Bénin : Le gouvernement dans la logique de l’« Etat spectacle »

Bénin : Le gouvernement dans la logique de l’« Etat spectacle »

Le concept d’« Etat spectacle » est repris du titre du beau livre du socio-politiste allemand Schwarzenberg, « l’Etat spectacle ». Dans cet ouvrage, l’auteur décrit la situation des Etats qui instaurent une forme de communication à outrance de leurs actions, dans le but de dissimuler leurs nombreuses tares.

C’est aussi la caractéristique des gouvernements qui sombrent dans la tyrannie, l’autoritarisme et le dirigisme. Un modèle de gouvernement qui s’installe peu à peu dans le pays, selon les constats de certaines organisations politiques à l’instar du Fsp.

Opération de lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics, pour l’assainissement des finances publiques. C’est sous ce couvert que le gouvernement de la rupture a habitué les béninois depuis près de deux mois, à assister physiquement ou par voie de médias à des arrestations de personnalités ou à des perquisitions spectaculaires. C’est la police qui est commise pour exécuter ladite tâche dans le cadre de ses enquêtes. On n’y aurait rien trouvé à redire si ces actions se passaient en toute discrétion. Mais on est plutôt étonné de l’arsenal de véhicules et d’éléments de la police déployés. Que ce soit pour des interpellations ou des perquisitions, le dispositif sécuritaire semble ostentatoire.

C’est ce qui a fait dire aux cadres du Front pour le sursaut patriotique que ces opérations, même lorsqu’elles sont effectuées dans le cadre des enquêtes de police, recèlent certains aspects critiques. Notamment parce qu’elles prennent souvent l’allure d’

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Me Bocovo sur les perquisitions chez Atao Hinnouho : « Les policiers ne nous ont pas permis d’y assister »

Me Bocovo sur les perquisitions chez Atao Hinnouho : « Les policiers ne nous ont pas permis d’y assister »

Après l’échec du jeudi 7 décembre 2017, la police nationale a finalement pu perquisitionner le domicile de l’honorable Mohammed Atao Hinnouho, le week-end dernier.

C’est ce que nous a rapporté Me Alfred Bocovo, hier dimanche 10 décembre 2017, en indiquant que tout cela s’est fait en l’absence du député, et avec le refus par la police de laisser les avocats et l’huissier de l’honorable Atao prendre part aux différentes perquisitions.

Selon Me Bocovo, la police a procédé à la perquisition du domicile de l’honorable Atao Hinnouho au quartier Midombo à Akpakpa, le vendredi 8 décembre 2017. Il témoigne avoir fait le déplacement pour représenter son client à cette opération :

« Arrivé sur les lieux en compagnie d’un huissier, il y avait visiblement la tension dans l’air. Les policiers ne nous ont pas permis d’assister, c’est ainsi que nous nous sommes vus dans l’obligation de quitter les lieux. Nous avons appris plus tard que la police a perquisitionné le domicile en présence d’aucun représentant de l’honorable Atao ».

Me Bocovo relate aussi la perquisition d’un des magasins de l’honorable Atao dans la journée du samedi 9 décembre 2017. Aux termes de l’opération, il rapporte que des cartons de produits ont été emportés par la police.

Pour cette seconde perquisition, Me Bocovo a encore tenté vainement de représenter son client : « je suis arrivé sur les lieux, j’ai trouvé des éléments de la police qui m’ont fait savoir que ma présence n’était pas désirée. Leur posture se fondait sur

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Escouade de policiers au domicile d'Atao Hinnouho : On a frôlé le pire !

Escouade de policiers au domicile d'Atao Hinnouho : On a frôlé le pire !

Ce que les populations du quartier Akpakpa Midombô ont vécu hier jeudi après-midi jusqu’à la nuit tombée, restera longtemps gravé dans leur mémoire. La descente d’une équipe de policiers accompagnés d’un camion anti-émeute au domicile de l’honorable Atao Hinnouho, a suscité la colère des riverains et plus particulièrement des jeunes. Entre les pneus brûlés accompagnés de chants hostiles au régime, et l’usage à profusion de gaz lacrymogène par la police, on n’était qu’à un pas d’une situation incontrôlable. Fort heureusement, le pire a été évité mais il faut en tirer des leçons.

Lire Bénin : Les avocats d’Atao Hinnouho dénoncent une procédure viciée (version des autorités)

L’information sur la présence d’une équipe de policiers au domicile de l’honorable Atao, a circulé sur les réseaux sociaux hier en début d’après midi, et a été confirmée. Sur les lieux aux environs de 16h et 30 minutes, la longue rue du quartier Akpakpa Midombô est pleine de jeunes, branchages en main, qui scandent des chansons hostiles au régime. Ils disent que pendant qu’ils ont faim et sont sans emplois, le gouvernement lui ne procède qu’à des arrestations des personnalités, un peu comme si cela allait résoudre leurs problèmes. Au fur et à mesure qu’on progresse vers le domicile de l’honorable Atao, on rencontre des pneus brûlés au niveau des carrefours avec des jeunes déterminés à affronter la police. Mais ce spectacle des jeunes sera perturbé par les jets de gaz lacrymogène qui créent la panique et la débandade totale.

La foule de curieux agglutinée le long de la voie constituée en majorité de jeunes gens et enfants qui revenaient des classes, se disperse à chaque coup. C’était des courses folles en direction des maisons, au cours desquelles les jeunes élèves tombaient et se relevaient, pour aller constater des blessures plus loin. C’est le quartier entier qui a ressenti et vécu ces scènes inhabituelles de panique. Mais la question que tout le monde se posait sur les lieux était de savoir pourquoi les policiers en si grand nombre campaient au domicile du député. C’est bien tard dans la nuit qu’à travers la déclaration de presse du collectif des avocats de l’honorable Atao, puis du chef de la sous brigade des affaires économiques et financières, Sbaef, que quelques explications ont été produites sur les causes de ce scénario qui aurait pu entraîner l’irréparable.

La version de la police

Selon la déclaration de presse de monsieur Brice Allowanou, chef de la sous-brigade des affaires économiques et financières et diffusée largement sur les réseaux sociaux, (lire la déclaration ci contre), il appert que pour la police c’est l’interpellation du sieur Toviessi Sourou Rock, agent de santé à l’hôpital de Sakété en possession de 40 kg de faux médicaments, qui a suscité la curiosité des enquêteurs. Le chef de la Sbaef rapporte qu’après audition, le mis en cause est passé aux aveux et déclare qu’il se ravitaille auprès de son délégué médical à Cotonou.

Il précise qu’au cours du second interrogatoire, le sieur Toviessi a accepté de collaborer en les conduisant auprès de dame Akinocho Karim, sa fournisseuse, que la police sur le terrain découvre être la conjointe de l’honorable Atao. Selon Brice Allowanou, le député fera irruption à la maison et s’opposera à la perquisition du domicile. Il dit aussi que c’est pour avoir du renfort que le député a alerté les jeunes du quartier. La police aurait été informée que ledit domicile est plein de faux médicaments et que c’est ce qui justifiait la volonté de perquisition. L’officier de police conclut que la police a agi dans le respect des textes et de la procédure, arguant que l’immunité parlementaire n’interdit pas l’accomplissement des actes de police.

Les explications des avocats

Au cours de sa déclaration, le collectif des avocats de l’honorable à travers son porte-parole, Me Alfred Bocovo, a expliqué aux professionnels des médias une présence injustifiée des policiers au domicile de l’honorable Atao Hinnouho. Ils rapportent que ces policiers en dehors de leur volonté de perquisitionner le domicile, étaient aussi porteurs d’une convocation à l’endroit du député qui portait la mention : « se présenter dès réception ». Toutes choses que le collectif des avocats trouvent curieuses, vu qu’il s’agit d’un député jouissant intégralement de son immunité. Le collectif des avocats prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette violation des textes de la république, et surtout à l’endroit d’un député qui est en pleine session du budget à l’Assemblée nationale.

Les risques de dérapage malencontreux

La nouvelle de la présence des policiers au domicile d’Atao Hinnouho a entraîné

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La relance économique du Bénin otage des humeurs politiques de Talon

La relance économique du Bénin otage des humeurs politiques de Talon

Les secteurs économiques du Bénin sont à l’épreuve de la politique de la ruse du gouvernement de la rupture. Les opérateurs économiques du Bénin vivent des moments particulièrement difficiles sous le régime de la rupture. Une situation qui hypothèque les possibilités de relance des activités économiques.

La relance des secteurs d’activité économique du Bénin, évolue au gré des humeurs du chef de l’Etat Patrice Talon, avec sa flopée de réformes économiques. Il fait subir aux opérateurs économiques des mesures contraignantes qui ne favorisent plus le développement de leurs activités. Plusieurs faits montrent combien la relance économique est otage des humeurs politiques du président de la République. Au regard des informations recueillies çà et là auprès des acteurs du secteur privé, des opérateurs économiques de différents secteurs d’activité, on peut conclure que l’environnement des affaires au Bénin traverse une zone de turbulences. L’espoir se mue en désespoir chez certains opérateurs économiques, par le fait d’être proches du chef de l’Etat, auraient quadrillé presque tous les domaines d’affaires qu’ils gèrent à leur guise. C’est-à-dire que les hommes d’affaires proches du régime ont jeté leur dévolu sur les différentes activités économiques rentables du pays, dans un contexte de concurrence déloyale avec les autres opérateurs économiques. Le hic, c’est que les opérateurs économiques qui ne sont pas favorables au régime subissent des redressements fiscaux, qui restent un moyen de pression des régimes successifs pour ‘’intimider’’. Les cas sont légions. Mais les derniers qui sont encore frais dans la mémoire, c’est le calvaire que le chef de l’Etat fait subir à certains opposants dont un député à l’assemblée nationale, membre de la minorité parlementaire ; un ancien député président de parti politique natif du plateau d’Abomey ; un homme d’affaires candidat aux dernières élections présidentielles, membre influent de la coalition de la rupture ; un autre homme d’affaires spécialisé dans le coton etc.

Du redressement à la pression fiscale

Selon nos sources, le Pdg de la société B. A., président de parti politique, a réussi à s’acquitter des montants fixés par les services des impôts, après le redressement de ses sociétés. Mais il a été surpris de constater que les services des impôts ont exprimé leur intention de passer une seconde fois, sous prétexte qu’il y a eu erreur lors de leur premier passage.

Qu’il vous souvienne que ce dernier a fait une

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Esclavage en Libye : Les diplomates libyens au Bénin dénoncent un montage

L’ampleur du phénomène de l’immigration clandestine en Libye, a fait réagir les autorités de ce pays. Au cours d’une sortie médiatique ce mardi 05 décembre 2017 à Cotonou, les diplomates libyens au Bénin ont dénoncé un montage visant à salir l’image d’un pays non hostile aux étrangers.

La désolation des autorités libyennes est grande face à l’ampleur du phénomène de l’immigration clandestine sur leur territoire. L’évolution de ce phénomène et ses corollaires a sorti les autorités de la Libye au Bénin de leur gong. En effet, les diplomates libyens face à la presse ont donné leur position sur la situation qui, depuis lors, fait de la Libye la plaque tournante de l’immigration clandestine en Afrique.  Busheha Busheha, chargé d’affaires à l’ambassade de Libye au Bénin, a indiqué dans sa déclaration que le dimanche 19 novembre 2017, le directeur Afrique du ministère des affaires étrangères de Libye a tenu une réunion avec les membres du Corps diplomatique africain, accrédités auprès du Gouvernement de l’entente nationale à Tripoli.

Il a été question selon ses propos, de passer en revue avec les diplomates africains « l’information publiée par l’Agence de presse américaine (CNN), par rapport à l’existence d’un soit disant marché d’esclaves en Libye et des réactions que cela a suscité en Afrique et dans le monde ». C’est ainsi qu’il tient à apporter des clarifications pour situer l’opinion. Il a affirmé que : « le documentaire dont il est question ne reflète ni la position officielle de l’Etat libyen, ni celle de son peuple ». Le chargé d’affaires à l’ambassade de Libye a été clair, sans langue de bois : « Les libyens sont très fâchés contre cet enregistrement qui va à l’encontre des valeurs fondamentales de leur société, et rejettent en bloc la traite des noirs et l’esclavage ».

Dénonçant des histoires inventées par les migrants et CNN, il estime que les Etats concernés par le

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Bénin : La Police républicaine de Talon à l’épreuve de la résistance des flics

Bénin : La Police républicaine de Talon à l’épreuve de la résistance des flics

L’ère de la réforme a sonné dans tous les secteurs d’activité au Bénin. Le gouvernement de la rupture, dans sa politique de bonne gouvernance et de la réduction du train de vie de l’Etat, s’inscrit dans une dynamique réformatrice.

Il y va avec ruse et stratégie. Ces réformes suscitent de nombreuses réactions et protestations, preuve du point auquel ces réformes sont impopulaires. C’est le cas de la Police où le Syndicat national des gardiens et brigadiers de paix du Bénin (Synagab-Police), a produit un communiqué pour exprimer sa mauvaise humeur.

La réforme de Patrice Talon n’est pas la bienvenue à la Police nationale. Et pour cause, les gardiens et brigadiers de paix de l’institution en charge de la sécurité publique, donnent de la voix et manifestent leur mécontentement. Et ces grincements de dents pourraient se muer en un mouvement d’humeur général, qui va affecter le corps au vue de la pertinence des préoccupations évoquées. Il est dénoncé le traitement peu orthodoxe dont les ‘’petits flics’’ font l’objet de la part de leur hiérarchie. En effet, dans un communiqué n°007-2017/Synagab-Police-Bénin, le Synagab un syndicat qui regroupe les gardiens et brigadiers de la paix, alerte : « Camarades policiers, soyons prêts pour l’action finale qui fera entendre raison à nos dirigeants, qui manifestement n’ont aucun intérêt pour notre évolution professionnelle mais persistent dans la prise des mesures, des décisions bancales et précipitées au sein de la Police nationale ». Les ‘’petits flics’’ murmurent notamment après avoir constaté que leurs démarches et communiqués pour aboutir au projet de réforme ou pour dénoncer des injustices, sont restés sans réaction de la part de la hiérarchie.

Ce qui fâche les flics en plus du projet de création d’une police Républicaine, c’est le processus de

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Création de l’ANESP : Talon veut caporaliser toute la classe politique

Création de l’ANESP : Talon veut caporaliser toute la classe politique

Agitée depuis la campagne, la réforme du système partisan est l’une des priorités du gouvernement Talon. Si les objectifs affichés sont d’améliorer la gouvernance des partis et de réduire leur nombre, on peut bien craindre au regard de la proposition de chartes des partis qui circulent actuellement, que cette réforme ne vise qu’à donner à Patrice Talon un instrument de répression des partis « non dociles ».

A l’instar de toutes les réformes engagées par le régime Talon, celle sur le système partisan pêche par défaut de pertinence et d’objectivité. Comme elles, la réforme du système partisan avec en ligne de mire la nouvelle proposition de lois portant charte des partis politiques, se préoccupe d’aider Patrice Talon à renforcer son influence sur la classe politique.

Contrairement à son discours de lancement de candidature fait à Paris, et qui laissait croire qu’il entend œuvrer pour réduire l’hyperpuissance du Chef de l’Etat, Patrice Talon travaille à renforcer son hégémonie sur les différents secteurs de la vie politique et économique du pays. On y voit de plus en plus un président soucieux de tout contrôler, de tout diriger, de tout dompter. On voit l’hyper-président jaloux de sa grande influence et toujours prêt à accumuler pouvoir sur pouvoir. La proposition de loi portant charte des partis politiques en donne le ton. Alors qu’on attendait

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Lutte contre la corruption sous Talon : Ce prétexte pour régler des comptes

Lutte contre la corruption sous Talon : Ce prétexte pour régler des comptes

L’avènement de Patrice Talon à la magistrature suprême, a suscité espoir et attentes auprès des populations béninoises. Mais au fil du temps, la désolation et la consternation gagnent du terrain au vu de la manière dont la conduite des affaires publiques se fait.

Le cas de la lutte contre la corruption, servie à l’opinion comme devant apporter de la retenue dans la gestion des fonds publics, s’est plutôt révélée comme une arme dirigée contre ceux qui osent dénoncer les travers de la gouvernance du nouveau départ.

Ils sont nombreux ces béninois qui aujourd’hui ruminent leur mécontentement, à propos de la gouvernance Talon. Candidat, l’actuel chef de l’Etat avait pourtant promis l’avènement d’un nouveau mode gestion fondé sur le mérite et l’objectivité. S’il est vrai que la corruption est une gangrène qui ronge la société et qu’il faut la combattre absolument, il reste cependant aussi d’y mettre de la méthode et de la finesse. Le Bénin vit aujourd’hui une situation inédite. Ce qui se passe sous le régime dit de la rupture, nous évoque ces années sombres de la révolution marxiste-léniniste où tout le peuple ou presque était bâillonné. La période de la pensée unique doit-on dire. On parle de rupture mais… Ne prenez pas le risque dans le Bénin d’aujourd’hui de critiquer à visage découvert la gouvernance du régime actuel, si vous avez autrefois géré des fonds publics. La réplique est automatique.

Des commissions d‘enquête ou d’audit naîtront pour vérifier votre gestion, même si elle date des années 60. C’est la phobie de se voir convoqué à la Bef, qui a contraint au silence les voix audibles d’hier. Même les partisans du régime affichent cette crainte. Il s’ensuit le développement de la pensée unique. Pourtant, la diversité des opinions constitue une marque de la vitalité démocratique. Ceux qui tiennent tête au pouvoir subissent l’acharnement avec à la clé des procès en sorcellerie, avec pour seul but d’humilier et de traquer le téméraire. Parce que la tête d’un seul individu est mise à prix, on est prêt à faire emprisonner bien d’autres

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Rapport d’enquête de l'Anlc sur le concours Cnss: Les recommandations de sanction ignorées par le gouvernement

(Une preuve patente de partialité du pouvoir dans la lutte contre la corruption) Saisie le 12 avril 2017 pour dénonciation des conditions d’organisation du concours en vue du recrutement de 94 agents au profi t de la Cnss, l’Anlc a décidé d’enquêter sur le dossier. Les structures et acteurs impliqués dans l’organisation dudit concours ont été auditionnés. Après plus d’un mois d’investigation, l’Anlc a produit son rapport signé le 15 mai 2017 par son président. Seulement de mai 2017 où le rapport a été produit et transmis aux institutions de la République à ce jour, seule l’annulation du concours a été suivie.

Pendant que les recommandations de sanctions à l’endroit des dirigeants de la Cnss ont été ostensiblement ignorées. Une preuve tangible que la lutte proclamée contre la corruption reste encore une initiative sélective.

Au cours d’une conférence de presse organisée par l’Anlc en septembre 2017, le président de cette institution, Jean Baptiste Elias avait présenté à la presse ledit rapport, tout en expliquant la méthodologie d’investigation. Il avait conclu cette présentation par les recommandations formulées par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Anlc. Quatre types de recommandations avaient ainsi été faites.

La première adressée au ministère du travail, proposait l’annulation dudit concours au vudes irrégularités observées et qu’un autre concours soit organisé par ses soins. La seconde recommandation demandait à l’Agence de régulation des marchés publics d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des personnes ayant conduit l’opération de passation du marché d’organisation de ce concours à un cabinet privé. Cette recommandation se fondait sur le fait que cette passation de marché n’avait pas respecté les exigences édictées par le code de passation des marchés publics en République du Bénin. La troisième adressée au gouvernement suggérait que le Dg et le Dga de la Cnss ainsi que le directeur du cabinet qui a géré l’organisation dudit concours procèdent de leurs poches, au remboursement des 29 millions dépensés pour l’organisation de ce concours. Enfin la quatrième recommandation formulée à l’endroit du gouvernement, demandait que des sanctions administratives soient infligées au directeur général et à son adjoint.

Sur les 4 recommandations de l’Anlc, Jean Baptiste Elias a déclaré aux professionnels des médias avant-hier mercredi 29 novembre 2017 au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée au siège de l’Anlc au quartier Saint-Michel sis à Cotonou que :

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Bénin : La preuve que Mètongnon n’a pas pris seul la décision du placement

Alors qu’on attend avec impatience le 19 décembre 2017 pour être situé sur le verdict de la justice par rapport à l’affaire Cnss, et la culpabilité ou non de Laurent Mètongnon, des voix favorables au gouvernement continuent de clamer qu’il est le seul à prendre la décision de placer les sous. Mais un document confidentiel du Conseil d’administration à l’époque des faits prouve le contraire.

En détention préventive depuis jeudi dernier, Laurent Mètongnon est toujours la cible des attaques des proches du pouvoir. Dans une récente déclaration, le député Dakpè Sossou avait embouché la même trompette de l’accusation de Laurent Mètongnon que le gouvernement et ses sbires prennent pour le seul et l’unique responsable des placements effectués à la Bibe.

Du ministre de l’économie et des finances au Dg actuel de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), en passant par le député Sossou, la thèse est la même: Laurent Mètongnon a pris seul la décision au sein du Conseil d’administration de placer les sous. Mais un document confidentiel du Conseil d’administration de la société à l’époque des faits contredit ses allégations. Selon le document dont nous avons obtenu copie, tous les membres du Conseil d’administration ont accepté

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