Les jours s’égrènent inexorablement. Lentement, mais sûrement, nous nous acheminons vers le 27 Février 2011, date à laquelle le Président de la République a convoqué le corps électoral pour le premier tour du scrutin présidentiel de 2011 au Bénin.
Opinion
Foires et politique
Assurément, les fêtes étaient belles. Bonne note rien que pour la beauté des spectacles. Non mais, n’avez-vous pas vu ? Des septuagénaires qui loin d’être grabataires et perclus de rhumatismes, nous ont donné à voir des leaders charismatiques aussi alertes que gouailleurs ! Ne croyez pas que ce sont les Américains qui ont inventé la politique-spectacle. Bien qu’une investiture de candidat à l’élection présidentielle soit chez eux aussi un grand spectacle, mieux une foire grandiose où on ne lésine pas sur les confettis et les guirlandes, ceux qui en vérité leur ont inoculé ce sens de la fête, même dans un domaine aussi austère que la politique, ce sont leurs anciens esclaves désormais appelés « persons of african descent» et non plus Negroes ou Blacks.
Petits et grands calculs de 2011…
Deux consultations électorales majeures sont envisagées pour cette année 2011 : les législatives et la présidentielle. Si les dates de tenue de ces consultations sont enfin fixées, rassurant au passage certains acteurs et observateurs, les inquiétudes et les doutes ne sont, pour autant, pas levés. Ainsi, oui, nous sommes en 2011 mais le délai d’un mois et demi qui nous sépare actuellement de la date fixée par le gouvernement pour le premier tour de la présidentielle, à savoir le 27 février, paraît si court et si difficile à atteindre à la fois.
Mieux vaut force à la loi
Le fonctionnement régulier et quotidien de l’administration publique est l’une des attributions essentielles de tout gouvernement. Quel qu’il soit, à travers le monde. Le cas de notre pays ne déroge pas à la règle et ne saurait l’être. En cela, les Pères rédacteurs du texte fondamental de 1990 et avant eux ceux de nos Républiques antérieures, ont repris à peu de choses près les dispositions constitutionnelles de quelques démocraties occidentales. Qu’ils ont surement adaptées, même insuffisamment, à nos réalités propres.
Sur les nouveaux chantiers de l’information diversifiée
Cette livraison de nos publications, la première en ce début de janvier 2011, marque la rentrée médiatique de «La Nouvelle Tribune» qui prend sa part des bonnes résolutions. Il s’agit de rester coller à la tradition des engagements d’innover là où il y a urgence et d’inscrire cet objectif à notre carnet de route annuel.
A COEUR OUVERT : PAROLE D'UN SIMPLE CITOYEN
Puisqu’il est d’usage de s’adresser aux siens à l’occasion du nouvel an, je prends la liberté en ce premier jour de l’an avec quelques compatriotes et amis, en plus des vœux de bonheur et de paix que nous formulons pour chacun de nous, de m’exprimer sur ce qui de tout temps mais surtout au cours de l’année écoulée nous a préoccupés : la situation de notre pays le Bénin.
Nous ne sommes liés à aucun parti ou regroupement politique actuellement actif sur la scène nationale, mais nous sommes habités par une ambition forte pour le développement du Bénin dans une Afrique unie et prospère.
Elections de 2011 : Quand la Cour Constitutionnelle entretient l’incertitude !
Enfin, ça y est ! La Cour Constitutionnelle, institution de dernier recours prévue par la loi fondamentale, a rendu publique la décision DCC 10-147 du 27 Décembre 2010 relative à l’étude de conformité de la loi 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. En principe, cette décision tant attendue devrait libérer tout le monde et ouvrir définitivement le boulevard au processus électoral de 2011 pour lequel un temps très précieux a déjà été perdu dans un jeu de ping-pong sous tendu par les multiples schémas obscurs et certainement contradictoires que tous les camps en présence échafaudent pour les jours et mois à venir.
PITIE POUR NOS ENFANTS
Il est des situations où on s’interroge sur le pourquoi et le comment des choses. Il est des moments où on se demande comment et pourquoi tel acte a pu être commis, telle parole a pu être prononcée. En voyant ma chère maman Rosine V. SOGLO et ma sœur Célestine ADJANOHUN se donner ainsi en spectacle devant le monde entier – nos télévisions sont tous sur satellite – je me suis interrogée comment cela a pu arriver.
Les béninois ont-ils tort de s‘interroger sur l’impartialité de leur Cour constitutionnelle ?
L’opinion frémit encore à la simple évocation du nom de Paul Yao N’Dré, Président du Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, indexé (à tort ou à raison) d’être le responsable de la crise institutionnelle frappant ce pays frère. L’opinion des deux nations soeurs gémit en réalisant l’énorme pouvoir concentré entre “les mains” d’une institution, ramenée souvent à la personne de son président, alors que constituée de neuf membres en Côte d’Ivoire et sept pour notre pays le Bénin.
ANALYSE DU PROJET DE BUDGET GENERAL DE L’ETAT BENINOIS GESTION : 2011
INTRODUCTION
Le budget de l’État peut être défini comme l’ensemble des documents, votés par le Parlement, Organe collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif) retraçant la nature, le montant et l’affectation des dépenses et des recettes d’un Etat. C’est donc un acte de prévision et d’autorisation de perception des impôts et de dépense des deniers publics. Le Parlement doit donner chaque année au gouvernement, l’autorisation de percevoir l’impôt (principe d’annualité), ce qui lui permet de contrôler l’usage des deniers publics.
La crise ivoirienne et l’avenir de la zone franc
La Côte d’Ivoire pèse pour près de 40 % dans l’économie de l’Afrique de l’Ouest francophone. A elle seule, elle conforte en permanence l’état excédentaire des comptes d’opération des pays de l‘UEMOA ouverts auprès du Trésor français, condition de base de la garantie de la France au franc CFA. La zone franc est actuellement malade, car il y a longtemps que la règle de la libre convertibilité au sein de cette zone n’est plus respectée entre le franc CFA géré par la BCEAC et celui géré par la BCEAO, à cause du déficit chronique des pays d’Afrique Centrale francophone ;
La crise post électorale en Côte d’Ivoire : La responsabilité d’un juge constitutionnel militant
Les principes d’autorité de la chose jugée ou de non recours aux décisions de la Cour constitutionnelle ne prévaudront pas toujours sur la volonté populaire. C’est la leçon que peut tirer le Bénin des événements récents et en cours en Côte d’Ivoire. Pour preuve, la Communauté internationale, les plus grandes démocraties du monde comprises, en sont arrivées à ne pas reconnaître le verdict, a priori sans appel, du Conseil constitutionnel ivoirien. C’est la conclusion qui se dégage de la réflexion de Madame Micheline Sonagnon qui, tout en rafraîchissant la mémoire au lecteur sur le processus électoral ivoirien, n’a pas manqué de proposer un mode opératoire dont le juge constitutionnel aurait pu faire usage pour aboutir à des résultats proches de la réalité.
Sommes-nous à l’abri du syndrome ivoirien ?
Depuis le 28 novembre dernier, la communauté internationale n’a d’yeux que pour la Côte d’Ivoire. Et tous les observateurs retiennent leur souffle, tant chacun est conscient que la déflagration, inhérente à la situation qui prévaut, peut se produire à tout moment. Il suffirait que d’irrédentistes supporters de l’un ou l’autre des camps en présence, décident de passer à la vitesse supérieure pour prendre l’adversaire de court. On ne jure pas alors de la suite des événements.
Ils n’ont même plus honte !
A mesure que le temps passe, érodant le terrain qui conduit à la présidentielle mais renforçant tout autant les incertitudes, s’enchevêtrent aussi les manœuvres de toutes sortes. C’est ainsi qu’opposition et mouvance présidentielle s’activent pour mettre en place leurs structures décentralisées et déconcentrées chargées d’aller à l’assaut des électeurs pour les décider à opter pour leurs candidats respectifs. Si l’opposition installe des coordinations provisoires, le pouvoir lui, dont le candidat n’est pas encore désigné mais que tout le monde sait devoir être Boni Yayi soi-même, installe des cadres dits de concertation de la majorité présidentielle.
Galiou Soglo : La preuve par lui-même ou par Yayi !
On le savait depuis, Galiou Soglo lui-même le sait, qui se rêve un destin national, qu’il ne saurait compter sur le coup de pouce direct de ses parents, qui ont déjà adoubé son frère aîné Léhady. Ainsi, parce qu’il rêve grand et se voit tout aussi valeureux que son frère, ce qui est sans doute légitime, il ne peut être couvé par ce dernier et espérer, un jour, éclore, s’affranchir et prendre son envol.
Revoilà les projets électoraux !
On avait connu, sous le président Soglo, le lancement de travaux de bitumage, alors qu’il était déjà entré dans la dernière ligne droite de son mandat. Cela fut dénoncé à l’époque par son opposition. Sous le président Kérékou, des ministres, candidats à sa succession, s’étaient illustrés dans des inaugurations et ouvertures de chantiers aux allures véritablement électoralistes.
8 décembre à la gloire de la corruption
Un projet ambitieux, qui voulait faire du 8 décembre de chaque année chez nous, au Bénin, la Journée de lutte contre la corruption ! Son institution était quasi consubstantielle à l’avènement du régime dit du changement puisqu’elle a démarré en 2006. C’était alors l’époque où la ferveur populaire était manifeste en faveur du régime, où les espoirs suscités étaient encore légitimes et où l’on pouvait même se permettre de jurer de ce régime. Voire de lui donner le bon Dieu sans confession.
Réflexions sur la crise ivoirienne à la lumière du droit international
La charte des nations Unies, comme chacun est censé le savoir, mentionne sans aucune ambigüité l’égalité souveraine des Etats membres et le principe de non ingérence dans les affaires relevant de la compétence nationale. Ces deux principes fondamentaux, ne sont pas toutefois opposables aux mesures exceptionnelles que le conseil de sécurité serait amené à prendre en vertu du chapitre VII de la charte en vue de préserver la paix et la sécurité où qu’elles soient menacées.
La LEPI, un outil indispensable mais pas à n’importe quel prix
Que ceux qui sont contre la LEPI lèvent « la main »… Résultat du vote : zéro contre et zéro abstention. Si telle est la position de tout le monde, pourquoi s’ingénie t’on alors à faire croire qu’il y en a qui sont opposés à cet instrument pendant que d’autres en sont les défenseurs acharnés ?
Le Ghana, la Guinée et la Côte d’Ivoire après le Bénin
A part le Bénin du Renouveau démocratique qui a démarré par le renversement du Président de la République au pouvoir en 1991 et qui reviendra au pouvoir cinq ans après aidé par une opposition unie et forte, l’opposition en Afrique n’est jamais arrivée à battre le régime au pouvoir et à prendre sa place ; parce qu’elle est le plus souvent divisée, sans ressources consistantes donc faible.
LE POINT DE VUE DE KOMI KOUTCHE SUR LA POLEMIQUE DE LA JARRE TROUEE
« On ne reçois pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner ».
Ainsi que l’a si bien pensé Marcel Proust, le Président Boni YAYI et la célèbre et respectable figure de l’histoire de notre pays qu’est le Roi GHEZO sont deux personnages de deux époques différentes ayant chacun capitalisé sur les réalités de son temps.
L’opposition lézardée…
Ce n’est peut-être pas une césure qui élague le rang de l’opposition en deux bouts bien distincts, mais c’est, à tout le moins une lézarde béante qui est apparue dans son mur, la semaine dernière, à l’occasion du vote du rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago. Comment comprendre en effet que les blocs de l’opposition parlementaire (Union fait la Nation, G13 et FCBE Sursaut patriotique, ces deux derniers groupes étant considérés proches de Bio Tchané) en soient arrivés à opérer une distanciation manifeste, qui laisse entrevoir un défaut d’entente, un manque de coordination ? Est-ce passager ? Durable ? Rien n’est moins sûr en ce moment.
Au mépris de Ghézo, Yayi fait un affront à l’histoire!
Voilà donc le roi Ghézo mort une deuxième fois ! Il a dû se retourner dans sa tombe en entendant les imprécations de Boni Yayi à propos de la jarre trouée, sa jarre-symbole à lui, par laquelle il invitait tous les fils du Danxomè à l’union. Il les invitait à venir boucher de leurs doigts, les trous de la jarre pour que le pays soit sauvé. Un symbole fort, passé à la postérité.