Six chauffeurs sénégalais enlevés au Mali ont retrouvé la liberté, a confirmé l’Union des Routiers du Sénégal. L’affaire avait suscité un certain trouble, le ministère des Affaires étrangères ayant initialement indiqué ne disposer d’aucune information sur un rapt. À la suite de cet épisode, l’organisation professionnelle appelle ses membres à ne plus franchir les frontières nationales. Une décision qui pose la question de la continuité des échanges avec le Mali, premier débouché commercial du Sénégal.
AES
Burkina Faso : L'arrestation de Me Ini Benjamine Doli fait polémique
L’arrestation de Me Ini Benjamine Doli, avocate connue pour ses critiques envers le régime burkinabé, suscite une vive controverse. L’Ordre des avocats du Burkina Faso dénonce une interpellation aux allures d’enlèvement, qui s’écarte des procédures pénales habituelles et soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect de l’État de droit.
Or au Burkina Faso : Ibrahim Traoré veut reprendre le contrôle du secteur
La récente entrée en production de la mine de Kiaka n’a pas tardé à susciter une réaction du pouvoir burkinabè. Par un courrier adressé fin août à West African Resources, les autorités ont annoncé leur intention de monter à hauteur de 35 % supplémentaires dans le capital du projet. Cette décision marque une étape nouvelle dans la stratégie d’Ibrahim Traoré de consolider l’influence de l’État sur l’or, principal levier d’exportation du pays. Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de limiter le poids des investisseurs étrangers et d’assurer un meilleur contrôle national des revenus miniers.
Affaire Ini B. Esther Doli : ce qu'il faut savoir de l'arrestation de l'avocate burkinabè
L’arrestation de l’avocate burkinabè Ini B. Esther Doli continue de susciter de vives réactions. La procédure engagée à son encontre, entourée d’incertitudes selon le Barreau, interpelle le monde judiciaire sur le respect des règles encadrant la profession. Le Barreau dénonce une atteinte grave aux garanties prévues pour protéger les avocats dans l’exercice de leurs fonctions. Les accusations portées contre elle sont lourdes et pourraient avoir des répercussions bien au-delà de son cas personnel.
Niger Air International : la future compagnie aérienne nigérienne se dessine
Le Niger s’apprête à franchir une étape majeure dans le secteur aérien avec la création de Niger Air International, sa future compagnie nationale. Ce projet vise à faciliter les déplacements internes et internationaux, tout en soutenant le développement économique et social du pays. Porté par l’État et ouvert à des partenaires privés, le projet implique également une collaboration technique avec le Maroc. Les autorités nigériennes multiplient les démarches administratives pour que la compagnie obtienne son Certificat de Transporteur Aérien (CTA) et d’autres documents essentiels. Cette initiative marque un tournant dans les efforts du pays pour renforcer son infrastructure et stimuler la croissance.
Sénégal : Enlèvement présumé de six transporteurs au Mali, Dakar appelle à la prudence
Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a indiqué avoir pris acte d’une alerte lancée par l’Union des Routiers du Sénégal. Celle-ci faisait état de l’enlèvement présumé de six ressortissants sénégalais par des groupes terroristes dans la commune de Diéma, lors des attaques des 3 et 4 septembre. Les chauffeurs auraient été pris pour cible dans un climat de restrictions imposées par ces groupes armés sur le transport de marchandises.
Pourquoi le Mali attaque-t-il l’Algérie devant la Cour Internationale de justice ?
Les relations entre le Mali et l’Algérie ont longtemps été marquées par une coopération pragmatique, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. L’Algérie, grâce à sa position stratégique et son expérience dans la lutte contre le terrorisme, a souvent servi de médiateur dans les crises maliennes. Cependant, les tensions ont parfois émergé, notamment autour de la gestion des frontières nord et de la lutte contre les groupes armés dans la région sahélo-saharienne. La récente saisine de la Cour internationale de justice par Bamako reflète cette fragilité et soulève des questions sur la stabilité régionale.
Burkina : un français mis aux arrêts pour espionnage
Depuis le coup d’État d’octobre 2022, le Burkina Faso, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, cultive un climat de défiance envers la France, son gouvernement et ses ressortissants, partagé par ses partenaires du Mali et du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel.
Burkina Faso : une loi criminalise désormais l’homosexualité
Le 1er septembre 2025, l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté une loi interdisant l’homosexualité. Le texte prévoit des peines de prison allant de deux à cinq ans ainsi que des amendes. Cette disposition s’intègre dans la révision du code des personnes et de la famille. L’enjeu principal concerne la redéfinition du cadre juridique et ses conséquences sociales.
France–Mali : Paris appelle ses diplomates à la prudence après l’arrestation d’un ressortissant
Un ressortissant français est détenu depuis plus de deux semaines à Bamako, accusé par les autorités maliennes d’avoir participé à une tentative de déstabilisation. Paris conteste ces accusations et a diffusé des recommandations de prudence à ses diplomates en poste au Mali. Les discussions se poursuivent entre les deux pays, mais avancent difficilement. L’affaire illustre la sensibilité des relations bilatérales et l’incertitude qui pèse sur leur évolution.
Trafic aérien au Mali : hausse des passagers malgré la baisse des vols
Le bilan semestriel publié par les autorités maliennes de l’aviation civile fait apparaître une évolution contrastée du secteur. Le nombre de voyageurs ayant transité par les aéroports du pays a atteint plus de 466 000 au cours des six premiers mois de 2025, soit une progression marquée par rapport à l’année précédente. En revanche, les mouvements d’avions ont reculé d’environ 11,7 %, témoignant d’une rationalisation des rotations. Le fret aérien et le courrier postal affichent également une croissance, confirmant la place du transport aérien dans l’économie malienne. L’enjeu clé réside dans la capacité des compagnies à absorber cette demande malgré un contexte régional complexe et des relations diplomatiques parfois tendues.
Visas européens : le Niger riposte et applique la réciprocité
Le Niger a récemment ajusté sa politique de délivrance de visas en Europe, impactant plusieurs pays hors de l’espace Schengen. Cette mesure intervient alors que les citoyens nigériens étaient contraints de se déplacer pour accomplir les formalités d’obtention de visa.
Mali : l’ONU exige la libération de Clément Mamadou Dembélé
Des experts indépendants des Nations unies demandent la libération immédiate de l’universitaire Clément Mamadou Dembélé, détenu depuis novembre 2023. Ils estiment que le maintien en prison malgré une décision de justice fragilise la crédibilité du système judiciaire malien.
FC Barcelone : un surdoué burkinabè rejoint l'équipe de basket-ball
L‘Afrique de l’Ouest continue de confirmer son rôle de terre de talents sportifs. Plusieurs pays de la région ont mis en place des dispositifs pour repérer, former et valoriser de jeunes athlètes prometteurs dans différents sports, notamment le football et le basket-ball. Ces initiatives offrent aux jeunes la possibilité de se projeter sur la scène internationale et de suivre les traces de leurs aînés.
Armées au Maghreb : un rapprochement militaire renforcé avec le Burkina Faso
Le Burkina Faso, multiplie les initiatives pour diversifier ses partenariats militaires afin de faire face à ses défis sécuritaires. En effet, le pays d’Afrique de l’Ouest cherche à s’appuyer sur des alliés capables de partager leur expertise et de soutenir le développement de ses capacités opérationnelles.
Burkina Faso : les raisons derrière l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU
La décision d’expulser la représentante des Nations unies au Burkina Faso s’explique par un différend autour d’un rapport jugé partial par les autorités. Ce document sur les enfants touchés par le conflit armé a été perçu comme une remise en cause des forces nationales, un enjeu sensible dans un pays en lutte contre l’insécurité. Cette mesure s’inscrit dans une série de ruptures diplomatiques déjà amorcées par Ouagadougou.
Niger : 14 millions de barils de pétrole exportés via le Bénin
Le Niger continue d’acheminer son pétrole brut vers les marchés internationaux grâce à l’oléoduc reliant Agadem, principal bassin pétrolier du pays, au port de Sèmè-Kpodji au Bénin. Ce pipeline mis en service en 2024 représente une avancée pour l’industrie pétrolière nigérienne, permettant une exportation directe sans dépendre des infrastructures d’autres nations. Malgré la fermeture des frontières terrestres entre le Niger et le Bénin, la production pétrolière ne faiblit pas : plus de 14 millions de barils ont été évacués à ce jour. L’exploitation est principalement assurée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), qui détient la majorité des cargaisons, tandis que l’État nigérien conserve environ 3,5 millions de barils. Ce projet ambitionne d’augmenter progressivement la production nationale.
Niger : Tiani affirme son engagement pour une refondation de cinq ans
Le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé son engagement à appliquer sans faillir les décisions issues des Assises nationales, qui prévoient une refondation politique sur une période de cinq ans. Devant les autorités du pays et les représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a qualifié cette initiative d’inédite et porteuse d’un espoir pour l’avenir du Niger. Ces Assises, qui ont réuni plus de 700 délégués pendant plusieurs jours, ont permis de définir une nouvelle charte destinée à encadrer la gouvernance nationale. Selon Tiani, ces travaux ont été menés en toute indépendance, avec un profond sens des responsabilités vis-à-vis du peuple et de l’histoire du pays. Les conclusions adoptées, bien qu’ouvertes à des ajustements futurs, posent les bases d’une restructuration institutionnelle. Parmi les mesures phares figure la dissolution des partis politiques, considérée comme une étape essentielle pour assainir le paysage politique et éviter les divisions internes.
Conflit minier au Mali : Barrick Gold versera 438 millions $
Le gouvernement malien et Barrick Gold ont conclu un accord impliquant un versement de 438 millions de dollars par la compagnie minière canadienne. Cette entente vise à résoudre un différend fiscal et à permettre la reprise des activités sur la mine de Loulo-Gounkoto, la plus grande exploitation aurifère du pays. En janvier 2025, les autorités maliennes avaient saisi trois tonnes d’or et arrêté plusieurs employés de Barrick, accusant l’entreprise de ne pas s’être acquittée de ses obligations fiscales. Cet accord intervient dans un contexte de tensions entre l’État et les multinationales minières, alors que Bamako cherche à récupérer les impôts et redevances non perçus, estimés entre 300 et 600 milliards de francs CFA à l’issue d’un audit mené en 2023. Si le versement de Barrick marque une avancée dans ces négociations, il reste des incertitudes sur la mise en œuvre de l’accord, notamment en ce qui concerne l’application du nouveau code minier et la date effective de reprise des opérations.
Uranium du Niger : vers un dialogue avec le canadien Goviex
Le Niger est un acteur clé du marché mondial de l’uranium, un minerai indispensable à la production d’énergie nucléaire. Depuis les années 1970, l’exploitation de l’uranium constitue un pilier de son économie, avec des gisements situés principalement dans la région d’Arlit. Toutefois, cette industrie est marquée par des défis majeurs, notamment des tensions avec les compagnies étrangères. En juillet 2024, les autorités nigériennes ont annulé le permis d’exploitation du projet Madaouela, détenu par la société canadienne GoviEx, en raison de retards dans son développement. En réponse, GoviEx a engagé une procédure d’arbitrage international en décembre 2024, affirmant que cette révocation contrevenait aux engagements pris par le Niger dans un accord signé en 2007. Cette situation a aggravé l’incertitude autour des investissements étrangers dans le secteur minier nigérien, alors même que le pays cherche à maximiser les bénéfices tirés de ses ressources naturelles.
Niger : un ancien responsable entre les mains des terroristes
Le Niger, situé au cœur du Sahel, est confronté à des attaques fréquentes de groupes terroristes opérant principalement dans deux zones d’insécurité. À l’ouest du pays, les régions de Tillabéri et Tahoua sont particulièrement touchées par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à Daech, tels que le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (Jnim) et l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). À l’est, la menace est assurée par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui œuvrent à déstabiliser les zones proches du Nigeria et du lac Tchad. Ces groupes mènent des attaques visant à affaiblir l’État nigérien, et l’enlèvement de personnalités publiques est devenu une méthode privilégiée pour exercer une pression sur le gouvernement.
Passeport AES : le Mali réagit à propos des problèmes de reconnaissance
Depuis le 29 janvier 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) a mis en circulation un nouveau passeport biométrique pour faciliter les déplacements des citoyens des pays membres tout en renforçant leur intégration régionale. Cependant, certains détenteurs de ce passeport signalent des difficultés lors de ses présentations dans des consulats, notamment à celui de la France à Bamako. Bien que des témoignages aient été rapportés, aucune plainte formelle n’a été déposée à ce jour. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali a pris acte de ces incidents et a entamé une enquête pour mieux comprendre les causes de ces refus. Parallèlement, des discussions sont en cours avec le ministère des Affaires étrangères afin de clarifier la situation et d’assurer le bon déroulement des procédures administratives.
Afrique : après ses déboires au Mali, Barrick relance son exploration aurifère au Sénégal
Après avoir cédé son projet Massawa en 2020, Barrick Gold avait largement réduit ses activités au Sénégal, ne conservant que quelques permis d’exploration. Aujourd’hui, la compagnie canadienne change de cap et annonce un investissement de 22,5 millions de dollars pour intensifier la recherche aurifère dans le pays. Cette décision intervient alors que Barrick est confrontée à des tensions croissantes au Mali, où son complexe minier Loulo-Gounkoto, essentiel à sa production, est à l’arrêt. Pour renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest, l’entreprise a conclu un partenariat avec le groupe marocain Managem, ciblant les permis de Daorala, Noumoufoukha et Faraba, situés dans une région au fort potentiel minier. L’objectif est d’identifier des ressources exploitables, avec l’espoir d’atteindre au moins 2 millions d’onces d’or, un chiffre qui pourrait justifier d’importants investissements futurs.
Mali : bientôt l'intégration de combattants alliés dans l'armée nationale
Le programme « désarmement, démobilisation, réinsertion » au Mali vise à réduire la présence de groupes armés et à favoriser la stabilité du pays. Lancé en 2015 dans le cadre de l’Accord de paix d’Alger, il a connu de nombreuses difficultés avant d’être officiellement relancé le 11 février par le gouvernement de transition. Cette nouvelle phase, baptisée DDR-1, prévoit l’intégration dans l’armée de combattants issus de groupes armés du nord et du centre du pays, mais uniquement ceux ayant choisi de coopérer avec les autorités maliennes. Contrairement à la première tentative, qui s’adressait à toutes les factions signataires de l’accord de paix, cette initiative exclut les groupes dissidents en conflit avec le gouvernement.
Retrait de la CEDEAO : le budget dépensé par le Niger pour le 1ᵉʳ anniversaire
Le 28 janvier 2024, trois pays de l’Afrique de l’Ouest ont annoncé leur retrait officiel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour fonder une nouvelle organisation régionale, la Confédération des États du Sahel (AES). Ce retrait a pour objectif de créer un espace de coopération autonome, centré sur des problématiques spécifiques telles que la sécurité et le développement. L’AES a rapidement pris des mesures pour structurer cette nouvelle organisation, en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme et la déstabilisation causée par les groupes djihadistes, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La décision de quitter la CEDEAO a été accompagnée par des rassemblements populaires pour marquer ce changement, avec des activités organisées dans plusieurs localités.
Sénégal-Mali : un partenariat pour la lutte transfrontalière contre le terrorisme
Le Mali et le Sénégal font face à des défis sécuritaires communs liés au terrorisme et à l’extrémisme violent, bien que leurs contextes respectifs diffèrent. Le Mali, en particulier, est en proie à une insécurité persistante depuis la rébellion touarègue de 2012 et l’implantation de groupes jihadistes comme Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Ces groupes ont exploité les faiblesses de l’État malien pour s’implanter, particulièrement dans le nord et le centre du pays, ce qui a entraîné une détérioration de la situation sécuritaire. Le Sénégal, bien que plus stable, fait face à une menace croissante de radicalisation, notamment à cause de sa proximité avec des zones instables comme le Mali. Il devient un point de transit pour les jihadistes se dirigeant vers la côte atlantique. Bien que les attaques soient rares, le risque d’infiltration de groupes extrémistes reste élevé.
Maghreb : vers une coopération énergétique durable avec le Niger
Le ministre nigérien du Pétrole, Sahabi Oumarou, a récemment entrepris une visite en Algérie dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur énergétique. Lors de ce déplacement, plusieurs projets d’envergure ont été abordés, notamment le développement des infrastructures gazières et pétrolières. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des précédentes discussions visant à mettre en œuvre des initiatives communes, telles que l’exploration et la prospection des hydrocarbures. Le renforcement de la collaboration vise à augmenter les liens entre l’Algérie et le Niger, afin de favoriser l’autonomie énergétique de ce dernier tout en consolidant la position de l’Algérie en tant que leader régional dans le secteur.
Afrique : le Niger veut un Sahel fort et indépendant
Le Niger a affirmé avec force sa vision d’un Sahel tourné vers la stabilité et le développement. Le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a allégué avoir relayé le message du président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) lors de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, insistant sur la souveraineté du pays et la nécessité pour les nations sahéliennes de prendre en main leur destin. Il a rappelé que le Niger, confronté à d’importants défis sécuritaires et économiques, ne comptait que sur ses propres forces pour assurer son avenir. Loin d’être une région vouée à l’instabilité, le Sahel doit devenir une zone de prospérité où les populations bénéficient pleinement des ressources et des opportunités économiques disponibles.
Mali : une association de Touaregs se range du côté de Goïta
Les revendications des groupes armés touaregs, comme le Front de libération de l’Azawad (FLA), sont profondément enracinées dans l’histoire du nord du Mali. Depuis plusieurs décennies, les populations touarègues du Mali, notamment celles de Kidal, Gao et Tombouctou, ont exprimé leur frustration face à leur marginalisation par le gouvernement central. Les tensions débouchaient souvent sur des rébellions violentes, réclamant soit une autonomie accrue, soit l’indépendance de la région de l’Azawad. Ce conflit a atteint son comble en 2012, lorsque des groupes rebelles ont lancé une insurrection demandant la création d’un État indépendant. Ce soulèvement a été rapidement amplifié par l’implication de groupes djihadistes, surtout ceux liés à Al-Qaïda, provoquant une crise majeure au Mali. Bien que l’intervention de la France en 2013 ait permis de repousser ces groupes armés, l’instabilité perdure. Le processus de paix initié par l’Accord de 2015 a mis en place un cadre pour la réconciliation, mais les tensions restent élevées et les revendications des groupes armés, comme le FLA, restent un point de friction majeur.
Mines au Mali : le Ghana veut investir dans le pays
L’or joue un grand rôle dans l’économie malienne, faisant du pays le troisième plus grand producteur du continent, après l’Afrique du Sud et le Ghana. L’industrie aurifère repose en grande partie sur des mines industrielles exploitées par des compagnies internationales. Parallèlement, l’orpaillage artisanal constitue une activité majeure, générant des emplois pour des centaines de milliers de Maliens. Cette double exploitation, industrielle et artisanale, fait de l’or un moteur économique essentiel pour le pays, contribuant de manière significative aux exportations et aux recettes publiques. Les investissements étrangers dans le secteur aurifère suscitent un grand intérêt, notamment en raison des récentes réformes minières mises en place par le gouvernement malien.