Démission en cascades de conseillers municipaux: Que se passe-t-il à Porto Novo ?

A l’image des vagues de la lagune de Porto-Novo très agitée par ces temps de crue, l’hôtel de ville n’affiche guère une sérénité. En moins d’un mois, le Conseil municipal a été secoué par les démissions de trois conseillers de leurs partis d’origine pour rejoindre le mouvement OB qui n’est pourtant pas un parti. Une folle saison de coups bas et de transhumance qui n’a pas encore, selon des confidences, livré tous ses secrets. La météo politique n’annonce pas de bons temps pour la ville en ce début du mois d’Octobre.

A l’horizon, des nuages assombrissent le ciel et amènent maints observateurs à prédire une saison orageuse pour la ville. A moins de trois ans des prochaines élections générales, la capitale se montre singulièrement plus agitée que les autres villes du pays où tout semble être bien calme en attendant peut -être la nuit des longs couteaux. Capitale du Bénin, Porto Novo a la réputation légendaire de ville contestataire où quelques fois naissent des frondes politiques et aussi des projets de candidatures à la plus prestigieuse fonction de l’Etat.  Elle en donne le ton depuis quelques semaines avec les remue-ménages au conseil municipal de la ville.

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Bénin : Koovi dénonce l’attitude ambiguë de Oswald Homéky

La démission de Oswald Homéky de la tête du ministère des sports le vendredi 06 octobre 2023 continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. La dernière réaction est celle de Bertin Koovi, membre du parti Bloc Républicain. Dans une déclaration qu’il a rendue publique le samedi 07 octobre 2023 au sujet de la démission du ministre des sports Oswald Homéky, ce membre de la mouvance présidentielle a affirmé que le président Patrice Talon « est déjà réduit à un lion qui n’a plus de crocs ».

Il s’étonne qu’il ait « fallu 7 ans pour que la conviction du peuple prévale sur le devoir de servir sa patrie ». Bertin Koovi va plus loin dans son analyse de la situation et lâche ces mots: « Plus on va s’approcher de 2026 et plus vous allez voir de la tragédie du genre ». Aussi a-t- il fait savoir que «bientôt, vous verrez que ceux qui sont prêts à tuer quiconque ont le courage de dénoncer des décisions de Talon aujourd’hui, prendre la posture de ses opposants pour se donner une légitimité auprès du peuple naïf ». « Mais le verbe est mal choisi «Démissionner» » a estimé Bertin Koovi qui souligne que c’est tout le problème.

Talon affaiblit, selon Koovi

Le militant du parti Bloc Républicain a expliqué que « quand un ministre qui a fait 7 ans dans un gouvernement se lève et démissionne parce que son chef, le président, lui aurait reproché une posture politique, ça affaiblit le président » Patrice Talon. Pour le président de l’Alliance Iroko, il aurait suffit seulement pour l’ex-ministre des sports de dire : «  j’ai demandé au président Patrice Talon de me décharger de la mission républicaine qui est la mienne afin que je puisse aller vers d’autres horizons ». « Quel peuple Patrice Talon empêche d’exprimer aujourd’hui sa conviction », s’est interrogé M Koovi. Puis Bertin Koovi se demande où était le défenseur du peuple lorsque les activistes étaient « pourchassés ».

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Nomination d'expatriés au Bénin : le talon d'Achille du gouvernement

La guigne s’acharne contre les expatriés nommés dans l’administration publique béninoise par le régime de la Rupture. Pour la troisième fois, l’un des soi-disant « experts étrangers« , recrutés pour pallier le « désert de compétences » que serait le Bénin, a quitté le pays sur la pointe des pieds. Démontrant du coup, la faiblesse de la conception du gouvernement selon lequel il faut compter sur la coopération extérieure pour relever les défis économiques qui se posent à notre pays.
« Jamais deux sans trois« , dit le proverbe bien étrange français, dont l’origine reste mystérieuse. Il veut tout simplement dire qu’une chose qui s’est produite deux fois, se produira une troisième fois.

Les bonnes nouvelles s’enchaînent, les malheurs se répètent. En tout cas, cet adage semble se vérifier actuellement avec la valse de départ en catimini des expatriés recrutés par le régime de la Rupture pour remplacer les fiers cadres béninois dans la gestion des structures de l’administration publique de leur pays. Il y a une semaine jour pour jour, le vendredi 29 septembre, celui qu’il faut appeler désormais ex-directeur général du Port autonome de Cotonou, le Belge Joris Albert Thys, annonçait devant son personnel réuni sous le drapeau béninois, qu’il quitte son poste pour valoir ses droits à la retraite. Il occupait ce poste depuis le 1er août 2018 en remplacement de son compatriote Christiaan De Block, en vertu d’une convention qui lie le Port autonome de Cotonou à celui d’Anvers en Belgique depuis décembre 2017.

Avant M. Albert Thys, c’est le Canadien Jacques Paradis ex-directeur de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qu n’a pas fait long feu à la tête de cette entreprise. Il a pris la poudre d’escampette après avoir été limogé en octobre 2021. M. Gérard Zagrodnik, antérieurement directeur des études, projets et planifications de la même entreprise sous M. Paradis a été ensuite nommé directeur général. Il rend le tablier en août dernier à M. Gabriel Dégbégni précédemment ancien coordonnateur de Mca II, suite à une décision du Conseil d’administration de la Sbee. A qui le tour prochainement, sachant bien que depuis son avènement, le régime de la Rupture a procédé à une cascade de nominations d’expatriés dans l’administration publique béninoise ?

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Bénin : les jeunes de l’opposition en ordre de bataille

L’opposition béninoise s’organise au fil des jours. Après les enseignants, ce sont les jeunes qui se mettent en organisation. Ce samedi 30 septembre 2023,à Cotonou, ils ont créé le Bloc des Jeunes Démocrates (BJD) afin de mieux contribuer au combat pour le redressement du pays. Ils ont enfin relevé le défi de l’union. Longtemps divisés et en manque d’organisation crédible pour militer, les jeunes de l’opposition ont fini par accorder leurs violons pour créer le Bloc des Jeunes Démocrates (BJD).

En dépit des torpillages, plusieurs centaines de jeunes de toutes les catégories socioprofessionnelles se sont convergés vers l’hôtel L2G à Agontinkon pour porter sur les fonts baptismaux cette première organisation de la jeunesse militante de l’opposition. Annonçant les objectifs de cette organisation, Innocent Lokonon va parler d’ «un mouvement politique novateur qui vise à donner une voix forte à la jeunesse et à défendre ses intérêts au sein de notre nation. Le BJD est né d’une exigence de changement, et d’un désir profond de créer un avenir meilleur pour tous ».

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Présidentielle au Bénin : les candidatures fantaisistes s’annoncent déjà

La présidentielle de 2026 a-t-elle ouvert une nouvelle saison d’esbroufe ?  A moins de trois ans de cette élection, quelques hommes aux profils atypiques agitent leurs candidatures. Et ceci de la manière la plus insolite possible. La présidentielle de 2026 annonce déjà les couleurs. A moins de trois ans, les signaux d’une élection fortement discutée sont déjà perceptibles. Depuis plusieurs mois, des mouvements de jeunes sortent de terre et suscitent la candidature d’une personnalité politique. Les envies sont allées au-delà. En dehors des suscitations, on assiste depuis quelques jours à des annonces de candidatures.

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Qualité de vie numérique: le Bénin classé 98ème dans le monde

Le Bénin se positionne à la 98ème place sur l’échelle mondiale selon l’Index de Qualité de Vie Numérique (DQL) de Surfshark. Cette étude annuelle, effectuée sur 121 pays, classe les nations en fonction de leur bien-être numérique sur la base de cinq piliers clés: e-security, abordabilité d’Internet, e-infrastructure, e-government et qualité d’Internet. Bien que le Bénin se soit distingué dans le domaine de la e-security, occupant la 50ème place, il fait face à des défis significatifs dans des domaines tels que l’abordabilité et la qualité d’Internet.

Les citoyens béninois sont confrontés à des coûts d’Internet relativement élevés, le pays se plaçant 114ème en matière d’abordabilité. Pour bénéficier de l’internet fixe, un Béninois moyen doit travailler près de 28 heures par mois, un chiffre élevé comparé à la Roumanie, où l’Internet est le plus abordable. De plus, avec une position de 107ème en qualité d’Internet et une performance inférieure de 29% à la moyenne mondiale, le Bénin doit investir davantage dans l’amélioration de son infrastructure numérique.

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ONU: Doumbouya appelle la CEDEAO à cesser de se mêler de la politique

L’assemblée générale des Nations Unies est souvent une scène où les dirigeants mondiaux exposent leurs points de vue, cherchant à influencer le discours mondial. Cette année, le Président guinéen Mamadi Doumbouya a utilisé cette plateforme pour adresser un message sans équivoque à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’essentiel du discours de Doumbouya a tourné autour de la souveraineté et de l’indépendance des États africains face aux entités supranationales comme la CEDEAO. Il a exhorté l’organisation à « rester en dehors des affaires politiques internes » des États membres, suggérant que de tels ingérences ne font qu’exacerber les tensions et retarder la croissance et le développement.

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Intervention militaire au Niger : le gouvernement lâché par les partis politiques

Près de deux mois qu’une junte militaire s’est installée à la tête du Niger. Alors que le gouvernement,  en soutien à une décision de la CEDEAO n’exclut pas l’intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel, les partis politiques du Bénin semblent bien s’y opposer. Le gouvernement devient de plus en plus seul face à son option de faire recours à une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger. En dehors de la Conférence épiscopale et des organisations de la société civile qui se sont prononcées sur le sujet, plusieurs partis politiques ont aussi réagi face à ce sujet brûlant de l’actualité.

Dans la foulée, les FCBE, Moele Bénin, Les Démocrates, le PCB ont tous opté pour la résolution pacifique de ce problème. Les FCBE, dans un communiqué rendu public le 29 juillet  affichent leur préférence pour les solutions pacifistes. « Dans ce sens, elle recommande aux Chefs d’État et à la CEDEAO de « prioriser la voie de la diplomatie et du dialogue avec les putschistes. En tout état de cause, la Force Cauris pour un Bénin Émergent reste indéniablement opposé à tout coup de force au sommet des Etats, à l’usage de violence sur les citoyens et ne saurait tolérer un bain de sang dans n’importe quel pays et sous aucun prétexte », lit-on dans le communiqué du parti.

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Niger: Les Démocrates réaffirment leur opposition à toute intervention militaire

Après leur communiqué du 05 aout dernier dans lequel ils se sont opposés à toute prise de pouvoir par les armes et à l’agression militaire du Mali, le parti les Démocrates revient à la charge. Dans un meeting qui s’est tenu à Vidolé ce samedi 16 septembre, ils ont réitéré leur opposition à cette guerre en présence des militants du parti. La pluie diluvienne du samedi 16 septembre n’a pas émoussé la détermination des militants du parti Les Démocrates. Debout, munis de parapluie ou avec des chaises renversées sur la terre, ils ont suivi l’intégralité de ce meeting qui se tient en deux grandes interventions : celle du Front Patriotique contre la guerre au peuple frère du Niger et du parti Les Démocrates lue par son président Eric Houndeté.

Dans son intervention, le Président du parti Les Démocrates a rappelé l’opposition du parti à toute prise de pouvoir par les armes et a rappelé son souhait de privilégier la paix et le dialogue dans la résolution de tous les conflits. Prenant l’histoire à témoin, il a rappelé quelques conflits du passé qui ont engendré des conséquences graves pour les pays et leurs populations. « Chères militantes, chers militants, Béninoises, Béninois, citoyens de ce pays, allez dire à ceux qui font l’apologie de la guerre et qui se disent plus intelligents que nous depuis 2016 d’aller interroger l’histoire du Danhomey pour apprécier les ravages de cet entêtement à s’engager dans une guerre. En tant que nation, nous avons l’obligation morale de prioriser la paix et la stabilité, non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour nos voisins. Le Niger est plus qu’un pays voisin pour nous, c’est un partenaire, c’est un allié, c’est un frère, de nombreux Béninois y étudient », déclare Eric Houndété.

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Mission du FMI au Bénin : l’économie béninoise confrontée à des chocs exogènes (dont le Niger)

Une mission du Fonds Monétaire Internationale (FMI) a séjourné à Cotonou du 06 au 12 septembre. Conduite par Constant Lonkeng, cette mission a noté les difficultés que rencontre l’économie béninoise depuis le début de ce second semestre aussi bien qu’elle apprécie les efforts du gouvernement pour juguler cette conjoncture. Du 6 au 12 septembre, le Bénin a reçu une mission du Fonds Monétaire Internationale.

« La mission a rencontré le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, en charge de la Coopération M. Wadagni, le Ministre d’Etat, Ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale M. Bio Tchané, le Garde des Sceaux, Ministre de la justice et de la législation M. Detchenou, le Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance Mme Tognifodé, le Directeur national de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest M. Assilamehoo, et d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants de la communauté des donateurs, de l’association des banques, de la société civile, du secteur privé, et de l’association des femmes entrepreneurs », lit-on dans le communiqué.

Au cours de cette évaluation, la mission a constaté qu’après une performance robuste au premier semestre, l’économie béninoise est confrontée à des chocs liés à la fermeture de la frontière avec le Niger suite aux sanctions à caractère régional consécutivement au récent coup d’État dans ce pays et à la hausse des prix de l’essence causée par l’augmentation des prix à la pompe au Nigéria.

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1er congrès ordinaire de Moele Bénin: les 07 résolutions prises par le parti

Le premier congrès ordinaire du Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin(Moele-Bénin) tenu le 02 septembre dernier au Palais des Congrès de Cotonou a été très fécond en réflexion et résolutions pour les militants. Au total, sept résolutions pertinentes touchant à l’assainissement du milieu partisan, au financement public des partis, au soutien au chef de l’Etat et à la situation au Niger ont été prises lors de ce congrès. La cérémonie d’ouverture riche en couleurs, en sons et en déclarations qui a lancé les travaux de ce congrès n’a pas empêché les militants et les responsables du parti de se concentrer et de mûrir leurs réflexions sur divers sujets qui touchent au système partisan en priorité et aux préoccupations d’actualité.

Après donc les motions de remerciement au parti, à l’ensemble de la classe politique et à tous les partis politiques, les motions de félicitation au comité d’organisation du congrès et au président du parti Jacques Ayadji, ils ont rendu sept résolutions importante. La première met l’accent sur la nécessité pour tous les partis politiques de clarifier leur idéologie devenue facultative avec la Charte des partis politiques en vigueur actuellement. « Le Parti estime qu’un parti politique sans idéologie clairement affichée n’en est pas un mais plutôt une association quelconque opportunément aventurière en sphère politique. Il saisit cette occasion pour demander au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale de prendre les dispositions pour la relecture, en conséquence, de la charte des partis politiques ».

Cette première est renforcée par la deuxième résolution qui fait d’une meilleure répartition du financement public aux partis politiques une urgence. Le parti propose une concertation entre les partis politiques et les pouvoirs publics pour corriger ce qu’il appelle « un sentiment d’injustice et d’inégalité entre les différentes formations politiques légalement établies au Bénin ». Le parti dont le président Jacques Ayadji est très préoccupé par la transhumance politique a pris une résolution sur cette vieille maladie de la classe politique béninoise. « le Parti MOELE-BENIN invite les pouvoirs publics et chaque formation politique béninoise, à prendre les mesures idoines en vue d’encadrer au minimum ou carrément d’en finir avec ce phénomène qui, sans l’ombre d’un doute, dévalorise la réforme du système partisan et la portée même du militantisme politique au Bénin », lit-on dans la déclaration finale.

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Décès de Martin Hounga au Bénin: nécessité de faire la lumière sur la sombre affaire

Depuis quelques jours au Bénin, la toile s’est enflammée. Une triste affaire de meurtre d’un jeune béninois âgé de 18 ans selon plusieurs sources en est la cause. Sur la toile, de nombreuses versions sur la triste affaire ont émergé laissant libre court à divers commentaires. A l’étape actuelle, il est important de faire la lumière sur l’incident qui s’est produit il y a quelques jours et que les responsabilités soient situées dans cette affaire.

Il y a quelques jours encore, Martin Hounga était un nom inconnu de la plupart des béninois. Mais les choses ont changé très vite avec des révélations sur une triste affaire qui interpelle plus d’un. En effet, depuis quelques jours, la toile au Bénin fait cas d’un triste incident au cours duquel le jeune Martin Hounga âgé de 18 seulement ans selon les informations relayées sur la toile a perdu la vie. La police est pointée du doigt dans cette affaire mais jusque-là aucune information officielle sur le drame n’a été rendue publique. Depuis, sur les statuts WhatsApp ou à travers des posts sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes appellent à ce que la lumière soit faite sur cette sombre affaire.

Dans des vidéos, largement relayées sur la toile, la mère du défunt s’est exprimée et a donné quelques informations sur ce qui se serait passé le jour où son fils Martin Hounga s’est éteint. Elle a dans une vidéo, demandé que le corps de son fils lui soit restitué pour qu’elle puisse l’enterrer. Ces dernières heures, des voix très connues de la jeunesse béninoise se sont prononcées sur le sujet. Parmi elles, on peut citer Habib Ahandessi qui s’est exprimé sur le sujet avec d’autres jeunes cours d’un rassemblement pendant lequel des jeunes scandaient « Martin, justice! Martin Justice! (…) Plus jamais ça au Bénin!« .

Nécessité de faire la lumière

Au cours de ce rassemblement relayé par la presse, Habib Ahandessi a détaillé l’objectif de ce rassemblement. « Pourquoi nous le faisons nous ne faisons pas ça seulement pour Martin. Nous le faisons pour nous même et pour nos enfants. Parce que nos enfants ou bien nous même nous pouvons nous retrouver dans le même cas et dans le même contexte et trouver la mort. Et si depuis, la nuit du Lundi au Mardi, la police n’a pas donné une réaction c’est grave pour le pays! C’est très grave! Ce qui est sûr, notre frère a trouvé la mort dans des circonstances que nous voulons quand même comprendre« , a affirmé Habib Ahandessi qui révèle que le jeune Martin Hounga est connu comme quelqu’un qui n’aime pas les problèmes.

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Bénin : Pourquoi le député "Saley" était à Niamey?

Le député du parti Union progressiste pour le Renouveau (UPR) Issa Salifou, généralement désigné par le sobriquet « Saley », a été reçu le dimanche 03 septembre dernier, par le Premier-ministre désigné par les militaires au pouvoir à Niamey Ali Mahamane Lamine Zeine. Depuis, la machine médiatique s’est emballée. Pourtant, les raisons de cette visite-éclair paraissent évidentes au regard de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les populations de la région, suite aux lourdes sanctions qui leurs sont imposées par la Cedeao. Dans la matinée du dimanche 03 septembre dernier, bien que l’espace aérien du Niger soit fermé et interdit à tout vol civil et militaire, un avion privé a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Hamani Diori de Niamey.

A son bord, le député du parti Union Progressiste pour le Renouveau (UPR) Issa Salifou accompagné d’une forte délégation composée d’oulémas de la sous-région. Sous bonne escorte, ils ont été conduits auprès du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, nommé par la junte au pouvoir dirigée par le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie ( Cnsp) qui dirige le pays suite au coup d’État militaire intervenu le 26 juillet dernier. Objectif: tenter une médiation pour mettre fin au bras de fer qui oppose les autorités auto-proclamées de Niamey et les dirigeants de la Cedeao.

Mais surtout, les discussions ont essentiellement porté sur la levée du blocus économique et financier qui pèse sur les populations notamment la fermeture des frontières, la suspension des transactions financières, le gel des avoirs du pays à la Bceao et qui éprouvent durement les populations nigériennes en particulier et celles de la sous-région en général. Mais, cette visite n’est pas du goût de tout le monde. Elle est diversement appréciée chacun selon son entendement et son commentaire. En réalité, cette démarche de l’élu de la première circonscription électorale du Bénin s’inscrit en droite ligne de la position qu’il a adoptée depuis que la crise politique nigérienne a commencé.

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Théophile Yarou, Irénée Agossa: Itinéraires de deux transhumants hors du commun

La transhumance politique a la peau dure au Bénin. Depuis 1990, elle résiste aux intempéries des saisons politiques et à toutes les tentatives d’éradication. Les réformes politiques intervenues en 2019 n’ont pu hélas juguler le mal. Les cas  de Théophile Yarou et d’Irénée Agossa sont éloquents. En trois ans, tous deux ont bourlingué au sein de trois partis politiques. Le dernier congrès du parti Moele Bénin tenu le samedi 02 septembre au Palais des Congrès de Cotonou a offert aux acteurs présents une bonne tribune d’expression, de revendication et de propositions. 

En dehors des déclarations des différents représentants des partis politiques présents, Jacques Ayadji, le président de Moele Bénin s’est fait le chantre d’un militantisme sincère et désintéressé en critiquant ouvertement le règne des «  prestataires de service occasionnels » qui ont pris les places des militants convaincus.  Ce discours égratigne à peine les leaders transhumants dont  l’instabilité politique n’a pas moins de conséquences que l’influence poussée de l’argent dans le système partisan au Bénin. Et ce samedi, il y avait dans la salle deux transhumants invétérés présents dans la délégation de l’Union Progressiste le Renouveau. 

Il s’agit de Théophile Yarou et Irénée Agossa. Le premier fut ministre de la défense au temps du président Boni Yayi. Quant à Irénée Agossa il fut ancien Directeur Général de la Sonacop sous le même président. Si les apparitions politiques de Théophile Yarou remontent à l’ère Yayi, celui d’Agossa remontent à plus loin, au temps du général Mathieu Kérékou. Il détient de ce fait un palmarès de transhumant plus lourd que celui de Théophile Yarou. Après avoir quitté ses charges de Président de l’Union Nationale des Etudiants du Bénin(UNEB) en 1996, il  crée en 1998  le Front pour la République » qu’il fond plus tard dans le parti Union Pour la Relève(UPR) en 2004. 

Après quelques mois d’errance, il crée le mouvement le Nationaliste puis rejoint l’Union fait la Nation(Un) à l’approche des élections de 2011. Après l’échec de ce parti à la présidentielle, il soutient les actions du gouvernement et n’hésite pas à rejoindre la mouvance présidentielle. Le président Yayi le nomme Directeur Général de la SONACOP, poste qu’il occupera jusqu’à la fin du régime en 2016. En novembre 2020, il rejoint le parti Les Démocrates fraichement créé. A l’approche de la présidentielle de 2021, il engage un bras de fer avec les responsables du parti à qui il force les mains pour être désigné candidat du parti. Son plan ayant foiré, il réussit à concrétiser sa candidature en réussissant à la surprise générale, à obtenir les parrainages nécessaires. Il crée son duo avec Corentin Kohoué.

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Visite du président Talon en Chine: des patates chaudes sur la table

Signe des bonnes relations d’amitié et de coopération bénino-chinoises, le président Patrice Talon séjourne en ce moment même, à Pékin. Au cours de cette visite de trois jours qui devrait s’accompagner d’un lot d’annonces et de signatures d’accords, les sujets qui fâchent  seront mis sur la table. Le programme de la visite de trois jours en Chine du président béninois Patrice Talon est particulièrement alléchant. Accueilli en grandes pompes par le vice-ministre des Affaires étrangères chinois Dieng Li hier jeudi 31 août 2023, le président Talon effectuera sa visite sur les chapeaux de roue.

Au programme, des rencontres bipartites, des échanges avec les hauts dignitaires de l’Empire du Milieu, ouverture de la cérémonie de la Foire internationale du commerce des services de la Chine, visites du siège du Fonds Chine-Afrique pour le développement et de plusieurs entreprises. Le clou de cette visite diplomatique sera la réception au Grand palais du peuple offerte par le président chinois Xi Jinping à son hôte béninois Patrice talon et la signature de plusieurs accords de coopération économique. Après cette partie protocolaire, commenceront les choses sérieuses loin des oreilles indiscrètes.

Et les dossiers embarrassants ne manquent pas. En commençant par celui de la seconde phase du pipeline Bénin-Niger. En effet, le coup d’Etat perpétré au Niger et la position tranchée du président Patrice Talon d’intervenir militairement à côté de certains pays de la Cedeao « en cas de besoin », vient rebattre les cartes en ce qui concerne la seconde phase de ce projet. Au départ, les autorités nigériennes et chinoises avaient envisagé de construire dans le cadre de ce projet pétrolier, un oléoduc reliant les gisements d’Agadem au Niger, avec celui du Tchad-Cameroun déjà existant et parfaitement fonctionnel. Ce tronçon est moins coûteux et plus rapide. Mais, les questions sécuritaires ont grandement fait pencher la balance vers le Bénin étant donné que les frontières avec notre pays sont relativement stables contrairement à la région du Lac Tchad, qui est en permanence menacée par les groupes djihadistes.

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Pour une CEDEAO plus efficace : les propositions de l’ambassadeur Omar Arouna

La crise au Niger a exposé à la face du monde les divergences et les faiblesses de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Plus d’un mois après le putsch du 26 juillet, l’organisation communautaire tergiverse et se cherche. L’ambassadeur Omar Arouna déplore cela et fait également les propositions. Dans une tribune publiée tout récemment, l’ancien ambassadeur du Bénin près les Etat Unis Omar Arouna met la CEDEAO devant ses responsabilités en insistant sur le sens de responsabilité qui doit être celui de cette organisation.

« La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a jadis été un symbole d’espoir pour les valeurs démocratiques dans la région de l’Afrique de l’Ouest ». Selon lui, le recul démocratique dans la plupart des pays membres a éclipsé la notoriété de l’organisation. « Cependant, le recul démocratique a éclipsé cet espoir. La force de la CEDEAO réside dans son mandat – un engagement à promouvoir la stabilité régionale, la démocratie et la paix. Pourtant, des événements récents indiquent une déviation inquiétante de ce même mandat. L’approbation de changements anticonstitutionnels, l’octroi de troisièmes mandats controversés et des cas de fraude électorale dans des pays membres (…) ont entamé la crédibilité de l’organisation », a-t-il déclaré.

Le cas du Bénin l’a fortement interpelé. L’ambassadeur évoque le .cas des coups d’Etats civils et constitutionnels et des troisièmes mandats très fréquents en Afrique.

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Fête d’indépendance du Bénin 2023 : L’APNE fustige les choix du gouvernement

Les dernières festivités de la fête nationale du 1er août 2023 continuent de susciter des commentaires et des critiques. Les derniers en date proviennent de l’Alliance Patriotique Nouvel Espoir (ANPE). A travers un communiqué en date du 25 août 2023 et signé de son président Rogatien Biaou, l’association déplore la rupture de communion entre le peuple et ses dirigeants à travers un défilé exclusivement militaire et la disparition du message du chef de l’Etat à la nation.

Le 1er août dernier, le Bénin a commémoré sa fête d’indépendance nationale. Les festivités entrant dans ce cadre ont eu lieu à la place des amazones de Cotonou et ont été rehaussées par la présence du chef de l’Etat Patrice Talon et son hôte Ahmed Bola Tinubu, président du Nigéria. Mais au cours de ces festivités, seul le défilé militaire a été présenté suivi d’une brève prestation d’un artiste griot qui a fait l’éloge du président nigérian en yoruba. C’est justement cette réduction des festivités uniquement au défilé militaire qu’a fustigé l’APNE.

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Bénin: le BR en congrès extraordinaire le 09 septembre

Plus on s’approche des prochaines élections, plus les partis politiques affûtent leurs armes de différentes manières. Après l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et les Démocrates(LD), le Bloc Républicain sera en congrès extraordinaire le 09 septembre prochain. Occasion pour le parti d’échanger sur des préoccupations importantes et de mieux se structurer. « Qui veut voyager loin, ménage sa monture ». C’est pour cela que le BR s’apprête à aller en congrès extraordinaire le 09 septembre prochain.

Pour faire de ce congrès une réussite, le président du parti Abdoulaye Bio Tchané a fait installer un comité préparatoire de trente sept(37) membres dont il prend la tête. Ce comité composé d’éminentes personnalités politiques du parti sera chargé de préparer ce congrès en prenant en compte les différents aspects de l’organisation ; de la communication à la restauration en passant par la mobilisation des militants, l’accueil et l’accréditation des militants. Selon des indiscrétions, ce congrès permettra d’avoir de confirmer les décisions prises lors de la réunion du 03 juin dernier.

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Bénin : FCBE, UP-R et BR perdent des plumes dans le septentrion

Les réformes du système partisan intervenues au Bénin en 2019 n’ont pas réussi à éradiquer le mal transhumant. Les dernières élections législatives ont été précédées d’une longue saison de transhumance entre acteurs politiques de la mouvance. Depuis la semaine dernière s’ouvre dans le septentrion une nouvelle saison avec des mouvanciers et des membres du parti FCBE qui rallient le parti d’opposition Les Démocrates. La mouvance présidentielle perd des plumes. Dans plusieurs communes du septentrion, les Forces Cauris pour un Bénin Emergent(FCBE), l’Union Progressiste le Renouveau(UPR) et du Bloc Républicain.

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Election présidentielle au Bénin : les calculs opportunistes des FCBE

A moins de trois ans de l’élection présidentielle de 2026, les partis politiques commencent à pousser les premiers pions sur le damier. Au sein des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), la situation apparaît plus compliquée.  En plus de revenir sur l’échiquier politique avec des sièges lors des législatives et communales, le parti envisage retourner à la majorité présidentielle comme l’a dit El Farouk Soumanou, 2è secrétaire exécutif adjoint. Au cours de l’ émission « Zone Franche » d’hier dimanche 20 août 2023 sur la chaîne de télévision Canal3, El Farouk Soumanou, 2è secrétaire exécutif adjoint des FCBE a affirmé que le parti se bat de toutes ses forces pour revenir à la mouvance. Ambition légitime et fondée lorsqu’on sait que tout parti œuvre pour conquérir le pouvoir d’Etat.

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Des organisations béninoises protestent contre la CEDEAO et la France

Sur appel du Comité de solidarité BéninNiger et des organisations proches du Parti Communiste du Bénin(PCB), des manifestants se sont mobilisés à la bourse du travail le mercredi 16 août 2023 pour protester contre l’envoi de troupes militaires au Niger. Ils ont aussi demandé le retrait de la CEDEAO et de la France. Après plusieurs mois d’accalmie, la bourse du travail renoue avec les mouvements d’humeur. Mercredi 16 août, il y en a eu un. Cette fois-ci ce n’est pas pour dénoncer des conditions de vie et travail difficiles que l’Etat ou des employeurs infligent aux travailleurs mais pour dénoncer la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) dans la manière dont elle gère la crise née du coup d’Etat du 26 juillet au Niger et l’immixtion trop poussée de la France.

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Bénin : Les détenus des événements politiques de 2019 et 2021 oubliés

La justice béninoise a libéré la semaine dernière 127 présumés terroristes. Mais dans le lot, il n’y avait pas ceux que la majorité des Béninois attendait. Il s’agit des personnes arrêtées en 2019 et 2021 lors des élections et que beaucoup appellent prisonniers politiques. La nouvelle avait suscité un grand soulagement avant que la vraie information ne vienne démoraliser tous ceux qui pensaient à un acte fort de décrispation politique. La justice a libéré la semaine dernière 127 prisonniers sortis majoritairement de la prison civile d’Akpro Missérété. Tous ou presque tous ont été arrêtés et accusés d’actes terroristes.

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Création d’une Haute Direction à l'UP le renouveau: une métamorphose intrigante

En dépit de son statut de première force politique du Bénin, le parti Union Progressiste le Renouveau(UP-Le Renouveau) ne semble pas pour autant se satisfaire de sa force. Les dirigeants du parti pensent toujours au petit gris-gris pour affronter les défis de demain. Dernier exemple en date, la création d’une Haute Direction qui apparaît comme un organe aux objectifs flous.

L’Union Progressiste le Renouveau se métamorphose. Au cours de la dernière session du Bureau politique du parti tenu samedi 12 août à Cotonou, l’architecture organique du parti a été profondément modifiée. Près d’une dizaine d’articles des Statuts du parti ont été modifiés dans le but, dit-on, d’insuffler une nouvelle dynamique au parti Politique du parti. La Haute Direction est le nouvel organe créé à côté de la Direction Exécutive et du Bureau Politique qui sera composé désormais de 300 personnes. Ils sont au total neuf qui composent ce nouvel organe. Le président Djogbénou lui-même y figure.

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Crise au Niger: Tinubu "préfère" désormais la diplomatie

Le président du Nigeria et leader de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Bola Tinubu, s’est exprimé sur la crise au Niger, affirmant que la voie diplomatique était la meilleure option pour résoudre la situation tendue dans le pays. Cette déclaration intervient à la suite de l’expiration de l’ultimatum posé par la Cedeao aux putschistes nigériens. Selon le porte-parole de Tinubu, Ajuri Ngelale, le président nigérian et ses pairs de la CEDEAO préfèrent « une résolution obtenue par des moyens diplomatiques, par des moyens pacifiques, plutôt que tout autre », a ajouté le porte-parole.

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Crise au Niger : l’option imprudente du Bénin

Depuis le 26 juillet, le Niger est sous les feux de la rampe avec le coup d’Etat qui a renversé le président Bazoum. Le Bénin voisin a été très présent dans la résolution de cette crise par la personne de son président Patrice Talon. Seulement, les déclarations faites et les postures affichées compromettent un peu les bonnes relations entre le Bénin et le Niger. Hier dimanche 06 juin a pris fin l’ultimatum donné aux putschistes du Niger par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de rétablir l’ordre constitutionnel et le président déchu Mohamed Bazoum. On se rappelle très bien, les premières menaces contre la junte étaient parties du président Patrice Talon le 27 juillet à la sortie d’une audience avec son homologue nigérian et président en exercice de la CEDEAO Bola Ahmed Tinubu.

On se rappelle très bien. Le président de la république affirmait sans barguigner que la CEDEAO ferait tout pour rétablir Bazoum au pouvoir même s’il faut faire recours à une option militaire. Désigné par le président Tinubu pour porter le message aux militaires putschistes, Patrice Talon n’a jamais pu se rendre à Niamey. A deux reprises, il aurait essuyé un refus d’atterrissage pour son avion par les nouveaux hommes forts de Niamey. Du début de cette crise jusqu’à maintenant, le Bénin s’est affiché comme le bon élève d’une CEDEAO, pourtant affaiblie, en restant solidaire des décisions prises. Aussi a-t-il fermé sa frontière avec le Niger le 30 juillet en respect de la décision de la CEDEAO d’appliquer des sanctions économiques contre ce pays. Après la fin de l’ultimatum intervenu hier, on se demande bien si le Bénin fera le pas risqué d’engager ses troupes au nord pour combattre le Niger.

Impasse

Les différents actes ont vite fait de ranger le Bénin dans la catégorie des « pays soutenant l’impérialisme occidental» ou pour d’autres encore une « posture irréaliste » contre un pays voisin. Mais le choix de l’option militaire pour faire rétablir l’ordre constitutionnel apparaît aux yeux de beaucoup comme une option hasardeuse, imprudente et risquée qui va déstabiliser davantage cette région déjà infestée d’organisations terroristes.  Le Bénin quant à lui doit s’en mordre les doigts après avoir accumulé des erreurs dès le début de ce conflit. Bien que soutenant les décisions prises à Abuja,  le gouvernement béninois pourrait nuancer son engagement comme le fait le Togo.

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Crise Niger - CEDEAO: Fin de l'ultimatum, et après ?

L’ultimatum donné par la Cedeao aux putschistes ayant pris le pouvoir, pour rétablir le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum vient d’expirer ce lundi 07 août. Les deux camps affûtent les armes. Les populations du Niger et de la sous région ne suivent pas le mouvement va-t-en-guerre. Et le monde entier retient son souffle. La sous région ouest africaine est sous haute tension. Le délai octroyé à l’homme fort du Niger, le président auto-proclamé du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) Abdourahamane Tchiani pour libérer le président élu Mohamed Bazoum et lui permettre de reprendre les rênes du pouvoir a expiré il y a quelques heures.

Le Niger a depuis quelques heures fermé son espace aérien « face à la menace d’intervention qui se précise à partir des pays voisins« . Chacun se demande si la menace des dirigeants de la Cedeao de recourir à la force après ce délai sera mise à exécution. Au stade actuel, personne ne peut savoir ce qui va se passer dans les prochains jours. On imagine que dans les coulisses, les tractations vont bon train avec les putschistes pour une sortie de crise. Entre les chefs d’État de la Cedeao aussi. Pendant ces dernières heures, le téléphone n’a certainement pas cessé de sonner dans toutes les chancelleries françaises et américaines également.

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Crise au Niger: la Cedeao au pied du mur

Le compte à rebours a commencé. Plus que deux jours, soit le dimanche 06 août à minuit, avant la fin de l’ultimatum lancé aux putschistes nigériens pour se plier aux injonctions des dirigeants de la Cedeao. Passer ce délai et si l’ordre constitutionnel n’est pas établi, les dirigeants de la Cedeao n’ont plus d’échappatoire : intervenir militairement ou  perdre la face et se décrébiliser définitivement.

Les dirigeants de la Cedeao réunis en urgence le dimanche 30 juillet dernier à Abuja, se sont-ils pris les pieds dans le tapis, en donnant un ultimatum de seulement sept jours, pour remettre les pleins pouvoirs au président nigérien Mohamed Bazoum renversé par le chef de sa propre garde rapprochée ? Ne sont-ils  pas allés trop vite en besogne ? Ce jour-là, lorsque le nouveau champion de la lutte anti coup d’État, le président nigérian fraîchement élu Bola Tinubu bombait le torse et tapait sur la poitrine, jurant de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, avait-il pris toute la mesure et la portée d’une telle décision?

Que va t-il se passer si à partir du lundi  prochain,  les putschistes refusent de se plier aux injonctions de la Cedeao ? Les négociations entamées donneront-elles une chance à la paix ? La guerre sera-t-elle déclenchée ou bien l’ultimatum sera-t-il prolongé ? En tout cas, le monde entier retient son souffle. Les populations du Niger et de la sous région  sont quand à elles,  dans l’expectative. Au même moment, les bruits de bottes se précisent. Des deux côtés, on se  prépare à la guerre. Depuis le mercredi dernier, les chefs d’état-major des armées de la Cedeao exceptés ceux du Niger, Mali, Burkina et la Guinée sont en conclave à Abuja pour peaufiner les stratégies d’attaque contre l’armée nigérienne. Ils attendent le mot d’ordre des politiques pour déclencher les hostilités.

Dans ce sens-lá, le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Aĩssatou Tall Sall se dit prêt à participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, si la Cedeao décide d’y avoir recours. En même temps, les chancelleries occidentales commencent à évacuer leurs ressortissants du Niger et rappeler leurs personnels non essentiels. De l’autre côté, le Niger ne démord pas. Le chef auto-proclamé de la junte réunie au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), le général Abdouràhamane Tchiani se dit déterminé et affirme que son régime ne  cédera pas aux menaces et pressions y compris militaires. Il a également le soutien d’une large part de la population.

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Fête de l’indépendance au Bénin : les absences remarquées de Soglo et Yayi

Les festivités marquant la fête nationale du 1er août 2023 se sont tenues hier sur la place de l’amazone à Cotonou. Les manifestations ont connu un franc succès avec la présence du président du Nigéria Bola Tinubu. Mais les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo ont brillé par leurs absences. Le Bénin a commémoré le soixante troisième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Tout s’est bien passé avec un défilé militaire bien achalandé qu’ont suivi avec beaucoup d’attention les présidents Bola Tinubu et Patrice Talon. Le président du Nigéria Bola Tinubu élu en Mai est l’invité de marque du Bénin. Accompagné de plusieurs gouverneurs et de l’homme d’affaires Aliko Dangote, le président Tinubu a honoré les manifestations par sa présence.

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Coup d’Etat au Niger: Que vaut l’ultimatum de la Cedeao ?

Réunis hier dimanche à Abuja en « sommet spécial », les dirigeants de la Cedeao tentent de mettre la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger. Ils envisagent recourir à la force si dans un délai d’une semaine, le président nigérien déchu Mohammed Bazoum n’est pas rétabli dans ses prérogatives. Faisant ainsi courir pour ce pays et toute la sous-région, un bain de sang inutile et une transposition sur la terre africaine, la confrontation entre le bloc occidental et celui de la Russie. Outre la menace du défunt et ancien président de la Commission de la CEDEAO, le Béninois Marcel de Souza en décembre 2016, de faire usage de la force  en Gambie, si l’ancien président de ce pays Yaya Jammeh ne quittait pas le pouvoir, c’est la première fois que les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’ouest menacent ouvertement et directement un de ses membres d’une confrontation militaire.

En effet, le sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu hier dimanche 30 juillet s’est achevé par un ultimatum d’une semaine donnée à la junte militaire pour réinvestir dans ses fonctions, le président démocratiquement élu il y a deux ans maintenant Mohammed Bazoum et déposé il y quelques jours. Dans son communiqué final, la Cedeao indique, en dehors des sanctions économiques et financières prises contre le pays et l’exigence d’une « libération immédiate et sans condition du président Mohammed Bazoum, que « toutes les options sont envisagées », y compris une intervention militaire, si celui-ci n’est pas rétabli dans ses fonctions passé ce délai. Quant à la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tchiani, elle n’a pas attendu la fin de ce sommet extraordinaire pour réagir. Dans un communiqué publié la veille, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) a mis en garde contre toute tentative d’intervention militaire. Selon la junte au pouvoir, l’objectif de la rencontre d’Abuja est de « valider un plan d’agression contre le  Niger à travers une intervention militaire imminente en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation ainsi que des pays occidentaux ». Et le porte-parole de la junte d’ajouter avec fermeté : « nous rappelons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier, notre ferme détermination à défendre notre patrie ». Comme on peut donc le constater, le ton monte dans les deux camps. D’un côté, une armée régulière nigérienne aguerrie par plusieurs années de lutte contre le terrorisme et de l’autre, une armée de la Cedeao qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe que de nom.

Ecomog en lambeau et pas d’alternative

C’est en 1990, au moment de la guerre civile au Liberia, qu’est créée l’Ecomog en Français, Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao, la force armée de la Cedeao. Une force qui avait pour objectifs de superviser le cessez-le-feu, le maintien de la paix à l’instar des Casques bleus des Nations-Unies, le déploiement préventif dans des zones de conflits ou encore le désarmement des forces armées non régulières.

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Niger: mission compliquée pour le président Talon

Le Niger, pays d’Afrique de l’Ouest, fait face à une situation politique tendue alors que des militaires des Forces de défense de sécurité (FDS) ont annoncé leur intention de mettre « fin au régime » du président Mohamed Bazoum. Ce dernier est actuellement séquestré par des membres de la garde présidentielle depuis plus de 24 heures. Le coup de théâtre a pris une tournure inattendue lorsque le chef d’état-major des armées du Niger a déclaré, via son compte Twitter, « souscrire à la déclaration » des putschistes, qui avait été lue la veille à la télévision nationale.

Cette prise de position de haut rang au sein de l’armée soulève de nombreuses questions quant aux raisons qui ont conduit à un tel soutien à l’égard des putschistes. Le communiqué, signé par le général Abdou Sidikou Issa, avance comme justification à cette décision la volonté d' »éviter une confrontation meurtrière« . Cependant, la présidence du Niger n’a pas encore réagi à ce soutien surprenant, laissant planer le doute quant à l’attitude qu’elle adoptera face à cette crise politique en cours.

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Coopération Bénin – Nigéria : la hache de guerre est-elle définitivement enterrée?

Le Bénin et le Nigéria ont-ils définitivement tourné les pages sombres de leurs relations? Tendues au cours des quatre dernières années, les relations entre le Bénin et le Nigéria se révèlent sous un autre jour avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, candidat soutenu par l’ancien président Muhammadu Buhari lors de la dernière présidentielle au Nigéria. Au regard des premières actions de la nouvelle administration nigériane, Bola Tinubu semble se démarquer de la position de son prédécesseur et affiche une certaine volonté de normaliser les relations.

Des années durant, les relations entre le Bénin et le Nigéria ont été marquées par des tensions persistantes, exacerbées par la fermeture abrupte des frontières en août 2019. Cette mesure unilatérale prise par le président d’alors, Muhammadu Buhari, a entraîné des conséquences pour les deux pays. Le Bénin a payé le prix fort de cette mesure. Officiellement, les raisons avancées étaient d’ordre sécuritaire et visaient à lutter contre la contrebande et à protéger le marché. La fermeture initialement prévue pour une durée de 28 jours, s’est étendue sur plusieurs mois, causant des perturbations dans le passage des marchandises et des personnes entre les deux pays voisins et une crise économique touchant de nombreux secteurs informels.

Cependant, un changement significatif dans les relations s’est fait sentir avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, successeur de Muhammadu Buhari. Quelques semaines après son investiture, Bola Tinubu a ordonné la réouverture complète du poste frontalier de Sèmè aux importations de véhicules et d’autres types de marchandises en provenance du Bénin ou d’autres Etats d’Afrique de l’Ouest. De plus, les présidents des deux nations se sont rencontrés à plusieurs reprises, témoignant d’un effort pour réchauffer les relations entre les deux pays. Des images de ces rencontres ont mis en évidence une certaine complicité entre les deux dirigeants, montrant une volonté commune de renforcer la coopération. Dans la foulée, le milliardaire nigérian Aliko Dangote a rendu visite au président Talon.

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Appel à la grâce présidentielle pour Aïvo, Madougou: Me Robert Dossou sera t-il entendu ?

Patrice Talon

Au cours de sa dernière sortie médiatique hier dimanche, Me Robert Dossou s’est invité dans le dossier très délicat des « détenus politiques« . Pour le paraphraser, il « quémande » la grâce du président Patrice Talon en faveur des prisonniers politiques Joël Aïvo, Réckya Madougou et consorts. Avant lui, plusieurs hautes personnalités béninoises ont déjà fait la même démarche. Des voix éminentes se sont élevées pour plaider en faveur de cette grâce présidentielle.

Les anciens présidents de la République du Bénin, Nicephore Soglo et Boni Yayi notamment. Jusque-là, il n’y a eu aucun résultat. Alors, cette énième démarche de Me Robert Dossou soulève une question cruciale : le président Talon sera-t-il, cette fois-ci à l’écoute de ces appels ? En effet, l’intervention de Me Dossou vient comme pour renforcer cette demande pressante de tous ceux qui se sont penchés sur le dossier.

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Mali, Burkina et Guinée: Patrice Talon, le joker panafricaniste de la CEDEAO ?

La crise politique qui traverse l’Afrique de l’Ouest, avec des situations tendues au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, a amené la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à choisir un nouveau médiateur après l’échec des pressions et de ce que ces pays considèrent comme de l’intimidation. Patrice Talon, président du Bénin et adepte d’un discours d’autodétermination que certains qualifient à tort ou à raison de panafricaniste, a été désigné pour cette mission délicate.

Le choix de Talon s’est imposé pour plusieurs raisons, dont une est de prévenir un renforcement des tensions entre les régimes militaires en place et des figures influentes de la CEDEAO, telles que Alassane Ouattara, Macky Sall ou encore Nana Akufo Addo.

Pour certains observateurs et certains internautes, Patrice Talon est le seul démocratiquement élu proche idéologique des régimes militaires en place. Il faut dire que son discours sur LCI, notamment sa position envers Wagner avait séduit bon nombre d’internautes. Ses discours reflètent un esprit d’indépendance vis-à-vis des influences extérieures, notamment occidentales, et notamment de la France. Même s’il n’adopte pas une position radicale, il semble avoir bonne presse dans certains milieux. Pour preuve, il fait partie des rares présidents reçus par Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Cette position lui confère une certaine immunité contre les critiques que ces régimes ont adressées à la CEDEAO, souvent perçue comme une entité lourde et alignée sur les positions françaises.

Le 16 février 2023, une étape significative s’est produite lorsque Patrice Talon s’est rendu à Ouagadougou pour discuter avec le président de la transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette visite a permis de renforcer les liens entre les deux pays, mais aussi d’apporter une réponse aux défis posés par les récents bouleversements politiques qui ont conduit à la suspension des principaux acteurs politiques de Ouagadougou, Bamako et Conakry par la CEDEAO.

L’échec des poids lourds de la CEDEAO, Talon peut-il réussir ? Pas si sûr!

Au sein de la CEDEAO, on ne peut que constater l’échec cuisant des politiques adoptées par les poids lourds de la région envers les nouveaux leaders militaires. Rejetés en bloc, ces derniers n’ont pas pu faire fléchir les pouvoirs militaires avec leurs sanctions.

Bien au contraire ils ont réussi à faire détester encore plus l’institution que représente la CEDEAO. Ces présidents ne s’attendaient pas à un tel soutien massif des populations envers les autorités du Mali et n’ont eu d’autre choix que de retirer des sanctions qui mettaient également à mal certains pays comme le Sénégal.

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