Ce que les populations du quartier Akpakpa Midombô ont vécu hier jeudi après-midi jusqu’à la nuit tombée, restera longtemps gravé dans leur mémoire. La descente d’une équipe de policiers accompagnés d’un camion anti-émeute au domicile de l’honorable Atao Hinnouho, a suscité la colère des riverains et plus particulièrement des jeunes. Entre les pneus brûlés accompagnés de chants hostiles au régime, et l’usage à profusion de gaz lacrymogène par la police, on n’était qu’à un pas d’une situation incontrôlable. Fort heureusement, le pire a été évité mais il faut en tirer des leçons.
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L’information sur la présence d’une équipe de policiers au domicile de l’honorable Atao, a circulé sur les réseaux sociaux hier en début d’après midi, et a été confirmée. Sur les lieux aux environs de 16h et 30 minutes, la longue rue du quartier Akpakpa Midombô est pleine de jeunes, branchages en main, qui scandent des chansons hostiles au régime. Ils disent que pendant qu’ils ont faim et sont sans emplois, le gouvernement lui ne procède qu’à des arrestations des personnalités, un peu comme si cela allait résoudre leurs problèmes. Au fur et à mesure qu’on progresse vers le domicile de l’honorable Atao, on rencontre des pneus brûlés au niveau des carrefours avec des jeunes déterminés à affronter la police. Mais ce spectacle des jeunes sera perturbé par les jets de gaz lacrymogène qui créent la panique et la débandade totale.
La foule de curieux agglutinée le long de la voie constituée en majorité de jeunes gens et enfants qui revenaient des classes, se disperse à chaque coup. C’était des courses folles en direction des maisons, au cours desquelles les jeunes élèves tombaient et se relevaient, pour aller constater des blessures plus loin. C’est le quartier entier qui a ressenti et vécu ces scènes inhabituelles de panique. Mais la question que tout le monde se posait sur les lieux était de savoir pourquoi les policiers en si grand nombre campaient au domicile du député. C’est bien tard dans la nuit qu’à travers la déclaration de presse du collectif des avocats de l’honorable Atao, puis du chef de la sous brigade des affaires économiques et financières, Sbaef, que quelques explications ont été produites sur les causes de ce scénario qui aurait pu entraîner l’irréparable.
La version de la police
Selon la déclaration de presse de monsieur Brice Allowanou, chef de la sous-brigade des affaires économiques et financières et diffusée largement sur les réseaux sociaux, (lire la déclaration ci contre), il appert que pour la police c’est l’interpellation du sieur Toviessi Sourou Rock, agent de santé à l’hôpital de Sakété en possession de 40 kg de faux médicaments, qui a suscité la curiosité des enquêteurs. Le chef de la Sbaef rapporte qu’après audition, le mis en cause est passé aux aveux et déclare qu’il se ravitaille auprès de son délégué médical à Cotonou.
Il précise qu’au cours du second interrogatoire, le sieur Toviessi a accepté de collaborer en les conduisant auprès de dame Akinocho Karim, sa fournisseuse, que la police sur le terrain découvre être la conjointe de l’honorable Atao. Selon Brice Allowanou, le député fera irruption à la maison et s’opposera à la perquisition du domicile. Il dit aussi que c’est pour avoir du renfort que le député a alerté les jeunes du quartier. La police aurait été informée que ledit domicile est plein de faux médicaments et que c’est ce qui justifiait la volonté de perquisition. L’officier de police conclut que la police a agi dans le respect des textes et de la procédure, arguant que l’immunité parlementaire n’interdit pas l’accomplissement des actes de police.
Les explications des avocats
Au cours de sa déclaration, le collectif des avocats de l’honorable à travers son porte-parole, Me Alfred Bocovo, a expliqué aux professionnels des médias une présence injustifiée des policiers au domicile de l’honorable Atao Hinnouho. Ils rapportent que ces policiers en dehors de leur volonté de perquisitionner le domicile, étaient aussi porteurs d’une convocation à l’endroit du député qui portait la mention : « se présenter dès réception ». Toutes choses que le collectif des avocats trouvent curieuses, vu qu’il s’agit d’un député jouissant intégralement de son immunité. Le collectif des avocats prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette violation des textes de la république, et surtout à l’endroit d’un député qui est en pleine session du budget à l’Assemblée nationale.
Les risques de dérapage malencontreux
La nouvelle de la présence des policiers au domicile d’Atao Hinnouho a entraîné
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