(et des obstacles à surmonter) Le compte à rebours pour la présidentielle de 2026 au Bénin est officiellement lancé. Alors que le paysage politique se dessine progressivement, une première déclaration de candidature vient d’agiter les sphères : celle de Daniel Edah. Fonctionnaire international, consultant en partenariat, président de l’organisation « Il fera beau », et surtout membre du Cadre de concertation des partis politiques de l’opposition, Daniel Edah a annoncé, le jeudi 29 mai 2025, sa volonté de briguer la magistrature suprême, se positionnant comme porteur d’une vision pour le Bénin.Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, Daniel Edah a exposé sa vision : « Je suis candidat avec une vision, celle d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor ». Une déclaration qui, si elle est saluée par certains, soulève néanmoins de nombreuses interrogations et met en lumière les réalités complexes du processus électoral béninois, notamment la question épineuse du parrainage.
Opinion
Résolution de la crise Bénin-Niger: L'espoir douché de Soglo et Yayi?
Mauvaise nouvelle pour les anciens présidents de la République du Bénin Nicephore Soglo et Boni Yayi. Alors qu’ils s’apprêtent à effectuer un second voyage à Niamey, dans la résolution de la crise qui secoue le Bénin et le Niger, le Général Tiani pose une fois encore, ses conditions: le départ des troupes françaises qui seraient presentes sur le sol béninois. Une façon de mettre une nouvelle fois, la pression sur les négociations. L’espoir d’une résolution rapide des tensions politiques et diplomatiques entre le Bénin et le Niger avec les bons offices des anciens chefs d’État béninois Nicéphore Soglo et Boni Yayi était mince. S’est-il définitivement envolé? Bien malin celui qui peut l’affirmer la main sur le cœur. En tout cas, le président du Niger le Général Abdourahmane Tiani, a encore ajouté une pièce dans son narratif récurent depuis que cette crise entre les deux pays a débuté, il y a près de deux ans. « Nous avons gardé la frontière avec le Bénin fermée et la frontière avec le Bénin restera fermée tant que le Bénin ne comprendra pas que le combat que nous faisons, ce n’est pas contre le Bénin que nous faisons, c’est contre les troupes françaises de déstabilisation qui sont sur le territoire béninois qui peuvent nous nuire. » Ainsi parlait le samedi dernier, celui qui dirige de facto, son pays depuis le coup d’État militaire intervenu le 23 juillet 2023 et qui a rebattu les cartes des relations entre les pays de la Cedeao. Cette déclaration intervient à quelques jours d’une rencontre entre le Général Abdourahmane Tiani et les anciens présidents béninois Nicéphore Soglo et Boni Yayi prévu pour ce mois de juin à Niamey.
Djogbénou chez Houngbédji : Pour le compte du parti ou pour le potentiel candidat ?
La récente visite du président de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR), Joseph Djogbénou, chez Me Adrien Houngbédji, président-fondateur de l’ancien Parti du Renouveau Démocratique (PRD), continue d’alimenter les spéculations sur la scène politique béninoise. Au-delà de l’acte de courtoisie, cette rencontre, survenue dans un contexte de positionnement en vue de la présidentielle de 2026, interroge les véritables motivations de Joseph Djogbénou. S’agit-il de consolider l’unité de l’UPR ou de paver la voie à ses propres ambitions présidentielles que le Pr Joseph Djogbénou s’est rendu chez Me Adrien Houngbédji? La question se pose avec acuité d’autant plus d’après les rumeurs, Djogbénou ne serait pas le choix privilégié du président Patrice Talon pour le dauphinat. En tout cas, la rencontre, relayée par la presse béninoise le 27 mai 2025, a été perçue comme un geste fort. Me Houngbédji, figure historique de la politique béninoise, et son ancien parti, le Prd, ont fusionné avec l’Union Progressiste (Up) pour former l’Upr, l’une des deux principales formations de la majorité présidentielle. Joseph Djogbénou, ancien président de la Cour constitutionnelle et personnalité clé du régime actuel, se trouve à la tête de cette puissante machine politique.
Bénin: malaise chez Les Démocrates
Alors que les élections générales prévues en 2026 sont dans toutes les têtes, le parti de l’opposition Les Démocrates traverse en ce moment même, sa pire crise de confiance. En cause, l’un des membres influents du parti, Nourou-Dine Saka Saley, qui semble ramer à contre courant. Chez Les Démocrates, le linge sale ne se lave pas toujours en famille. Il se nettoie plutôt dans les médias et sur les réseaux sociaux. C’est en tout cas l’option choisie par l’un des membres les plus influents de ce parti de l’opposition politique béninoise en l’occurrence Nourou-Dine Saka Saley. Depuis un certain temps, ce juriste et figure atypique de la politique béninoise, affiche ouvertement et invariablement, des positions assumées mais, qui sont en totale contradiction et diamétralement opposées aux directives, aux choix et orientations politiques des autres membres de sa famille politique. Il s’est donné une certaine liberté de ton, d’expression et de langage qui ne plaît pas à tout le monde et fait grincer les dents de certains responsables du parti. Nourou-Dine Saka Saley, celui que ses proches considèrent comme une forte tête, ne se laisse pas en effet, marcher sur les pieds. D’ailleurs lui même se définit comme quelqu’un qui n’est pas un suiveur, un béni Oui-Oui. C’est pourquoi, sans que l’on ne sache véritablement les raisons de ce revirement à 180 degré, sa nouvelle posture et ces récentes prises de position, dérangent et agacent même les autres lieutenants du parti Les Démocrates. Personne n’a encore réussi à savoir ses intentions, ses motivations et ses objectifs. Peut-être veut-il secouer le cocotier à l’orée des élections municipales, législatives et présidentielle de 2026 où la problématique des positionnements se pose avec acuité? Peut-être cherche-t-il à affirmer son indépendance vis-à-vis du parti et son président Boni Yayi? Ou peut-être veut-il créer un autre courant au sein du parti ? Toujours est-il que cet acteur politique ne manque plus aucune occasion pour tancer ouvertement son propre parti politique .« Il se prépare une exclusion, mais avec la bénédiction participative de l’opposition », avait-il déclaré récemment sur son mur. Dans une intervention plus tôt, il avait déjà suggéré une démission collective des 28 députés de son parti Les Démocrates afin de créer un précédent et provoquer des élections partielles dans leurs circonscriptions conformément à l’article 150 l, du code électoral qui stipule que si plus d’un cinquième des députés (soit au moins 22 sur les 109) démissionnent, des élections doivent être réorganisées dans les circonscriptions concernées. Il a en outre dénoncé son propre parti, qui pratiquerait une « opposition systématique, peu audible dans les débats parlementaires» et en manque «d’initiatives politiques marquantes ».
Génocides coloniaux en Afrique : une reconnaissance sélective et raciste
L’histoire officielle accorde parfois un traitement différencié aux violences de masse, selon le lieu où elles se sont produites et les populations qui en ont été victimes. En Afrique, plusieurs épisodes de répression brutale et d’extermination systématique ont marqué la période coloniale. Pourtant, ces crimes, bien que documentés, peinent encore à être reconnus à leur juste mesure. Ni pleinement intégrés aux programmes éducatifs, ni traités avec la même rigueur mémorielle que d’autres épisodes de l’histoire contemporaine, ils restent souvent cantonnés à un angle mort du récit collectif. Cette absence de reconnaissance équitable interroge sur les critères implicites qui façonnent la mémoire officielle.
Bénin: Quel bilan pour le leasing ?
En 2017, le gouvernement béninois, sous la houlette du président Patrice Talon, a initié une réforme majeure de la gestion du parc automobile de l’État en adoptant le leasing (location à longue durée) comme mode d’acquisition des véhicules administratifs.Cette décision visait à rationaliser les dépenses publiques et à lutter contre les dérives observées dans la gestion des biens de l’État. Sept ans plus tard, il est pertinent d’évaluer les résultats de cette politique. Avant 2017, la gestion du parc automobile de l’État était caractérisée par des dépenses exorbitantes et une utilisation inefficace des ressources. Entre 2014 et 2016, l’acquisition des véhicules, leur entretien et l’achat de carburant ont coûté respectivement de gros montants à l’État. Face à cette situation, le gouvernement a opté pour le leasing, permettant à l’administration de disposer de véhicules neufs, entretenus aux frais du fournisseur, tout en bénéficiant de la garantie du constructeur pendant la durée du contrat. Cette formule devait induire une réduction substantielle des charges de fonctionnement de l’État. Mais qu’en est-il à l’arrivée ? Difficile pour le moment de répondre à cette question.
Terrorisme en Afrique et au Bénin : Et si les Peulhs étaient les premières victimes ?
Le fléau du terrorisme continue de s’étendre et de se complexifier sur le continent africain, transformant des régions entières en zones de conflit et de détresse humanitaire. Si l’attention médiatique se focalise souvent sur les actions spectaculaires des groupes djihadistes comme Boko Haram, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ou l’État Islamique dans le Grand Sahara (EIGS), une réalité plus insidieuse et tragique se dessine : celle des communautés peulh, prises en étau, souvent ciblées et paradoxalement désignées comme les premières victimes de cette escalade de violence.
Bénin: Nourou Dine Sacca Saley dénonce des réformes politiques "assommoirs et abattoirs"
Le paysage politique béninois est secoué par les profondes interrogations soulevées par Nourou Dine Saka Saley. À travers une publication sur les réseaux sociaux, ce dernier a lancé un pavé dans la marre, qualifiant les récentes réformes politiques de « réformes assommoirs et abattoirs ». Une critique virulente qui résonne avec une partie de l’opinion publique, préoccupée par la santé de la démocratie béninoise et l’avenir de sa jeunesse engagée. La charge de Saka Saley s’articule autour d’une série de questions rhétoriques, qui mettent en lumière les paradoxes potentielles du système actuel. Il commence par s’interroger sur la personnification et l’individualisation croissante des partis politiques. « Est-ce que les partis ne sont pas plus dangereusement personnifiés et individualisés que par le passé», se demande-t-il, faisant écho à une perception partagée selon laquelle, la désignation des candidats et les décisions majeures seraient l’apanage d’une ou de quelques personnes influentes, vidant ainsi les structures partisanes de leur essence démocratique interne.
Bénin : Plaidoyer pour un monument en mémoire de l'Abbé Gilbert Dagnon (Ambassadeur Ahouansou)
La propension est grande de nos jours à honorer les anciennes figures pour leurs hauts faits politiques et militaires faisant toutefois, à mal escient , l’impasse sur les contemporaines qui elles, ont utilisé des armes autres que politiques et militaires pour réaliser leurs œuvres .
La Fcbe de Paul Hounkpé en 2026: Exister ou disparaître
Le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) de Paul Hounkpé autrefois chef de file de l’opposition béninoise, semble aujourd’hui au bord du précipice. Minée par des luttes intestines, des défections, il traverse une crise profonde qui pourrait bien sonner le glas de son influence sur l’échiquier politique national. Les signes avant-coureurs d’une implosion sont nombreux, et les échéances électorales de 2026, loin d’être une opportunité, apparaissent comme une menace existentielle pour une formation déjà très affaiblie. Les dissensions internes, longtemps étouffées, ont éclaté au grand jour ces derniers temps. Des figures historiques du parti, ont claqué la porte, emportant avec elles une partie de la base militante. Les ambitions personnelles, les luttes de pouvoir et les divergences stratégiques ont créé un climat de suspicion et de division qui paralyse le fonctionnement du parti et compromet sa capacité à se présenter comme une alternative crédible au pouvoir en place. Le dernier évènement en date est la démission ou suspension de l’ancien ministre Alain Adihou et toute la polémique qui s’en est suivie. Paul Hounkpè, malgré son expérience politique, peine à rassembler les différentes sensibilités au sein de la Fcbe et à impulser une nouvelle dynamique. Son discours, souvent perçu dans l’opinion comme ambigu et manquant de fermeté, ne parvient pas à mobiliser les troupes ni à convaincre l’opinion publique. L’absence d’une vision claire pour l’avenir du Bénin et le manque de cohésion au sein de ce parti contribuent à son essoufflement et à la perte de confiance des Béninois. Les résultats aux dernières élections témoignent de cette érosion. Le parti n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités politiques, ni renouveler son message pour séduire une population de plus en plus jeune et exigeante. Son incapacité à se positionner clairement sur les grands enjeux nationaux et son manque de présence sur le terrain ont fini par l’éloigner de ses bases traditionnelles.
Dénonciations de fraudes contre plusieurs banques au Bénin : Le gouvernement interpellé
Ces derniers mois, le climat de confiance entre les citoyens béninois et plusieurs institutions bancaires du pays s’est sérieusement détérioré. Au cœur de la tourmente : des accusations persistantes de fraudes bancaires, de pratiques abusives, et d’omissions volontaires dans le traitement des réclamations de clients. Face à cette situation préoccupante, les appels se multiplient pour que le gouvernement béninois prenne ses responsabilités et protège les usagers. Depuis le début de l’année 2025, plusieurs clients ont publiquement partagé leurs mésaventures avec des banques opérant au Bénin, notamment sur les réseaux sociaux, dans les médias locaux, et dans le cadre de recours juridiques. Les témoignages de victimes affluent, dressant un tableau sombre de manipulations financières sophistiquées et de négligences graves au sein de certaines banques. Des retraits non autorisés, des transferts frauduleux, des prélèvements abusifs et des opérations suspectes sur des comptes dormants sont autant de griefs qui reviennent avec une troublante régularité. Des épargnants, parfois modestes, voient leurs économies de toute une vie s’évaporer du jour au lendemain, les laissant dans un désarroi financier et psychologique profond. Dans une institution financière de Cotonou, par exemple, une dame dont la dénonciation est devenue virale sur la toile affirme avoir constaté des retraits non autorisés, atteignant des sommes significatives. Malgré les réclamations formelles, elle n’a pas reçu de satisfaction. « J’ai écrit trois fois au service client, je n’ai jamais reçu de réponse concrète. On me balade depuis janvier », confie – t- elle. Même son de cloche dans une autre banque de Cotonou où des clients dénoncent une “opacité systémique” dans la gestion des comptes. Ici, un client, commerçant béninois, crie son ras-le-bol depuis des années dans une affaire qui aurait pourtant été vidée par les tribunaux sans que jamais la décision de justice ne soit exécutée selon son récit sur les réseaux sociaux. Les clients concernés évoquent des complicités internes qui faciliteraient la manipulation de comptes. Face à la grogne, les réponses officielles des banques concernées se font rares et peu convaincantes.
Élections Générales de 2026 au Bénin : Les Démocrates contre la politique de la chaise vide
(Le duo candidat à la présidentielle bientôt dévoilé). A un peu moins d’un an des élections générales cruciales de 2026, le paysage politique béninois s’anime. La principale formation de l’opposition, le parti Les Démocrates, a clairement signifié son intention de participer activement à tous les niveaux du scrutin, balayant ainsi les spéculations sur une éventuelle politique de la chaise vide. Cette assurance a été donnée par le vice-président du parti, Alassane Tigri, qui a également annoncé que le duo candidat pour l’élection présidentielle serait révélé bientôt, suscitant une attente palpable au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Parti Le libéral de Richard Boni Ouorou : Des ambitions mort-nées ?
- Des soupçons de corruption dans l’obtention du récépissé
- Des sorties médiatiques complètement ratées
Après l’annonce tambours battant de l’obtention de son récépissé définitif d’existence, le parti Le Libéral de Richard Boni Ouorou n’est pas au bout de ses peines. Les responsables de cette formation politique devront faire face à la justice dans les prochains jours pour fait de corruption présumée. Aux dernières nouvelles, le Président du parti Le Libéral a été arrêté et gardé à vue. Dans ces conditions, on se demande bien quel est l’avenir de ce parti. « C’est à cette étape que j’ai été informé de sources dignes de foi, des faits de corruption avérés mettant en cause deux cadres du Ministère dont l’un de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales, et l’autre de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes sur le même dossier. En effet, le cadre en service à la Direction des Affaires intérieures et des Cultes aurait approché le principal responsable du parti en création pour lui proposer des facilitations contre rémunération de sa part en vue de faire aboutir son dossier au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Proposition à laquelle ce dernier aurait adhéré ; le même cadre de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes aurait par la suite contacté et convaincu le cadre de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales contre promesse de rétribution. Ainsi les intéressés auraient perçu d’importantes sommes d’argent du principal responsable du parti en création ».
Montée des injures sur la scène politique béninoise: un défi pour la cohésion sociale
La scène politique béninoise, autrefois reconnue pour son débat souvent vif mais généralement respectueux, semble traverser une période de turbulences marquée par une recrudescence inquiétante des injures et de la grossièreté dans les discours et les échanges. Cette évolution, si elle n’est pas contenue, pourrait avoir des conséquences néfastes sur la qualité du débat démocratique. Il est indéniable que la passion et l’engagement sont des moteurs essentiels de la vie politique. Les divergences d’opinions et les confrontations d’idées sont non seulement légitimes, mais nécessaires au bon fonctionnement d’une démocratie. Cependant, franchir la ligne rouge en recourant à des propos injurieux, des attaques personnelles et un langage grossier pollue l’espace public et détourne l’attention des enjeux fondamentaux auxquels la nation est confrontée. La polarisation croissante du paysage politique, exacerbée par les échéances électorales et les débats souvent passionnés sur des questions sensibles, peuvent parfois conduire à une radicalisation des discours et à un recours plus fréquent à des attaques ad hominem plutôt qu’à des arguments de fond. L’absence de mécanismes de régulation efficaces et l’interprétation parfois laxiste des règles d’éthique dans la sphère politique contribuent enfin à normaliser des comportements qui devraient pourtant être fermement condamnés. Les conséquences de cette montée des injures et de la grossièreté sont multiples et préoccupantes.
Bénin : bientôt le clash entre Patrice Talon et Joseph Djogbénou ?
Une récente déclaration de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir (RE), a ravivé les spéculations sur une possible rupture entre le président béninois Patrice Talon et son ancien ministre de la Justice et avocat personnel, Joseph Djogbénou. Azannaï a évoqué une rencontre informelle avec Badirou Aguèmon, au cours de laquelle des discussions auraient eu … Continuer la lecture
Allégations de plan de déstabilisation du Bénin : et si la justice s’occupait du dossier ?
Les allégations de l’existence d’un plan visant à déstabiliser le Bénin, récemment évoqué par le porte-parole du gouvernement, ont suscité une vague de réactions. Alors que les clarifications se font attendre, les spéculations vont bon train et une frange de la classe politique exige des réponses claires et transparentes sur le sujet. L’annonce d’une existence d’officine ayant pour plan de déstabiliser le Bénin en 2025 et disposant de beaucoup de moyens financiers, a eu l’effet d’une bombe. Depuis que le porte-parole du gouvernement a tenu ces propos, les réactions se succèdent. L’absence de détails n’a fait qu’alimenter les rumeurs et les interprétations les plus diverses. L’opposition, notamment, a immédiatement réagi, dénonçant une tentative de diversion et une instrumentalisation de la peur à des fins politiques. Certains observateurs s’interrogent sur le timing de ces révélations, à l’approche des échéances électorales de 2026.
Bénin : Adrien Houngbédji, faiseur de rois pour 2026 ?
Le paysage politique béninois bruisse de rumeurs. Le Parti du renouveau démocratique (Prd), autrefois pilier de la scène nationale, serait en passe de renaître de ses cendres. Après une période d’alliance, puis de distanciation avec les méthodes du pouvoir en place, le Prd, sous la houlette de son emblématique leader, Adrien Houngbédji, semble se positionner comme un acteur clé pour les échéances de 2026. La question brûlante est désormais de savoir si le parti parviendra à reconquérir ses militants et à consolider ses assises, et si Adrien Houngbédji, fort de son expérience et de son influence, deviendra le faiseur de rois de la prochaine présidentielle. Le jeu politique de 2026 ne se fera pas sans le parti de Me Adrien Houngbédji. C’est du moins ce qu’on peut affirmer au regard du développement actuel de l’actualité politique au Bénin. Longtemps considéré comme une force politique majeure au Bénin, Le Prd incarne une tradition de la social-démocratie et de défense des valeurs démocratiques. Sous la direction d’Adrien Houngbédji, figure politique respectée et expérimentée, le parti a joué un rôle crucial dans la transition démocratique du pays et a participé à plusieurs gouvernements. Mais les dernières déclarations du président Houngbédji sur la gouvernance Talon depuis peu, marque un tournant. En effet, durant les premières années du mandat de Talon, le Prd avait adopté une posture de soutien sans condition, participant à certaines initiatives gouvernementales. Cependant, les divergences et les critiques croissantes du président Adrien Houngbédji, à l’égard de certaines politiques mises en œuvre, donnent l’impression d’une certaine distanciation vis – à – vis de la gouvernance de la Rupture. Cette nouvelle posture pourrait s’avérer stratégique et payante pour le Prd, lui permettant de reconquérir les électeurs déçus par le pouvoir en place et de se positionner comme une bouée de sauvetage pour tous les camps au regard des nouveaux enjeux électoraux au Bénin.
Patrice Talon et Boni Yayi : Deux ombres qui planent sur la politique béninoise depuis 2006
Depuis 2006, le Bénin vit au rythme des trajectoires entrelacées puis divergentes de Patrice Talon et Boni Yayi. Ces deux figures dominantes ont façonné le paysage politique du pays, laissant une empreinte indélébile sur les vingt dernières années. À l’approche de 2026, l’ombre de ce duo plane sur les échéances électorales, et nombreux sont ceux qui estiment que la clé de l’avenir politique du Bénin se trouve entre leurs mains. Boni Yayi, président de 2006 à 2016, a marqué son mandat par une politique de grands travaux et une forte présence sur la scène internationale. Son règne a également été marqué par des accusations de dérives autoritaires et des tensions politiques croissantes, notamment avec Patrice Talon, alors homme d’affaires influent. L’arrivée de Patrice Talon au pouvoir en 2016 a signifié une rupture radicale. Promettant une rupture avec les pratiques du passé, il a engagé des réformes économiques ambitieuses et une lutte acharnée contre la corruption. Cependant, de nombreuses voix ont dénoncé « un recul démocratique » tandis que des tensions avec l’opposition, dont Boni Yayi est devenu une figure de proue ont émergé. Les relations entre les deux hommes ont oscillé entre alliances et confrontations. Les élections de 2019, marquées par l’absence de l’opposition, ont exacerbé les tensions, culminant avec l’état de siège autour de la résidence de Boni Yayi. Leur influence, leurs réseaux et leur poids politique en font des acteurs incontournables dans le jeu politique béninois.
OB26 en éclats : le fardeau Boko comme point de rupture ?
L’Assemblée générale extraordinaire tenue du 2 au 3 mai à Cotonou a officialisé ce que beaucoup pressentaient depuis plusieurs mois : le Mouvement Objectif Bénin 2026 (OB26) est entré dans une zone de turbulences dont il pourrait ne pas sortir indemne. Ce qui se voulait une dynamique politique ambitieuse pour l’alternance en 2026 se fracture désormais en clans, règlements de comptes et querelles d’héritage. Le président du mouvement, Jean-Eudes Mitokpè, en a été écarté au terme d’une réunion qualifiée d’historique par ses organisateurs. On lui reproche une dérive solitaire, une orientation politique jugée contraire à l’ADN du mouvement, et surtout une tentative de repositionnement dans l’opposition sans consultation. Une fracture que certains analystes justifient par le contexte judiciaire sulfureux entourant Olivier Boko, figure tutélaire d’OB26, aujourd’hui condamné pour complot contre l’État.
Lutte contre les sachets plastiques non biodégradables : Un défi persistant
En décembre 2017, le Bénin adoptait la loi N°2017-39 interdisant la production, l’importation, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Cette initiative, saluée à l’époque comme une avancée majeure pour la protection de l’environnement, visait à réduire la pollution plastique et ses effets néfastes sur la santé et l’écosystème. Cependant, quelques années après son adoption, la mise en œuvre de cette loi semble rencontrer des défis. Aujourd’hui plus que jamais, les sachets plastiques non biodégradables circulent au Bénin. Ils encombrent la circulation, même dans les grandes villes et se retrouvent collés régulièrement aux motos ou aux pare-brises des voitures en circulation. Pourtant, la loi de 2017 prévoyait des sanctions sévères pour les contrevenants, allant de cinq à cinquante millions de francs CFA d’amende, assorties de peines d’emprisonnement de trois à six mois, voire le double en cas de récidive. Malgré ces dispositions, l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables reste courante dans les marchés, les rues et les foyers béninois. Des études menées par WACA Countries sur le plastique, révèlent que le Bénin produit environ 139 000 kg de déchets plastiques par jour, une quantité alarmante pour un pays ayant interdit ces produits.
Dépigmentation des nouveau-nés : une atteinte à l’intégrité et à l’avenir des enfants
Au Bénin, la dépigmentation volontaire de la peau, également appelée « blanchiment de la peau« , demeure une pratique largement répandue, en dépit des nombreuses campagnes de sensibilisation et des mesures réglementaires mises en place pour en limiter l’usage. Ce phénomène, qui touche principalement les femmes, mais aussi une proportion croissante d’hommes, soulève des préoccupations majeures en matière de santé publique et d’identité culturelle. Le drame depuis quelques années, c’est la dépigmentation des nouveau-nés.
Attaques terroristes au Bénin : après l’émotion, les vrais défis à relever
Le 17 avril 2025, le Bénin a été frappé par l’attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire récente. Dans le parc national du W, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, 54 soldats béninois ont perdu la vie lors d’une embuscade revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. Cette tragédie a mis en lumière les failles de la coopération régionale en matière de sécurité, pointant les tensions diplomatiques entre le Bénin et ses voisins sahéliens. Mais après les nombreuses réactions, il faut maintenant faire face aux vrais défis.
UPR: malaise grandissant dans les rangs
Le parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R), membre influent de la majorité présidentielle au Bénin, traverse une période de turbulences internes. Depuis la dénonciation faite par le député Dolénix Kogblévi jusqu’à la prise de position de Me Adrien Houngbédji en passant par la suspension du chef d’arrondissement de Glo-Djigbé et les démissions en cascade enregistrées dans ces rangs, tout donne l’impression que ce parti est secoué par une crise interne qui pourrait bien lui nuire plus tard. Le 6 avril 2025, le Chef d’Arrondissement (CA) de Glo Djigbé, dans la commune d’Abomey-Calavi, a été suspendu de ses fonctions. Cette décision a été interprétée comme une sanction politique, en raison de présumés critiques au sujet de la gestion du pouvoir. Selon certains cadres du parti dont le député Victor Tokpanou, « cette sanction est profondément injuste ». L’élu de la 6è circonscription estime « qu’il y a incontestablement une cabale au niveau local qui est préjudiciable au rassemblement et aux défis qui se présentent au parti ». Pour lui, le CA devrait être rétabli dans ses droits.