Amnesty International épingle 19 pays d'Afrique

Il est autant difficile de lutter contre la corruption que d’être un combattant qui en dénoncent les cas. À l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption ce mardi, Amnesty International publie un rapport sur la situation dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Dans ces pays, les défenseurs des droits humains qui y combattent la corruption risquent arrestations, harcèlement, placements en détention, lourdes amendes. Certains risquent même la mort. Dans ce rapport, Amnesty s’est intéressé à 31 de ces personnes actuellement menacées.

Selon Liliane Mouan, conseillère sur la corruption et les droits humains à Amnesty International à Dakar. En dépit du fait que la majorité des Etats membres de l’Union Africaine aient ratifié la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, la corruption perdure avec la même intensité en Afrique et prospère dans un climat de restrictions draconiennes des droits humains et de l’espace civique, qui limite la capacité des défenseurs des droits humains à demander des comptes à des acteurs puissants au sujet de la corruption.

« On ne peut pas dire qu’il y ait un pays spécifique où la situation est la plus alarmante. Ce que nous avons constaté, c’est que dans ces pays, les autorités ont adopté des lois répressives pour restreindre l’exercice des droits fondamentaux et utiliser certaines lois existantes pour faire taire les voix critiques, y compris les lanceurs et lanceuses d’alerte, qui jouent un rôle crucial en signalant ces agissements. Parallèlement, les défenseurs des droits humains qui essaient de combattre la corruption sont confrontés à un manque de lois permettant de les protéger, à des institutions judiciaires biaisées et à une culture d’impunité qui laisse justement les pratiques malhonnêtes et les abus de pouvoir impunis », précise  Liliane Mouan sur RFI.

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Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin

En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.

Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : «  Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».

De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.

La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.

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Communications électroniques au Bénin: un secteur qui ne connaît pas la crise

(343,489 milliards de chiffres d’affaires, 6 811 527 de consommateurs, MTN 67,5% de part de marché) Chiffres d’affaire en hausse, accroissement sans cesse du nombre d’utilisateurs, investissements en nette évolution….le secteur des communications présente une embellie remarquable. En dépit de la morosité économique mondiale engendrée par le covid, la guerre russo-ukrainienne et l’inflation galopante, les communications électroniques font dépenser plus les Béninois.

Les communications électroniques constituent un secteur d’avenir. En dépit de la récession que connaissent tous les secteurs dans le monde depuis ces deux dernières, celui des communications électroniques semblent bien se porter et les chiffres en disent long sur la bonne santé de cette filière. Selon le rapport d’activités 2022 de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques(ARCEP), les chiffres présentent une augmentation de 18,2% par rapport à l’année 2021. « Le marché des communications électroniques affiche au 31 décembre 2022, un chiffre d’affaires estimé à 343,489 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 18,2% par rapport à 2021 », précise le rapport à la page 51.

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Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance

Dans un entretien accordé à un média de la place, le Procureur de la Criet Mario Mètonou a battu en brèche, les récriminations de ses concitoyens selon lesquelles « sa » juridiction est un instrument de répression. Pour donner le change, il soutient mordicus que la Criet est « totalement indépendante ». Une déclaration qui est à l’opposée de celle de l’ex-juge de la Criet Essowé Batamoussi.

Que dirons les « détenus politiques » notamment l’ancienne ministre Réckya Madougou, le Professeur Joël Aïvo, les exilés Sébastien Ajavon, Komi Kounché et consorts, si ils ont suivi avec attention, les mêmes déclarations du « Procureur très spécial », Super Mario, comme aiment l’appeler ses compatriotes ? Ceux-ci ne seront certainement pas surpris. Ils ont déjà été « victimes » de « l’indépendance » et de la rigueur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. 

Condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des faits qu’ils n’ont jamais reconnus, certains de leurs avocats ont dû abandonner leurs clients en plein procès pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « une parodie de justice ». C’est pour cela que les déclarations du Procureur Mètonou doivent interpeller tout Béninois. En effet, lors de cet entretien à Bip Radio il déclarait : « il n’y a pas eu depuis que je suis là, une seule procédure, une seule poursuite que j’ai voulu engager et j’ai été retenu par un bras politique. Il n’y en a pas une seule ». Et le Procureur spécial d’ajouter que sa juridiction est « totalement indépendante ».

Sauf que ces déclarations sont en totale contradiction avec celles de l’ancien juge à la Criet et actuellement réfugié en France, Essowé Batamoussi. Dans un entretien diffusé par Rfi en avril 2021, il a justifié sa fuite du pays par le fait qu’il ne pouvait pas exercer sa tâche de manière indépendante en raison des pressions politiques. « Toutes les décisions que nous avons été amené à prendre l’ont été sous la pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Réckya Madougou en détention (….) Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie car, le dossier ne comportait aucun élément  qui pouvait nous décider à la mettre en détention», avait-il déclaré.

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Lutte contre la corruption au Bénin : le système prend l’eau de partout

Le Bénin connaît depuis quelques jours une augmentation des scandales de corruption. Sociétés d’Etat, agences, ministères et même la présidence de la République sont ébranlés chacun par des dossiers rocambolesques. Les cas révélés par la presse et qui pourraient ne pas être les seuls amène plusieurs personnes à penser à l’inefficacité du dispositif mis en place par le gouvernement.

La corruption a vraiment la peau dure au Bénin. Telle l’hydre de Lerne, elle sort toujours une tête lorsqu’on essaie d’en couper une. Aucune batterie d’actions n’a été assez efficace pour éradiquer le fléau. Depuis 1990, tous les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir ont essayé vaille que vaille de lutter contre la corruption. Installé depuis Avril 2016, le pouvoir de la rupture a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Le chef de l’Etat a prôné dès sa prise de pouvoir une société de vertu et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Pour joindre l’acte à la parole, il met en place un dispositif rigoureux de répression des actes de prévarication en créant une cour spéciale dédiée à cette lutte. Il s’agit de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du terrorisme(CRIET). Depuis sa création, cette cour a connu des centaines de dossiers et sanctionné des personnes impliquées. Bien que les peines de prison soient très lourdes et suffisamment dissuasives, elles n’ont pas réussi à arrêter les nombreux cas de malversation qui essaiment le pays. La preuve, depuis plusieurs semaines, les cas de malversations sortent de terre comme des champignons.

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Réchauffement des relations bénino-nigérianes: l’ombre du milliardaire Dangoté

Aliko Dangote

Un nouveau vent souffle  entre le Bénin et le Nigéria, avec la rencontre des présidents Patrice Talon et Bola Tinubu le vendredi dernier à Paris après  plusieurs années de froid. Accusé d’être le principal acteur du clash entre les deux pays, le milliardaire nigérian Aliko Dangoté, aura finalement réussi à jouer en douce, le rôle d’entremetteur pour cette réconciliation. Embrassade, accolade, sourire et regards complices entre le président Patrice Talon et le nouvel homme fort du Nigéria Bola Tinubu. C’est l’image diplomatique forte que les deux hommes ont offert aux photographes et cameramen le vendredi 23 juin dernier en marge du  sommet pour un nouveau pacte financier tenu à Paris. Au cours d’un long tête-à tête, les deux chefs d’Etat ont eu des gestes d’affection affichant ce que les Américains appellent une « bromance » (amitié forte). Ils semblent sincères comme larrons en foire. 

A  l’issue de l’entretien, le président Tinubu déclare : les relations du Nigéria avec le Bénin sont «  comme celle  de jumeaux siamois, unis par les hanches et soutenus par d’autres pays ». Talon répond : «  tout ce qui  est interdit au Nigéria  sera également interdit au Bénin ». Les dés viennent ainsi d’être jetés pour le retour à la normale des relations entre le Bénin et le Nigéria. Mais, personne ne peut oublier les quatre dernières années de relations glaciales et exécrables entre les deux pays caractérisées par la fermeture unilatérale des frontières terrestres le 20 août 2019 décrétée par le président nigérian sortant Muhammadu Buhari et d’une passe d’arme à fleurets mouchetés. Cet embargo avait été annoncé pour durer 28 jours. Finalement il durera 16 mois. L’impact sera énorme des deux côtés de la frontière.  Arrêt du trafic routier, interdiction du passage des camions de marchandises et des personnes. Cambistes et déclarants en douanes au chômage. Blocage de l’économie informelle qui alimentait des millions de personnes. Officiellement, Abuja a évoqué des raisons sécuritaires et la contrebande de certains produits notamment le riz, les tissus wax, la friperie et la protection de son marché, pour justifier la fermeture de ses frontières terrestres. Aliko Dangoté sera désigné, comme celui par qui le malheur de millions de Béninois et Nigérians qui vivent du commerce transfrontalier a commencé.

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Nouvelle ère dans les relations Bénin - Nigéria: Soumission ou réciprocité?

Conflictuelles et tendues pendant l’ère Buhari, les relations entre le Bénin et le Nigéria donnent des signaux d’apaisement avec l’arrivée de Bola Tinubu à Aso Rock. Le président Talon qui en rêvait depuis des lustres se montre « très docile » et très « souple » afin de maintenir de bonnes relations avec le nouvel homme fort d’Abuja.

« Nous sommes prêts à travailler avec vous pour mettre en œuvre des politiques qui protégeront nos économies aux entrées terrestres et maritimes.Tout ce qui est interdit au Nigéria sera également interdit au Bénin ». Cette déclaration du président Patrice Talon après l’audience avec son homologue nigérian à Paris il y a quelques jours sonne comme la nouvelle ligne directrice de la coopération benino-nigériane. Les images affichent deux chefs d’Etat assez complices, s’embrassant avec beaucoup de chaleur et s’affichant sur une photo les mains dans les mains. Longtemps restée en hibernation avec la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays, cette coopération trouve une bonne occasion de renaissance avec la réouverture de ces frontières quelques jours après l’arrivée du président Bola Ahmed Tinubu. Pour maintenir cette bonne nouvelle et cette main tendue du nouveau président du Nigéria, le chef de l’Etat béninois entend jouer sa partition.

Et comment ? Depuis la proclamation des résultats de l’élection du président Tinubu, Patrice Talon a multiplié les gestes de décrispation.

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Bénin: l’UPR dans l’ivresse de la majorité mécanique

Au cours d’une conférence de presse donnée hier au parlement par le parti Union Progressiste le Renouveau, le parti s’en est pris au parti Les Démocrates qu’il accuse d’abuser de ses pouvoirs et prérogatives. Un discours qui a surpris plus d’un au regard des dernières actualités de l’Assemblée Nationale. Insincérité. Tel est le mot qui résume la conférence de presse du parti UPR. Hier à l’Assemblée Nationale, le parti majoritaire a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a chargé le parti Les Démocrates accusant ses députés de privilégier les intérêts et l’auto-promotion au détriment de ceux des populations qu’ils représentent.

Plus loin, la déclaration lue par le président du groupe parlementaire l’honorable Aké Natondé accuse le parti de l’opposition d’abuser de ses droits et de ses prérogatives et enfin de tirer sur la corde régionaliste. Selon plusieurs observateurs de la vie politique béninoise, le discours tenu n’aurait pu être que celui du parti Les Démocrates. En effet, les griefs de l’UPR sont bien ceux dont beaucoup de Béninois les accusent. Pour eux, le parti UPR soutenu par le Bloc Républicain(BR) ne se préoccupe pas de la situation du parlement et abuse de sa majorité.

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Interdiction de la croisade du Dr Kumuyi: Yayi comme bouc émissaire ?

 Après son succès franc au Cameroun, le Ghana et le Togo, la croisade de prières du pasteur Kumuyi a été empêchée au Bénin. Si les raisons officiellement évoquées sont la présence de la fièvre Lassa à Porto Novo, certains observateurs estiment que cette interdiction est motivée par des raisons subreptices renforcées par l’implication de Boni Yayi dans cette croisade de prières. Une croisade est une campagne de prières et d’évangélisation qui vise à nettoyer un lieu et des personnes des impuretés qu’ils contiennent. Il faut préciser qu’une croisade chrétienne dans un pays est une occasion pour rapprocher le peuple à la parole de Dieu.

C’est une occasion pour créer les conditions afin de les amener à écouter la parole de Dieu. Au Bénin, la délégation des organisateurs est allée rencontrer le Président Boni Yayi à son domicile afin que ce dernier aide à la promotion de cette croisade qui se tient sur le territoire béninois. Le thème de la croisade du pasteur Kumuyi au Bénin est intitulé : « La libération surnaturelle ». A en croire les organisateurs, ce sera un rendez vous pour le Révérend et Patriarche J C Dr  Kumuyi, celui qui a prié pour les peuples dans la sous-région et le monde entier. Il y a deux mois, il était au Togo, Cameroun et Ghana. Son passage n’a jamais été vain. Dans chaque pays, il fait des exhortations et invoque une grande puissance divine  qui poussent les participants à la croisade, à sentir la présence de Dieu à leurs côtés. Il transforme le cœur des participants, vide leur chair et dès lors qu’ils acceptent la présence du Très-Haut dans leur vie, ils reçoivent les bénédictions surnaturelles. 

Dr Kumuyi est un homme de Dieu. Depuis plusieurs  années, il sert Dieu. Tout pays qui le reçoit ne peut que recevoir des bénédictions , des dons dans divers domaines : victoire sur le diable, réussite dans les affaires, santé pour les enfants, la famille… . Un passage du pasteur, c’est une pluie de guérisons qui descend sur tous les participants car Dieu est un Dieu de feu . Il consume tout ce qui lui est désagréable. Il détruit les idoles qui sont au Ciel, sur la Terre et dans le monde invisible. Il fait beaucoup de miracles : les handicapés se lèvent, les aveugles voient, grâce à la puissance de Dieu.

Dr Kumuyi vient pour la deuxième fois au Bénin après 2013 car notre pays était choisi comme le premier pays pour relancer ses campagnes d’évangélisation. Cette croisade sera l’occasion pour remettre la République dans les mains de Dieu. Ainsi, après le Togo en 2022, cette année en  2023, c’est le Bénin pour une deuxième fois.

Fiasco au Bénin

A leur descente au Bénin,  la délégation des organisateurs est allée rencontrer l’ancien président Boni Yayi qui s’investit ces derniers temps dans l’évangélisation afin qu’il participe à la  mobilisation générale du peuple autour de la croisade de Porto Novo. C’est dans ce cadre que le Président a invité tout le monde et toutes les âmes perdues à la rencontre de Dieu. C’est  comme au Nigeria, où l’équipe de Kumuyi est allée rencontrer l’ancien président Babangida afin qu’il aide à la mobilisation du peuple, et ce dernier n’avait pas hésité à demander au peuple du Nigéria d’aller écouter la parole de Dieu en participant à la croisade du Dr Kumuyi pour que les problèmes vitaux de la société trouvent solutions grâce à la puissance de Dieu. 

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Position ambiguë du BR au Bénin: tantôt de la majorité, tantôt de la minorité

En dépit de son idéologie libérale publiquement exprimée, le Bloc Républicain affiche une instabilité dans sa posture politique. Le parti qui doit desormais chercher son équilibre entre une majorité présidentielle bicéphale et une minorité qui le menace, donne le plus mauvais exemple de l’instabilité politique après les réformes de 2019. Le Bloc Républicain est  toujours en quête de stabilité et de cohérence dans sa posture politique. Membre à part entière de la majorité présidentielle qui accompagne le président Patrice Talon depuis 2019, le parti n’a pourtant pas hésité à revendiquer son appartenance à la minorité parlementaire lors des débats et processus de désignation des représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux et la Haute Cour de justice.

Le parti s’est trouvé un positionnement ambigu et surprenant. Il est de la minorité parlementaire. Pour être plus précis, le parti est de la « minorité de la majorité ». Il n’est pas en fait de la minorité vue comme le courant politique minoritaire au parlement. Non. Il est de la majorité parlementaire c’est-à-dire du bloc des députés majoritaires. Dans le cas d’espèce, cette majorité est constituée par les partis UP LE Renouveau et le BR. Cette majorité contrôle le bureau du parlement avec deux membres sur les sept. Cette majorité parlementaire est, par ailleurs partie intégrante de la majoritaire présidentielle qui soutient le président Patrice Talon et qui est composée aussi des partis satellites comme l’UDBN, Moele Bénin et bien d’autres. Dernier exemple de l’appartenance du BR aux majorités présidentielle et parlementaire c’est la visite rendue au président du parti par son homologue du parti UP le Renouveau. La posture de minorité dans la majorité n’est donc qu’une position conjoncturelle et opportuniste qui veut que le parti se démarque de l’UP le renouveau pour pouvoir bénéficier de prébendes politiques du moment.

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Bénin : Epiphane Quenum dénonce la configuration actuelle de la Cour constitutionnelle

L’ancien député Épiphane Quenum est enfin sorti de son mutisme. Il a été reçu ce dimanche 18 juin 2023 dans l’émission « De vous à nous » sur Peace FM, où il s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité nationale, notamment la désignation des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle et la gestion du parti Union progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau) par le Professeur Joseph Djogbénou.

 Épiphane Quenum a rejoint ceux qui expriment leur mécontentement à l’égard de la désignation des membres de la 7e mandature de la Cour constitutionnelle. « Je vous dévoile mon amertume à la désignation des membres de la Cour constitutionnelle. Je crois que cette désignation ne reflète pas du tout la configuration de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.  L’ancien membre du parti la Renaissance du Bénin et actuel membre de l’UP Le Renouveau, estime que les membres désignés par le bureau de la 9e législature ne représentent pas la composition du parlement.

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Bénin: Quenum et Lafia désavoués par une décision de la CADHP

Le 22 juillet 2019, par un arrêté, les ministres Saka Lafia de l’intérieur et Sévérin Maxime Quenum de la justice rendent public un communiqué dans lequel, ils interdisent la délivrance d’acte d’autorité à 323 citoyens poursuivis devant les tribunaux à l’époque pour diverses raisons. Mais près de quatre ans après, la Cour Africaine des Droits de l’Homme rend un arrêt le 13 juin 2023 à Arusha et demande de rapporter l’arrêté N°023/MJL/DC/SGM/DACPG/SA 023SGGG19. L’un coule ses premiers jours de retraite politique anticipée, l’autre ronge encore ses méninges dans la gestion des affaires courantes liées à l’organisation des élections législatives. Mais tous deux ont la même gêne depuis mardi dernier. Ils ont été désavoués par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour une décision prise au moment où ils étaient tous deux des puissants ministres du gouvernement.

En effet, le 22 juillet 2019, ils sortent un communiqué pour interdire la délivrance d’actes d’autorité à 323 citoyens béninois pour la simple raison qui sont cités dans des dossiers judiciaires et poursuivis devant des tribunaux. Dans le lot, on peut citer Sébastien Adjavon, Komi Koutché, Lehady Soglo… pour ne citer que ceux-là. Tous sont presque des hommes politiques en difficulté avec le pouvoir. Doit-on le rappeler, les actes d’autorité sont : «les extraits d’actes d’état civil, le certificat de naissance, la carte nationale d’identité, le passeport, le laisser-passer, le sauf conduit, la carte de séjour, la carte consulaire, le bulletin numéro 3 du casier judiciaire, le certificat ou l’attestation de résidence, le certificat de vie et de charges, l’attestation ou le certificat de possession d’état, le permis de conduire, la carte d’électeur, le quitus fiscal. La liste des actes ci-dessus n’est pas limitative ».

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Equilibre des institutions avant les élections générales en 2026: l’appel de Yayi à Talon

Une semaine après l’installation de la nouvelle Cour Constitutionnelle, Boni Yayi lance une nouvelle revendication politique. Il s’agit de l’équilibre des institutions qui n’est qu’un appel à la recomposition des institutions impliquées dans l’organisation des élections générales en 2026 que sont la Cour Constitutionnelle et la Commission Electorale Nationale Autonome(CENA). C’est une doléance qui a tout l’air d’une revendication politique. Profitant d’une prière musulmane pour la consolidation de la paix à Parakou où il séjourne depuis quelques jours, Boni Yayi a lancé à son successeur. « Je demande à Dieu de toucher le cœur du Président pour qu’un dialogue politique soit organisé. Pour la première fois depuis 1960, les élections générales (présidentielle, législatives, communales) seront organisées en 2026. Par conséquent, nous devons prendre de nouvelles dispositions de manière à aller à l’équilibre des forces qui aspirent à diriger ce pays en 2026. Nous ne voulons pas que le sang coule dans ce pays ».

Boni Yayi a lancé un petit ballon d’essai à Parakou qui ne manquera pas d’avoir des échos dans le landerneau politique les jours à venir. Et pour cause, l’équilibre des institutions est une doléance toute nouvelle qui, à priori, pourrait paraître fantaisiste ou exagérée. En effet, la désignation des membres de ces deux institutions a été faite au regard de la loi. Les méthodes utilisées ont été critiquées par les opposants mais dans l’ensemble, les lois ont été respectées.

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Bénin: la loi sur l’avortement incomplète

Depuis le 20 décembre 2021, le Bénin est entré dans le club très fermé des pays africains ayant légalisé l’avortement. La nouvelle loi autorise l’avortement à la « demande » de la femme enceinte. Pas besoin de l’assentiment de l’auteur de la grossesse, alors même qu’il est généralement admis qu’aucune femme ne peut tomber enceinte toute seule. Pour être tout à fait au complet, le législateur doit revoir sa copie. Le Bénin a succombé depuis plus de deux ans, à la mode en vogue actuellement en Occident qui veut que les femmes aient le droit de disposer librement de leur corps. Une loi a été votée dans ce sens, laissant libre cours à une femme enceinte, d’interrompre volontairement et en toute légalité, sa grossesse, lorsque qu’elle est « susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale ». Cet avortement est autorisé jusqu’à douze semaines de grossesse.

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Agbénonci, Houssou, Quenum , Hêhomey… La traque des « amis » ?

A trois ans de la fin du quinquennat, le gouvernement chancelle et semble bien perdre sa cohésion d’antan. En moins de deux mois, quatre ministres ont été remerciés. Détail surprenant et intriguant : tous ces ministres sont des intimes ou amis personnels du président. Depuis le 12 Avril dernier, le gouvernement bascule dans un cycle d’instabilité. Ce jour, le chef de l’Etat décide de limoger son ministre de la justice. En fait pour ce limogeage, l’information est partie des médias sans aucun cachet officiel. D’ailleurs le porte parole du gouvernement et le chef de l’Etat ont semblé eux-mêmes démentir ce limogeage avant qu’un remaniement ministériel ne vienne confirmer cela. Le ministre Sévérin Maxime Quenum ainsi que deux autres de ses collègues seront relevés de leurs fonctions. Il s’agit des ministres Jean-Claude Houssou et Hervé Hêhomey. Quelques semaines après, un autre ministre est limogé. Il s’agit du ministre des affaires étrangères Aurélien Agbénonci.  Mais chose surprenante, tous ces ministres remerciés pour des raisons non révélées jusqu’à ce jour ont tous des liens plus ou moins étroits avec le chef de l’Etat.

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Restauration de la démocratie au Bénin : les défis de la nouvelle Cour constitutionnelle

Installée hier dans la sobriété, la nouvelle Cour constitutionnelle est attendue sur plusieurs chantiers afin de relever plusieurs défis. En dehors de celui de l’indépendance sur lequel presque tous les Béninois l’attendent, elle aura, la mission combien importante de restaurer la démocratie et de rendre plus crédibles les élections. Les sept sages de la Cour constitutionnelle ont prêté serment hier à la Présidence de la République en présence du chef de l’Etat. Aussitôt, ils ont élu leur président en la personne Dorothée Sossa, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, ancien secrétaire général de l’Organisation pour Harmonie en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Mais les sept conseillers à la Cour constitutionnelle ont tous le même mal congénital. Tous sont choisis par la même majorité bicéphale qui dirige le pays. Et chacun d’eux a des atomes crochus avec des barrons du régime en place. Face à cette réalité, le premier défi que ces sages doivent relever est celui de l’indépendance de cette Cour. Indépendance vis-à-vis du gouvernement qui, depuis 2016, est accusé par les opposants et des analystes d’affaiblir les institutions de contre-pouvoir. Les conseillers actuels qui ont été désignés presque dans les mêmes conditions que ceux de la mandature finissante de la Cour constitutionnelle ressemblent à s’y méprendre à eux. Ils ont des profils professionnels mélangés avec des profils politiques.

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Bénin : la vraie « fausse promotion » de Bio Tchané

Le dernier conseil du Bloc Républicain tenu ce samedi 04 juin 2023 a livré des résultats à la limite insolites. Abdoulaye Bio Tchané, le Secrétaire Général du parti est passé au poste de Président. Pour beaucoup c’est une promotion mais pour ceux qui savent lire entre les lignes, c’est un enfermement et un affaiblissement qui ne dit pas son nom. Le Bloc Républicain(BR) a fait une mue en douce au cours de sa dernière session tenue ce weekend à Cotonou.  En présence du chef de l’Etat, le parti a réussi à faire des transformations qui affectent aussi bien son fonctionnement que la taille de ses organes dirigeants. La plus frappante de ces décisions est le passage d’Abdoulaye Bio Tchané de son poste de Secrétaire général à celui de Président.

Une promotion pour celui qu’on a toujours considéré comme un responsable qui a moins de pouvoir que son homologue qui dirige l’Union Progressiste et qui peut, lui, se pavaner avec son titre pompeux et envieux de président. Mais bien que n’étant que le Secrétaire général, Abdoulaye Bio Tchané était plénipotent. Il dirigeait le parti de main de maître et  en était le vrai chef. Quelques uns de ses détracteurs affirment même qu’il avait trop de pouvoirs et en abusait parfois. C’est l’une des raisons pour lesquelles, il a été vivement contesté ces derniers mois et certains n’ont pas hésité à demander sa démission. Le voila donc devenu Président. On peut s’imaginer qu’il sera encore plus fort que le SG qu’il était. C’est pourquoi beaucoup de médias n’ont pas hésité à annoncer ce qu’ils appellent « promotion » mais qui, en vérité est une vraie fausse promotion.

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Bénin : très dur pour les abonnés de l'essence frelatée

Le prix de l’essence  frelatée a quasiment doublé depuis à Cotonou et ses environs, quelques jours après que le nouveau président du Nigéria Bola Tinubu a annoncé le lundi dernier lors de sa prestation de serment qu’il mettra fin  aux subventions de l’essence de l’Etat. Depuis, les stations-services sont prises d’assaut par les conducteurs de taxi-moto et plusieurs Cotonois. C’est la ruée vers les stations-services de Cotonou, Porto-Novo et Calavi depuis quelques jours. Autrefois délaissées par les populations, elles ne désemplissent plus au grand bonheur de leurs propriétaires et employés qui tournaient les pouces à longueur de journée faute de clients. Et pour cause ! L’essence frelatée dit « Kpayo » est devenue  plus chère depuis l’annonce, par le nouveau président du Nigeria, Bola Tinubu lors de son discours d’investiture le lundi 29 mai 2023 à Abuja, de la suppression de la subvention sur les produits pétroliers.  A Cotonou le prix varie entre 700 fcfa voire 800 fcfa et à Porto-Novo de 600 fcfa à 700 Fcfa.

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Macky Sall vs Ousmane Sonko: des familles se déchirent au Sénégal

Au cœur du Sénégal, un vent de discorde souffle avec une force croissante. Les familles sénégalaises sont aujourd’hui tiraillées entre le président en place, Macky Sall, et l’opposant, Ousmane Sonko. L’atmosphère est devenue si tendue que des membres d’une même famille ne se parlent désormais plus, et tout porte à croire que la tension pourrait encore plus monter. La cause de cette division familiale est double. D’une part, il y a ceux qui soutiennent le président actuel, Macky Sall, et de l’autre, ceux qui soutiennent l’opposant Ousmane Sonko. Ousmane Sonko, leader de l’opposition et maire de Ziguinchor, se trouve actuellement dans une situation délicate. Il est actuellement en procès pour des accusations de viol et de menaces de mort envers une femme travaillant dans un salon de massage. En cas de condamnation, il pourrait être exclu des élections présidentielles de l’année prochaine. Sonko, qui a décidé de ne pas assister à son procès, a appelé ses supporters à le suivre dans une « caravane de la liberté » depuis sa ville natale de Ziguinchor jusqu’à la capitale, Dakar. Ses partisans soutiennent que ses problèmes judiciaires sont une tentative du gouvernement du président Macky Sall d’entraver sa candidature aux élections de 2024.

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Bénin: mission terminée pour Iréné Agossa

Le samedi 20 mai dernier, Iréné Agossa et son parti Restaurer la Confiance rejoignaient le parti de la majorité présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau, confirmant ce que tout le monde savait déjà. Ce n’est qu’un retour au bercail après l’accomplissement de sa mission. Mission terminée ! Ces deux mots résument à eux seuls le dernier acte posé par le désormais ancien président du parti Restaurer la Confiance Iréné Agossa. En effet, le samedi 20 mai dernier, lui et les autres membres du bureau exécutif de ce parti ont mis fin de facto, à leur aventure politique en le dissolvant pour rejoindre l’Union progressiste le Renouveau de la majorité présidentielle. «  Il faut désormais, une mutualisation profonde pour pouvoir faire face au développement de notre pays. Nous avons une mission, puisqu’en évaluant déjà l’enjeu, nous avons dit que l’Up le Renouveau n’a qu’à conduire cette mutation ». Ainsi s’exprimait M. Agossa au terme des travaux de ce congrès extraordinaire. Avant ce dernier acte, Agossa avait appelé ses militants contre toute attente, de faire campagne pour ce même parti Up le Renouveau, lors des élections législatives du 08 janvier dernier après une tentative avortée de fédérer avec le parti dit de l’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). C’était en fait l’entrée en matière pour annoncer son revirement spectaculaire qui s’en est suivi. Finies donc, la duplicité et l’ambigüité qui ont caractérisé Iréné Agossa depuis qu’il a été chassé du parti de l’opposition Les Démocrates. Le voile est levé et le masque est tombé.

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Prisons béninoises : La main lourde de la justice

Au Bénin, les peines d’emprisonnement sont devenues plus nombreuses et plus lourdes. Cinq, dix, quinze, voire vingt ans de prison ferme, là où en Occident, les accusés écopent de peines  plus légères. Si l’objectif est de ramener le délinquant sur le droit chemin, il a été démontré que même la peine de mort ne dissuade pas la commission de crime. De lourdes peines de prison comme s’il en pleuvait. La justice béninoise n’hésite plus à appliquer la loi pénale dans toute sa rectitude. Plus personne ne s’étonne d’ailleurs d’entendre le  prononcé des sentences de  cinq, dix, quinze et même vingt de prison ferme contre un accusé. De fait, les juges béninois sont devenus «  les bouches de la loi » pour évoquer les termes  stricto sensu du philosophe des « Lumières »  Montesquieu  dans son ouvrage « L’Esprit des Lois ».

En fait, les peines d’emprisonnement ont pris une place croissante dans l’ensemble du système pénal béninois depuis 2018, année au cours de laquelle le nouveau code pénal et celui du Numérique ont été adoptés sous l’égide de Me Joseph Djogbénou alors ministre de la justice. Ces lois, toujours plus sévères ont augmenté les peines de prison, alors que le principe de la case prison est considéré comme dernier recours. De telles condamnations constituent des punitions disproportionnées tout particulièrement lorsqu’elles s’appliquent à des crimes qui ne sont pas accompagnés d’actes de violences notamment l’escroquerie, la cybercriminalité ou l’abus de confiance. Les exemples sont légion. Ainsi, le jeudi 11 mai dernier, le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné un jeune homme à  05 ans dont 04 ferme pour avoir vu la nudité d’une femme. Un autre a écopé de 07 ans de prison, uniquement pour avoir refusé de restituer des sous transférer sur son compte par erreur. Le 02 mars dernier, cinq personnes reconnues coupables « d’escroquerie par le biais d’un système électronique » ont été condamnés à….

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Bénin: Une Cour sous contrôle, l’opposition écartée

Comme en 2018, les membres de la Cour Constitutionnelle ont été désignés aux termes d’un processus qui a surpris plus d’un. Conduit en toute discrétion et surtout à l’insu de l’opposition, il a abouti à la désignation de sept sages visiblement bien « dociles ». « Depuis que les politiques ont compris que la Cour constitutionnelle peut aider à gagner le pouvoir d’Etat, ils font tout pour la mettre sous leur coupole ». Cette phrase émane d’un juriste, ancien membre de la Cour constitutionnelle qui a requis l’anonymat. Il conclut que le régime présidentiel béninois est un régime où le juge constitutionnel est très fort et peut, à lui tout seul, basculer le sort d’une élection présidentielle. A la première élection présidentielle qu’il a arbitrée, celui de 1996, il a fait parler de lui. Et depuis, le juge constitutionnel est devenu très prépondérant dans l’ingénierie électorale au Bénin. Dernière illustration de cette volonté de le contrôler : les désignations de sept nouveaux membres de la Cour constitutionnelle. Selon la constitution, ces sept membres sont désignés par le chef de l’Etat et le bureau de l’Assemblée Nationale. Le premier en désigne trois et le second quatre.

Dans les contextes les plus répandus où le bureau de l’Assemblée Nationale est dirigé par la majorité présidentielle, il y a ce risque que la Cour constitutionnelle soit elle-même composée majoritairement de membres proches du pouvoir. L’adverbe « majoritairement » est d’une grande importance dans cette phrase car souvent, elle est composée entièrement de membres proches du pouvoir. Cette nuance vient du fait que la présence de partis de l’opposition à l’Assemblée Nationale amène la représentation nationale à tenir compte de sa configuration dans la composition de son bureau. C’est d’ailleurs ce qui a fait que sur les sept membres du bureau actuel de l’Assemblée Nationale, un provient du parti Les Démocrates, parti de l’opposition, qui a eu 28 députés lors des élections législatives de janvier 2023.

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Risques sécuritaires, guerre en Ukraine : Le FMI appuie le Bénin pour 68 millions de dollars

Bonne nouvelle pour les caisses de l’Etat. Le Fonds Monétaire Internationale (FMI) a accordé un financement de 68 millions de dollars au gouvernement du Bénin dans le cadre de la 2è revue du programme mixte MEDC/FEC. Conclu le 17 mai 2023, cet accord de financement a été annoncé officiellement par Younès Zouhar, représentant résident du FMI au Bénin au cours d’un point de presse animé le vendredi 19 mai à la représentation. Avec un taux de croissance de 6,3 % et la réalisation de tous les critères de performance en 2022, le Bénin se place dans le peloton de tête des pays qui ont su bien négocier la sortie de la pandémie du Covid-19 et qui ont bien résisté aux effets néfastes de la guerre russo-ukrainienne.

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9è législature au Bénin: majorité et minorité à géométries variables

Ça cafouille à l’Assemblée Nationale. Si les députés n’ont pu accorder leurs violons sur les clés de répartition de leurs représentants dans les parlements régionaux et les institutions nationales, c’est bien à cause du litige entretenu de manière sibylline sur les notions de majorité et minorité. Au gré des intérêts et des enjeux du moment, chaque camp politique en donne l’explication et le contenu qui lui profitent. Le parlement n’a pas pu désigner ses représentants pour les parlements régionaux et les institutions nationales en début de semaine. Et pour cause, le rapport de la Commission des lois propose une répartition proportionnelle prenant en compte la majorité et la minorité parlementaire. Cette option est basée sur des décisions de la Cour constitutionnelle rendues en 2009 sur des cas de désignations.

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Bataille entre Hèhomey et Yahouédéhou: nouvelle preuve des limites des réformes

La bataille politico-juridique entre l’ancien ministre Hervé Hèhomey et son suppléant Janvier Yahouédéhou pour l’occupation d’un siège à l’Assemblée nationale, vient mettre en relief, une fois de plus et si besoin en était encore, les limites des réformes politiques engagées depuis l’arrivée du président de la République Patrice Talon au pouvoir en 2016. On ne cessera jamais de critiquer et dénoncer les réformes politiques votées nuitamment et en catimini par la 8ème législature monocolore, acquise au régime de la Rupture du président Patrice Talon. A n’en point douter, elles sont discutables.

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Affaire « empoisonnement » et « coup d’Etat » au Bénin: le non lieu, 10 ans déjà…

Ce vendredi 17 mai 2013, coup de tonnerre au Palais de justice de Cotonou. Le juge du cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou Angelo Houssou a rendu une décision inattendue de « non lieu » dans les affaires d’empoisonnement et de coup d’État accusant l’homme d’affaires à l’époque Patrice Talon. Le plaignant était pourtant le chef de l’Etat d’alors. Ce vendredi 17 mai 2013. Cotonou commençait à retrouver son calme habituel des après-midis de fin de semaine avec les premiers fonctionnaires qui vidaient la ville.

Un peu après 15 heures, le juge Angelo Houssou transmet à sa secrétaire les deux ordonnances qu’il venait de prendre avant de s’engouffrer dans un véhicule pour rejoindre quelques amis en banlieue est de Cotonou. Le gros pavé jeté dans la marre du Palais de justice n’avait pas encore éclaboussé le Palais présidentiel juste en face où l’ambiance est toujours normale. La Nouvelle Tribune dirigée par feu Vincent Foly n’en donnera la primeur que vers 18 heures sur son site d’information pris d’assaut quelques minutes par des milliers de lecteurs de par le monde.

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Attaques djihadistes au Bénin : Qui sont nos ennemis ?

Terroristes, djihadistes, ou tout simplement, «individus armés non identifiés ». C’est en ces termes que sont désignés les hommes sans foi ni loi qui endeuillent les populations du septentrion depuis plusieurs années. Au fait ! Qui sont-ils ?
Tout a commencé le 1er mai 2019 quand deux touristes français disparaissent alors qu’ils étaient en vacances dans le parc de la Pendajari dans le département de l’Atacora avec leur guide béninois Fiacre Gbédji. Celui-ci sera retrouvé surplace, la tête coupée. Dix jours plus tard, les deux touristes français ainsi que deux autres otages (une Américaine et une Sud-Coréenne) seront libérés lors d’une opération militaire menée par les forces françaises au Burkina au cours de laquelle deux militaires français perdront la vie.

Ce jour-là, le Bénin, jusque-là épargné par la violence djihadiste qui sévit dans les pays du Sahel (Mali, Burkina, Niger, Nigéria et Tchad), entra dans la liste très fermée des pays menacés par le terrorisme. Les signaux qui étaient à l’orange vont virer au rouge dans la nuit du jeudi 02 décembre 2021, quand deux soldats béninois seront tués à Porga, à la frontière avec le Burkina. Dès lors, la région sera classée « zone militaire », interdite aux journalistes. Les attaques vont se multipliées et seront initialement confinées à la frontière entre l’Est du Burkina Faso et le Bénin au Nord, dans les parcs nationaux W et de la Pendjari. Mais, elles vont très vite s’étendre dans les régions de l’Alibori et au Sud de l’Atacora. Les terroristes lancent des attaques contre les forces de sécurité et exigent la fermeture des écoles. Au fil des mois cette zone qui s’étend sur les frontières du Niger, Burkina et le Bénin d’une superficie de 32.250 km2 et dans une moindre mesure une partie du Nigéria, deviendra le sanctuaire des groupes armés d’où partiront de nombreuses attaques contre les forces de sécurité et les populations. Lors d’une cérémonie en hommage à cinq soldats tués en avril 2022, le gouvernement béninois annoncait que le pays avait été l’objet d’une vingtaine d’attaques depuis décembre 2021 avec autant de morts…

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Renouvellement des membres de la Cour Constitutionnelle: 1er round de la bataille de 2026

Les sages de la cour constitutionnelle du Bénin

Le mois de Mai 2023 sera marqué par la désignation des membres de la prochaine Cour constitutionnelle avant leurs installations en juin prochain. Juges du contentieux pour les élections législatives et présidentielle et habiletés à proclamer les résultats provisoires et définitifs, leurs choix ne manquent guère d’enjeu pour les hommes politiques de la majorité présidentielle comme de l’opposition. Conciliabules et tractations diverses ont commencé par identifier et désigner les sept membres qui devront siéger à la prochaine Cour Constitutionnelle dès juin prochain. Sauf cataclysme, certains membres – certaines sources parlent de la majorité – de la Cour actuelle devront être maintenus pour maintenir une certaine stabilité de l’institution nécessaire à la traversée de la période électorale sensible de 2026. Des sept membres réduits actuellement à six, il est fort à espérer que le grand nombre peut être maintenu, tous étant à leur premier mandat sur les deux possibles permis par la constitution. Selon toute vraisemblance, le taux de renouvellement pourrait être faible et s’éloigner des 50%. Il n’est pas évident que les sages André Katari, Cécile De Dravo Zinzindohoué et Sylvain Nouatin soient changés.

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Lutte contre la corruption : le FMI émet des réserves sur le dispositif du Bénin

Dans un dernier rapport sur le « diagnostic de la gouvernance » paru en Février 2023, le Fonds Monétaire International (FMI) soulève des insuffisances par rapport à la lutte contre la corruption au Bénin. Ledit rapport met en lumière les insuffisances du cadre juridique, le manque de protection des donneurs d’alerte, les conflits d’intérêt et l’obligation de dépôt et de la déclaration du patrimoine. Tout ne va pas si bien au Bénin en matière de lutte contre la corruption. En dépit des efforts fournis par le gouvernement et qui lui ont permis d’avoir la très enviable 72è place sur 180 de Transparency International (TI)- après avoir gagné six (06) points par rapport à l’année 2021- il reste encore beaucoup à faire.

Un dernier rapport de l’institution de Bretton Woods sur le Bénin paru en février 2023 et rédigé par un collège de dix experts internationaux relève des insuffisances et lacunes et fait des recommandations urgentes. Après avoir rappelé les textes internationaux que le Bénin a signé, le rapport précise que « le Code Pénal est désormais le principal vecteur de la lutte contre la corruption après l’abrogation de la « loiN° 2011–20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin » qui fixait un cadre d’ensemble pour la lutte contre la corruption. Deux lois successives votées en 2020 ont abrogé la loi de 2011.

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Recrudescence des actes terroristes au Bénin: nécessité de renforcer le dispositif

Le nord-Bénin connaît depuis quelques jours une tendance inflationniste des actes terroristes. En deux jours, trois actes terroristes dans trois communes différentes avec des modes opératoires diversifiés. Une preuve que le dispositif sécuritaire mis en place semble étaler ses lacunes. Plus rien ne semble arrêter les terroristes et autres individus armés non identifiés (IANI) dans leurs barbaries meurtrières. Dans la nuit du 1er au 02 mai, ils ont attaqué le village de Kaobagou dans la commune de Kérou où ils ont réussi à tuer une bonne dizaine de personnes tous égorgés sans pitié.

La nuit suivante, entre le 02 et le 03 mai, bis repetita du scénario de la veille dans le village de Yinyinrou, commune de Banikoara sauf qu’ici, le bilan macabre est moins lourd. Trois personnes ont été tuées. Puis hier, à Loumbou Loumbou dans la commune de Karimama, un camion saute sur une mine artisanale. Ici aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Seul le conducteur dudit camion s’en est sorti avec des blessures.

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Soja au Bénin: des producteurs déplorent le mutisme des cadres du septentrion

La crise observée dans le secteur de la commercialisation du soja continue de faire des vagues. En plus des nombreuses plaintes exposées par voie des ondes radiophoniques pour dénoncer les pertes financières subies, des langues se délient de façons très acerbes, via les mêmes canaux. Des producteurs de soja déplorent ce qui apparait à leurs yeux comme l’incompréhensible mutisme « des cadres originaires du nord résident au sud ».

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Bénin : Talon à l’épreuve de la fin de règne

Alors que le président Patrice Talon ne peut plus briguer un troisième mandat, il est sous le feu des critiques sur sa gestion des nombreuses crises sociales et politiques. Il flotte aujourd’hui, sur le pays, une atmosphère de fin de règne inéluctable et périlleuse à laquelle il ne peut échapper tout comme ses prédécesseurs. Sans être devin ni prestidigitateur, on peut affirmer sans presque risquer de se tromper, que le président Patrice Talon ne sera pas à la tête de ce pays en 2026. D’abord parce que lui-même, ainsi que ses principaux collaborateurs ont affirmé à plusieurs reprises qu’il n’est pas question de modifier la Constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat.

Ensuite, mathématiquement, il n’a pas la majorité requise pour cette fin. Logiquement, il lui reste quelques trois ans pour achever son second et dernier mandat constitutionnel. A l’approche de l’heure de sa succession, le pays vit dans une ambiance qui rappelle les fins de règnes. Qu’appelle-t-on fin de règne ? En français facile, « c’est le moment où se termine le gouvernement d’un souverain, d’un dirigeant ». Les fins de règne sont différentes selon les circonstances, mais, elles partagent quelque chose de commun. Elles cristallisent le moment où le pouvoir échappe à son détenteur par de petites crises et de petits détails.

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Bénin : Qui dirige réellement l’UPR et le BR ?

C’est un gros pavé dans les marres de l’UPR et du BR. Dans un dernier écrit pour défendre Abdoulaye Bio Tchané et diffusé sur les réseaux sociaux, Bertin Koovi lâche une information assez étrange. Selon lui, Joseph Djogbénou et Abdoulage Bio Tchané ne dirigent pas réellement l’UPR et le BR. Ils seraient des liges téléguidés par le chef de l’Etat. Un texte à l’allure provocateur, rédigé dans un style belliqueux et truffé d’informations à polémique ou même incitant à la sédition : on n’attendait pas mieux de Bertin Koovi.

Trublion par nature, la recrue de la dernière saison électorale du Bloc Républicain n’a pas manqué l’occasion de nous régaler à travers invectives, conseils, informations de coulisses et vérité de la Palice distillées dans son texte d’apologie à la gouvernance Bio Tchané à la tête du BR. Mais s’il a abordé plusieurs sujets, c’est sa déclaration sur la direction des deux méga-partis de la mouvance qui retient l’attention. « La réalité est que ni ABT, ni Djogbénou ne dirigent aucun parti au Bénin aujourd’hui. Tu veux diriger le BR va voir le président Patrice Talon et dit lui que tu veux être président du Bloc Républicain ».

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Augmentation du prix du soja au Bénin : des filières délaissées à leurs sorts

Récemment décidée par le chef de l’Etat, la valorisation du prix d’achat du soja, fait courir le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui. Objectif : convaincre les producteurs de ce que cette culture et celle des noix de cajou, seraient désormais mises sur l’orbite du développement. Très bonne nouvelle pour les agriculteurs de ces deux filières qui pourraient se targuer de tirer tous les avantages de  cette nouvelle gouvernementale. Mais, des problèmes à multiples facettes hantent les autres filières : pomme de terre, riz, igname et autres. Ce qui pousse à croire que « tant qu’il reste à faire, rien n’est fait ».

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Jean-Marie Ehouzou :"Lorsque les élites font faillites, la démocratie fait faillite"

 «  Démocratie, valeurs humaines  et consolidation de la paix, enjeux  de développement ». Tel est le thème développé le jeudi 20 avril 2023 au Chant d’Oiseau de Cotonou par Jean-Marie Ehouzou, diplomate et homme politique et ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération lors de la conférence sociale mensuelle organisée par l’Institut des Artisans  de Justice et de Paix (IAJP). Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la démocratie a deux visages : « la démocratie délibérative et la démocratie participative ». 

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Vague de limogeage au Bénin : Quand Séverin Quenum et Cie embrouillent les cartes de « l'équipe qui gagne »

Patrice Talon vient de se sortir à la surprise générale, trois de ses ministres de son gouvernement. Il s’agit de celui de la justice et de la législation, Séverin Quenum, celui de l’énergie et des mines, Jean-Claude Houssou et celui des transports Hervé Hehomey. Pourtant, il y a à peine quelques semaines, le chantre de la Rupture affichait ouvertement toute sa satisfaction pour « l’équipe qui gagne ». Qu’est-ce qui a pu changer en un si laps de temps ? C’est la fin d’une belle aventure pour trois ministres de l’équipe gouvernementale du président Patrice Talon.

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Limogeage ou remerciement du ministre Quenum: qu'avait-on à cacher ?

L’information sur le limogeage- jamais confirmé- du désormais ex-garde des sceaux était-elle partie trop tôt ? Après la nomination d’un nouveau ministre de la justice et avec le recul, on se demande bien ce que furent les motivations du porte-parole et du chef du gouvernement lorsqu’ils ont démenti à tour de rôle ce limogeage. Etait-ce pour protéger l’honneur d’un ministre-ami ou pour discréditer la presse ? La presse tenait l’information pour un scoop de taille : un ministre du gouvernement Talon limogé par ce dernier. Très vite, l’information est devenue virale dans la presse en ligne et sur les réseaux sociaux. Puis quarante-huit heures après, un premier démenti tombe. Une sorte de mise au point. Le lendemain, c’est le chef de l’Etat lui-même qui revient à la charge. Profitant de l’occasion solennelle de la conférence de presse avec son hôte et homologue rwandais, il répète les mots de son porte parole « à l’heure où je vous parle, Monsieur Sévérin Quenum est toujours Garde des Sceaux … », puis d’ajouter : « Ça peut changer ce soir, ça peut changer demain ».

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Remaniement ministériel: Talon dépolitise son gouvernement

Le dernier remaniement a laissé planer un goût de dépolitisation de l’équipe gouvernementale. Le chef de l’Etat a préféré faire sortir trois ministres bien encrés en politique pour n’en faire entrer que deux aux profils de technocrates. Le chef de l’Etat a souhaité dépolitiser un peu plus son gouvernement. C’est l’un des constats qui se dégage du dernier remaniement. En effet, au cours de ce dernier, les trois ministres qui ont été remerciés sont tous engagés politiquement. Deux officient au Bloc Républicain. Il s’agit des ministres Hervé Hêhomey et Jean-Claude Houssou. Le dernier Sévérin Maxime Quenum est de l’Union Progressiste.

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Deux ans après son arrestation, Joël Aïvo toujours dans le cœur des Béninois

Ce samedi 15 avril 2023, les populations béninoises ont, à l’unisson, commémoré le triste anniversaire de l’arrestation de Joël Aïvo. Dans toutes les grandes villes du Bénin, des conférences, offices religieux et des affiches ont rappelé divers souvenirs du professeur arrêté le 15 avril 2021. Ce jeudi 15 avril 2021, la fièvre et la tension post-électorales commençaient à s’estomper. Joël Aïvo a lui-même repris ses enseignements. C’est d’ailleurs en quittant ses cours à l’université d’Abomey Calavi qu’il a été arrêté sur le pont de Godomey Houédonou par un commando armé et qui a arrêté son véhicule et l’a conduit à la Brigade criminelle.

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Bloc Républicain au Bénin: le feu couve sous les cendres

Le Bloc Républicain, le deuxième parti de la majorité présidentielle a l’air de souffrir d’un mal silencieux qui le ronge de l’intérieur. Depuis les dernières élections législatives, le président du parti Abdoulaye Bio Tchané semble être dépassé par les évènements. Et même si les signes ne sont pas apparents, le malaise est profond. Une déchirure interne secoue le Bloc Républicain. Selon des sources concordantes, les rivalités et les clivages au sein du parti ont atteint un niveau inquiétant avec des responsables qui se détestent et  surveillent les uns les autres.

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