Écrire est un exercice exigeant. Raconter une culture l’est davantage. Le fait culturel/cultuel étant sensible et sacré. Lancé en 2023, l’initiative gouvernementale des Vodun days porte une vision, une ambition : « révéler » le Vodun au monde, déconstruire les préjugés coloniaux à l’encontre de ce marqueur culturel que partagent des millions de personnes à travers le monde. Il y a donc là un défi de reconquête d’une souveraineté narrative sur le Vodun. En effet, dans les œuvres littéraires laissées par les missionnaires et autres ethnologues européens, il a la connotation de maléficence, de sorcellerie, de monstruosités. Le cinéma évangélique et le cinéma hollywoodien (avec la célèbre métaphore de la »poupée noire ») ainsi que le gospel chrétien ont également contribué à cette mauvaise réputation.
Opinion
Mer Noire, sanctions, ruptures : l’Europe face à une nouvelle ère de tensions
Par-delà les déclarations diplomatiques et les sommets feutrés, l’Europe traverse en ce début 2026 l’une des séquences géopolitiques les plus délicates de son histoire récente. L’escalade persistante en mer Noire, la reconduction des sanctions contre la Russie et l’érosion progressive des mécanismes de dialogue traduisent une réalité désormais assumée : le continent évolue dans un environnement international durablement instable, marqué par la confrontation, la méfiance et la fin de certaines certitudes stratégiques.
Le féminisme en Afrique : Une opportunité ou un obstacle pour les femmes ?
Le mot « féminisme » suscite encore de vifs débats en Afrique. Pour certains, il représente une opportunité historique d’émancipation et de justice sociale pour les femmes. Pour d’autres, il est perçu comme une idéologie importée, en décalage avec les réalités culturelles africaines, voire comme une menace pour les valeurs traditionnelles et la cohésion sociale. Entre espoir de progrès et craintes de rupture, le féminisme africain se trouve à la croisée des chemins. Contrairement à une idée largement répandue, la lutte des femmes africaines pour leurs droits n’est pas récente. Bien avant l’apparition du terme « féminisme » dans le débat public africain, des femmes ont résisté à l’oppression, revendiqué une place dans la société et exercé le pouvoir. Des figures historiques comme la reine Nzinga en Angola, Yaa Asantewaa au Ghana ou encore les agodjiés du Dahomey témoignent d’un leadership féminin affirmé. Cependant, le féminisme contemporain, souvent associé aux mouvements occidentaux, a introduit un vocabulaire et des revendications plus structurées : égalité juridique, autonomie économique, droits sexuels et reproductifs, lutte contre les violences basées sur le genre. C’est précisément cette association avec l’Occident qui alimente la controverse.
Elections couplées du 11 janvier 2026 au Bénin : Un scrutin décisif dans un contexte politique intense
Le Bénin a vécu ce dimanche 11 janvier une journée électorale d’une importance capitale avec la tenue des élections législatives et communales couplées, une première dans l’histoire politique du pays. En mobilisant près de 7,8 millions d’électeurs répartis dans plus de 17 000 bureaux de vote, ce double scrutin marque l’ouverture officielle de l’année électorale avant l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Organisées sous l’égide de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ces élections couplées avaient pour objet, d’élire 109 députés à l’Assemblée nationale ainsi que plus de 1 800 conseillers communaux dans les 77 communes du pays. C’est la première fois que le Bénin organise simultanément ces deux scrutins, reflet d’une réforme du calendrier électoral visant à renforcer la cohérence entre les niveaux de gouvernance nationale et locale. Plus de 8 006 centres de vote ont été déployés à travers les 12 départements du pays, avec l’appui de 571 coordonnateurs d’arrondissements chargés de la supervision des opérations.
Élections générales 2026 au Bénin : Quand la campagne s’installe sur les réseaux sociaux
La campagne électorale pour les élections législatives et communales du 11 janvier 2026 est officiellement entrée dans sa phase active depuis le vendredi 26 décembre dernier. Elle a été lancée par un message du président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Sacca Lafia, donnant ainsi le coup d’envoi d’une période décisive pour les formations politiques et les candidats engagés dans la course au Parlement et aux conseils communaux.
Guerre des sanctions : États-Unis, Chine, UE… qui détient les meilleures cartes ?
Depuis plusieurs décennies, Washington a bâti un empire invisible mais redoutablement efficace : celui des sanctions économiques. En exploitant la domination du dollar dans les échanges internationaux et le contrôle des infrastructures financières mondiales comme le réseau SWIFT, les États-Unis ont transformé leur monnaie en arme géopolitique. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), bras armé du Trésor américain, gère aujourd’hui une liste de près de 12 000 noms frappés d’interdictions diverses. De Cuba à l’Iran, de la Russie à la Corée du Nord, aucun adversaire n’échappe à cette toile tissée patiemment depuis la fin de la Guerre froide. Mais voilà qu’en 2025, les cartes se redistribuent. La Chine a appris les règles du jeu et retourne désormais ces mêmes armes contre ses concepteurs, tandis que l’Union européenne affine sa propre panoplie. Une nouvelle bataille s’engage, où chaque bloc brandit ses atouts stratégiques.
Campagne en vue des communales au Bénin : La difficile différenciation des messages des partis en lice
À l’approche des élections communales au Bénin, la campagne électorale ne mobilise pas encore fortement l’opinion publique. Dans un scrutin pourtant de proximité, où les électeurs sont traditionnellement sensibles aux profils des candidats et à leurs actions concrètes au niveau local, les discours actuels semblent se confondre, laissant planer une certaine confusion dans l’esprit des citoyens. Les messages de campagne des partis soutenant la majorité présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR), apparaissent largement similaires. Tous deux mettent en avant la continuité des réformes engagées depuis 2016 sous l’impulsion du président Patrice Talon. Gouvernance locale renforcée, modernisation des infrastructures, assainissement des finances publiques communales, professionnalisation de l’administration locale : les arguments sont presque identiques, au point que de nombreux électeurs peinent à saisir ce qui distingue réellement l’UPR du BR sur le fond. Dans les meetings, sur les affiches et dans les médias, le langage est le même : appel à la stabilité, à la poursuite du « chantier de développement » et à la consolidation des acquis. Chaque parti invite les électeurs à lui faire confiance pour assurer cette continuité, sans toujours préciser ce qu’il entend faire de différent, de spécifique ou d’innovant à l’échelle des communes. Cette proximité idéologique alimente l’impression d’une offre politique uniforme, où le choix électoral devient davantage une question d’étiquette que de projet distinct. Face à cette majorité, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) tentent de se repositionner dans un rôle plus critique. Leur principal message de campagne repose sur la défense des acquis démocratiques, la promotion du pluralisme politique et la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs. Toutefois, cette posture suscite elle aussi des interrogations. Parti, longtemps perçu comme ayant accompagné, voire soutenu certaines réformes du régime actuel, la FCBE fait aujourd’hui face à des interrogations au sein de l’opinion quant à la lisibilité et à la constance de leur positionnement. Au-delà du plaidoyer pour les libertés publiques et la démocratie locale, les citoyens attendent des réponses précises à leurs préoccupations quotidiennes : gestion des marchés, accès à l’eau potable, entretien des routes communales, emploi des jeunes, salubrité urbaine. Or, ces thématiques sont souvent reléguées au second plan, noyées dans un discours plus général sur le contexte politique national.
Montée des dépenses militaires dans le monde : Une spirale sans fin ?
Au milieu d’un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, les dépenses militaires mondiales ont atteint des niveaux sans précédent ces dernières années. Entre conflits prolongés, rivalités stratégiques et course aux technologies de pointe, les États dépensent massivement pour renforcer leurs armées et leurs capacités de défense. Cette dynamique, que l’on aurait parfois cru reléguée au XXᵉsiècle avec la fin de la Guerre froide, connaît aujourd’hui une résurgence spectaculaire.
Sanctions contre la Russie : le rouble résiste mieux que prévu, mais à quel prix ?
Un rouble au plus haut depuis plus de trois décennies. L’information a surpris plus d’un observateur. Selon des données relayées par Bloomberg dans un article en fin d’année consacré à la performance des monnaies en 2025, la devise russe a enregistré sa plus forte appréciation annuelle depuis au moins 1994, se hissant parmi les monnaies les plus performantes au monde sur les douze derniers mois. Un paradoxe apparent, au regard des sanctions économiques massives imposées à la Russie depuis le début du conflit en Ukraine.
Retour au pays après des études à l’étranger: Le pari d’une nouvelle génération
Longtemps, le succès pour un jeune diplômé africain se mesurait à la distance qui le séparait de sa terre natale. Aujourd’hui, en cette fin d’année 2025, le paradigme s’est inversé. De Dakar à Nairobi, en passant par Abidjan et Cotonou, une nouvelle vague de talents — ceux qui rentrent et ceux qui choisissent de ne jamais partir — redéfinissent les contours du développement du continent.