Le culte ou le masque Egungun, également appelés « Revenants », ou « Kouvitos » ou encore « Kluitos » occupe une place importante dans la culture, la spiritualité et les traditions du Bénin. Hérité des Yorubas, cette culture qui est aussi un culte célèbre les ancêtres défunts en leur attribuant un rôle actif dans la vie des vivants. Chargé de symbolisme et de spiritualité, ce culte est à la fois un hommage aux ancêtres et une pratique sociale ancrée dans l’histoire des communautés béninoises. « Le masque Egungun n’est pas un simple couvre-visage. C’est une tenue complète constituée de plusieurs couches de tissus colorés, de broderies et d’éléments décoratifs. Ces costumes sont souvent ornés de perles, de coquillages, de miroirs et de motifs symboliques, qui reflètent le statut et les qualités des ancêtres qu’ils représentent ». Cette déclaration d’un « bâlê » (prêtre du culte Egungun), qui a requis l’anonymat, montre l’importance mais aussi la majesté qui entoure le culte Egungun au Bénin. Selon les dignitaires de ce culte, chaque masque est unique et peut être interprété comme une « personnalité spirituelle ». Les motifs et les couleurs choisies varient selon les lignées, les clans, les régions ou les esprits invoqués. Ils sont créés pour honorer les ancêtres et leur conférer une identité visuelle.
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Coalition des partis de la majorité présidentielle au Bénin : les partis de Talon à l'école de l'opposition ?
Après le cadre de concertation de l’opposition mis en place il y a quelques jours, les partis politiques qui constituent la majorité présidentielle s’apprêtent à mettre sur pied une coalition. Cette démarche qui sonne comme une réponse à l’écho donnée par l’opposition, suscite moult interrogations au sein de l’opinion. Certains analystes se demandent si les partisans de Talon sont dans un mimétisme au regard de l’acte posé par l’opposition. Il y a quelques jours, l’opposition au régime de Talon a créé un cadre de concertation. Et déjà, la réponse de la majorité présidentielle à ce regroupement politique s’annonce. En effet, L’opposition béninoise, longtemps fragilisée par les réformes électorales et une compétition qualifiée de « déséquilibrée », a su se maintenir grâce à une capacité d’écoute des frustrations populaires et une critique vigoureuse de la gouvernance actuelle. Cette résistance en rang dispersée a fini par converger vers un même point, les poussant à créer le cadre de concertation des partis d’opposition.
Culte des Abiku au Bénin: entre mystique, spiritualité et réalité Sociale
Le culte des Abiku, profondément enraciné dans la tradition béninoise et ouest-africaine, continue de susciter fascination et questionnements. Ces êtres considérés comme « nés pour mourir » occupent une place centrale dans les croyances locales, mêlant spiritualité, mythologie et pratiques rituelles. Leur culte est surtout rattaché à la communauté Yoruba du Bénin. Le terme « Abiku » peut être approximativement traduit par « né pour mourir ». Ce mot désigne une croyance répandue en pays yoruba selon laquelle, il existe des êtres surnaturels vivant dans les forêts, et qui venaient de temps en temps dans le monde des vivants à travers un nouveau-né. Leur séjour parmi les hommes devait être court car avant de quitter leur monde surnaturel, ils avaient déjà convenu de la date du retour auprès des leurs. A la date convenue, l’enfant au travers duquel ils étaient venus devait mourir afin qu’eux puissent repartir.
Rencontre entre le PCC et les partis de la majorité : Quel modèle pour la démocratie béninoise ?
Les 18 et 19 novembre 2024, une délégation d’experts du Parti communiste chinois (Pcc) a échangé avec les membres des deux grands partis politiques de la majorité présidentielle à Cotonou. Ces rencontres suscitent des interrogations au sein de l’opinion béninoise sur le modèle que représente le Pcc. Avec les cadres de l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain, les experts du Parti communiste chinois ont discuté des défis liés à la gouvernance, au développement socio-économique. Le Pcc a présenté son modèle de gouvernance centralisée, fondé sur une discipline rigoureuse, une planification à long terme et un contrôle étatique fort.
Bénin: première victoire pour le cadre de concertation de l’opposition
Créé il y a seulement quelques jours, le cadre de concertation de l’opposition marque déjà son territoire. La réalisation de ses objectifs vient de démarrer par la rencontre tenue lundi 18 novembre avec le ministre de la justice sur l’audit du fichier électoral. Ce pas important constitue une première victoire pour cette coalition politique et donne la preuve de sa considération par le pouvoir en place. Sous le leadership du parti Les Démocrates, plusieurs formations de l’opposition béninoise ont créé le dimanche 10 novembre dernier à Cotonou, un cadre de concertation. Cette coalition a pour objectif, selon la déclaration commune rendue publique à la signature de l’accord de constitution, de réparer une « démocratie abîmée » et s’assurer que les élections générales de 2026 se déroulent dans la transparence.
Rites de sortie d’enfant dans l’ère culturelle Adja-Tado au Bénin: Une célébration de vie et de spiritualité
Dans l’ère culturelle Adja-Tado, qui englobe une partie significative des populations du sud-ouest du Bénin, la naissance d’un enfant est accueillie comme une bénédiction divine. C’est un moment empreint de spiritualité et d’importance communautaire. Les rites de sortie, pratiqués quelques jours ou semaines après la venue au monde du nouveau-né, constituent un moment essentiel où la famille et la communauté célèbrent la vie tout en renforçant les liens sociaux et spirituels. « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille, fait briller tous les yeux », écrit Victor Hugo, (Les feuilles d’automne 1831). Au Bénin et particulièrement dans l’ère culturelle Adja-Tado qui réunit le continuum « Gbé », la sortie d’un nouveau-né est une étape importante dans la vie de celui-ci mais aussi de toute sa famille. Les rites de sortie d’enfant marquent la première apparition officielle de l’enfant hors de l’intimité familiale. Les objectifs de cette cérémonie sont entre autre, protéger le nouveau-né des mauvais esprits, l’introduire dans la communauté humaine et spirituelle et honorer les ancêtres puis demander leurs bénédictions pour la vie future du bébé. Dans la culture Adja-Tado, on considère que l’enfant, avant cette étape, appartient encore à un entre-deux monde mystique, c’est – à – dire entre le monde des vivants et celui des esprits. Et les rites ont pour rôle de l’arracher au monde des esprits et consolider sa place parmi les siens c’est – à – dire le monde des vivants.
Affaire Dangnivo : Pourquoi cette détention prolongée sans jugement de Kossi Alofa ?
Commencé le 17 août 2010, l’affaire Dangnivo n’a toujours pas dit son dernier mot au Bénin. Adossé au régime précédant celui de Talon, ce dossier n’a pourtant pas bougé depuis que Boni Yayi a quitté le pouvoir en 2016. Il y a quelques jours, l’une des personnes mises en cause a saisi par lettre le président de la République pour demander la clémence pour sa libération. Du coup, on se demande qui bloque l’évolution de ce dossier et à qui les choses, en l’état, profitent. Arrêté dans le cadre de l’affaire Dangnivo en 2010, Kossi Kodjo Alofa demande la clémence de Patrice Talon pour sa libération. C’est à travers une lettre dans laquelle le prévenu rappelle qu’il n’a jamais été jugé, depuis 14 ans qu’il est placé en détention provisoire alors que deux décisions de la Cour constitutionnelle jugent son maintien en prison contraire à la constitution. En effet, le dossier de la disparition tragique de ce cadre du ministère de l’économie et des finances, n’est toujours pas élucidé. Entre temps, le dossier Icc auquel est associée la disparition de Dangnivo, a bénéficié d’un procès médiatisé, même si le verdict ne plait pas aux victimes restées à ce jour sans dédommagement.
Bénin: des débats superficiels au lieu des vrais enjeux de développement
(Des enjeux passés sous silence, Le pouvoir d’achat s’affaiblit, ces sujets qui ont ravi la vedette aux véritables problèmes du peuple). À l’approche des élections générales de 2026 au Bénin, la scène politique nationale offre un spectacle préoccupant. À quelques mois d’un scrutin crucial pour l’avenir du pays, le débat politique semble davantage centré sur des querelles de personnes, des manœuvres de positionnement et des attaques personnelles, au détriment de véritables discussions sur les défis sociaux, économiques et sécuritaires auxquels les Béninois font face. Depuis quelques mois, la plupart des échanges entre partis politiques autour des questions de gouvernance s’articulent autour de joutes verbales et de discours accusateurs, plutôt que de visions concrètes et de plans d’actions. Pour de nombreux observateurs, le débat politique actuel au Bénin manque de profondeur et témoigne d’une politique qui privilégie les effets de manche aux solutions concrètes.
Bénin: deux promesses majeures de Patrice Talon toujours en difficulté
Dans quelques jours, le président béninois Patrice Talon sera encore face aux députés pour son avant dernier discours sur l’état de la nation. Mais en attendant, faisant le point des grandes annonces faites en décembre 2023 devant la représentation nationale, on se rend compte qu’un an après, deux promesses majeures se retrouvent en difficulté. Il s’agit de la construction de 32 lycées (promesse reportée de 2023 à 2024), et de la stabilité dans la fourniture de l’énergie électrique.
Bénin: ce kpayo qui s’impose aux temps, défie les mesures et continue de tuer
La vente d’essence frelatée, communément appelée kpayo, est une activité bien connue de tous les Béninois. Malgré les dangers liés à la manipulation de ce produit et en dépit des mesures prises au fil du temps par les gouvernements successifs du Bénin, l’activité du kpayo prospère au nez et à la barbe des dirigeants incapables d’y mettre fin ou même de réguler le ce commerce informel, pourtant formellement interdit. La vente de l’essence kpayo est désormais un problème et un phénomène de société au Bénin. Pourtant les conséquences sont énormes. Il y a trois jours, le mardi 05 novembre 2024, un véhicule transportant de l’essence de contrebande, communément appelé ‘’kpayo’’ a pris feu à Agonlin-Houégbo, dans le département du Zou, faisant un mort et des dégâts matériels. En Janvier de cette même année, l’essence « kyayo » a frappé à Cotonou, Le drame s’est produit très tôt le mercredi 10 janvier 2024. Il s’agit d’un camion qui, par inadvertance, a percuté violemment un véhicule de transport chargé de plusieurs bidons d’essence kpayo. Conséquences, le véhicule a pris feu, son conducteur est mort calciné.