Nous avions vécu un phénomène de « fatigue démocratique » sous le Général Mathieu KEREKOU dont nous avions masqué l’insipidité du second mandat par ce mythe collectif à bon marché : la paix. Le président Boni YAYI contre toute attente et alors qu’il aurait pu jouir tranquillement de son second quinquennat dans la « paix » lors donc que le premier était plutôt tumultueux, s’est lancé de lui-même dans un grand train de réformes dont les conséquences sont tout sauf la « paix ». Le vrai patriote dirait qu’il a été bien inspiré ; sinon, quel silence de cimetière qui comme une chape de plomb aurait recouvert derechef tous les domaines de l’activité sociale de la nation. Il y a toute une sociologie du second quinquennat à faire chez nous.