Que d’hésitation avant de nous décider à nous jeter à l‘eau ! C’est déjà une entreprise à la limite de l’impossible que de parler de Samson Dossoumon de son vivant. On suppose que l’exercice, maintenant qu’il a quitté ce bas monde, s’apparente aux travaux d’Hercule.
Opinion
Vente de charité
La fameuse réforme du secteur de la téléphonie mobile GSM au Bénin en son temps, n’avait pas manqué d’avocats patriotes qui clamèrent que le patrimoine d’un pays ne saurait s’exploiter par un tiers sans contrepartie. Et pour coincer les opérateurs rebelles, un appel d’offres fut lancé pour recruter des opérateurs de secours. Au-delà de l’espérance … Continuer la lecture
Soulé Mana Lamani, un fusible pas comme les autres
Un ami m’a appris, de source arabe, que « Mieux vaut être un lion mort qu’un chien vivant ». Je crois que Soulé Mana Lawani, l’ex argentier national, « ce garçon » que Boni Yayi disait aimer, a visiblement choisi d’être lion, plutôt que chien.
Pour les 50 prochaines années: propositions de Séhoué Christophe pour sortir le Bénin de l’ornière
Déçu par le fait que le Bénin continue par tendre la main aux bailleurs de fonds pour ses dépenses de souveraineté alors même qu’il a acquis sa souveraineté internationale il y a cinquante ans, M. Christophe Séhoué, instituteur à la retraite, soumet certaines propositions, susceptibles d’amener le pays vers un véritable développement.
Les Béninois se font-ils confiance ?
Le Béninois lui-même le reconnaît et il le dit : la confiance n’est pas, et pas du tout, le plat qu’il partage le plus avec un autre Béninois. Ne pas se fier à l’autre, manifester à l’égard de celui-ci une méfiance quasi maladive, se tenir constamment en garde contre ses intentions, voilà une vérité souvent entendue du Béninois lui-même sur lui-même.
Boni Yayi : il faut arrêter le massacre !
48 députés sur 83 demandent la mise en accusation du chef de l’Etat devant la Haute Cour de Justice. Il s’agit de députés de l’opposition comme de députés élus sur la liste du chef de l’Etat. Encore que même la plupart des députés de l’opposition actuelle étaient, à leur élection en 2007, quoique provenant de partis autres que celui de Boni Yayi, proches de sa mouvance.
La recherche ou la clé de notre avenir
Y a-t-il des chercheurs au Bénin ? Certainement. Mais étant loin d’avoir pignon sur rue, les chercheurs béninois trouvent mieux de garder le profil bas, de raser les murs et de se faire oublier. Ne dit-on pas que pour vivre heureux, vivons cacher ? Les chercheurs béninois n’auront pas tort de dire, à leur tour, que pour vivre tranquille, cherchons en cachette.
Bénin : balle à terre, pour la paix
Ils reprennent du service. Les anciens présidents de la République s’obligent à monter au créneau par les temps qui courent. Ils entendent conjurer, par leur sage intermédiation, les démons politiciens qui se réveillent et qui hantent l’arène politique. Avec les élections qui pointent à l’horizon, nous rentrons dans une zone de turbulence. Le discours politique se corse. L’injure affleure aux commissures des lèvres.
Le Bénin, Ali Baba et les quarante voleurs
L’information n’est pas banale. Elle n’est pas à banaliser non plus (Citation) « Alors que le Bénin est en pleine crise causée par ICC Services et consorts, des Béninois lancent le placement d’argent en Centrafrique ». (Fin de citation). Voilà le titre qui barre la « Une » de notre confrère « Fraternité » dans son édition du mercredi 18 août 2010.
Le canular de Yayi à Amoussou et Sèhouéto
Il aura fallu un an, presque jour pour jour, pour que le chef de l’Etat, Boni Yayi, daigne répondre à la lettre à lui adressée conjointement par messieurs Bruno Amoussou et Lazare Sèhouéto. Ces derniers, en représaille à leurs dénonciations du régime des « changementeurs », devaient subir la riposte des chiens de garde du système. Pêle-mêle, ils seront cités comme auteurs de tel ou tel scandale. La BCB et l’affaire dite du crédit relais de la SONAPRA ont été évoqués.
Attention ! Volcan menace d’entrer en éruption…
A l’Assemblée nationale, la guerre fait rage autour des lois électorales. Mouvance et opposition jouent de stratégies, de dilatoire, et d’arguments. Les lois électorales, comme toujours, constituent un des enjeux majeurs des échéances électorales prévues pour 2011.
JVC : jeunesse, vacances, commune
De quel poids vont-elles peser les vacances scolaires qui commencent sur et dans la vie des 77 communes de notre pays ? Sans attendre les résultats d’une quelconque enquête, prenons le risque de répondre : pas grand-chose ! Pourquoi ?
Liste électorale pour 2011 : Enfin, le vrai débat !
Lorsque, il y a quelques jours, j’ai publié un article sur le sort que les députés à l’Assemblée Nationale semblaient réserver à la liste électorale pour les échéances de 2011, ma dernière phrase était celle-ci : « Il ne nous reste plus à présent qu’à croiser les doigts et à prier pour que les membres de la prochaine CENA fassent preuve de suffisamment de patriotisme et de doigté pour conduire le processus électoral à bon port ».
Au nom des intérêts des Etats
« Les Etats n’ont pas d’amis. Ils n‘ont que des intérêts ». Ces mots, il faut en convenir, sont froids comme la lame d’une machette de génocidaire. Ils tranchent sur la morale ordinaire, parce qu’ils sont d’un cynisme à nul autre pareil.
ICC Services : Quand l’Inspecteur général Koussé établit la complicité de Yayi !
Quand des députés soutiennent que le chef de l’Etat est complice de l’affaire ICC Services et s’est ainsi rendu coupable de parjure et de forfaiture, cela soulève des nuées de protestations de la part de « changementeurs » dressés sur leurs ressorts rouillés qui n’attendent que de se casser et de les envoyer chercher leur équilibre au sol.
50 ans pour un nouveau départ !
Si nous avons osé fêter et que nous n’avons fait que cela le dimanche 1er août dernier, sous prétexte du cinquantenaire de notre indépendance, alors nous sommes royalement passés à côté de la plaque.
La baraka de KEREKOU (suite)
Connaissant notre poujadisme incurable, je ne suis pas surpris que l’actuel Président de la République soit traduit devant la Haute Cour de Justice par 50 députés sur les 83 que compte notre Assemblée Nationale. Ce qui me surprend plutôt, c’est que le Général Mathieu KEREKOU dont le régime en dix ans n’a guère fait mieux, tant s’en faut, que son prédécesseur Nicéphore SOGLO et son successeur Boni YAYI, ait joui de tant d’indulgence de la part de mes compatriotes qui sont même parvenus à en faire l’icône de la paix sociale et le symbole de l’unité nationale.
« En réalité, l’intrus ne connaissait pas la maison » !
C’est une confession. C’est un aveu d’échec. Mieux, un aveu d’incapacité lorsque Boni Yayi, très solennellement, affirme qu’ « En réalité, l’intrus ne connaissait pas la maison ». Cette phrase ne peut être considérée comme un simple démenti ou un bémol apporté au postulat de mon confrère Edouard Loko aujourd’hui vice-président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication qui, publiant le premier livre décryptant l’épopée de Boni Yayi en 2006, quand il réussissait à rafler la mise au nez et à la barbe des vieux briscards de la politique, l’avait fort opportunément intitulé « Boni Yayi : l’″intrus″ qui connaissait la maison ».
RFI et le tambour Bénin
Fait rare et troublant sous le renouveau démocratique: près de 12 heures de suspension de Radio France internationale (RFI) en bande Fm sur le territoire national, du dimanche 1er au mardi 3 août 2010. De manière claire, l’affaire ICC Services, cette société de placement d’argent dont l’effondrement ne cesse de faire des vagues, est à l’origine d’une telle décision.
50 ans d'indépendance: La valeur des mots et la cruauté du réel
D’aussi loin que remontent mes souvenirs liés à ce mot, je ne vois qu’une cour d’école – Ecole Quartier –, des éclats de voix échappés des discussions d’adultes. C’était à Parakou, où écolier, je trainais souvent dans la salle des maîtres à l’affût d’un débat où les beaux mots étaient souvent utilisés. Car, j’étais friand de belles expressions, de belles envolées littéraires, de ces constructions heureuses qui donnent saveur unique à la langue française et qui inspirent de fort belles rédactions.
Pas d’instruments diplomatiques !
Soutien est le carburant exclusif de l’apôtre de l’émergence, en action. Instrumentalisation est son moyen de prédilection pour s’offrir du soutien. Si ce ne sont des troupeaux de femmes marchant pour soulever de la poussière ou des marmailles d’écoles primaires séchées au soleil pour applaudir, alors ce sont de hauts fonctionnaires ou les institutions respectables. Pour convaincre au sujet des microcrédits petits petits (mcpp), Muhammad Yunus s’est vu offrir une balade de santé au Bénin. Pour mettre au frais un potentiel challenger, l’on fit se plaindre des bailleurs de fonds étrangers. Pour se faire bonne conscience au sujet d’une Lépi controversée, toute la hiérarchie du Système des Nations-Unies défila à Cotonou.
Toutes les saisons ont une fin !
Tout finit par finir. Même les baobabs », enseigne la sagesse. L’échéance finit toujours par arriver. Trop vite ? Vite ? C’est relatif. Ce qui est sûr, l’on finit toujours par se rendre à l’évidence de n’être qu’un élément parmi d’innombrables dans l’univers, devant lequel l’on est essentiellement précaire et révocable.
Archives du passé, argent d’aujourd’hui
L’événement risque de passer inaperçu : dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de nos indépendances, la France remet à ses anciennes colonies d’Afrique des archives sonores et audiovisuelles datant de la période coloniale. Voilà une information qui ne fera pas des vagues. En tout cas, pas autant que celle portant sur des accords financiers : prêts, dons ou allègement des dettes contractées…
MCPP et surendettement des femmes bénéficiaires: comment le DG FNM n'exclut pas le risque
« Le talent, c’est aussi, et surtout la capacité d’écoute et de dialogue qui permet d’entendre l’autre pour que chacun puisse évoluer, s’enrichir dans un débat honnête. »
En réponse à notre précédent article, le Directeur Général du Fonds National de la Micro finance (DG FNM) nous a livré un cours magistral sur la notion de crédit mettant en cause notre vison du concept, vision jugée étriquée
Vindicte policière !
Les derniers exploits des forces de sécurité publique béninoises ressemblent à une curieuse répétition de l’histoire. Il y a une décennie, advint au Bénin le phénomène « Dévi ». Inauguré par un certain Colonel civil « Dévi », le phénomène n’était rien d’autre qu’une forme chronique et pandémique de la vindicte populaire. Depuis quelques temps, … Continuer la lecture
La communauté internationale et le crime de génocide
Le génocide est un crime de droit international si complexe qu’il faut se prononcer et agir avec prudence, pour éviter de passer à côté. Le juriste polonais Raphaël LAMPKIN a défini ce crime dans un important ouvrage, publié en 1944, intitulé : « Axis rule in occupied Europe ; la domination de l’axe en Europe occupée ».Le mot qu’il a forgé comprend le terme grec « genos », qui signifie race, nation ou tribu, et le suffixe latin cide, désignant le fait de tuer.
Le Bénin informel au carrefour de l’informel
Qu’arrive-t-il au Bénin ? Au pays du Vodun, le Fâ, notre science divinatoire, se doit d’être consulté sans délai. Nous n’avons que trop entendu le cri du cœur du Médiateur de la République face à ce Bénin informel, au carrefour du tout informel. Le pays est malade.
De 83 à 101 députés. Ce n’est pas le moment !
Ainsi, si les choses allaient selon les vues des députés de l’opposition, le nombre d’élus à l’Assemblée nationale, peut-être dès la prochaine législature, pourrait passer de 83 à 101. La proposition de loi qu’ils ont déposée dans ce sens, et qu’ils peuvent faire voter si elle est appelée en plénière, étant entendu qu’ils sont majoritaires, interpelle et soulève des préoccupations.
Boni Yayi, le charisme en moins !
Au moment où nous entrions dans les préparatifs, cahoteux, de la présidentielle de 2006, notre pays était déliquescent. La morale publique, désespérément, était recherchée. L’économie était exsangue. Tutti quanti d’autres anomalies minaient le pays et complétaient le lugubre tableau.
Les premiers resteront les premiers
Il n’y a plus aucun doute ; nous sommes dans la mélasse jusqu’au cou. Partout, des pans entiers des murs de notre maison commune s’écroulent. La pieuvre de la corruption étend ses tentacules dans tous les interstices de la République.