Fondée en 1960, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) reste un pilier de l’économie mondiale, rassemblant 13 États, principalement du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique latine, et contrôlant 40 % de la production mondiale de brut. Son pouvoir réside dans sa capacité à ajuster l’offre pour stabiliser les prix, une influence qui persiste malgré les bouleversements du marché et la montée en puissance des énergies vertes.
Economie
Dédollarisation : la banque des BRICS prévoit une levée de fonds en roupie indienne
Depuis plus d’une décennie, le groupe des BRICS — Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud — cherche à réduire la domination du dollar dans les échanges commerciaux et financiers internationaux. Cette orientation s’est traduite par la création de la Nouvelle Banque de Développement, destinée à financer des projets d’infrastructure et à promouvoir l’usage des monnaies locales. En encourageant les paiements et les emprunts dans leurs devises nationales, les BRICS espèrent affirmer leur autonomie et limiter leur exposition aux fluctuations du billet vert.
France : la dette publique franchit un seuil historique en juin
L’économie française montre des signes de fragilité, confrontée à une inflation persistante, des taux d’intérêt en hausse et un pouvoir d’achat qui stagne pour de nombreux ménages. Le marché du travail, bien que relativement stable, ne compense pas entièrement ces pressions, et les dépenses publiques continuent de peser sur le budget de l’État. Ce jeudi 25 septembre, l’Insee a publié des données révélant que la dette publique a atteint un niveau inédit, traduisant l’ampleur des défis économiques auxquels le pays est confronté et la difficulté de concilier soutien aux citoyens et maîtrise des finances publiques.
Automobile : la partie est-elle déjà gagnée pour la Chine ?
L’industrie automobile mondiale connaît une mutation rapide avec l’essor de l’électrique et de nouvelles technologies de mobilité. Dans ce paysage en transformation, la Chine s’impose comme un acteur incontournable, tandis que l’Europe tente de préserver ses positions historiques.
La Chine met fin à une stratégie économique controversée
En trois décennies, la Chine est passée du statut de puissance émergente à celui de deuxième économie mondiale. Son produit intérieur brut a été multiplié par plus de dix, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté et les grandes métropoles chinoises rivalisent désormais avec les centres financiers internationaux. Cette ascension fulgurante, soutenue par l’ouverture commerciale et l’industrialisation rapide, a cependant nourri un débat : Pékin pouvait-il continuer à bénéficier des avantages réservés aux pays en développement alors qu’il concentre une part considérable du commerce et des investissements mondiaux ?
Algérie : le blé français peut-il retrouver sa place avec la nouvelle campagne ?
L’Algérie a relancé un appel d’offres international pour importer du blé tendre. Si le pays cherche à sécuriser ses approvisionnements, la France, fournisseur historique mais mise à l’écart ces dernières campagnes, reste en position délicate. Les tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger pourraient encore peser sur le sort du blé français.
Sénégal : Le Port de Dakar tire son épingle du jeu
Le Port autonome de Dakar a été désigné meilleur port à conteneurs d’Afrique subsaharienne en 2024 par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence. Ce classement reflète une progression notable de son indice de performance, passé de –82 en 2023 à +23 en 2024. Les investissements dans les infrastructures et l’amélioration des liaisons logistiques expliquent en partie cette évolution. L’annonce intervient alors que le commerce maritime mondial enregistre une baisse générale de ses performances.
Automobile en Algérie : un accord majeur avec la Chine pour le marché local
Le groupe chinois Tenglong Gufen, spécialiste des composants automobiles, a annoncé l’ouverture d’une usine au Maroc d’ici 2026, ciblant la production de systèmes thermiques pour les véhicules de nouvelle génération. Ce choix s’explique par l’attractivité croissante du royaume, devenu un pôle industriel clé pour les constructeurs étrangers, grâce à sa localisation stratégique et son écosystème économique dynamique.
Croissance au Maroc : ce que prévoit Bank Al-Maghrib
La Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) a publié ce mardi 23 septembre ses estimations pour l’évolution économique du pays pour 2025 et 2026. L’institution, dirigée par Abdellatif Jouahri, anticipe un rebond de l’économie à 4,6 % en 2025, suivi d’une stabilisation à 4,4 % en 2026. Cette progression serait soutenue à la fois par le secteur agricole et par les activités hors agriculture. Les flux commerciaux et la production céréalière joueront un rôle majeur dans cette dynamique. L’enjeu central demeure la capacité du pays à maintenir un rythme de croissance constant malgré les défis externes et climatiques.
Automobile au Maroc: une société chinoise cotée en bourse annonce une usine
Pékin renforce méthodiquement son emprise économique sur les pays en développement, combinant investissements ciblés et partenariats stratégiques pour étendre son influence dans des secteurs clés comme l’automobile, l’énergie et les technologies de pointe.
Sous pression financière : la France perd des points face à ses voisins
L’évolution des notations souveraines en Europe révèle des contrastes marqués entre pays. La France subit une nouvelle révision de sa note souveraine après que Morningstar DBRS l’ait abaissée à AA vendredi, pointant des risques élevés liés à la trajectoire budgétaire et à l’instabilité politique. Pendant ce temps, l’Espagne et le Portugal améliorent leur notation, et l’Italie, bénéficie d’un ajustement favorable. La maîtrise du déficit public et la stabilité politique apparaissent comme des enjeux cruciaux pour la confiance des marchés et la capacité de l’État français à se financer.
Orpaillage illégal en Afrique : les acteurs chinois de plus en plus visés
De plus en plus de pays africains durcissent leurs politiques face aux activités minières non déclarées impliquant des ressortissants étrangers. Le Ghana a récemment annoncé la fin des visas groupés pour les citoyens chinois. Cette décision s’ajoute à d’autres mesures prises sur le continent contre l’orpaillage clandestin. Les gouvernements cherchent à freiner l’exploitation illégale des ressources aurifères, un secteur qui génère d’importantes pertes fiscales. L’enjeu majeur reste de renforcer les contrôles tout en préservant l’attractivité du secteur minier.
Russie - Chine : un projet énergétique majeur va redessiner le monde
La guerre en Ukraine a accéléré le rapprochement entre la Russie et la Chine, transformant leur partenariat en un axe stratégique pour contrer les pressions occidentales. Les échanges économiques et diplomatiques se multiplient, avec des sommets réguliers entre Vladimir Poutine et Xi Jinping. L’énergie, secteur clé, cristallise cette alliance : la Russie y voit une échappatoire aux sanctions de l’UE, tandis que la Chine en fait un levier pour sécuriser ses approvisionnements.
Pétrole : top 5 des pays qui dominent la production mondiale
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié son dernier rapport sur la production mondiale d’or noir. Les États-Unis gardent une avance nette avec près d’un quart des volumes extraits. Derrière eux, l’Arabie saoudite et la Russie affichent des niveaux similaires mais confrontés à des contraintes différentes. Le Canada et la Chine complètent le top cinq. Les chiffres confirment que la répartition de la production reste déterminante pour la stabilité énergétique et les rapports de force internationaux.
Gazoduc Maroc - Nigeria : les avantages présentés en France
Le gazoduc reliant le Maroc au Nigeria a été au centre des discussions lors des 10ᵉ Rencontres géopolitiques de Trouville, ce dimanche, dans le nord de la France, où le Maroc occupait la place d’invité principal. Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM, a détaillé les retombées énergétiques et économiques de ce projet, en insistant sur son rôle pour renforcer la sécurité de l’approvisionnement européen en gaz. Elle a également souligné son potentiel pour diversifier les sources d’énergie et stimuler les secteurs industriels des pays traversés. Cette rencontre a permis de situer l’infrastructure dans une perspective plus large de coopération et d’intégration énergétique africaine.
Classement 2025 : les 5 pays africains les plus attractifs pour les investisseurs (2 au Maghreb)
L’édition 2025 de l’Indice Global d’Attractivité place cinq pays africains parmi les destinations privilégiées des capitaux étrangers. Maurice, l’Égypte et l’Algérie se retrouvent en tête du continent, suivis par le Maroc et la Côte d’Ivoire. Ce classement mondial, qui couvre 146 économies, évalue la stabilité économique, la gouvernance et la capacité d’innovation. Pour l’Afrique, il illustre les dynamiques contrastées entre pays en quête de diversification et États cherchant à consolider leur position. Les investisseurs observent de près ces tendances, qui pèsent sur les flux financiers attendus pour les prochaines années.
Guerre en Ukraine : comment la Chine en devient une victime
La décision récente de la Pologne de fermer sa frontière avec la Biélorussie bouleverse un corridor ferroviaire essentiel reliant la Chine à l’Union européenne. Pékin redoute des conséquences économiques sur un commerce estimé à 25 milliards d’euros par an. Cette fermeture, motivée par des raisons de sécurité selon Varsovie, place la Chine dans une situation inattendue. Alors que Pékin soutient fermement Moscou, elle se retrouve à subir des répercussions commerciales d’un conflit qui s’éternise. Les inquiétudes exprimées pourraient marquer une nouvelle étape dans les relations économiques entre l’Europe et l’Asie.
FMI : l’Algérie doit réformer son budget pour stabiliser l’économie
Le Fonds monétaire international a terminé sa consultation annuelle sur l’économie algérienne et estime que l’État devra réaliser un ajustement représentant 5 % du PIB entre 2025 et 2028. L’institution conseille de réduire progressivement les subventions énergétiques, de diversifier les recettes fiscales hors hydrocarbures et de renforcer la gestion des entreprises publiques. Elle insiste également sur l’importance d’une flexibilité accrue du dinar et sur la stabilisation des équilibres extérieurs. Ces conclusions s’appuient sur les chiffres 2024 de la Banque d’Algérie, qui montrent un ralentissement de la croissance à 3,6 %.
Croissance : l'Espagne dépasse la France avec un PIB de 3,5%
Le PIB de l’Espagne pour 2024 s’élève à 3,5 %, selon les données révisées publiées vendredi par l’Institut national de statistiques (INE). Cette performance confirme la solidité de l’économie espagnole dans un environnement européen où la croissance est généralement modérée. Pour comparaison, la France progresse que de 1,2 % sur la même période, révélant un écart significatif entre les deux pays. Le dynamisme espagnol pourrait jouer un rôle dans l’attractivité pour les investissements étrangers et dans la stabilité économique de la zone euro.
Sénégal : Levée du gel des importations d’oignon pour 2025
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé vendredi la levée du gel des importations d’oignon, en vigueur depuis janvier 2025. La décision intervient après l’épuisement progressif des stocks issus de la production nationale, qui avait alimenté le marché pendant neuf mois. Les nouvelles autorisations d’importation seront délivrées sous conditions de quotas et resteront valides jusqu’au 31 décembre 2025. Les services compétents sont invités à prendre toutes les dispositions pour assurer un approvisionnement continu du marché.
Maroc : de grands projets inaugurés par le Roi Mohammed V
Le Royaume du Maroc écrit une nouvelle page de son développement économique, alliant héritage et innovation pour se positionner comme une puissance régionale émergente. Si les hydrocarbures et le commerce extérieur restent des piliers historiques, c’est désormais vers des secteurs à haute valeur ajoutée, comme le tourisme, la logistique et l’industrie que se tourne l’effort national.
Après la France, le Qatar va investir des centaines de millions au Canada
Le fonds souverain Qatar Investment Authority a annoncé un engagement de 500 millions de dollars dans la société minière canadienne Ivanhoe Mines. Cette opération, dévoilée mercredi, se fera par une émission privée d’actions. Elle représente environ 4 % du capital de l’entreprise une fois l’opération réalisée. L’investissement s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification internationale du fonds. La transaction reste conditionnée à l’approbation des autorités de marché, notamment la Bourse de Toronto.
Sénégal : L'assemblée Nationale vote la loi modifiant le Code des Impôts
Les députés du Sénégal ont approuvé, le 18 septembre 2025, la modification du Code général des impôts. Le texte, adopté par 123 voix contre 8, introduit plusieurs hausses fiscales ciblant les jeux de hasard, les transactions financières, l’alcool, le tabac et les véhicules importés. Le gouvernement explique vouloir élargir la base contributive et sécuriser la collecte des recettes publiques. Les mesures touchent aussi bien les opérateurs économiques que les consommateurs, dans un pays où l’informel représente une large part de l’activité.