. Une autre duperie du régime concerne les audits du gouvernement qui prétend-on, entreraient dans le cadre de la lutte contre l’impunité. Mais à l’analyse de ces audits, l’opinion s’est vite rendu compte qu’il s’agissait des audits ciblés au vue des personnes mises en cause et des périodes délimitées.

Les audits relatifs aux campagnes cotonnières sous le régime Yayi, qui prennent seulement en compte les 3 dernières années du pouvoir défunt, ont révélé au grand jour le caractère partial de ces audits. Au point où

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Bénin : Plusieurs boulangeries installées sans autorisation selon Gatien Adjagboni

Bénin : Plusieurs boulangeries installées sans autorisation selon Gatien Adjagboni

Suite à la prolifération des boulangeries et au non-respect des normes au Bénin, le président de l’Association nationale des propriétaires et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin (Anapeb), et PDG de la boulangerie Tincy Bénin, Gatien Adjagboni, n’est pas resté indifférent. A travers une interview accordée à notre rédaction le vendredi 08 septembre 2017 au siège de sa boulangerie à Cotonou, il a exprimé sa désolation face au laxisme du gouvernement, avant de l’inviter à prendre ses responsabilités pour corriger le tir.

Lnt : Lors du lancement du mois du consommateur le mercredi 23 août dernier, vous avez dans votre communication annoncé que seulement très peu d’entreprises de boulangerie respectent les normes en matière de fabrication de pain au Bénin. Comment expliquez-vous cela ?

Gatien Adjagboni : Cette situation triste s’explique par l’absence de sanctions et par l’installation sauvage des acteurs. Quand je parle d’installation sauvage, je veux parler de l’installation de boulangeries sans l’autorisation du ministère de l’Industrie et du Commerce, et sans l’avis consultatif du bureau national de l’ANAPEB (Association Nationale des Propriétaires et exploitants de boulangeries et Pâtisseries du Bénin).

Quelles sont les différentes composantes qui entrent dans la fabrication du pain ?

Les différentes composantes officiellement connues qui entrent dans la fabrication du pain en République du Bénin, sont : la farine de blé, l’eau, le sel, la glace ou l’eau froide, la levure et l’améliorant homologués par la déontologie du métier.

Pourquoi vos baguettes de pain sont toujours à 150F? Ne serez-vous pas essoufflé par cette concurrence ?

Nos baguettes de pain sont à 150f, car c’est le prix homologué par l’arrêté 2008 du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA), notre Ministère de tutelle. Il est évident que nous soyons essoufflés, car à 150F déjà nous vendons sans bénéfice, c’est-à-dire ni perte-ni profit. Il ne faut pas oublier que ce prix est fixé depuis 2008. Les acteurs qui trichent veulent sortir du ni perte-ni profit, donc procèdent à l’insertion de produits prohibés par les textes, des produits nuisibles pour

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Sociétés privées de gardiennage : Des entreprises de maltraitance des agents

Sociétés privées de gardiennage : Des entreprises de maltraitance des agents

Les agents de sécurité privée ne savent plus à quel saint se vouer. Victimes de traitements inhumains de la part de leurs employeurs, les pauvres ne tarissent pas de mots pour qualifier cette attitude.

Certains s’estiment même traités comme des moins que rien, en dépit du rôle prépondérant qu’ils jouent. C’est le constat fait hier mercredi 06 septembre 2017, à Cotonou et environs. «Salaires bas et irréguliers, ou même saucissonnés… Un phénomène qui conduit parfois à des arriérés de plusieurs mois de salaire ». Ces propos de deux agents de sécurité privée, qui ont requis l’anonymat et que nous avons rencontrés à leur poste, montrent bien le mépris avec lequel ils sont traités par leurs employeurs.

C’est le constat fait par une équipe de notre rédaction, hier mercredi 06 septembre 2017 à Cotonou. Contraints parfois à exercer ce métier eu égard au manque d’emploi ambiant, et de la situation économique dans le pays, ces agents sont recrutés sans aucune formalité outre mesure. Ni enquête de moralité, ni examens médicaux pour s’assurer de leur bonne santé… Seul souci des employeurs, disposer des agents à peu de frais pour satisfaire le client, avec qui un contrat onéreux a été signé.

Puisque l’agent n’a pas connaissance du contenu de ce contrat, il est soumis à toutes les épreuves. De sources proches de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), un nombre infime de ces sociétés accorde un traitement digne du nom à leurs agents. Aux dires d’un responsable de la Cnss qui a gardé l’anonymat, « la majorité des entreprises de sécurité privée, soumettent leurs agents à des conditions de travail dégradantes. Pas de congés annuels. Des salaires qui parfois ne font pas les 50% du montant contenu dans le contrat signé avec la société mère. Malgré cela, il leur est encore prélevé des cotisations qui ne sont jamais versées à la caisse ».

Des traitements peu recommandables

Abondant dans le même sens que les deux premiers, Comlan Vodouhê, un autre agent, se désole du traitement qui leur est fait. A l’en croire, ces sociétés font fortune sur

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Bénin : Vols et vandalismes d’œuvres au musée Honmè

Bénin : Vols et vandalismes d’œuvres au musée Honmè

(Le ministre Ange N’koué appelé au secours) Le musée Honmè de Porto-Novo, est en proie depuis quelques temps à des actes ignobles de vols et de vandalismes, sur les œuvres conservées et celles exposées dans l’enceinte de ce musée historique. Le dernier cas en date remonte seulement au jeudi 31 août 2017. Il s’agit d’un objet précieux exposé dans la cour intérieure du musée. En effet, cet objet d’art serait une œuvre de l’artiste plasticien et sculpteur Pascal Y. Sètondji.

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Bénin : Le gouvernement continue de faire diversion pour dissimuler ses frasques

Bénin : Le gouvernement continue de faire diversion pour dissimuler ses frasques

L’information a fait le tour des réseaux sociaux tout au long du week-end et a été relayée par les médias classiques. Elle porte sur des correspondances du secrétaire du gouvernement, adressées aux anciens chefs d’Etat du Bénin.  Cette décision du gouvernement si fortement médiatisée, constitue un acte de diversion qui cherche à détourner l’opinion de sa gestion des affaires très critiquée.

Le gouvernement a trouvé une bonne parade pour détourner l’attention du peuple de ses agissements. Plus particulièrement, de son processus continu de privatisation des entreprises et structures d’Etat.  Pour s’assurer du détournement de l’attention de l’opinion de son processus de concession en catimini aux privés des biens publics, un ensemble de faits sensationnels a été inventorié par des stratèges, qui les injectent dans l’opinion, à une séquence prévue. C’est dans ce sillage qu’il faut comprendre la grande médiatisation des correspondances que le secrétaire du gouvernement a adressées aux anciens chefs d’Etats, notamment : Nicéphore Soglo et les ayants droits du Général Mathieu Kérékou. Le contenu de cette correspondance laisse entendre que ces anciens chefs d’Etat, par erreur produite au service de l’intendance de la Présidence de la république, percevaient doublement des indemnités relatives aux factures d’eau, d’électricité et de téléphone.

Ces correspondances semblent présenter les bénéficiaires comme des jouisseurs de mauvaise  foi, et les livrer ainsi à l’opinion. La surmédiatisation de ces correspondances ambitionne de capter l’attention du public sur ce dossier, et de montrer que l’un des bénéficiaires, notamment l’ancien président Dieudonné Nicéphore Soglo qui est très critique à l’endroit du régime, est loin d’être lui-même un modèle de probité. Le procès sous-jacent qui est fait aux destinataires de ces correspondances, est de dire qu’ils devraient par prédisposition civique et patriotique, signaler ces trop perçus au gouvernement. De telles accusations bien que fondées, si elles sont avérées, cachent en même temps une logique de récupération politique dans le but de faire diversion. Comment comprendre qu’au moment où des correspondances sont adressées à l’endroit de ces deux chefs d’Etat, rien n’est dit sur l’autre ancien président, le plus récent, Boni Yayi.

De sources dignes de foi, le président  Boni Yayi depuis son départ des affaires en avril 2016, soit 18 mois maintenant, n’a jamais perçu d’indemnités. Ce dernier a-t-on appris, aurait adressé deux correspondances aux autorités. L’une au président de l’Assemblée nationale, et l’autre à la présidence de la république. Selon nos sources, l’intéressé n’a reçu aucune réponse jusqu’ici. Et c’est pendant que cet ancien président de la république souffre le martyr de la discrimination du gouvernement actuel, que les projecteurs sont orientés vers les deux autres bénéficiaires, comme pour les livrer au peuple. Le plus grand dividende que le gouvernement veut tirer de cette campagne médiatique, est

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