Tous les vieillards qui encombrent les allées du pouvoir, dehors ! Si cela n’est pas dit aussi impoliment, on n’en est pas loin. « Et esse in modo » disent les Latins. Tout est dans la manière.
Ainsi nos jeunes gens et nos jeunes filles éructent des menaces. Ils piaffent d’impatience de prendre d’assaut l’espace public. Ils tiennent à rajeunir la classe politique. Les élections ne sont plus loin. Les paris sont ouverts. Rien de bien nouveau sous le soleil. Mais le verbe est de plus en plus haut, le ton de plus en plus radical. Doit-on s’en offusquer ? Plutôt avoir affaire à une jeunesse qui a du caractère, une jeunesse qui sait donner de la voix qu’à une jeunesse amorphe, indifférente. La sagesse des nations ne dit pas autre chose : « Il faut que jeunesse se passe ».