Depuis plusieurs années, deux projets majeurs de gazoducs alimentent la rivalité stratégique entre le Maroc et l’Algérie, chacun visant à devenir un pilier de la distribution énergétique africaine vers l’Europe. Le premier, porté par Rabat, prévoit une connexion offshore entre le Nigeria et le Maroc, longeant l’Atlantique et intégrant une quinzaine de pays. Le second, soutenu par Alger, s’appuie sur un tracé transsaharien plus direct, traversant le Niger pour relier le Nigeria à l’Algérie. Derrière ces ambitions énergétiques se joue un affrontement diplomatique et économique à l’échelle continentale, renforcé par les tensions persistantes entre les deux capitales maghrébines depuis la rupture de leurs relations en 2021.
Maghreb
Automobile au Maghreb : une alliance nouée avec l'Italie
Le secteur automobile s’impose depuis plusieurs années comme un levier stratégique pour les économies maghrébines. Le Maroc a pris une longueur d’avance en devenant un hub d’assemblage et d’exportation reconnu, grâce à l’implantation de géants comme Renault et Stellantis. La Tunisie, quant à elle, s’est positionnée dans la fabrication de composants, capitalisant sur son tissu de PME industrielles. L’Algérie, longtemps en retrait, cherche désormais à combler ce retard par une approche résolument tournée vers l’intégration locale, la formation de compétences et le transfert technologique. Cette dynamique régionale n’est pas seulement une réponse aux ambitions industrielles : elle traduit aussi une volonté de mieux contrôler les chaînes de valeur, de créer des emplois qualifiés et de réduire la dépendance aux importations dans un contexte mondial de perturbations logistiques.
Face aux caprices de l'Algérie, le Niger vole au secours du Mali
Depuis janvier 2024, les relations entre Bamako et Alger se sont progressivement dégradées, lorsque le Mali a dénoncé l’accord de paix d’Alger de 2015, accusant son voisin d’ingérence et de connivence avec des groupes armés opérant dans le nord malien. Ce climat de suspicion n’a cessé de s’intensifier, affaiblissant une coopération sécuritaire pourtant jugée essentielle face aux menaces terroristes régionales. L’incident du drone, survenu en mars 2025, a agi comme un catalyseur, précipitant une série de ruptures : rappel mutuel des ambassadeurs, fermeture de l’espace aérien, suspension du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc). Loin de se limiter à une crise diplomatique, cette fracture a des répercussions concrètes sur le terrain, notamment dans les régions septentrionales du Mali, où l’approvisionnement en carburant est devenu critique. Les tensions avec Alger, en bloquant des canaux logistiques vitaux, ont aggravé les pénuries et plongé le nord malien dans une précarité énergétique alarmante.
Mines au Maghreb : le potentiel de ce pays peut impacter son économie
L’Algérie veut changer de cap et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Pour y parvenir, le pays mise désormais sur ses ressources minières, longtemps restées sous-exploitées. Selon le site d’information Algerie360, cinq grands gisements sont au cœur d’un plan national ambitieux visant à faire du secteur minier un véritable levier de développement économique.
Maghreb : Trump reçoit une réponse sèche après des rumeurs
Lors de son second mandat, Donald Trump avait défrayé la chronique en proposant de transformer la bande de Gaza, ravagée par les conflits, en une luxueuse station balnéaire comparable à la Côte d’Azur ou à Monaco. Son idée reposait sur le déplacement des habitants vers des pays voisins comme l’Égypte ou la Jordanie, afin de faire de Gaza une zone de développement économique spectaculaire, attirant investisseurs et projets immobiliers grandioses. Si cette vision évoquait un renouveau économique, elle négligeait profondément les réalités humaines et politiques de la région.
Gaz au Maghreb : une alliance annoncée avec un groupe indien
L’Algérie, gagnante inattendue de la reconfiguration énergétique mondiale
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les cartes de l’énergie ont été brutalement rebattues. L’Europe, en quête urgente de substituts au gaz russe, s’est tournée vers d’autres fournisseurs plus stables. Parmi eux, l’Algérie a émergé comme une alternative stratégique. Déjà acteur historique du secteur énergétique, le pays a profité de cette situation géopolitique tendue pour renforcer ses exportations, améliorer ses infrastructures et affirmer son rôle dans les équilibres énergétiques méditerranéens. En tirant parti de ses ressources abondantes et de sa proximité avec le marché européen, Alger a consolidé ses partenariats traditionnels tout en en initiant de nouveaux, notamment vers l’Asie. C’est là que l’alliance avec la société indienne Larsen & Toubro prend toute son importance.
Maghreb : ce pays accélère l'expulsion de migrants
L’Algérie mène depuis plusieurs semaines une série d’opérations d’expulsion de migrants subsahariens, principalement dirigées vers le Niger. Ces renvois concernent des milliers de personnes, souvent acheminées jusqu’à la zone frontalière d’Assamaka, dans le nord nigérien.
Gaz au Maghreb : un leader local veut investir 5 milliards $
L’Algérie veut consolider son rôle dans le secteur énergétique, en particulier dans le domaine du gaz. Pour cela, elle compte sur l’implication directe de Sonelgaz, son principal opérateur public. L’entreprise a récemment annoncé un ambitieux plan d’investissement pour l’année 2025, à hauteur de 4,94 milliards de dollars.
Maghreb: la BAD veut soutenir des projets stratégiques
L’Algérie, au cœur d’une modernisation croissante, se tourne vers des projets ambitieux visant à renforcer son rôle dans l’intégration régionale et à soutenir son développement économique. Ces projets stratégiques couvrent des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie minière, avec un accent particulier sur l’exploitation des ressources naturelles et leur transformation locale. Cette dynamique reflète une volonté d’industrialisation et d’autosuffisance, ainsi qu’un engagement à participer activement à la coopération continentale.
Maghreb: un pays dans le top 5 des demandeurs de visa Schengen
Le visa Schengen permet aux ressortissants de pays tiers de circuler librement à travers 27 pays européens, qui constituent l’espace Schengen. Cette zone comprend des pays majeurs comme la France, l’Allemagne, l’Espagne, et d’autres, où une fois un visa délivré, le voyageur peut se déplacer sans contrôles internes. Toutefois, pour les ressortissants de certains pays, obtenir ce visa peut être un processus rigoureux, avec des critères stricts et un taux de rejet qui varie en fonction des pays. En 2024, un total de 11 716 723 demandes de visa Schengen ont été déposées dans le monde, marquant une augmentation de 13,5 % par rapport à l’année précédente, bien que les chiffres restent en dessous des niveaux d’avant la pandémie.
Maghreb : 25000 emplois annoncés et une indépendance énergétique
Un accord historique a été conclu entre le Maroc et les Émirats arabes unis, marqué par la signature de trois accords majeurs représentant un investissement total de 130 milliards de dirhams. Ce partenariat est mené par TAQA Morocco, Nareva et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, en collaboration avec le gouvernement marocain et l’ONEE.
Dessalement au Maghreb : vers la mise en service d’une grande usine
Face aux pressions croissantes sur les ressources hydriques, l’Algérie a fait du dessalement un pilier de sa politique d’accès à l’eau. Ce choix s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à sécuriser l’approvisionnement des populations tout en réduisant la dépendance aux précipitations irrégulières et aux barrages fragilisés par les sécheresses successives. En misant sur les technologies de dessalement, les autorités entendent répondre à la demande domestique croissante, soutenir le développement agricole et préserver les nappes phréatiques surexploitées. Cette orientation, déjà traduite par plusieurs projets côtiers, gagne en intensité avec la mise en service imminente d’une infrastructure majeure à Toudja.
Investissements au Maghreb : une délégation pour tenter de séduire les USA
Le SelectUSA Investment Summit, organisé chaque année par le département américain du Commerce, constitue l’un des principaux rendez-vous mondiaux en matière de promotion des investissements aux États-Unis. À travers des rencontres entre responsables politiques, investisseurs étrangers et représentants d’agences fédérales ou étatiques, cet événement vise à renforcer l’attractivité économique du marché américain, estimé à quelque 25 000 milliards de dollars. Pour les pays participants, il offre une occasion directe d’explorer les opportunités d’implantation ou de partenariat dans un cadre structuré, avec des dizaines de conférences sectorielles, des forums spécialisés et des milliers de rendez-vous d’affaires. L’édition 2025, qui s’est tenue du 10 au 14 mai dans le Maryland, a vu la participation de nombreuses délégations issues d’Afrique, d’Asie et d’Europe, venues chercher un accès plus fluide au marché nord-américain.
Routes au Maghreb : 3 milliards $ débloqués pour de grands projets
L’Algérie veut donner un nouveau souffle à ses infrastructures routières et ferroviaires. Pour concrétiser cette ambition, le pays pourra s’appuyer sur un soutien financier important de la Banque islamique de développement (BID). Selon diverses sources concordantes, l’institution prévoit d’accorder 3 milliards de dollars à l’Algérie sous forme de prêts étalés sur trois ans.
Maghreb - France : œil pour œil, dent pour dent
Depuis plusieurs mois, les relations franco-algériennes traversent une zone de turbulences particulièrement dense. La tension n’a cessé de monter entre Paris et Alger, sur fond de désaccords diplomatiques, d’expulsions croisées et de méfiance politique. Déjà fragilisés par des différends liés à la mémoire coloniale, à la coopération sécuritaire et à la gestion des flux migratoires, les échanges entre les deux capitales ont été secoués récemment par une série d’incidents. Parmi eux, l’expulsion de diplomates français par l’Algérie a provoqué un tollé dans l’Hexagone. En retour, la France a serré la vis sur le régime de visas réservé aux détenteurs de passeports diplomatiques algériens. Chaque décision semble engendrer une riposte, creusant un peu plus le fossé entre deux partenaires que tout oppose actuellement, sinon l’envie de ne pas perdre la face.
Maghreb : exercice militaire avec cette puissance
L’Algérie continue de démontrer sa capacité à établir des partenariats utiles sur la scène internationale. Dernier exemple en date, l’arrivée de la frégate américaine USS Forrest Sherman (DDG-98) au port d’Alger. Cette escale s’inscrit dans une dynamique de coopération militaire entre Alger et Washington, notamment dans le domaine de la sécurité maritime.
Energie au Maghreb: des investissements massifs annoncés
L’énergie est un secteur stratégique pour les nations du monde entier, servant de socle à leur développement économique et social. Un approvisionnement énergétique fiable et durable est essentiel pour assurer la compétitivité des industries, améliorer la qualité de vie des citoyens et promouvoir une croissance durable. Dans ce contexte, Sonelgaz, le géant algérien de l’énergie, s’efforce de relever les défis énergétiques actuels tout en préparant l’avenir énergétique du pays.
Maghreb: un pays sur le chemin de l’hydrogène blanc
L’hydrogène blanc, également connu sous le nom d’hydrogène natif, suscite un intérêt grandissant à l’échelle mondiale en raison de son potentiel énergétique. Contrairement à d’autres formes d’hydrogène, qui nécessitent des processus industriels complexes pour leur production, l’hydrogène blanc se forme naturellement, offrant ainsi une alternative prometteuse pour les pays en quête de solutions énergétiques durables et à faibles émissions de carbone. Ce gaz, qui existe déjà dans certaines régions du monde, commence à capter l’attention des experts, en particulier en raison de sa capacité à se produire sans coûts élevés d’infrastructure, ce qui en fait une ressource particulièrement stratégique dans la transition énergétique.
Maghreb: pertes majeures pour l'industrie automobile d'un pays
L’industrie automobile mondiale, pilier important de nombreuses économies, traverse une période de turbulences, notamment au Maroc, un acteur majeur du secteur en Afrique. Ce marché, en pleine croissance ces dernières années grâce à la forte demande en véhicules produits localement et exportés vers l’Europe et d’autres continents, fait face à des défis de taille. La crise actuelle affecte non seulement les exportations, mais également la réputation du pays en tant que destination industrielle.
Maghreb : des puissants pays arabes misent sur l'énergie renouvelable
Le Maroc a fait de l’énergie verte un axe majeur de son développement, un choix stratégique visant à répondre aux enjeux climatiques tout en consolidant son rôle de leader en Afrique du Nord dans ce domaine. L’engouement mondial pour les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, trouve un écho particulier dans les politiques du royaume, qui ambitionne d’atteindre 52 % de son mix énergétique à partir de sources renouvelables d’ici 2030. Cette vision, soutenue par des engagements forts et des projets d’envergure, attire des investisseurs étrangers, notamment ceux des pays du Golfe.
Automobile au Maghreb : un grand groupe bientôt installé
L’implantation d’une usine Hyundai en Algérie franchit une étape majeure avec la remise du pré-agrément officiel à la SARL Hyundai Motors Manufacturing Algeria. Cette avancée significative intervient moins de 24 heures après les directives présidentielles, illustrant la réactivité du gouvernement algérien face à ce projet stratégique.
Alimentation au Maghreb : ce pays dernier d'un classement africain
La sécurité alimentaire reste une préoccupation majeure en Afrique, où l’accès à une alimentation saine sans compromettre le budget quotidien représente un défi de taille. Selon un récent rapport de la FAO cité par l’agence Ecofin, l’analyse du coût d’une alimentation saine à travers le monde révèle des disparités surprenantes sur le continent africain.
Maghreb : un nouveau coup dur pour la langue française
Depuis plusieurs années, le français perd du terrain en Afrique, en particulier dans les pays anciennement colonisés. Si la langue reste largement utilisée dans l’administration, les affaires ou les médias, son rôle dans les systèmes éducatifs est de plus en plus remis en question. Des États comme le Mali, le Niger ou le Burkina Faso — aujourd’hui regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) — ont clairement affiché leur volonté de tourner la page du français, au profit d’une autonomie culturelle et linguistique affirmée. Le retrait progressif de la langue dans les institutions universitaires, les administrations publiques et les médias nationaux s’est accompagné d’une montée du sentiment anti-politique française. Ce climat s’étend aujourd’hui au Maghreb, où l’Algérie vient d’annoncer une décision emblématique : la fin de l’enseignement du français dans les facultés de médecine.