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Journal du 17 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Journal du 14 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Amnesty International épingle 19 pays d'Afrique
Il est autant difficile de lutter contre la corruption que d’être un combattant qui en dénoncent les cas. À l’occasion de la journée africaine de lutte contre la corruption ce mardi, Amnesty International publie un rapport sur la situation dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Dans ces pays, les défenseurs des droits humains qui y combattent la corruption risquent arrestations, harcèlement, placements en détention, lourdes amendes. Certains risquent même la mort. Dans ce rapport, Amnesty s’est intéressé à 31 de ces personnes actuellement menacées.
Selon Liliane Mouan, conseillère sur la corruption et les droits humains à Amnesty International à Dakar. En dépit du fait que la majorité des Etats membres de l’Union Africaine aient ratifié la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, la corruption perdure avec la même intensité en Afrique et prospère dans un climat de restrictions draconiennes des droits humains et de l’espace civique, qui limite la capacité des défenseurs des droits humains à demander des comptes à des acteurs puissants au sujet de la corruption.
« On ne peut pas dire qu’il y ait un pays spécifique où la situation est la plus alarmante. Ce que nous avons constaté, c’est que dans ces pays, les autorités ont adopté des lois répressives pour restreindre l’exercice des droits fondamentaux et utiliser certaines lois existantes pour faire taire les voix critiques, y compris les lanceurs et lanceuses d’alerte, qui jouent un rôle crucial en signalant ces agissements. Parallèlement, les défenseurs des droits humains qui essaient de combattre la corruption sont confrontés à un manque de lois permettant de les protéger, à des institutions judiciaires biaisées et à une culture d’impunité qui laisse justement les pratiques malhonnêtes et les abus de pouvoir impunis », précise Liliane Mouan sur RFI.
Journal du 12 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin
En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.
Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : « Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».
De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.
La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.
Communications électroniques au Bénin: un secteur qui ne connaît pas la crise
(343,489 milliards de chiffres d’affaires, 6 811 527 de consommateurs, MTN 67,5% de part de marché) Chiffres d’affaire en hausse, accroissement sans cesse du nombre d’utilisateurs, investissements en nette évolution….le secteur des communications présente une embellie remarquable. En dépit de la morosité économique mondiale engendrée par le covid, la guerre russo-ukrainienne et l’inflation galopante, les communications électroniques font dépenser plus les Béninois.
Les communications électroniques constituent un secteur d’avenir. En dépit de la récession que connaissent tous les secteurs dans le monde depuis ces deux dernières, celui des communications électroniques semblent bien se porter et les chiffres en disent long sur la bonne santé de cette filière. Selon le rapport d’activités 2022 de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques(ARCEP), les chiffres présentent une augmentation de 18,2% par rapport à l’année 2021. « Le marché des communications électroniques affiche au 31 décembre 2022, un chiffre d’affaires estimé à 343,489 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 18,2% par rapport à 2021 », précise le rapport à la page 51.
Journal du 07 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Journal du 05 Juillet 2023 (pour abonnés)
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Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance
Dans un entretien accordé à un média de la place, le Procureur de la Criet Mario Mètonou a battu en brèche, les récriminations de ses concitoyens selon lesquelles « sa » juridiction est un instrument de répression. Pour donner le change, il soutient mordicus que la Criet est « totalement indépendante ». Une déclaration qui est à l’opposée de celle de l’ex-juge de la Criet Essowé Batamoussi.
Que dirons les « détenus politiques » notamment l’ancienne ministre Réckya Madougou, le Professeur Joël Aïvo, les exilés Sébastien Ajavon, Komi Kounché et consorts, si ils ont suivi avec attention, les mêmes déclarations du « Procureur très spécial », Super Mario, comme aiment l’appeler ses compatriotes ? Ceux-ci ne seront certainement pas surpris. Ils ont déjà été « victimes » de « l’indépendance » et de la rigueur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des faits qu’ils n’ont jamais reconnus, certains de leurs avocats ont dû abandonner leurs clients en plein procès pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « une parodie de justice ». C’est pour cela que les déclarations du Procureur Mètonou doivent interpeller tout Béninois. En effet, lors de cet entretien à Bip Radio il déclarait : « il n’y a pas eu depuis que je suis là, une seule procédure, une seule poursuite que j’ai voulu engager et j’ai été retenu par un bras politique. Il n’y en a pas une seule ». Et le Procureur spécial d’ajouter que sa juridiction est « totalement indépendante ».
Sauf que ces déclarations sont en totale contradiction avec celles de l’ancien juge à la Criet et actuellement réfugié en France, Essowé Batamoussi. Dans un entretien diffusé par Rfi en avril 2021, il a justifié sa fuite du pays par le fait qu’il ne pouvait pas exercer sa tâche de manière indépendante en raison des pressions politiques. « Toutes les décisions que nous avons été amené à prendre l’ont été sous la pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Réckya Madougou en détention (….) Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie car, le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention», avait-il déclaré.