La justice béninoise a libéré la semaine dernière 127 présumés terroristes. Mais dans le lot, il n’y avait pas ceux que la majorité des Béninois attendait. Il s’agit des personnes arrêtées en 2019 et 2021 lors des élections et que beaucoup appellent prisonniers politiques. La nouvelle avait suscité un grand soulagement avant que la vraie information ne vienne démoraliser tous ceux qui pensaient à un acte fort de décrispation politique. La justice a libéré la semaine dernière 127 prisonniers sortis majoritairement de la prison civile d’Akpro Missérété. Tous ou presque tous ont été arrêtés et accusés d’actes terroristes.
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Journal du 16 Août 2023 (pour abonnés)
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Journal du 14 Août 2023 (pour abonnés)
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Création d’une Haute Direction à l'UP le renouveau: une métamorphose intrigante
En dépit de son statut de première force politique du Bénin, le parti Union Progressiste le Renouveau(UP-Le Renouveau) ne semble pas pour autant se satisfaire de sa force. Les dirigeants du parti pensent toujours au petit gris-gris pour affronter les défis de demain. Dernier exemple en date, la création d’une Haute Direction qui apparaît comme un organe aux objectifs flous.
L’Union Progressiste le Renouveau se métamorphose. Au cours de la dernière session du Bureau politique du parti tenu samedi 12 août à Cotonou, l’architecture organique du parti a été profondément modifiée. Près d’une dizaine d’articles des Statuts du parti ont été modifiés dans le but, dit-on, d’insuffler une nouvelle dynamique au parti Politique du parti. La Haute Direction est le nouvel organe créé à côté de la Direction Exécutive et du Bureau Politique qui sera composé désormais de 300 personnes. Ils sont au total neuf qui composent ce nouvel organe. Le président Djogbénou lui-même y figure.
Journal du 11 Août 2023 (pour abonnés)
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Journal du 09 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise au Niger: Tinubu "préfère" désormais la diplomatie
Le président du Nigeria et leader de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Bola Tinubu, s’est exprimé sur la crise au Niger, affirmant que la voie diplomatique était la meilleure option pour résoudre la situation tendue dans le pays. Cette déclaration intervient à la suite de l’expiration de l’ultimatum posé par la Cedeao aux putschistes nigériens. Selon le porte-parole de Tinubu, Ajuri Ngelale, le président nigérian et ses pairs de la CEDEAO préfèrent « une résolution obtenue par des moyens diplomatiques, par des moyens pacifiques, plutôt que tout autre », a ajouté le porte-parole.
Crise au Niger : l’option imprudente du Bénin
Depuis le 26 juillet, le Niger est sous les feux de la rampe avec le coup d’Etat qui a renversé le président Bazoum. Le Bénin voisin a été très présent dans la résolution de cette crise par la personne de son président Patrice Talon. Seulement, les déclarations faites et les postures affichées compromettent un peu les bonnes relations entre le Bénin et le Niger. Hier dimanche 06 juin a pris fin l’ultimatum donné aux putschistes du Niger par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de rétablir l’ordre constitutionnel et le président déchu Mohamed Bazoum. On se rappelle très bien, les premières menaces contre la junte étaient parties du président Patrice Talon le 27 juillet à la sortie d’une audience avec son homologue nigérian et président en exercice de la CEDEAO Bola Ahmed Tinubu.
On se rappelle très bien. Le président de la république affirmait sans barguigner que la CEDEAO ferait tout pour rétablir Bazoum au pouvoir même s’il faut faire recours à une option militaire. Désigné par le président Tinubu pour porter le message aux militaires putschistes, Patrice Talon n’a jamais pu se rendre à Niamey. A deux reprises, il aurait essuyé un refus d’atterrissage pour son avion par les nouveaux hommes forts de Niamey. Du début de cette crise jusqu’à maintenant, le Bénin s’est affiché comme le bon élève d’une CEDEAO, pourtant affaiblie, en restant solidaire des décisions prises. Aussi a-t-il fermé sa frontière avec le Niger le 30 juillet en respect de la décision de la CEDEAO d’appliquer des sanctions économiques contre ce pays. Après la fin de l’ultimatum intervenu hier, on se demande bien si le Bénin fera le pas risqué d’engager ses troupes au nord pour combattre le Niger.
Impasse
Les différents actes ont vite fait de ranger le Bénin dans la catégorie des « pays soutenant l’impérialisme occidental» ou pour d’autres encore une « posture irréaliste » contre un pays voisin. Mais le choix de l’option militaire pour faire rétablir l’ordre constitutionnel apparaît aux yeux de beaucoup comme une option hasardeuse, imprudente et risquée qui va déstabiliser davantage cette région déjà infestée d’organisations terroristes. Le Bénin quant à lui doit s’en mordre les doigts après avoir accumulé des erreurs dès le début de ce conflit. Bien que soutenant les décisions prises à Abuja, le gouvernement béninois pourrait nuancer son engagement comme le fait le Togo.
Journal du 07 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise Niger - CEDEAO: Fin de l'ultimatum, et après ?
L’ultimatum donné par la Cedeao aux putschistes ayant pris le pouvoir, pour rétablir le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum vient d’expirer ce lundi 07 août. Les deux camps affûtent les armes. Les populations du Niger et de la sous région ne suivent pas le mouvement va-t-en-guerre. Et le monde entier retient son souffle. La sous région ouest africaine est sous haute tension. Le délai octroyé à l’homme fort du Niger, le président auto-proclamé du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) Abdourahamane Tchiani pour libérer le président élu Mohamed Bazoum et lui permettre de reprendre les rênes du pouvoir a expiré il y a quelques heures.
Le Niger a depuis quelques heures fermé son espace aérien « face à la menace d’intervention qui se précise à partir des pays voisins« . Chacun se demande si la menace des dirigeants de la Cedeao de recourir à la force après ce délai sera mise à exécution. Au stade actuel, personne ne peut savoir ce qui va se passer dans les prochains jours. On imagine que dans les coulisses, les tractations vont bon train avec les putschistes pour une sortie de crise. Entre les chefs d’État de la Cedeao aussi. Pendant ces dernières heures, le téléphone n’a certainement pas cessé de sonner dans toutes les chancelleries françaises et américaines également.
Journal du 04 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise au Niger: la Cedeao au pied du mur
Le compte à rebours a commencé. Plus que deux jours, soit le dimanche 06 août à minuit, avant la fin de l’ultimatum lancé aux putschistes nigériens pour se plier aux injonctions des dirigeants de la Cedeao. Passer ce délai et si l’ordre constitutionnel n’est pas établi, les dirigeants de la Cedeao n’ont plus d’échappatoire : intervenir militairement ou perdre la face et se décrébiliser définitivement.
Les dirigeants de la Cedeao réunis en urgence le dimanche 30 juillet dernier à Abuja, se sont-ils pris les pieds dans le tapis, en donnant un ultimatum de seulement sept jours, pour remettre les pleins pouvoirs au président nigérien Mohamed Bazoum renversé par le chef de sa propre garde rapprochée ? Ne sont-ils pas allés trop vite en besogne ? Ce jour-là, lorsque le nouveau champion de la lutte anti coup d’État, le président nigérian fraîchement élu Bola Tinubu bombait le torse et tapait sur la poitrine, jurant de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, avait-il pris toute la mesure et la portée d’une telle décision?
Que va t-il se passer si à partir du lundi prochain, les putschistes refusent de se plier aux injonctions de la Cedeao ? Les négociations entamées donneront-elles une chance à la paix ? La guerre sera-t-elle déclenchée ou bien l’ultimatum sera-t-il prolongé ? En tout cas, le monde entier retient son souffle. Les populations du Niger et de la sous région sont quand à elles, dans l’expectative. Au même moment, les bruits de bottes se précisent. Des deux côtés, on se prépare à la guerre. Depuis le mercredi dernier, les chefs d’état-major des armées de la Cedeao exceptés ceux du Niger, Mali, Burkina et la Guinée sont en conclave à Abuja pour peaufiner les stratégies d’attaque contre l’armée nigérienne. Ils attendent le mot d’ordre des politiques pour déclencher les hostilités.
Dans ce sens-lá, le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Aĩssatou Tall Sall se dit prêt à participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, si la Cedeao décide d’y avoir recours. En même temps, les chancelleries occidentales commencent à évacuer leurs ressortissants du Niger et rappeler leurs personnels non essentiels. De l’autre côté, le Niger ne démord pas. Le chef auto-proclamé de la junte réunie au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), le général Abdouràhamane Tchiani se dit déterminé et affirme que son régime ne cédera pas aux menaces et pressions y compris militaires. Il a également le soutien d’une large part de la population.
Fête de l’indépendance au Bénin : les absences remarquées de Soglo et Yayi
Les festivités marquant la fête nationale du 1er août 2023 se sont tenues hier sur la place de l’amazone à Cotonou. Les manifestations ont connu un franc succès avec la présence du président du Nigéria Bola Tinubu. Mais les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo ont brillé par leurs absences. Le Bénin a commémoré le soixante troisième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Tout s’est bien passé avec un défilé militaire bien achalandé qu’ont suivi avec beaucoup d’attention les présidents Bola Tinubu et Patrice Talon. Le président du Nigéria Bola Tinubu élu en Mai est l’invité de marque du Bénin. Accompagné de plusieurs gouverneurs et de l’homme d’affaires Aliko Dangote, le président Tinubu a honoré les manifestations par sa présence.
Journal du 02 Août 2023 (pour abonnés)
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Coup d’Etat au Niger: Que vaut l’ultimatum de la Cedeao ?
Réunis hier dimanche à Abuja en « sommet spécial », les dirigeants de la Cedeao tentent de mettre la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger. Ils envisagent recourir à la force si dans un délai d’une semaine, le président nigérien déchu Mohammed Bazoum n’est pas rétabli dans ses prérogatives. Faisant ainsi courir pour ce pays et toute la sous-région, un bain de sang inutile et une transposition sur la terre africaine, la confrontation entre le bloc occidental et celui de la Russie. Outre la menace du défunt et ancien président de la Commission de la CEDEAO, le Béninois Marcel de Souza en décembre 2016, de faire usage de la force en Gambie, si l’ancien président de ce pays Yaya Jammeh ne quittait pas le pouvoir, c’est la première fois que les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’ouest menacent ouvertement et directement un de ses membres d’une confrontation militaire.
En effet, le sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu hier dimanche 30 juillet s’est achevé par un ultimatum d’une semaine donnée à la junte militaire pour réinvestir dans ses fonctions, le président démocratiquement élu il y a deux ans maintenant Mohammed Bazoum et déposé il y quelques jours. Dans son communiqué final, la Cedeao indique, en dehors des sanctions économiques et financières prises contre le pays et l’exigence d’une « libération immédiate et sans condition du président Mohammed Bazoum, que « toutes les options sont envisagées », y compris une intervention militaire, si celui-ci n’est pas rétabli dans ses fonctions passé ce délai. Quant à la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tchiani, elle n’a pas attendu la fin de ce sommet extraordinaire pour réagir. Dans un communiqué publié la veille, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) a mis en garde contre toute tentative d’intervention militaire. Selon la junte au pouvoir, l’objectif de la rencontre d’Abuja est de « valider un plan d’agression contre le Niger à travers une intervention militaire imminente en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation ainsi que des pays occidentaux ». Et le porte-parole de la junte d’ajouter avec fermeté : « nous rappelons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier, notre ferme détermination à défendre notre patrie ». Comme on peut donc le constater, le ton monte dans les deux camps. D’un côté, une armée régulière nigérienne aguerrie par plusieurs années de lutte contre le terrorisme et de l’autre, une armée de la Cedeao qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe que de nom.
Ecomog en lambeau et pas d’alternative
C’est en 1990, au moment de la guerre civile au Liberia, qu’est créée l’Ecomog en Français, Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao, la force armée de la Cedeao. Une force qui avait pour objectifs de superviser le cessez-le-feu, le maintien de la paix à l’instar des Casques bleus des Nations-Unies, le déploiement préventif dans des zones de conflits ou encore le désarmement des forces armées non régulières.
Journal du 31 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Journal du 28 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Niger: mission compliquée pour le président Talon
Le Niger, pays d’Afrique de l’Ouest, fait face à une situation politique tendue alors que des militaires des Forces de défense de sécurité (FDS) ont annoncé leur intention de mettre « fin au régime » du président Mohamed Bazoum. Ce dernier est actuellement séquestré par des membres de la garde présidentielle depuis plus de 24 heures. Le coup de théâtre a pris une tournure inattendue lorsque le chef d’état-major des armées du Niger a déclaré, via son compte Twitter, « souscrire à la déclaration » des putschistes, qui avait été lue la veille à la télévision nationale.
Cette prise de position de haut rang au sein de l’armée soulève de nombreuses questions quant aux raisons qui ont conduit à un tel soutien à l’égard des putschistes. Le communiqué, signé par le général Abdou Sidikou Issa, avance comme justification à cette décision la volonté d' »éviter une confrontation meurtrière« . Cependant, la présidence du Niger n’a pas encore réagi à ce soutien surprenant, laissant planer le doute quant à l’attitude qu’elle adoptera face à cette crise politique en cours.
Journal du 26 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Coopération Bénin – Nigéria : la hache de guerre est-elle définitivement enterrée?
Le Bénin et le Nigéria ont-ils définitivement tourné les pages sombres de leurs relations? Tendues au cours des quatre dernières années, les relations entre le Bénin et le Nigéria se révèlent sous un autre jour avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, candidat soutenu par l’ancien président Muhammadu Buhari lors de la dernière présidentielle au Nigéria. Au regard des premières actions de la nouvelle administration nigériane, Bola Tinubu semble se démarquer de la position de son prédécesseur et affiche une certaine volonté de normaliser les relations.
Des années durant, les relations entre le Bénin et le Nigéria ont été marquées par des tensions persistantes, exacerbées par la fermeture abrupte des frontières en août 2019. Cette mesure unilatérale prise par le président d’alors, Muhammadu Buhari, a entraîné des conséquences pour les deux pays. Le Bénin a payé le prix fort de cette mesure. Officiellement, les raisons avancées étaient d’ordre sécuritaire et visaient à lutter contre la contrebande et à protéger le marché. La fermeture initialement prévue pour une durée de 28 jours, s’est étendue sur plusieurs mois, causant des perturbations dans le passage des marchandises et des personnes entre les deux pays voisins et une crise économique touchant de nombreux secteurs informels.
Cependant, un changement significatif dans les relations s’est fait sentir avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, successeur de Muhammadu Buhari. Quelques semaines après son investiture, Bola Tinubu a ordonné la réouverture complète du poste frontalier de Sèmè aux importations de véhicules et d’autres types de marchandises en provenance du Bénin ou d’autres Etats d’Afrique de l’Ouest. De plus, les présidents des deux nations se sont rencontrés à plusieurs reprises, témoignant d’un effort pour réchauffer les relations entre les deux pays. Des images de ces rencontres ont mis en évidence une certaine complicité entre les deux dirigeants, montrant une volonté commune de renforcer la coopération. Dans la foulée, le milliardaire nigérian Aliko Dangote a rendu visite au président Talon.
Journal du 24 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Appel à la grâce présidentielle pour Aïvo, Madougou: Me Robert Dossou sera t-il entendu ?
Au cours de sa dernière sortie médiatique hier dimanche, Me Robert Dossou s’est invité dans le dossier très délicat des « détenus politiques« . Pour le paraphraser, il « quémande » la grâce du président Patrice Talon en faveur des prisonniers politiques Joël Aïvo, Réckya Madougou et consorts. Avant lui, plusieurs hautes personnalités béninoises ont déjà fait la même démarche. Des voix éminentes se sont élevées pour plaider en faveur de cette grâce présidentielle.
Les anciens présidents de la République du Bénin, Nicephore Soglo et Boni Yayi notamment. Jusque-là, il n’y a eu aucun résultat. Alors, cette énième démarche de Me Robert Dossou soulève une question cruciale : le président Talon sera-t-il, cette fois-ci à l’écoute de ces appels ? En effet, l’intervention de Me Dossou vient comme pour renforcer cette demande pressante de tous ceux qui se sont penchés sur le dossier.
Journal du 21 Juillet 2023 (pour abonnés)
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