Lorsqu’ils entraient au gouvernement en avril 2016, chacun d’eux avait, dans son coin de tête, son petit rêve de devenir en 2021 le dauphin du président Patrice Talon. Et ceci de bon droit. Mais aujourd’hui, ils doivent jouer d’autres cartes et revoir leur ambition à la baisse. Le chef de l’Etat n’excluant plus la possibilité de briguer un second mandat, et il faudra aussi pour eux, assumer le bilan d’un quinquennat déjà décrié.
A plus de trois ans de la présidentielle de 2021, il serait trop risqué et hasardeux d’analyser les forces et les faiblesses des candidats en présence. Aucune candidature sérieuse n’est annoncée et ne pourra l’être de si tôt. Mais il y a trois personnalités qui risquent de mettre entre parenthèses leurs ambitions. Il s’agit de Joseph Djogbénou, Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané.
Quadragénaire, Joseph Djogbénou devrait être le dauphin naturel du président Patrice Talon. En plus du fait qu’il fut l’avocat personnel de Patrice Talon, Joseph Djogbénou a sacrifié son ambition de 2016. En effet, il avait été désigné en 2015 comme le candidat de son parti l’Alternative citoyenne à cette élection. Mais il s’est montré très altruiste en portant son choix sur Patrice Talon encore en exil. C’est ainsi que Patrice Talon est devenu le candidat du parti Alternative Citoyenne. Pour avoir consenti autant de sacrifices et de don de soi, il n’attend autre récompense que celle du choix d’être le dauphin.
Pascal Irenée Koupaki était lui, candidat à la dernière élection présidentielle, et s’en est sorti avec un rang très satisfaisant de 4e. Il a rejoint Patrice Talon au second tour après la signature d’un accord. Pascal Irénée Koupaki est aujourd’hui ministre d’Etat.
Idem pour Abdoulaye Bio Tchané. L’ex-ancien argentier national aux deux portefeuilles est nommé ministre du plan et du développement, après la signature d’un accord pour le second tour.
Des concurrents en moins
Ces trois ministres n’ont jamais renoncé à leurs ambitions. Joseph Djogbénou attendait toujours