Le texte ci-dessous est celui de la communication présentée jeudi 18 décembre au Chant d’oiseau par le professeur Olade Moise Laleye professeur de droit public à l’Uac dans le cadre de la conférence publique organisée par le Front pour la sauvegarde des acquis démocratiques. Un véritable brûlot aux antipodes des idées reçues véhiculées par une certaine classe politique sur la Lépi qui ne manquera pas de secouer le microcosme politique.
Opinion
Benoit Dègla: Ignorance personnifiée ou myopie politique?
L’un des avantages du système démocratique c’est la possibilité laissée à tout citoyen de s’exprimer librement dans un cadre défini par la loi. Et chez nous, la parole s’est libérée depuis un peu plus d’une vingtaine d’années et on entend, on entend tous les jours des personnes parler pour donner leur position sur la conduite des affaires de l’Etat. Mais s’il important que cette liberté d’expression soit saluée et a encouragée, nous devons rester vigilants pour répondre à des propos qui donnent du vertige au peuple.
L’autre école pour les enfants d’aujourd’hui : il n’y a pas de génération spontanée
Bien avant la conception, la jeune fille et le jeune garçon qui désirent se marier doivent penser et se préparer à leur futur rôle de parents. En dépit des campagnes de sensibilisation sur le port du préservatif, la grossesse continue de surprendre bon nombre de jeunes filles. Dans la rue, les filles enceintes qu’on rencontre ont un visage d’enfant. Intérieurement on s’interroge : une enfant qui porte un autre enfant! Alors, que voulons-nous que cela donne?
Abdou Diouf ou une vie de Président
Un géant sort de scène. Géant par l’envergure politique. Géant par la stature physique. Le Président Abdou Diouf, après de bons et loyaux services rendus à son pays, à son continent et à la communauté internationale, prend une retraite bien méritée. Son parcours se lit comme un roman.
Mushikiwabo et la dignité perdue des chefs d’Etat Africains
Louise Mushikiwabo ,ministre rwandaise des Affaires Etrangères n’a pas sa langue dans sa poche. Elle est la seule à avoir exprimé à haute et intelligible voixson indignation face à la mise en garde à peine voilée du président François Hollande à l’endroit des présidents qui nourrissent l’espoir de tripatouiller leur constitution pour s’éterniser au pouvoir.
La vraie leçon du Burkina
Depuis le 30 octobre dernier, les commentairessur les évènements qui ont conduit à la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso se suivent et ne se ressemblent pas. Si au lendemain des évènements, tout le monde ou presque était d’accord pour les interpréter comme un signal fort pour tous les dictateurs qui s’accrochent au pouvoir plus longtemps que de raison, aujourd’hui, ici et là, les propos sont plus mesurés , voire franchement négationnistes sur l’ampleur de la victoire du peuple burkinabè .
Bénin : quand la politique tue nos sociétés d’Etat
Depuis plusieurs années, la gestion des sociétés d’Etat laisse à désirer. Les directeurs qui y sont nommés ont rarement les bons profils et foutent souvent en l’air les principes basiques de bonne gestion des sociétés d’Etat. Pour la plupart des alliés politiques, leur mandat a été plus de renforcer les Fcbe dans leurs régions que de redresser ces sociétés.
Décision de la cour : « Nous sommes en plein dans le rétablissement du délit d'opinion »
La Cour Constitutionnelle présidée par Théodore Holo vient de rendre publique la décision DCC-14-199 du 20 Novembre 2014 que voici : « En invitant par une lettre ouverte largement diffusée le président de la République au terme de son deuxième et dernier mandat à réviser la Constitution pour prétendre à un nouveau mandat, Monsieur Latifou DABOUTOU a violé la Constitution ».
En 2016, Yayi remportera la présidentielle
Je ne fais guère l’apologie d’une « démocrature », concept nouveau qui qualifie ces nombreuses « démocraties africaines » où l’alternance est quasi impossible. On en retrouve au Togo, au Congo(les deux Congos d’ailleurs), le Tchad, le Gabon, la Guinée- Equatoriale, le Cameroun.
Bénin : qu’est-ce qui bloque l’abrogation de la loi n°2009-10 du 13 mai 2009 relative à la Lépi dite complète ?
L’enlisement du processus de correction du fichier électoral ravive encore le débat sur l’abrogation de la loi N° 2009-10 du 13 mai 2009. Dans cette réflexion, le bâtonnier Jacques Migan revient sur l’utilité d’une telle abrogation et tire du passé des exemples dont on peut s’inspirer pour un tel projet.
Bénin : la question du régionalisme et de l’unité nationale
Mesdames et messieurs, partout aujourd’hui dans tous les milieux politiques et sociaux s’invite les débat sur le régionalisme. Des propos tels que « je ne suis pas de la bonne région pour avoir tel poste » ou pour réussir à un concours.
Humeur du temps : une vie après la Marina !?
Octogénaire dans quelques jours, le président Soglo n’a pourtant rien perdu de sa sagacité et de son sens de la persuasion. Toujours apte à critiquer et à dire la vérité, c’est en homme sage qu’il s’est prononcé sur la succession de Yayi. Profitant de son dernier passage à la Marina où il a conduit une délégation japonaise venue de Yokohama pour signer un accord de partenariat avec le port de Cotonou, le président-maire a prodigué de sages conseils à Boni Yayi.
L'image et les images du chef
L’image du chef. C’est, à la fois, le reflet d’une histoire personnelle, d’un parcours singulier, de visions et de choix strictement individuels. L’image du chef porte la marque de fabrique du chef. Les images du chef sont celles que lui fabriquent ses conseillers en communication.
Docteur chaos ou comment le messie devient le problème
De nombreux compatriotes pourraient se demander pourquoi la plupart des articles de presse sur la gouvernance de notre pays s’adressent au Chef de l’Etat. Sa responsabilité est souvent engagée sur la plupart des problèmes institutionnels que connaît notre pays aujourd’hui et dont les manifestations ne sont que le déficit de dialogue, de démocratie, la ruse et la confusion entretenus, à dessein autour de l’organisation des élections à bonne date et l’incessant rétro-pédalage du gouvernement qui plonge le pays dans une situation d’incertitude sans issue.
Dans les poubelles de nos projets
L’Etat a ses éléphants blancs. On les dénombre par centaine. Au hit-parade de ces coquilles vides, on cite le siège du Parlement. « Le monument de la corruption ». Tel est le nom de baptême que lui a donné l’opinion publique. Cela dit, cessons de voir l’Etat tout seul dans notre viseur.
Pourquoi préserver le jeu démocratique ?
La tempête provoquée par le soulèvement héroïque du peuple burkinabè et qui vient d’emporter Blaise Compaoré va certainement instruire les chefs d’États africains que la souveraineté appartient au peuple, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus se jouer facilement de lui ni entretenir la moindre velléité monarchique.
Porto-Novo - Cotonou : un goût de dégoût
30 kilomètres. C’est la distance qui sépare Porto-Novo, la capitale politique et administrative du Bénin de Cotonou, la capitale économique. Comment expliquer que cette distance, pour différentes raisons qui mériteraient d’être circonscrites au plus tôt, est souvent couverte en deux, voire trois ou quatre heures ? C’est contreproductif. C’est anti-progrès. C’est inconfortable.
Pour André Quenum, homme d’église et citoyen du Bénin !
Le père André Quenum s’est éteint dans la matinée de ce lundiaussi brutalement qu’il a surgi et s’est imposé dans le paysage médiatique de notre pays comme une de ses figures les plus emblématiques.
Sika Fakambi la traductrice qui honore le Bénin
Les nuages qui s’amoncellent dans le ciel ne font que masquer la constellation des milliards d’étoiles qui y scintillent. Si nuage il y a, milliards d’étoiles il y a pour qui sait voir et espérer. Ainsi va la vie, la seule qui mérite nos paris renouvelés chaque jour car caque vent dissipent les nuages, les étoiles quant à elles, scintilleront jusqu’à la fin des temps.
Cotonou-Ouaga, via Dakar
Nous sommes des impatients. Parce que nous voulons que s’opère, ici et maintenant, le changement dont nous rêvons. Nous sommes, en outre, des Saints Thomas. Parce que nous voulons, d’abord et avant tout, faire la preuve, par nos sens, de la matérialité et de l’effectivité de tout changement pour y croire. Or, tout changement, même s’il devait surgir brutalement, est le fruit d’un processus long, silencieux, souterrain. La sagesse impose d’y croire pour le voir.
A l'école du Faso
Comprendre. C’est le souhait de tout analyste face au séisme politique qui, en une matinée, a changé la face du Burkina Faso. Blaise Compaoré, après 27 ans de règne sans partage, fut balayé par la colère populaire. C’était le 30 novembre 2014. Sa boulimie du pouvoir l’a précipité dans les catacombes de l’histoire.
Insurrection populaire au Burkina Faso : merci au peuple burkinabè pour ces moments…inoubliables
Merci au vaillant peuple burkinabè, peuple des hommes intègres. Merci pour ces moments inoubliables. Merci pour cette journée du jeudi 30 octobre 2014, où vous êtes entrés dans l’histoire par la grande porte. Comme un seul homme ce peuple digne et fier s’est levé et a brisé les fers qui le retenaient depuis des décennies et a dit « Non ! » à l’autocratie. « Non » à la gouvernance à vie ! Le Burkina Faso n’est pas un royaume pour qu’on y installe un roitelet.
AINSI FINISSENT LES DICTATEURS !
L’histoire a pris un vrai coup d’accélérateur au Burkina-Faso ces derniers jours.En moins de 48 heures en effet, les populations de Ouaga et d’autres villes de province ont réussi la prouesse inimaginable sous d’autres cieux africains de mettre un terme aux 27 ans d’un pouvoir qu’on croyait bien installé pour durer très longtemps.