Un modus vivendi est « une manière de vivre, un accommodement, une transaction moyennant laquelle il soit possible à deux parties en litige de se supporter mutuellement ».La préservation d’un tel mode de vie, acquis sur le plan politique, depuis l’historique et fort admirable Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, demeure plus que jamais nécessaire et indispensable en ce moment, au regard de la tension socio politique que l’on observe à quelques jours de l’élection présidentielle.
Opinion
L’impasse politico-institutionnelle actuelle : un nouveau défi au génie béninois
La majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale n’en a cure ; cela ne lui dit rien apparemment que des Béninois pensent qu’elle avait préparé minutieusement son coup dans l’objectif de bloquer le processus électoral en paralysant la CENA : 1) nomination d’un nombre ridicule de membres de la CENA à laquelle ne peuvent siéger les membres du SAP/ CENA, afin de parvenir à bloquer l’institution quand ses représentants démissionneront ;
Dieu, les Béninois et les élections
Il y a de quoi prier. Et ils sont nombreux les Béninois qui prient, en ce moment. Ils sont habités par l’espoir que leur beau pays ne connaîtra point le cyclone dévastateur des guerres postélectorales. Ils sont convaincus que la main invisible du Très Haut fera disparaître les noirs nuages qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes.
L'union fait la nation et (accessoirement) la punition de Yayi Boni
Bénin – Nul ne peut affirmer, sans être accusé d’indécente malhonnêteté intellectuelle, que Boni Yayi et les siens ne se sont pas battus avec ardeur, vaillance, et même rage contre leurs adversaires de l’Union fait la Nation. Il faut dire que quand elle naquit, cette Union, la surprise autant que la circonspection étaient considérables.
Campagne de la honte, esprit de violation!
On ne devrait pas permettre au candidat à la fonction présidentielle -encore en poste– quel qu’il soit et dans le cas d’espèce, Boni Yayi, de continuer à présider, en sa qualité de président de la République, les cérémonies de pose de premières pierres. A deux semaines voire à une semaine du premier tour de scrutin! Pour inaugurer les marchés et les constructions de routes, comme cela a été le cas, la ces semaines dernières sur l’ensemble du territoire, du nord au sud et de l’est à l’ouest.
Réaction de Bruno Kangni sur la sortie médiatique de Robert Dosssou
« Nous avons vu un homme fier d’être Pdt d’une Cour martiale »
La dernière sortie médiatique du président de la Cour constitutionnelle sur la télévision nationale Ortb continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de Bruno Kangni, comptable financier. Comme bon nombre de béninois, il n’a pas trouvé Robert Dossou convaincant. Au pire des cas, il l’accuse de faire de la politique que du droit constitutionnel et de vouloir rendre des comptes à des compatriotes.
Lettre à Rosine Vieyra Soglo
Bien chère Rosine,
Dans « Tombeau de Désiré Vieyra » en hommage à ton très regretté frère aîné, j’écrivais : « Rosine Vieyra Soglo, au propre comme au figuré, est le portrait craché de sa mère. »Rapportée par La Nouvelle Tribune, la description de ton énergie et de ta détermination au cœur de la manifestation de l’Opposition béninoise est une preuve que je ne m’étais guère trompé : les images resurgies dans mes souvenirs en lisant l’article étant celles de ta Maman outragée, je suis heureux qu’il y ait des femmes de ta trempe dans un Bénin où, soucieux de récompenses, les ninkounon se mettent à plat ventre devant les diktats du chef de l’Etat ;
Il ne faut pas se leurrer Me Dossou, quand c'est l'heure c'est l'heure
« Rien ne peut empêcher le coq de chanter quand pour lui vient le moment de chanter », dit le dicton universel ; alors qu’au vu des derniers développements de l’actualité électorale nationale, un dicton populaire pourrait également faire école : « Rien ne peut empêcher… La Coq de chanter quand l’heure a sonné ».
Les blagues électorales vaseuses, c'était une exclusivité de Kékéréké
Décidément, l’Emergent suprême appelé Yayi, ne se boni…fie pas avec le temps qui passe. Propos entendus lors d’une manifestation officielle transformée en meeting électoral (la routine yayiste du mélange des genres, en somme) : « Les autres candidats ?… Je suis leur professeur. Ils sont tous mes élèves… Je suis un bon enseignant du supérieur… Parce que j’occupe la 10ème position sur le bulletin unique de vote, je suis l’attaquant de pointe, le capitaine de l’équipe présidentielle… »
Deux médicaments pour sauver le Bénin
Le Bénin victime de la Lépi. Il s’agit bien de la Liste électorale permanente informatisée. Marquons d’entrée notre étonnement devant cet énorme et incompréhensible paradoxe. Comment un patient peut-il être victime d’un médicament diligemment apprêté pour le traiter et le guérir ? Ne devrait-on pas plutôt se réjouir, avec la Lépi, d’avoir affaire à un nouveau produit appelé à faire connaître à un pays, le nôtre en l’occurrence, une ère nouvelle de maturité politique et de pleine majorité électorale ?
Au sommet de l'Etat, les erreurs à répétition ce sont des fautes
Introduction : En ce moment-là, le Changement commençait à montrer ses inquiétantes limites, par la faute exclusive de son promoteur. Un livre à sa gloire avait « opportunément » pour titre : « L’INTRUS QUI CONNAISSAIT LA MAISON ». L’envie était donc très forte de répliquer à Edouard Loko, auteur de l’ouvrage louangeur : « Tu parles !… »
Parmi les nombreux titres qui fleurissent en ce moment, peu ou prou à la gloire de Boni Yayi, il y en a un qui laisse entendre que son irruption sur la scène politique nationale, et d’emblée dans le rôle d’acteur principal ne devrait pas être une surprise : c’était un intrus qui, est-il dit, connaissait la maison.
Quelle démocratie pour l’Afrique ?
Le continent africain serait-il resté en rade par rapport à la démocratie malgré les éclaircies post conférences nationales du début des années 90 ? Avant que de tenter de répondre à ce questionnement, je voudrais poser, d’emblée, le postulat qu’à mon avis, aucun système politique n’est, en soi et dans l’absolu, meilleur à l’autre. Le plus important, me semble-t-il, c’est qu’il fasse se développer l’homme. Qu’il lui procure ce à quoi il aspire de bien pour lui-même et pour la communauté à laquelle il appartient. Vue sous cet angle, la démocratie, comme n’importe quel autre système de gouvernance, n’est qu’un moyen, pas une fin.
Un contenant funèbre à la mesure d'un morne contenu
Le Projet de Société du Docteur candidat à sa réélection est enfin disponible, alléluia !!! Il a fait l’objet d’une présentation officielle en bonne et due forme dans la Salle Rouge du Palais des Congrès à Cotonou. Comme orateurs pour présenter le joyau, Alexandre Hountondji – ex-ministre, Conseiller du Docteur-président – et Pascal Irénée Koupaki – ministre d’Etat inamovible depuis le départ du foutu bazar baptisé Changement.
Les conditions d’une paix post électorale au Bénin
La fièvre électorale, perceptible depuis des semaines, persistera sans conteste jusqu’en Avril 2011. En ce moment, c’est l’élection du premier magistrat qui est à l’ordre du jour. Le souhait de chacun et de tous est que tout se passe bien à divers égards. Une paix post électorale, liée aux exigences des droits de l’homme et de l’état de droit, est le besoin qu’on lit sur plus d’un visage à travers les propos tenus çà et là. On entend dire partout que Dieu aime le Bénin. Cela est vrai. Mais, c’est aussi vrai qu’il ne déteste pas les autres pays dont les habitants sont, comme les béninois, créés à son image et à sa ressemblance.
Devoir de vérité, devoir de justice
Nous publions dans l’édition de ce jour, en exclusivité, un brûlot qui devrait avoir le même retentissement que les mémos précédemment publiés par la presse sur l’énorme scandale dite Icc services et consorts. Mais c’est d’abord le cri de cœur d’un homme blessé dans sa dignité de serviteur zélé de l’Etat , blessé dans sa dignité d’homme tout court. Nous le faisons ici à la Nouvelle Tribune, par devoir de vérité et de justice. Car nous croyons fermement qu’en régime démocratique le pouvoir doit arrêter le pouvoir.
Jeunesse béninoise : 18 ans et déjà prostituée électorale...
Le top des offensives de charme est donné pour la présidentielle de 2011. Avec lui, le défilé des folklores, des mollets endurcis par des marches à foison, des gosiers laissant échapper des motions de soutien et arrosés à postériori. Au centre des principales attentions et effet de mode, trône la jeunesse. Cette jeunesse pour laquelle des rasades de sang ont été promises aux heures glorieuses.
La HAAC pourra-t-elle promouvoir le pluralisme de l’information ?
Dans le but de règlementer la campagne présidentielle qui commencera le 10 février 2011, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), semble souhaiter une franche collaboration avec les associations professionnelles des médias en vue du respect d’une égalité d’expression entre les différents candidats à l’élection présidentielle de ce premier trimestre 2011 dans notre pays. Cette volonté ne doit pas porter atteinte au pluralisme de l’information indispensable à tout pays démocratique, au respect du droit et du devoir d’informer honnêtement les citoyens en attente d’informations et d’explications dans le respect du bon fonctionnement des institutions de la République et de la Constitution du Bénin.
Arracher au Prince sa propension de trop se mirer
Notre confrère de l’Office de Radio et Télévision du Benin (ORTB) clame à tue-tête qu’il est «La Chaîne des Grands Evénements». Beaucoup de faits en la matière sont à mettre à son actif, même si on ne veut pas en faire cas. Il a effectivement souvent créé l’événement plutôt que d’en être le conteur et témoin vivant. On le lui a concédé juste pour son nombril. Sans plus. Le grand événement de l’année, celui qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte est celui lié au journal télévisé du dimanche dernier.
Banalisation des institutions, quel avenir pour les libertés?
– Ousmane Batoko, encore une nomination de complaisance,
– J-B Elias désigné par sa base, déjà rejeté… Me Dossou pour dire le droit, sans détours?
DU CAS BATOKO ET DE L’IMPARTIALITE DE Me DOSSOU
Il n’y a point de salut pour un peuple, lorsqu’il abandonne son destin dans les mains d’un seul homme, fut-il très inspiré, croyant ou même un peu plus généreux que d’autres dans la dépense des deniers de la nation. Tout juste pour plaire.
Zaïre, Rwanda, Bénin, Tunisie: Ces rendez-vous manqués de la diplomatie française
Fin des années 80, un tournant, certainement en Afrique subsaharienne. Troisième époque postcoloniale, après la proclamation de l’indépendance, suivie quelques petites années plus tard de l’implication de cette partie du monde dans la Guerre froide. Dans cette troisième époque de l’histoire postcoloniale, nous avons pu observer à quel point la France, ancienne puissance coloniale, a raté, à répétition, le train de l’Histoire dans ses « zones d’influence ».
Quand Me Adrien Houngbédji revêt sa toge d’avocat
Adrien Houngbédji, le temps d’une interview largement médiatisée, a revêtu sa toge d’avocat délaissée depuis un quart de siècle. Et cette fois, non pour défendre la veuve et l’orphelin, encore moins un Etat pétrolier, mais pour porter sa propre cause, pour se défendre. La parole est à la défense et la défense est assurée par Me Adrien Houngbédji pour les intérêts du politicien Adrien Houngbédji. Le délit pour lequel le politicien comparaît et dont l’avocat tente de le laver, c’est celui des démissions répétées dans un pays où l’on n’a pas la culture de la démission.
Boni Yayi serait-il aussi magicien ?
Dans la célèbre émission satirique de nos confrères de Radio Planète, « Bébètes infos », il y a un personnage nommé « Magicien » dont les façons de parler et de faire ressemblent étrangement à celles d’un certain… Boni Yayi. Et malgré les méthodes yayiennes de ce « Magicien », la Radio avertit que « L’histoire et les personnages de cette émission ne sont que pure fiction » et il faut en conclure, selon la formule consacrée, que « Toute ressemblance avec des faits ou des personnes existantes n’est que pure coïncidence ».
Le Graal pour Batoko, lot de consolation pour Gnonlonfoun !
S’il y a un nom qui a été le plus cité ces temps derniers, dans la perspective du remplacement de Saliou Aboudou à la tête de la Cour suprême, c’est bien celui de l’ancien ministre de la Justice, le poulain d’Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun. Outre lui, on citait sans conviction Clémence Yimbéré Dansou et avec encore moins de conviction, Jacques Mayaba. De tous les trois, Joseph Gnonlonfoun était assurément celui qui avait le plus à espérer puisque les deux autres sont toujours en activité dans les hautes juridictions que sont la Cour constitutionnelle et la Cour suprême justement.