Cinquante et un ans après son accession à « l’indépendance », il est manifeste et c’est un doux euphémisme, que notre pays n’a pas encore pris siège dans le métro ou le train du développement. A la vérité, nous avons encore notre pain, un gros morceau d’ailleurs, sous la table. Je dis bien sous la table d’où il va falloir le sortir pour ensuite le poser sur la table avant de commencer à le grignoter. Et ce n’est pas un mince défi que de passer aux choses sérieuses.
Opinion
Bénin : quand la vie triomphe de la mort
La nouvelle est massive : le Bénin entre dans le cercle encore fermé des pays qui, dans le monde, ont aboli la peine de mort. En effet, la semaine dernière, l’Assemblée nationale, a donné suite à l’article 8 de notre Constitution qui dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».
Une Fondation pour célébrer l’excellence
Tenons-le pour un scoop : la création prochaine d’une Fondation consacrée aux meilleurs fils et filles du Bénin. C’est Mme Koubourath Osséni, Grande Chancelière de l’Ordre national, qui l’a annoncée. Ce fut le vendredi 12 août 2011, lors de la cérémonie d’hommage et de décoration du professeur Jean Pliya élevé au grade de grand Officier de l’ordre national.
Le conte pour conter le Bénin nouveau
Le partenariat public/privé trouve déjà à se concrétiser sur le terrain économique. Il faut prendre garde de l’y enfermer. Il urge, selon nous, d’ouvrir à ce partenariat un autre champ d’expression et de réalisation. Nous donnerions au partenariat public/privé un souffle nouveau si nous l’expérimentions sur le terrain culturel.
Le phénomène des pratiques visant à attirer ou empêcher la pluie au Bénin
(PAQUES 2011 SANS PLUIE A SÈ ET ENVIRONS : UN FAIT INHABITUEL !) Les populations de Sè et environs au Mono ont passé avec beaucoup d’appréhensions les Pâques et jours suivants sans une goûte de pluie contrairement aux années antérieures après que de gros nuages, tout prêts à s’effondrer, ont été mystérieusement dispersés plusieurs fois de suite par des coups de vents violents venus on ne sait d’où.
Bénin: à l’école du dialogue
Dialogue. Comme si les Béninois découvraient, soudain, le mot en ses vertus cardinales. Ne lui doivent-ils pas le dénouement heureux du récent bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ? Pour avoir su actionner les manettes du dialogue, les protagonistes de la crise ont évité de précipiter l’administration publique dans les abimes de l’enfer. Pour avoir compris l’inanité de continuer de se regarder en chiens de faïence, la bave du défi aux commissures des lèvres, les protagonistes de la crise, se sont fait violence pour faire triompher le dialogue.
Fin d’une grève, début d’une nouvelle ère
Enfin, le bout du tunnel. La paralysie de l’administration publique pour fait de grève, c’est désormais du passé. Le bras de fer gouvernement/ syndicats aura duré quelques semaines. Dans l’angoisse et l’anxiété de tous ceux y voyaient un conflit à fort potentiel de risques. Le gouvernement et les responsables des centrales et confédérations syndicales ont procédé, le 5 août 2011, à la signature de l’accord qui octroie aux travailleurs les 25% d’augmentation exigés.
Mentalité théologique et pouvoir traditionnel
Ce fut au cours d’un séminaire. Un jeune homme, malgré tous mes efforts de persuasion, ne voit décidément pas à quoi peuvent servir les partis politiques ; il ne comprend pas qu’on impose des listes de partis politiques ou de groupes de partis politiques pour participer aux élections législatives, alors que c’est loin d’être le cas pour les élections présidentielles et locales !
Vol et envol des prix : où va le Bénin?
Si l’intention des plus hautes autorités de l’Etat était d’assommer le citoyen-consommateur, elles ne s’y prendraient pas autrement. Les prix des denrées courantes, contre toute attente, viennent de connaître une montée en flèche. Au marché international de Dantokpa, tenu, à juste raison, pour le baromètre de l’économie nationale, on s’interroge. Où va le Bénin ? De quoi demain sera fait ?
Repenser et réformer nos stages
La foire aux stages commence. Qu’est-ce qui fait ainsi courir nos étudiants, en ce début de vacances, d’une entreprise à l’autre, à la quête et à la conquête d’une place de stagiaire ? La denrée semble assez rare pour justifier le trésor d’ingéniosité déployé. Sans un stage en entreprise, croyons-nous savoir, c’est le travail de toute une année qui pourrait ne pas être validé. D’où ce rush débridé au stage.
Les centres d’apprentissage de la liberté
Devons-nous nous y intéresser ? Des espaces d’expression publics et informels se développent ici et là dans notre pays. A l’image de la célèbre « Sorbonne » à Abidjan. S’y succèdent divers orateurs. Les uns estiment être porteurs d’une opinion sur l’actualité. Les autres estiment être détenteurs d’une vérité sur un sujet d’intérêt général.
La drôle de négociation
De longs mois, semaines ou jours durant, le gouvernement béninois, par ses officiels interposés et les travailleurs de l’administration publique, par le biais de leurs représentants dument mandatés, se sont mis autour d’une table. A se regarder, non en chiens de faïence, mais droit dans les yeux, à discuter.
Cifas : quelles leçons pour l’avenir?
La durée. Nous y sommes réfractaires. Voilà le ventre mou de nos pays, le talon d’Achille de toutes nos entreprises. Nous avons le génie d’inscrire tout ce que nous réalisons dans la fragilité du temporaire, dans l’inconsistance de l’éphémère. Le Centre international de football Ajavon Sébastien (Cifas), porté sur les fonts baptismaux il y a quatre ans, vient de rendre l’âme. Son propriétaire-fondateur a décidé de le fermer.
Le second refus de l’union africaine de coopérer avec la Cpi
A son dernier sommet en Guinée équatoriale, l’union africaine a récidivé. Elle a encore demandé à ses membres de ne pas coopérer avec la cour pénale internationale au sujet du mandat d’arrêt international émis par la CPI cette fois-ci contre le colonel Kadhafi, le guide libyen. Ce second refus, tout comme le premier, déjà exprimé l’année dernière, constitue non pas un acte de souveraineté, mais plutôt un mépris profondément affreux pour le droit international contemporain et les intérêts des victimes.
Hommage à Jean Pliya
Cicéron fut un philosophe respectable et respecté de la Rome antique. Sa pensée reste, à bien des égards, d’une étonnante actualité. Voici ce qu’il dit, parlant du vieil âge (Citation) : « Les cheveux blancs et les rides ne confèrent pas à eux seuls une soudaine respectabilité. Celle-ci n’est jamais que la récompense d’un passé exemplaire » (Fin de citation)
La République béninoise des mécontents
Heureux pays dont tous les habitants seraient des gens heureux, égrenant, à longueur de temps, leur bonheur. Un tel pays existe dans les envolées lyriques des poètes. Un tel pays existe dans l’imaginaire de ceux qui se laissent aller à bâtir des châteaux en Espagne.
Fin de mission pour le Proconsul de France
Les images du dîner d’adieu offert par Boni Yayi à l’ambassadeur de France en fin de mission largement diffusées par la télévision nationale de service public (l’Ortb) sont parlantes. Nassirou Arifari Bako, le nouveau chef de notre diplomatie qui n’arrive pas encore à rentrer dans le rôle qu’avait magistralement campé Jean-Marie Ehouzou, son prédécesseur, était perdu dans la salle du banquet tout comme le Premier ministre en bras de chemise, style Mandela, pendant que l’ambassadeur et son épouse trônaient à la table d’honneur du chef de l’Etat.
Et si nous changions de logiciel mental
Le Bénin, c’est le Bénin. Une telle formule, lapidaire à souhait, ne définit pas le Bénin. Du reste, aucune définition ne peut suffire pour dire un pays, pour parler de ses peuples, pour rendre compte de l’infinie diversité de ses us et coutumes, pour saisir le chatoyant tableau de ses cultures et de ses valeurs de vie. Qui veut définir prend le risque de raccourcir et de réduire.
Un chef visiblement seul!
Le récent appel du chef de l’État aux militaires –à qui il a pu demander de se mêler du fonctionnement de l’administration publique, en lieu et place des fonctionnaires attitrés à radier- sonne comme faux dans un paysage où, depuis vingt ans et plus, tous les corps de la communauté nationale se sont engagés à «se régler les comptes» par voie légale.
Pour une pédagogie de sortie de crise
Comment gérer la grave crise qui risque d’embraser, les jours prochains, le front social ? Passons sur les tenants et les aboutissants de la grève qui dresse actuellement les travailleurs de l’administration publique face au gouvernement. Nous y avons consacré plusieurs chroniques pour qu’il soit nécessaire d’y revenir.
L’école: questions en attente de réponses
Théoriquement, ils sont en vacances. Les maîtres, dans divers ordres d’enseignement, les autorités académiques, à divers titres, viennent de boucler une année scolaire. Les examens ont été organisés. Les copies ont été corrigées. Les résultats ont été proclamés et affichés. Ceux qui ont été à la peine, des mois durant, ont légitimement le droit de prétendre à un repos qu’ils n’auront, du reste, ni volé ni usurpé.
Le Bénin sous le masque de l’informel
Le dieu Janus serait-il aussi béninois ? Janus, c’est cette divinité romaine représentée avec deux visages tournés en sens contraire. Tel nous paraît, en tout cas, le Bénin, notre pays. Il présente un premier visage formel. Un visage sous le jour plutôt propre et chatoyant d’un Etat en voie de modernisation rapide. Il présente un second visage. Celui-là est informel, tourné vers la pénombre d’une vaste cour des miracles, de surcroît mal éclairée.
La p. magnifique
Nafissatou DIALLO a porté plainte contre le quotidien New York Post qui l’aurait présentée comme une prostituée. La pauvre! La musulmane pratiquante qu’elle est, de surcroît fille d’un imam, ne sait-elle donc pas qu’en dehors des liens sacrés du mariage où la sexualité n’est permise que dans le cadre du devoir de reproduction de l’espèce, toute aventure extraconjugale pour les trois religions dites du Livre, est un adultère qui expose la femme coupable à la lapidation dans le judaïsme et l’islam et au péché capital dans le christianisme?