Le défi politique et militaire au Niger est monté d’un cran ce jeudi 3 août, lorsque les militaires qui ont récemment pris le pouvoir ont officiellement demandé la fin de plusieurs accords de défense avec la France. Toutefois, en dépit de cette exigence, la France a réaffirmé sa position ferme de maintenir ses engagements, rejetant ainsi la décision prise par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Selon Paris, la validité des accords de coopération militaire avec le Niger est basée sur une entente avec les autorités nigériennes légitimes.
Une
Les américains dépendent des chinois dans ce domaine, Pékin s'en frotte les mains!
Dans le contexte d’une guerre commerciale de plus en plus tendue, la Chine a choisi d’exprimer sa puissance économique en frappant là où ça fait mal : l’industrie du drone. Les drones, si prisés aux États-Unis, se trouvent être un secteur dominé par les fabricants chinois, ce qui fait du pays un maillon crucial de cette chaîne de valeur. Par conséquent, la récente décision de Pékin de renforcer le contrôle des exportations de drones est un coup porté à l’estomac de l’économie américaine. La Chine, en tant que leader incontesté de la fabrication de drones, a fait trembler le marché mondial avec cette annonce. La majorité des drones vendus aux États-Unis sont fabriqués par l’entreprise chinoise DJI.
Crise au Niger: la Cedeao au pied du mur
Le compte à rebours a commencé. Plus que deux jours, soit le dimanche 06 août à minuit, avant la fin de l’ultimatum lancé aux putschistes nigériens pour se plier aux injonctions des dirigeants de la Cedeao. Passer ce délai et si l’ordre constitutionnel n’est pas établi, les dirigeants de la Cedeao n’ont plus d’échappatoire : intervenir militairement ou perdre la face et se décrébiliser définitivement.
Les dirigeants de la Cedeao réunis en urgence le dimanche 30 juillet dernier à Abuja, se sont-ils pris les pieds dans le tapis, en donnant un ultimatum de seulement sept jours, pour remettre les pleins pouvoirs au président nigérien Mohamed Bazoum renversé par le chef de sa propre garde rapprochée ? Ne sont-ils pas allés trop vite en besogne ? Ce jour-là, lorsque le nouveau champion de la lutte anti coup d’État, le président nigérian fraîchement élu Bola Tinubu bombait le torse et tapait sur la poitrine, jurant de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, avait-il pris toute la mesure et la portée d’une telle décision?
Que va t-il se passer si à partir du lundi prochain, les putschistes refusent de se plier aux injonctions de la Cedeao ? Les négociations entamées donneront-elles une chance à la paix ? La guerre sera-t-elle déclenchée ou bien l’ultimatum sera-t-il prolongé ? En tout cas, le monde entier retient son souffle. Les populations du Niger et de la sous région sont quand à elles, dans l’expectative. Au même moment, les bruits de bottes se précisent. Des deux côtés, on se prépare à la guerre. Depuis le mercredi dernier, les chefs d’état-major des armées de la Cedeao exceptés ceux du Niger, Mali, Burkina et la Guinée sont en conclave à Abuja pour peaufiner les stratégies d’attaque contre l’armée nigérienne. Ils attendent le mot d’ordre des politiques pour déclencher les hostilités.
Dans ce sens-lá, le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Aĩssatou Tall Sall se dit prêt à participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, si la Cedeao décide d’y avoir recours. En même temps, les chancelleries occidentales commencent à évacuer leurs ressortissants du Niger et rappeler leurs personnels non essentiels. De l’autre côté, le Niger ne démord pas. Le chef auto-proclamé de la junte réunie au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), le général Abdouràhamane Tchiani se dit déterminé et affirme que son régime ne cédera pas aux menaces et pressions y compris militaires. Il a également le soutien d’une large part de la population.
Niger: le pouvoir Tchiani dénonce les accords militaires avec la France, vers un départ des soldats?
Dans une récente évolution de la situation au Niger, le régime Tchiani a manifesté sa défiance envers les accords militaires établis avec la France. Cette déclaration suit une menace directe contre la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), en réponse à leur ultimatum pour un retour à l’ordre constitutionnel. Les forces militaires nigériennes ont annoncé leur intention de riposter sans délai en cas de toute agression en provenance de la Cédéao, indiquant une tension croissante dans la région.
Après le Mali et le Burkina Faso, le Niger suspend RFI et France 24, la France furieuse
C’est une décision qui se répète de pays en pays en Afrique de l’Ouest. En effet, les populations ont constaté la suspension de la diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) et France 24 au Niger . Cette action a été condamnée avec véhémence par le groupe France Médias Monde, qui qualifie la décision de prise « hors de tout cadre conventionnel et légal ». Cette mesure intervient une semaine après un coup d’État militaire qui a ébranlé la nation ouest-africaine. Pour rappel, le Mali et le Burkina Faso avaient suspendu les deux chaînes françaises considérées comme le relais de l’opinion française et jugées très partiales.
Niger: l'ancien président Mahamane Ousmane s'oppose à l'intervention de la CEDEAO (vidéo)
Dans une intervention diffusée sur des chaînes nigériennes et panafricaines, Mahamane Ousmane, l’ancien président du Niger, a exprimé sa profonde inquiétude face à l’évolution politique de son pays et s’est déclaré fermement contre toute intervention de la CEDEAO, l’organisation régionale ouest-africaine. Il a prononcé un discours en faveur de la souveraineté du Niger et son opposition à toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. M. Ousmane n’a pas mâché ses mots en critiquant son successeur, Mohamed Bazoum, et le régime qui est au pouvoir depuis plus d’une décennie. Selon lui, le pouvoir actuel, obtenu par des voies non constitutionnelles et en violation des lois de la République, est responsable des maux qui affligent le pays, notamment la corruption, l’exclusion, le népotisme et l’injustice.
Niger : le Bénin répond à Assimi Goïta et Ibrahim Traoré
Depuis le 26 juillet 2023, le président démocratiquement élu du Niger, Mohamed Bazoum a été déposé par le Général Abdourahmane Tchiani. Après l’annonce du coup d’Etat fait par ce Général, les réactions fusent de toute part et demandent aux putschistes de revenir à l’ordre constitutionnel. Les Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont donné sept jours au Général Abdourahmane Tchiani et ses hommes pour rétablir le Président Mohamed Bazoum dans ses fonctions et que le non-respect de cet ultimatum peut entrer une intervention militaire.
Chine: une élue britannique met en garde contre un danger
Dans un contexte de relations internationales complexes, la députée conservatrice Alicia Kearns tire la sonnette d’alarme sur les craintes grandissantes quant à la dépendance du Royaume-Uni vis-à-vis de la Chine. Cette inquiétude repose sur l’ambition de Pékin de consolider son emprise sur des pans cruciaux de l’économie britannique. Alors que les relations entre les deux puissances se détériorent, l’idée d’une dépendance future du Royaume-Uni envers la Chine suscite de sérieuses préoccupations. L’élue a exprimé ses craintes à Express.co.uk.
Niger : les militaires déterminés, Tchiani adresse un message à la France et la CEDEAO
Dans un discours marquant la célébration de l’indépendance du Niger, le chef des militaires qui a pris le pouvoir dans le pays a adressé un message à ses compatriotes et à la communauté internationale, en particulier la France et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Intervenant dans un contexte marqué par la prise de pouvoir des forces de défense et de sécurité regroupées au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie le 26 juillet 2023, le discours a réitéré l’engagement des militaires à la sauvegarde de la patrie.
Niger : Moscou s'oppose à la menace de la CEDEAO et fait une proposition
La Russie n’est pas d’accord pour une intervention militaire au Niger pour rétablir dans ses fonctions le président déchu. Par le canal d’une déclaration qu’elle a faite ce mercredi 2 août, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a donné l’avis ferme de son pays sur la situation. Pour l’officielle du Kremlin, le recours à la force ne serait pas une belle option. « Nous pensons que la menace de l’usage de la force contre un État souverain ne contribuera pas à désamorcer les tensions et à résoudre la situation dans le pays », a-t-elle déclaré.
Elon Musk: ce pays africain met en garde contre l'utilisation illégale de son réseau Starlink
Les autorités nigériennes ont pris une décision ferme concernant l’utilisation non autorisée des terminaux du réseau satellitaire Starlink sur leur territoire. Selon un communiqué publié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et rapporté par l’office national d’édition et de presse Le Sahel, cette pratique est désormais considérée comme illégale et sera passible de sanctions. Dans un avertissement clair aux fournisseurs d’accès à Internet nigériens, l’Autorité de régulation a demandé à ces prestataires de cesser immédiatement toute activité liée à Starlink, sauf autorisation préalable des autorités compétentes.
Économie: mauvaise nouvelle pour les USA, l'administration Biden réagit
L’administration Biden a été confrontée à une situation difficile lorsque l’agence de notation financière Fitch Ratings a réduit la note souveraine des États-Unis de AAA à AA+. Cette décision, bien que largement critiquée par la secrétaire au Trésor Janet Yellen comme étant « arbitraire » et « dépassée« , a mis en évidence des défis économiques majeurs que le pays doit surmonter. Janet Yellen a réagi avec célérité à cette dégradation, soulignant que les titres du Trésor américain restent l’actif le plus sûr et le plus liquide au monde. Elle a également rappelé la force fondamentale de l’économie américaine, malgré les défis budgétaires actuels. Cependant, l’assurance de la secrétaire au Trésor ne dissipe pas complètement les inquiétudes soulevées par Fitch.
Décès de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié
L’échiquier politique de la Côte d’Ivoire a perdu une de ses figures emblématiques ce mardi 1er août 2023 : Henri Konan Bédié, l’ancien président ivoirien et leader du parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda). Âgé de 89 ans, « HKB » s’est éteint à la Policlinique internationale Sainte Marie (Pisam). C’est dans la soirée de ce 1er août 2023, que la nouvelle a été annoncée. Il avait été transporté en urgence depuis son village, Daoukro à la suite d’une dégradation rapide de sa santé, M. Bédié a été admis à la Polyclinique Internationale Sainte Marie (PISAM) à Abidjan. Malgré les efforts des professionnels de la santé, il s’est éteint peu de temps après son arrivée à l’hôpital.
Tensions avec les USA: la Chine menace ouvertement ce pays d'Asie
L’année 2023 se démarque par l’escalade des tensions entre les États-Unis et la Chine, deux superpuissances qui luttent pour le contrôle du paysage technologique mondial. Dans une tentative de sauvegarder ses intérêts nationaux, Pékin a récemment resserré son étau sur les exportations de technologies essentielles comme les équipements de drones et certains métaux précieux indispensables à la fabrication des semi-conducteurs. Les États-Unis ne sont pas en reste, introduisant de nouvelles réglementations visant à restreindre l’exportation de puces avancées vers les entreprises chinoises. Mais les géants technologiques chinois semblent insensibles à ces restrictions, continuant d’afficher des bénéfices en forte hausse.
Niger: l'Algérie met en garde la CEDEAO, ça se complique pour une intervention
Face à une possible déstabilisation de la région de l’Afrique de l’Ouest, l’Algérie a fait entendre sa voix, exhortant à la retenue face à une éventuelle intervention militaire étrangère visant à rétablir l’ordre constitutionnel au Niger. Un coup d’État militaire a renversé le président nigérien Mohamed Bazoum la semaine dernière, provoquant une condamnation internationale et des appels à son rétablissement. Cependant, l’Algérie insiste sur le fait que le retour à l’ordre constitutionnel doit être atteint par des moyens pacifiques.
Sénégal: pour Tariq Ramadan, Macky Sall pourrait reporter les élections
Tariq Ramadan, un intellectuel musulman influent et respecté, a exprimé publiquement ses inquiétudes quant à la situation politique de plus en plus préoccupante au Sénégal. Au cœur de ses préoccupations, la possibilité que le président actuel, Macky Sall, reporte les élections de 2024 dans le contexte d’une tension politique et sociale croissante. Ramadan, connu pour sa perspicacité et son engagement envers les causes sociales et politiques, décrit un Sénégal à la croisée des chemins. L’arrestation d’Ousmane Sonko, l’opposant majeur à Sall et fervent candidat à l’élection présidentielle de 2024, a provoqué une vague d’indignation et une montée de la tension.
CEDEAO: la menace de trop avec le Niger ? Quel risque pour l'organisation ?
Face à la crise politique au Niger, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est confrontée à un défi sans précédent. La décision de l’organisation de recourir à des sanctions et de proposer une intervention militaire au Niger a déclenché des réactions violentes de la part des nations africaines voisines. Le Mali et le Burkina Faso ont même évoqué la possibilité d’une intervention armée pour soutenir le Niger, tandis que la Guinée a mis en garde la CEDEAO contre les conséquences potentiellement catastrophiques de ses actions.
Le Mali et le Burkina prêts à défendre le Niger et menacent la CEDEAO (et la France?) (Vidéo)
Avec les tensions régionales croissantes, les gouvernements de transition du Mali et du Burkina Faso ont affirmé leur soutien inébranlable au Niger, un pays voisin qui est actuellement en proie à des troubles politiques. Cette annonce a été faite à la suite des conclusions des sommets extraordinaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, qui ont eu lieu le 30 juillet 2023 à Abuja. Selon les gouvernements du Burkina Faso et du Mali, leur position est principalement motivée par une solidarité panafricaine envers le Niger. Ils condamnent l’approche punitive adoptée par la CEDEAO et l’UEMOA, qui, selon eux, ne fait qu’accroître la souffrance des peuples et met en péril l’esprit de panafricanisme. Ce message adressé à la CEDEAO est également un message adressé à la France accusée par les putschistes de vouloir lancer une intervention militaire pour libérer Bazoum.
Gouvernance au Bénin: Boni Yayi dénonce des "infamies" et appelle au dialogue politique
Dans un message adressé à ses compatriotes, l’ancien président du Bénin, Boni Yayi, a exprimé de vives critiques sur la situation socio-politique actuelle du pays sous la gouvernance de son successeur, le président Patrice Talon. Boni Yayi, qui a dirigé le Bénin de 2006 à 2016, a pointé du doigt l’exclusion politique, démocratique, institutionnelle, économique et sociale sévissant dans le pays, et a appelé à un dialogue politique national. Les tensions entre Yayi et Talon ne sont pas nouvelles. Depuis l’élection de Talon en 2016, les divergences entre les deux leaders ont connu un pic avant une période d’accalmie.
Niger : les putschistes avertissent la France accusée de vouloir libérer Bazoum
La France serait sur le point de lancer une opération dans le but de libérer le président nigérien déchu. C’est du moins la déclaration qui a été récemment faite par le colonel-major Amadou Abdramane, le CNSP, par le canal d’un communiqué. Les nouvelles autorités du Niger indiquent que « la France a tenu une réunion à l’état-major de la Garde nationale pour obtenir les autorisations politiques et militaire nécessaires ». Des documents auraient été signés par les anciens dirigeants du pays pour donner caution à cette intervention française.
Nigeria : une grève générale dans le pays à partir du 02 août
Le président Tinubu est sur la sellette. Préoccupée par la situation politique ouest-africain avec le coup d’Etat au Niger, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a le feu aux fesses au plan national. En effet, réuni au sein du Conseil exécutif le 27 juillet dernier, le Congrès du Travail du Nigéria (Nigeria Labour Congress). Ca craint pour la stabilité sociale et politique du Nigéria dans les tous prochains jours. En effet, réuni en Conseil exécutif le 27 juillet dernier à Abuja, le Nigeria Labour Congress(NLC), le plus grand syndicat du pays, a décidé de déclencher une grève pour s’insurger contre Ia cherté de la vie.
Coup d’Etat au Niger: Que vaut l’ultimatum de la Cedeao ?
Réunis hier dimanche à Abuja en « sommet spécial », les dirigeants de la Cedeao tentent de mettre la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger. Ils envisagent recourir à la force si dans un délai d’une semaine, le président nigérien déchu Mohammed Bazoum n’est pas rétabli dans ses prérogatives. Faisant ainsi courir pour ce pays et toute la sous-région, un bain de sang inutile et une transposition sur la terre africaine, la confrontation entre le bloc occidental et celui de la Russie. Outre la menace du défunt et ancien président de la Commission de la CEDEAO, le Béninois Marcel de Souza en décembre 2016, de faire usage de la force en Gambie, si l’ancien président de ce pays Yaya Jammeh ne quittait pas le pouvoir, c’est la première fois que les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’ouest menacent ouvertement et directement un de ses membres d’une confrontation militaire.
En effet, le sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu hier dimanche 30 juillet s’est achevé par un ultimatum d’une semaine donnée à la junte militaire pour réinvestir dans ses fonctions, le président démocratiquement élu il y a deux ans maintenant Mohammed Bazoum et déposé il y quelques jours. Dans son communiqué final, la Cedeao indique, en dehors des sanctions économiques et financières prises contre le pays et l’exigence d’une « libération immédiate et sans condition du président Mohammed Bazoum, que « toutes les options sont envisagées », y compris une intervention militaire, si celui-ci n’est pas rétabli dans ses fonctions passé ce délai. Quant à la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tchiani, elle n’a pas attendu la fin de ce sommet extraordinaire pour réagir. Dans un communiqué publié la veille, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) a mis en garde contre toute tentative d’intervention militaire. Selon la junte au pouvoir, l’objectif de la rencontre d’Abuja est de « valider un plan d’agression contre le Niger à travers une intervention militaire imminente en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation ainsi que des pays occidentaux ». Et le porte-parole de la junte d’ajouter avec fermeté : « nous rappelons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier, notre ferme détermination à défendre notre patrie ». Comme on peut donc le constater, le ton monte dans les deux camps. D’un côté, une armée régulière nigérienne aguerrie par plusieurs années de lutte contre le terrorisme et de l’autre, une armée de la Cedeao qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe que de nom.
Ecomog en lambeau et pas d’alternative
C’est en 1990, au moment de la guerre civile au Liberia, qu’est créée l’Ecomog en Français, Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao, la force armée de la Cedeao. Une force qui avait pour objectifs de superviser le cessez-le-feu, le maintien de la paix à l’instar des Casques bleus des Nations-Unies, le déploiement préventif dans des zones de conflits ou encore le désarmement des forces armées non régulières.
Niger: le possible recours à la force de la CEDEAO, une dangereuse menace pour la stabilité sous-régionale?
En réaction à la crise politique actuelle au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa détermination à restaurer l’ordre constitutionnel. Ses dirigeants ont fixé un ultimatum d’une semaine aux autorités actuelles du Niger, avec la menace sous-jacente d’un « recours à la force« . Cette déclaration marque un tournant potentiellement … Continuer la lecture