Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Vraiment, je vous le dis, il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas forcer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Opinion
Bénin: nécessité de faire plus d’ouverture et de concessions
Les festivités du 1er août 2022 ont présenté à la face du monde un Bénin plus uni et plus désirable. Cette décrispation observée doit être poursuivie et renforcée par d’autres concessions. Le chef de l’Etat semble être sollicité comme le porteur d’eau qui va éteindre définitivement l’incendie qui dévore la maison Bénin. Un Patrice Talon qui saute tel un amoureux dans les bras du patriarche Nicéphore Soglo. Quelques secondes après, le voilà encore tout souriant et échangeant en toute complicité avec son prédécesseur Boni Yayi. Puis après, on vit ce dernier deviser avec Bruno Amoussou tout souriant.
Toutes ces images de grande émotion ont été projetées sur le petit écran et suivies avec grande satisfaction par la grande majorité des Béninois qui découvrent ce génie de leurs dirigeants à se mettre au-dessus de leurs divergences et de leurs égos du moment. Ces images sont inédites. Depuis 2016, c’est la première fois que les festivités du 1er août réunissent autant d’icônes politiques conversant entre eux sans retenue. Il y a seulement trois mois, il était presque impossible pour maints béninois d’y croire. Tant les divergences, les inimitiés et la vendetta étaient les choses les plus partagées au Bénin. Qui pouvait donc croire à ce qu’un Boni Yayi puisse accepter l’invitation de Patrice Talon alors qu’il a été retenu dans sa résidence en 2019 pendant plus de 50 jours? Qui pouvait imaginer Nicéphore Soglo échangé avec Patrice Talon qu’il ne manque aucune occasion de critique. Mais Patrice Talon a courageusement entrepris de les rencontrer, de discuter avec eux et de faire d’eux des partenaires.
Il a également libérer une bonne trentaine de « prisonniers politiques ». Tout ceci a redonné confiance à certains acteurs politiques qui croient aux promesses de paix et d’ouverture de Patrice Talon. Le chef de l’Etat lui doit se frotter les mains car son plan semble bien marcher puisque jusque là, les deux anciens présidents ne le boudent plus comme avant. Au-delà des promesses qu’il a dû faire et des engagements qu’il a pu prendre pour les avoir à ses côtés, il faut reconnaître que Patrice Talon a réussi un coup politique qu’il convient de souligner. Car, au plan politique et stratégique, les rapprochements de ces deux personnalités de la scène politique avec le Président de la République étouffent une bonne partie de la contestation politique contre lui et tétanisent les pyromanes dans leurs élans de rébellion. Talon aura donc réussi un grand coup.
Kérékou, Talon : une continuité de vision et de combat
Le Président Patrice Talon a dévoilé depuis ce samedi 30 juillet une autre facette de sa personnalité. On le savait perfectionniste, adepte du beau et de la qualité. Il avait aussi affiché par le passé et à quelques rares moments sa fibre nationaliste. Mais on était à mille lieues d’imaginer qu’il avait en lui un penchant anti-impérialiste et même gauchiste et s’est affiché comme un pourfendeur de la colonisation. Alors qu’il inaugurait le monument construit en mémoire des « enfants du Bénin dévoués pour la patrie », le chef de l’Etat révèle une bien curieuse information sur le monument aux morts sis à xwlacodji et qui a servi depuis 1960 au dépôt de germes de nos anciens présidents. Le narratif présidentiel renforcé par des recherches d’histoire présente le monument de xwlacodji comme une relique de l’époque coloniale construite par « l’envahisseur » pour rendre hommage aux soldats français tués pour la cause de leur pays. Il n’y a donc aucune portée historique, aucune ressource mémorielle encore moins une plus-value culturelle à tirer d’un tel monument frelaté que l’on doit désormais classer comme un instrument de sabotage de l’histoire. L’égo du Béninois se trouve fortement secoué et le patriotisme hautement affirmé.
L’Union européenne peine face au trafic de cigarettes
13 tonnes de cigarettes. Cette saisie d’ampleur, réalisée par les douaniers de Clermont-Ferrand et de Saint-Étienne, s’est achevée dans l’Allier à la fin du mois de juin. En 2021, 400 tonnes de tabac de contrebande ont été saisies en France, soit une hausse de 41 % en un an. En Europe, le trafic de cigarettes est en augmentation constante et prive les pays européens d’une manne fiscale estimée à plusieurs milliards d’euros dans un environnement budgétaire toujours contraint par la crise sanitaire et les mesures d’aides à l’économie.
62ème anniversaire de l’indépendance du Bénin: la fête dans la sobriété et la dignité
Le Bénin célébrera le lundi 1er août, le 62ème anniversaire de son accession à l’indépendance. L’occasion sera marquée par un défilé militaire et paramilitaire suspendu pendant deux ans en raison de la pandémie du COVID-19 et l’inauguration de plusieurs monuments dédiés aux ancêtres et à la postérité. Mais, le gouvernement a choisi délibérément de célébrer cette fête dans la sobriété et la dignité même si les voyants économiques sont au vert fixe ou presque.
Macron au Bénin : Une tournée symbolique et de réchauffement
Le président français Emmanuel Macron entame une visite au Bénin avec un léger changement de programme. Attendu ce matin comme prévu, il est descendu plus tôt dans la nuit d’hier en provenance du Cameroun. Une visite qui s’annonce sans grand enthousiasme au sein de la classe politique béninoise et de l’opinion nationale. Sans doute plusieurs dossiers seront mis sur la table notamment les questions sécuritaires et de démocratie, mais au lieu d’une visite de travail comme l’affirme l’usage protocolaire, plusieurs personnes estiment qu’il s’agit d’une visite de réchauffement des relations entre ses deux pays en froid depuis quelques mois.
DIPLOMATIE et «IMPLOMATIE» : Proposition à l’académie française
Les mots ont la signification classique et figée que leur donne le dictionnaire, mais force est de constater que les sociétés qui les utilisent évoluent, les pratiques des locuteurs aussi ; et il sied qu’ils s’en enrichissent d’autant. Il est alors légitime que ceux qui utilisent la langue que véhicule le dictionnaire français notifient de temps à autre à ses gardiens que sont les ‘’immortels’’, les évolutions qu’ils enregistrent dans les expressions eu égard au sens classique des mots et leur proposent, sans complexe aucun, d’envisager de les prendre en compte. Et cela n’est pas que vœu pieux. Le terme essencerie ne figure-t-il pas aujourd’hui au dictionnaire français quand bien même les académiciens préciseraient qu’il est en usage au Sénégal?
Bénin : ces lois votées qui ne sont pas du tout appliquées
Encore une autre décision gouvernementale. Celle-ci concerne la mobilité des citoyens d’un même pays et aussi de la même commune. Obligation est faite à tous pour tout déménagement d’avertir les autorités. Au même moment, plusieurs lois et décrets dorment encore dans les tiroirs sans que personne ne veuille les appliquer. Les lois sont votées pour être appliquées, dit-on. Le moins qu’on puisse dire aujourd’hui, c’est que le régime de la Rupture est prolifique en vote de lois. En cinq ans, des dizaines de lois ont été votées.
Bénin: Malaise à l'Union Progressiste
L’irrésistible ascension du professeur Joseph Djogbénou au sein du parti de la majorité présidentielle Union Progressiste (UP) et l’entrée de nouvelles personnes, ne plaît pas à tout le monde. Notamment certains membres de la vieille classe qui estime qu’elle a encore sa carte à jouer pour la victoire des élections législatives de janvier 2023. Grincements de dents au sein du plus grand parti du Bénin (en termes de nombre de députés et de maires), Union Progressiste (UP). La désignation le weekend écoulé du professeur démissionnaire de la cour constitutionnelle Joseph Djogbénou au poste de président de cette formation politique ne fait pas bonne recette.
Bénin: nos belles apocryphes
Qu’elles sont belles et séduisantes les deux colosses qui surplombent désormais notre ville bleue. On devise encore à merveille sur cette géante statue de 30 mètres de hauteur à quelques encablures de la Marina. Un vrai chef-d’œuvre sculptural rare dans une capitale africaine. Une belle négresse dans un accoutrement de combattante, machette dans une main, fusil artisanal dans l’autre. Elle attache à la ceinture un coutelas en guise d’arme d’appui. Un pas en avant pour bien prouver sa détermination à avancer, à foncer sur l’ennemi. A dire vrai, cette statue qui représente une amazone est une reconnaissance à ce que furent les femmes jadis. L’histoire avait été peu disert sur leur bravoure, leur contribution au rayonnement du royaume de Danhomè et leurs sacrifices pour leur patrie. Au-delà de l’amazone, c’était une bonne et géniale manière de célébrer la femme béninoise. Et le chef de l’Etat a eu le flair nécessaire
Bruno Amoussou, tant qu’il vivra…
Sous l’arrivée brutale et inattendue du Professeur Joseph Djogbénou à la tête du plus grand parti politique actuel du Bénin, s’est caché un évènement politique que je crois majeur dans l’histoire politique de notre pays. Pour quelqu’un qui est resté un peu attentif à la vie politique de notre pays depuis 1990 au moins, la retraite politique de Bruno Amoussou est un élément interpellateur auquel on ne peut pas rester indifférent. D’abord à cause de la carrure du personnage qui a décidé, de manière aussi discrète que sobre, de s’éclipser mais aussi à cause du moment choisi pour le faire. On le savait assez ombrageux, peu disert, cultivant le grand secret comme nos sages d’Afrique mais choisir un tel départ du parti qu’il s’est battu pour construire est à la fois surprenant et un peu déshonorant pour lui.
Cour constitutionnelle : la démission absout-elle Joseph Djogbénou ?
Son parcours et son itinéraire étaient vraiment atypiques. Son bilan discutable. Quelques jours après sa démission surprenante de la Cour Constitutionnelle, maints Béninois se posent des questions sur les vraies motivations de l’ex-juge constitutionnel. Et s’accordent à dire que cette démission ne saurait l’absoudre sur ses quatre années passées à la tête de la cour. Sa jeunesse, son histoire et ses ambitions faisaient de lui un Président peu ordinaire à la tête de la Cour constitutionnelle. Contrairement à tous ses prédécesseurs, il est arrivé au poste plus jeune( à peine 50 ans), et dépassant un peu la mi-carrière professionnelle.
Législatives au Bénin: Talon lance les grandes manœuvres
La mouvance présidentielle se met en ordre de bataille pour gagner les élections législatives de janvier 2023. Et le président Patrice Talon, comme dans un jeu d’échec, déplace les pions avec pour pièce maîtresse, l’ancien président de cour constitutionnelle Me Joseph Djogbénou. Trois petits événements, ces derniers jours qui, rapprochés bout à bout, s’imbriquent comme un puzzle. Il y d’abord la réinscription de Me Adrien Houngbédji au barreau béninois fin juin et dans la foulée, une rencontre entre lui et le président de la cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. Ensuite, le marathon que ce dernier a entrepris le lundi 11 juillet dernier entre la présidence de la République et le palais des gouverneurs. Coup sur coup, il a rencontré le chef de l’État Patrice Talon et le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou.
Joseph Djogbénou : oser gros aujourd’hui pour avoir gros demain
C’est « l’enfant choyé » de la politique béninoise de cette dernière décennie. Depuis 2015 où il fait son entrée en politique, Joseph Djogbénou vole de promotion en promotion. En trois ans, il est passé du titre de citoyen lambda au poste de Président de la Cour constitutionnelle, soit la 3è personnalité de l’Etat béninois. En démissionnant hier de ce poste, Joseph Djogbénou a visiblement pris des risques au prorata de ses ambitions politiques. Reste que ces risques peuvent être payants ou non.
Le « miracle rwandais » dévoyé ?
Il y a 25 ans, le chapitre le plus terrifiant de l’histoire contemporaine de l’Afrique s’écrivait au Rwanda, petit pays coincé dans la région des Grands lacs entre son grand voisin la République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie. En l’espace de cent jours, un million de personnes ont perdu la vie laissant derrière elles des millions d’orphelins, de veuves et veufs. Tout était à refaire dans ce pays meurtri. A la suite d’une longue période d’unification et de réconciliation nationales, le pays s’est investi dans une dynamique de développement spectaculaire. Il est devenu un exemple économique à suivre pour de nombreux pays du continent africain incarné par sa capitale Kigali.
Législatives au Bénin : un challenge osé pour l’opposition
Contrairement à 2019 – où presque aucun parti de l’opposition n’avait de récépissé- les partis dits d’opposition participeront aux élections législatives. Plusieurs d’entre eux s’organisent pour cela. Mais en dépit de leur bonne volonté de capter des suffrages, plusieurs obstacles se dressent sur leur chemin et risquent de plomber leur volonté de retrouver le Palais des gouverneurs de Porto Novo à l’issue du scrutin du 08 janvier 2023. A moins de six mois des élections législatives, le débat sur son caractère exclusif ou non est toujours vivace. Populations, partis politiques d’opposition, société civile, partenaires techniques et financiers… tous souhaitent réellement que ces élections, la quatrième depuis l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, soient vraiment inclusives et que les électeurs puissent avoir la possibilité de choisir entre des partis politiques de plusieurs obédiences et défendant des projets de société différents.
Visite de Blaise Compaoré au Burkina: le coup de théâtre du colonel Damiba
En avril dernier, plusieurs voix en Afrique avait exprimé leur profonde satisfaction devant la condamnation des trois principaux protagonistes dans le procès de l’assassinat du Capitaine Thomas Sankara. Voir, après la force de cette décision judiciaire, le retour de Blaise Compaoré au Burkina, comme défiant la sentence du tribunal, apparaît pour certains comme un gag sinon un pied de nez à la justice du pays.
Terrorisme : et si on repensait la lutte !
Le Bénin semble courber progressivement l’échine devant le combat contre le terrorisme. Depuis décembre 2021, les attaques ont été fréquentes contre les Forces de défense et de sécurité sur plusieurs fronts dans le nord du pays. Environ une vingtaine de morts du côté des éléments de l’armée contre deux seulement du côté des djihadistes. Certes l’armée a annoncé avoir neutralisé d’autres assaillants armés mais dans l’ensemble le Bénin a connu plus de pertes que de victoires.
Vincent FOLY : un Grand Frère s’en est allé!
Tout comme la mort d’un parent, la mort de Vincent que j’appelais Grand-Frère est la mort d’un proche. La mort d’un parent ou d’un proche attriste profondément ! J’ai appris la nouvelle de sa mort par les réseaux sociaux, à ma descente d’avion de retour à Cotonou en provenance de Libreville le 03 septembre 2021, après un séjour d’un mois. Alors que j’attendais sa réponse à un de mes derniers messages que je lui ai envoyé deux (2) jours plus tôt, je venais de comprendre pourquoi, pour une fois, il n’avait pas réagi aussitôt. Parce qu’il a l’habitude de vous appeler ou de vous répondre la minute qui suit.
Nomination du médiateur pour la Guinée: Habile stratégie pour éloigner Yayi
L’ex président de la République du Bénin Boni Yayi est nommé médiateur de la crise guinéenne. Au delà des soulagements notés au sein de la classe politique guinéenne et les félicitations à la diplomatie béninoise, certains observateurs y voit une volonté sibylline : celle d’éloigner et d’occuper un « adversaire » politique.
Crise politique au Bénin : Justice et réconciliation font-elles bon ménage ?
La nouvelle a pris de court tout le monde. Elle est sur toutes les lèvres depuis le weekend écoulé. De l’intellectuel le plus futé au citoyen le plus frustré en passant par l’observateur de la scène politique le plus averti. Il s’agit du « déménagement » forcé intervenu le vendredi 1er juillet dernier au domicile de l’ex-roi de la volaille. Cette résidence située derrière le supermarché Erevan qui grouillait autrefois de monde a été vidée de son contenu. Mobiliers, objets de valeur, électroménagers, véhicules ont été emportés suite à une décision de justice. Beaucoup de personnes ont été choquées par cette situation inédite au Bénin.
Retour de Blaise Compaoré : Entre justice et sécurité, Damiba a fait son choix
L’ancien président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, est arrivé à Ouagadougou, la capitale du pays hier jeudi 07 juillet. En exil depuis huit ans en Côte d’Ivoire, c’est la première fois qu’il foule le sol de son pays. Un retour qui suscite des interrogations aussi bien au plan national qu’international. Ce retour s’inscrit dans le cadre d’une rencontre des ex-chefs d’Etat burkinabè et vise à accélérer la réconciliation nationale. En effet, en qualité d’ancien Chef d’Etat, Blaise Compaoré a été appelé pour participer à une rencontre avec les autres présidents du Faso. Il s’agit de Jean Baptiste Ouédraogo, Yacouba Isaac Zida, Michel Kafando et Roch Kaboré.
CEDEAO : le Mali et le Burkina réhabilités, la Guinée en sursis
C’est la joie et l’allégresse dans les rues de Bamako et les grandes villes du Mali depuis l’annonce de la levée de toutes les mesures de rétorsion économiques et financières infligées à ce pays. Les dirigeants de la CEDEAO se sont en effet réunis le 3 juillet dernier à Accra pour statuer outre sur le dossier de ce pays mais également sur ceux du Burkina Faso et la Guinée où les militaires règnent en maître depuis qu’ils ont perpétré des coups d’État. Toutes les sanctions qui étouffaient le Mali ont été levées à l’exception de celles individuelles concernant les militaires au pouvoir et la suspension du pays aux organes de la CEDEAO et ce, « jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel ».
On peut encore sourire dans ce monde... tristement
Il est parfois des choses qui peuvent prendre des couleurs et des apparences réjouissantes, alors qu’elles ont ou avaient bouleversé tant d’ordre et même créé tant de désordres (au pluriel !) dans tant et tant de vie. C’est le cas pour plusieurs événements de l’actualité récente. Quoiqu’il convienne de souligner la différence des funérailles des Lumumba d’avec les soubresauts qui agitent la France avec ses élections et les airs pérennes de famine – soufflant sous nos contrées depuis des décennies- qu’engendre la douce folie de Vladimir POUTINE. Et à dire vrai, l’effroyable spectacle que nous offre ce chef de guerre sans autre grade que celui d’être à la tête d’un Ancien Empire, bénéficie d’une distribution médiatique que n’ont pas connue le COVID-19 avec ses anciens et nouveaux variants. Aussi pourrait-on évoquer la FIN du Gag, une mauvaise plaisanterie, s’agissant de la restitution du seul reste de Patrice Lumumba. Si l’on ose prendre pour un cas heureux l’effort fait pour rendre ce Valeureux Fils du contient à sa Terre Natale.
L’Afrique est toujours sous la menace du Tabac
Nous profitons de la célébration de la Journée Mondiale Sans Tabac 2022 dont le Thème cette année 2022 est « Le tabac : une menace pour notre environnement » pour attirer l’attention de tous les acteurs , et toutes les organisations qui luttent contre le tabagisme en Afrique que nous devons être plus vigilant dans le combat que nous menons, car l’industrie du tabac manœuvre plus jamais dans nos pays pour s’imposer toujours davantage, surtout quand elle a en face d’elle des états dont la volonté politique est tout simplement assujettie aux désidératas des géants de l’industrie du tabac.
Série de rencontres à la présidence : Talon prépare t-il une surprise aux Béninois ?
Le chef de l’État Patrice Talon n’a pas du tout chômé le mercredi 8 juin 2022. Il a eu une série de rencontres avec de fortes personnalités de notre pays et du monde extérieur. Il a tour à tour reçu, les anciens présidents qui se sont succédés à la tête de l’Assemblée nationale. Conduits par l’actuel président du parlement Louis Vlavonou ceux-ci n’ont fait aucune déclaration à la presse quant à la teneur de leurs échanges. Pas plus que l’ancien président de la République Nicéphore Soglo, lui aussi reçu par le chef de l’Etat. Comme à l’accoutumée, aucune information n’a filtré à l’issue de cette rencontre. C’est la troisième fois que les deux hommes se parlent à l’abri des caméras et micros en moins de six mois après plus de trois ans de brouille.
Chefferie traditionnelle au Bénin : les raisons de la réforme du secteur
Les 15 membres de la chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle ont été installés vendredi 27 mai dernier par le chef de l’État Patrice Talon. Ils ont pour missions d’évaluer l’organisation, la structuration et le mode de succession de la chefferie au Bénin et de définir ses prérogatives. A cette occasion, le président Talon leur a indiqué la marche à suivre. Pour lui, il ne s’agit de moderniser la chefferie mais de réhabiliter ce qui se faisait pour rester conforme à nos traditions excepté ce qui n’est plus compatible avec les lois en vigueur. Entre autre piste, il leur a demandé de réfléchir sur comment la chefferie traditionnelle peut contribuer à la cohésion sociale, aider dans la réconciliation, ce qui peut lui être dévolu en matière de gestion de la cité et enfin définir les moyens à mettre en place dans l’accomplissement de cette tâche.
PSG : sanctionner Gana Gueye serait une erreur !
Le choix du joueur sénégalais de ne pas apporter son soutien direct au mouvement Gana fait depuis quelques jours jaser en France au point où de nombreuses personnalités ont pris position dans le débat. Mais à y voir de près, doit-on oui ou non sanctionner Idrissa Gana Gueye ? Après le soutien du président sénégalais Macky Sall, la question reste entièrement posée. Le président sénégalais va-t-il aussi être taxé d’homophobe?
Recrudescence des conflits entre agriculteurs et éleveurs : quelles mesures pour endiguer le phénomène ?
Encore des morts dans les affrontements entre agriculteurs et éleveurs. Au Bénin, les conflits entre ces deux communautés se sont multipliés ces dernières années et deviennent de plus en plus violents. Plusieurs villages au centre et au nord du pays portent encore les stigmates de ces affrontements meurtriers. Le dernier en date s’est produit le jeudi 05 mai dernier dans un village dénommé Kpaari dans la commune de Tchaourou. Bilan : quatre morts et plusieurs blessés.
Ukraine : les petits Etats doivent apprendre à agir stratégiquement face à la seconde guerre froide
Synopsis : un nationalisme aveugle qui ne tient pas compte de la réalité conduira à la destruction de petits États car le nationalisme n’a pas besoin de signifier un héroïsme insensé face à l’adversité. Dans leur propre intérêt, les pays du Sud en général et africains en particulier doivent veiller à ne pas se laisser entraîner dans la Seconde Guerre froide qui vient de commencer entre l’alliance sino-russe et l’Occident afin d’éviter de finir comme l’Ukraine. Le principal intérêt géopolitique des petits États est de rester à l’écart de la tempête qui se prépare. Le nationalisme ukrainien peut être assimilé à un héroïsme insensé. Un véritable nationalisme ne peut ignorer le sort des citoyens ordinaires qui perdent la vie et leur bien-être. Rechercher l’héroïsme en affrontant une puissance militaire au nom des États-Unis fait payer un lourd tribut à l’État et aux nationaux ukrainiens.