Le rejet de la modification de la proposition de loi portant révision de la constitution intervenue en fin de semaine à l’hémicycle n’est pas le fruit d’un hasard. En plus des députés de la minorité parlementaire, neuf autres parlementaires ont boycotté la discipline de groupe votant qui contre, qui abstention. Cette désobéissance au président Talon suscite des questionnements. Est-ce une incursion de Boko Olivier dans l’univers de la Rupture qui a entraîné cette situation ? En attendant de répondre à cette question, on apprend que le clash entre les deux anciens amis serait désormais flagrant.
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Bénin : Une fin de mandat tumultueuse guette Patrice Talon
Le Parlement béninois a rejeté la recevabilité du projet de loi portant révision de la constitution. Retour à la case départ donc pour Patrice Talon et sa troupe, même si dans son rang, quelques-uns des députés ont bravé la tendance générale pour aller contre la proposition de Assan Séibou. La conséquence directe de ce rejet, c’est que le président de la République a du souci à se faire sur la fin de son mandat.
Bénin : La politique solitaire d’Azanaï pour quel résultat ?
Depuis son départ de la barque de la Rupture dont il était l’un des premier inventeur, on peut difficilement identifier le président de Restaurer l’Espoir sur l’échiquier politique national. Bien que se réclamant de l’opposition, ses prises de position vis-à-vis des autres partis du même camp laissent à désirer. Finalement on continue de se demander dans quelle catégorie d’acteur on peut classer Candide Azannaï. Position très tranchée face à l’opposition, surtout celle représentée au Parlement, Candide Azannaï se distingue par un langage qui a commencé par prêter à confusion. S’il est vrai qu’il n’hésite pas à critiquer ouvertement le pouvoir en place, il est aussi vrai qu’il attaque régulièrement l’opposition dont il se réclame pourtant. Il se pose en fervent défenseur de la souveraineté du Bénin et de la dignité du peuple africain. Mais il est identifiable à la chauve-souris, que rejette autant le monde oiseau que celui des animaux.
Bénin : Assan Séibou, le « lièvre » du régime de la Rupture
Dans quelques jours, les députés de la 9ème législature entreront de plain-pied dans l’examen de la proposition de la révision de la constitution béninoise. Passera ? Ne passera pas ? Nul ne peut faire un pronostic exact. Cependant, de nombreux indices tendent à faire croire que l’initiateur de cette proposition de loi Assan Séibou est en mission, dans un plan savamment orchestré par le régime en place. Tout le monde ou presque, connaît la fable « Le lièvre et la tortue » de Jean La Fontaine. L’histoire met en scène un lièvre se moquant d’une tortue à cause de sa lenteur. La tortue le défia dans une course pour prouver qu’elle n’est pas si lente. Et nous connaissons tous la morale de cette histoire : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Sauf que le lièvre dont il s’agit ici n’a pas quatre pattes. Il a deux jambes fortes et solides. Il ne songe pas à courir le plus rapidement et le plus longtemps possible. Il a une mission bien précise sur un terrain bien déterminé : l’Assemblée nationale.
Bénin: de palpitants débats annoncés à l’hémicycle
La première session extraordinaire de l’année 2024 qui s’est ouverte mercredi 21 février 2024 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo avait été suspendu et les travaux renvoyés au lundi 26 février. La raison de la suspension est la querelle née de l’introduction par le groupe parlementaire Les Démocrates d’une proposition de relecture du code électoral. Les travaux de cette session plénière qui permettra la relecture du code électoral et la révision de la Constitution si possible promet des heures chaudes ce lundi.
Bénin : la loi sur la révision de la Constitution étudiée le 21 février
Malgré le tollé suscité par la proposition de loi modificative de la constitution, le parlement béninois vient de programmer son étude pour la session qui démarre le 21 février prochain. C’est ce qui ressort du communiqué de convocation des députés rendu public par les instances de l’assemblée nationale. En plus de cette loi, 11 autres propositions seront examinées par les élus du peuple.
Constitution au Bénin : la majorité parlementaire déroule son plan d’action
Malgré toute la profession de foi du chef de l’Etat et les assurances distillées dans l’opinion, un projet de révision de la constitution béninoise a été transmis à l’Assemblée nationale et sera examiné par les députés dans les prochains jours. Il ne s’agit plus seulement de la modification du Code électoral, mais d’un vrai projet de révision de la loi fondamentale. Le plan d’action est désormais mis en marche avec l’introduction au Parlement d’une proposition de loi modificative de la constitution au nez et à la barbe d’une Société civile devenue depuis le déclenchement de ce débat silencieuse.
Bénin : le Bloc Républicain évoque l’éventualité d’une révision de la constitution
Après la rencontre avec le chef de l’Etat lundi 22 janvier dernier, les députés du groupe parlementaire Bloc républicain soutenant les actions de Patrice talon ont animé une conférence de presse pour faire le point de leurs échanges avec le chef de l’Etat. Cette occasion a été saisie par les élus républicains pour revenir sur l’éventualité d’une révision de la constitution béninoise.
Bénin: le consensus recherché par Talon sera t-il obtenu ?
Le président Patrice Talon a rencontré le lundi 22 janvier dernier, les députés béninois qu’il a reçus par groupe parlementaire. Si pour les groupes parlementaires de la majorité présidentielle certains ont pensé qu’il s’agit d’une formalité parce que ces derniers ne peuvent rien refuser au président de la République, les échanges avec les députés du groupe Les Démocrates ont retenu toutes les attentions. Comme à son habitude, le parti d’opposition Les Démocrates a tenu une séance de restitution de ses échanges avec le président Talon le lundi 22 janvier dernier.
Talon - Les démocrates: des échanges sur fond de méfiance et de tension
Le président Patrice Talon rencontre ce jour 22 janvier 2024 les 109 députés de l’Assemblée nationale. Mais le chef de l’État béninois va recevoir les députés par groupe parlementaire. Avec ceux du parti d’opposition Les Démocrates, les échanges se mèneront dans une ambiance de méfiance et de qui-vive en raison de la tournure de la rencontre de novembre dernier. Le groupe parlementaire du parti d’opposition Les Démocrates échange avec le Patrice Talon à partir de 11h 30. Le sujet des échanges n’est pas clairement annoncé mais selon un communiqué rendu public par les responsables du parti de Boni Yayi et signé du secrétaire à la communication, il s’agirait de la relecture du code électoral demandée par une décision de la cour constitutionnelle.
Rencontre UP-R et BR: Vers une fusion pour 2026 ?
Les responsables des deux grands partis de la majorité présidentielle se sont retrouvés en début de semaine pour échanger. Il s’agit selon les informations officielles de consolider leur partenariat en vue d’une action plus engagée pour soutenir les initiatives du président Patrice Talon. Seulement, les esprits avertis voient venir une fusion desdits partis dans la … Continuer la lecture
Vodun Days au Bénin: le budget est-il un secret de couvent ?
Après le festival des Vodun Days qui a pris fin le 10 janvier à Ouidah, l’opinion publique béninoise se questionne et continue de se demander combien a bien pu coûter les festivités au contribuable. Si sur les réseaux sociaux, des chiffres astronomiques sont avancés, le patron de la Marina a habilement contourné la question lors d’une interview qu’il a accordée à la presse internationale il y a quelques jours. Les autorités ne devraient-elles pas mettre fin à la polémique en communiquant le montant au public ?
TOFÂ 2024 au Bénin : controverses dans l’interprétation du signe « Sa Aklan »
Le Tofâ 2024 a révélé son verdict le 10 janvier dernier à Ouidah en marge de la célébration de Vodun days. Le signe qui en est issu est « Sa Aklan » qui pour certains est positif alors que d’autres le jugent plutôt négatif. On observe trop de controverses dans l’interprétation du Tofâ, au point où on se demande qu’est-ce qu’il faut finalement retenir. Est-ce toujours l’oracle qui parle ou alors la politique s’est-elle emparée de la consultation du Tofâ au Bénin ? Après la consultation du Tofâ, c’est le signe « Sa Aklan » qui a été révélé. Expliquant ce signe, Mahougnon Kakpo, président du comité des rites Vodun, Professeur et spécialiste de littérature africaine à l’université d’Abomey-Calavi informe : « le Fâ a dit que rien n’attaque l’enfant unique devant sa maman. La maman va se battre pour défendre sa progéniture », ce qui signifie selon lui que le président de la République « se bat pour défendre les intérêts du pays avec bonne foi ».
Bénin: porte ouverte pour une nouvelle révision de la constitution ?
La polémique relative à la révision de la constitution est toujours d’actualité au Bénin. Après le démenti venant du côté du président de l’assemblée nationale, et qui devrait permettre d’estomper le débat, c’est la dernière décision de la cour constitutionnelle rendue le 4 janvier dernier qui vient donner de l’eau au moulin et ramener sur le tapis une question qui mobilise toutes les attentions. La Dcc 24-001, puisque c’est de ça qu’il s’agit constitue-t-elle une porte ouverte pour une nouvelle révision de la constitution au Bénin ? Voilà la question qui alimente les débats. La Cour constitutionnelle a rendu le 4 janvier 2024 la décision DCC 24-001 par laquelle elle demande au Parlement de modifier le Code électoral en vue des élections présidentielles de 2026. Cette décision fait suite à une saisine à propos des parrainages pour cette présidentielle. En réalité, le recours a été jugé irrecevable car, fait savoir la Cour, cela portait sur la régulation des institutions alors qu’elle ne reçoit un recours dans ce sens que s’il émane d’un membre d’institution. Ce qui n’est pas le cas du requérant. Toutefois, fort de l’article 121 de la Constitution qui lui en confère la prérogative en matière de contrôle de constitutionnalité des lois, la Cour a choisi de se prononcer d’office. A ce niveau déjà, on peut relever un problème et se poser des questions. Pourquoi la cour constitutionnelle ne rejette pas ce recours pour ensuite s’auto saisir sur le sujet en débat ? La réponse à cette question ne sera désormais plus utile, puisqu’une décision a été rendue.
Projet de Constitution au Bénin : Malgré le démenti du Parlement, la polémique enfle
Le vendredi 22 décembre dernier, à l’issue d’une rencontre des présidents des institutions béninoises, le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou, annonçait la nécessité d’une « refonte totale de tout le système » démocratique béninois. Malgré l’intervention du porte-parole de l’Assemblée nationale, Vitali Boton pour repréciser les propos du président Vlavonou, des informations persistantes continuent de circuler tendant à faire croire qu’il n’y a pas de « fumée sans feu ». Certaines sources pensent même connaître un peu plus l’ossature de cette nouvelle loi.
Bénin : quand Patrice Talon lance subtilement des piques à Boni Yayi
Dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2023, le président Patrice Talon était devant les députés à l’Assemblée nationale. Le locataire de la Marina s’est adonné à l’hémicycle à cet exercice annuel constitutionnel qui consiste à faire un discours pour présenter l’état de la Nation dans les domaines politique, social, économique et culturel. Il a profité de l’occasion pour lancer subtilement et de façon très voilée quelques piques à son prédécesseur qui a récemment pris les rênes de la principale formation politique d’opposition Les Démocrates (LD).
Appréciation de la gouvernance de la Rupture : Le cadeau de Noël de Azannaï à Talon
L’ancien ministre de la défense du président Patrice Talon n’est pas allé de main morte pour mettre une couche noire sur la gouvernance de la Rupture. Depuis sa démission, en effet, on connaît la position de Candide Azannaï sur la gestion de l’Etat béninois. Si cette position n’a jamais varié, il faut retenir désormais que selon l’homme qu’on appelle le Tchékéé national, rien de bon ne se fait actuellement au Bénin.
FMI: le Bénin bénéficie d’un nouveau financement de 200 M USD
Une nouvelle enveloppe de 200 millions de dollars a été accordée au Bénin par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International. Dans l’après-midi de ce vendredi 15 décembre, les hommes des médias béninois ont été conviés dans les locaux de l’institution située au sein du Ministère de l’Économie et des Finances. L’objectif était de mieux expliquer les raisons et les circonstances de cet accord.
Bénin: les décisions des cours régionales inquiètent-elles la Rupture ?
L’Agence judiciaire du trésor (Ajt) qui avait pour mission de défendre les intérêts de l’État aux fins de recouvrement des créances, change de statut et de dénomination. Transformée désormais en Agence judiciaire de l’Etat ( Aje), les prérogatives de cette structure placée dorénavant sous l’autorité du président de la République et non plus celle du Trésor public, sont davantage orientées vers la défense de l’Etat devant les juridictions régionales. On se demande si cette réforme n’est pas le fruit des inquiétudes nées des nombreuses décisions des cours et tribunaux régionaux en défaveur du Bénin.
Bénin: l’unité mise à rude épreuve au sein des Démocrates
Au Bénin, les démons de la division ont visiblement atteint la formation politique d’opposition Les Démocrates (LD). En effet, après avoir surpris l’opinion publique nationale en prenant la direction contraire indiquée par son parti, le député Basile Comlan Ahossi a multiplié les sorties médiatiques dans le but de justifier son choix. S’il assume très fièrement sa position, ses déclarations démontrent à suffisance que l’unité est assez fragile au sein de cette formation politique. L’élu de la 17e circonscription électorale, le député Basile Comlan Ahossi était le seul membre de l’opposition à avoir voté pour le projet de loi de finances, gestion 2024.
Bénin: Vote surprise de Basile Ahossi qui crée la polémique
L’adoption par le Parlement du projet de loi de finances, gestion 2024 continue de défrayer la chronique au Bénin. En effet, la position de la formation politique d’opposition Les Démocrates (LD) et la caution donnée par Basile Ahossi à ce projet suscitent des interrogations au sein de l’opinion publique. Seraient-ce les premiers signes de division dans le camp de l’opposition ? Le deuxième vice-président de l’assemblée Nationale l’He Basile Comlan Ahossi n’aura pas suivi le mot d’ordre lancé par sa formation politique par rapport au projet de loi de finances, gestion 2024. Il aura surpris plus d’un en allant dans le sens opposé. Alors qu’il a présidé la séance plénière consacrée exclusivement à l’examen de ce sujet, il se sera illustré comme étant le seul membre de l’opposition à avoir voté pour ce projet de loi. Ainsi, le projet de loi a été adopté avec 82 voix pour, 27 contre et 00 abstention. Ceci intervient alors que Les Démocrates (LD) avaient pourtant exposé leurs griefs contre le budget gestion 2024.
Influenceurs web: un alibi de dépravation sociale et de contre-valeurs
Depuis quelques années, une nouvelle catégorie de travailleurs a émergé un peu partout dans le monde. Il s’agit des influenceurs web qui défraient la chronique actuellement. Si certains considèrent cette activité comme un travail régulier, il est important de faire la part des choses et surtout, de limiter la tendance à la dépravation ventilée par ces néo-activistes. Des exemples de dérives des nouvelles stars du web sont légion et vont parfois même, au-delà du respect de la dignité humaine. Des jeunes, parfois à peine sortis de la puberté, qui s’improvisent activistes ou influenceurs avec des dérives quasi quotidiennes. Face aux nombreux scandales enregistrés, plusieurs voix s’élèvent pour condamner les déviances liées à ces agissements. Si le sexe, l’alcool, la drogue et la violence ont toujours existé dans nos cités, avec l’avènement des réseaux sociaux, ils sont désormais banalisés. Il ne manque pas de jour où nous nous retrouvions face à des images montrant des jeunes ayant des comportements déviants.
Sunday Igboho: le Bénin va-t-il encore bouder la Cour de justice de la Cedeao ?
Alors que le Bénin et le Nigéria filent le parfait amour depuis l’arrivée du président Bola Tinubu, une décision de la Cour de justice de la Cedeao vient donner raison à un citoyen nigérian face à l’État béninois. Il s’agit de l’activiste Sunday Igboho qui a fait condamner le Bénin au paiement d’une somme de 20 millions de francs CFA pour une détention jugée illégale et en violation des droits fondamentaux de l’homme. Quand on sait que les autorités béninoises ont toujours boudé les décisions de cette institution sous-régionale, la question est de savoir s’il en sera encore de même cette fois-ci. Le Bénin a été condamné à payer à l’activiste nigérian Sunday Adeyemo une somme de 20 millions de francs CFA. La Cour de justice de la Cedeao a donné un délai de trois mois pour le versement de cette somme. Les juges Gberi-Bé Ouattara, Sengu M. Koroma et Ricardo Claúdio Monteiro Gonçalves ont rendu cette ordonnance dans le cadre de l’affaire intitulée ECW/CCJ/APP/15/22 Chef Sunday Adeyemo (alias Sunday Igboho) c. République du Bénin.