Gestion du pouvoir au Bénin : Les 7 péchés capitaux du gouvernement Talon

Après le grand enthousiasme qu’a suscité l’avènement au pouvoir du régime du nouveau départ, il n’a pas fallu un an de gestion des affaires pour que les citoyens découvrent avec amertume son vrai visage. Votre journal revient ici sur ce qui peut être appelé, les 7 péchés capitaux de ce régime.

A moins que ce régime change de cap ou de fusil d’épaule, il y aura à s’inquiéter durablement sur sa méthode de gestion du pouvoir. Il faudra une réelle volonté politique pour que l’espoir fondé sur ce gouvernement se concrétise un jour. Ce régime a révélé au grand jour ses véritables dérives. La plus frappante de toutes est la mise en évidence des conflits d’intérêt. Les craintes formulées par certains observateurs et critiques, portaient sur la ligne de démarcation que pouvait faire le candidat homme d’affaires, entre la protection de ses affaires et la recherche de l’intérêt général. Pendant la campagne électorale, le candidat à la présidence de la république avait expliqué qu’il ne ferait plus les affaires et qu’il avait réparti ses actions à ses amis et enfants. Mais il n’a pas fallu assez de temps pour réaliser que ses propos ne relevaient que d’arguments électoraux. L’engagement du gouvernement à restituer les entreprises de Patrice Talon réquisitionnées par le précédent gouvernement, avait marqué biens de curieux. Il s’en est suivi la réduction du secteur agricole au seul coton, que des observateurs considèrent comme la chasse gardée du nouveau président. On a aussi vu le retour du programme de vérification des importations, Pvi.

Ce gouvernement a aussi excellé dans la prolifération des marchés de gré à gré, en plaçant le Conseil des ministres au dessus de l’agence de régulation des marchés publics. De nombreux marchés ont ainsi été passés de gré à gré, sous le couvert du Conseil des ministres. Il en à été ainsi des marchés d’achat et de location des centrales thermiques, en vue d’augmenter la production énergétique de la Sbee, et aussi de la liquidation ou de la mise en concession des structures et entreprises d’Etat. C’est pour cela que la note de prescription du chef de l’Etat à  l’endroit du ministre des finances, avait été accueillie par des personnes avisée comme une décision en trompe-l’œil. Considérant que cette décision n’intervenait qu’après que le gouvernement ait terminé de passer tous les marchés juteux sous le modèle du gré à gré. Une autre duperie du régime concerne les audits du gouvernement qui prétend-on, entreraient dans le cadre de la lutte contre l’impunité. Mais à l’analyse de ces audits, l’opinion s’est vite rendu compte qu’il s’agissait des audits ciblés au vue des personnes mises en cause et des périodes délimitées.

Les audits relatifs aux campagnes cotonnières sous le régime Yayi, qui prennent seulement en compte les 3 dernières années du pouvoir défunt, ont révélé au grand jour le caractère partial de ces audits. Au point où

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Bénin : Plusieurs boulangeries installées sans autorisation selon Gatien Adjagboni

Suite à la prolifération des boulangeries et au non-respect des normes au Bénin, le président de l’Association nationale des propriétaires et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin (Anapeb), et PDG de la boulangerie Tincy Bénin, Gatien Adjagboni, n’est pas resté indifférent. A travers une interview accordée à notre rédaction le vendredi 08 septembre 2017 au siège de sa boulangerie à Cotonou, il a exprimé sa désolation face au laxisme du gouvernement, avant de l’inviter à prendre ses responsabilités pour corriger le tir.

Lnt : Lors du lancement du mois du consommateur le mercredi 23 août dernier, vous avez dans votre communication annoncé que seulement très peu d’entreprises de boulangerie respectent les normes en matière de fabrication de pain au Bénin. Comment expliquez-vous cela ?

Gatien Adjagboni : Cette situation triste s’explique par l’absence de sanctions et par l’installation sauvage des acteurs. Quand je parle d’installation sauvage, je veux parler de l’installation de boulangeries sans l’autorisation du ministère de l’Industrie et du Commerce, et sans l’avis consultatif du bureau national de l’ANAPEB (Association Nationale des Propriétaires et exploitants de boulangeries et Pâtisseries du Bénin).

Quelles sont les différentes composantes qui entrent dans la fabrication du pain ?

Les différentes composantes officiellement connues qui entrent dans la fabrication du pain en République du Bénin, sont : la farine de blé, l’eau, le sel, la glace ou l’eau froide, la levure et l’améliorant homologués par la déontologie du métier.

Pourquoi vos baguettes de pain sont toujours à 150F? Ne serez-vous pas essoufflé par cette concurrence ?

Nos baguettes de pain sont à 150f, car c’est le prix homologué par l’arrêté 2008 du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA), notre Ministère de tutelle. Il est évident que nous soyons essoufflés, car à 150F déjà nous vendons sans bénéfice, c’est-à-dire ni perte-ni profit. Il ne faut pas oublier que ce prix est fixé depuis 2008. Les acteurs qui trichent veulent sortir du ni perte-ni profit, donc procèdent à l’insertion de produits prohibés par les textes, des produits nuisibles pour

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Sociétés privées de gardiennage : Des entreprises de maltraitance des agents

Les agents de sécurité privée ne savent plus à quel saint se vouer. Victimes de traitements inhumains de la part de leurs employeurs, les pauvres ne tarissent pas de mots pour qualifier cette attitude.

Certains s’estiment même traités comme des moins que rien, en dépit du rôle prépondérant qu’ils jouent. C’est le constat fait hier mercredi 06 septembre 2017, à Cotonou et environs. «Salaires bas et irréguliers, ou même saucissonnés… Un phénomène qui conduit parfois à des arriérés de plusieurs mois de salaire ». Ces propos de deux agents de sécurité privée, qui ont requis l’anonymat et que nous avons rencontrés à leur poste, montrent bien le mépris avec lequel ils sont traités par leurs employeurs.

C’est le constat fait par une équipe de notre rédaction, hier mercredi 06 septembre 2017 à Cotonou. Contraints parfois à exercer ce métier eu égard au manque d’emploi ambiant, et de la situation économique dans le pays, ces agents sont recrutés sans aucune formalité outre mesure. Ni enquête de moralité, ni examens médicaux pour s’assurer de leur bonne santé… Seul souci des employeurs, disposer des agents à peu de frais pour satisfaire le client, avec qui un contrat onéreux a été signé.

Puisque l’agent n’a pas connaissance du contenu de ce contrat, il est soumis à toutes les épreuves. De sources proches de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), un nombre infime de ces sociétés accorde un traitement digne du nom à leurs agents. Aux dires d’un responsable de la Cnss qui a gardé l’anonymat, « la majorité des entreprises de sécurité privée, soumettent leurs agents à des conditions de travail dégradantes. Pas de congés annuels. Des salaires qui parfois ne font pas les 50% du montant contenu dans le contrat signé avec la société mère. Malgré cela, il leur est encore prélevé des cotisations qui ne sont jamais versées à la caisse ».

Des traitements peu recommandables

Abondant dans le même sens que les deux premiers, Comlan Vodouhê, un autre agent, se désole du traitement qui leur est fait. A l’en croire, ces sociétés font fortune sur

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Bénin : Vols et vandalismes d’œuvres au musée Honmè

(Le ministre Ange N’koué appelé au secours) Le musée Honmè de Porto-Novo, est en proie depuis quelques temps à des actes ignobles de vols et de vandalismes, sur les œuvres conservées et celles exposées dans l’enceinte de ce musée historique. Le dernier cas en date remonte seulement au jeudi 31 août 2017. Il s’agit d’un objet précieux exposé dans la cour intérieure du musée. En effet, cet objet d’art serait une œuvre de l’artiste plasticien et sculpteur Pascal Y. Sètondji.

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Bénin : Le gouvernement continue de faire diversion pour dissimuler ses frasques

L’information a fait le tour des réseaux sociaux tout au long du week-end et a été relayée par les médias classiques. Elle porte sur des correspondances du secrétaire du gouvernement, adressées aux anciens chefs d’Etat du Bénin.  Cette décision du gouvernement si fortement médiatisée, constitue un acte de diversion qui cherche à détourner l’opinion de sa gestion des affaires très critiquée.

Le gouvernement a trouvé une bonne parade pour détourner l’attention du peuple de ses agissements. Plus particulièrement, de son processus continu de privatisation des entreprises et structures d’Etat.  Pour s’assurer du détournement de l’attention de l’opinion de son processus de concession en catimini aux privés des biens publics, un ensemble de faits sensationnels a été inventorié par des stratèges, qui les injectent dans l’opinion, à une séquence prévue. C’est dans ce sillage qu’il faut comprendre la grande médiatisation des correspondances que le secrétaire du gouvernement a adressées aux anciens chefs d’Etats, notamment : Nicéphore Soglo et les ayants droits du Général Mathieu Kérékou. Le contenu de cette correspondance laisse entendre que ces anciens chefs d’Etat, par erreur produite au service de l’intendance de la Présidence de la république, percevaient doublement des indemnités relatives aux factures d’eau, d’électricité et de téléphone.

Ces correspondances semblent présenter les bénéficiaires comme des jouisseurs de mauvaise  foi, et les livrer ainsi à l’opinion. La surmédiatisation de ces correspondances ambitionne de capter l’attention du public sur ce dossier, et de montrer que l’un des bénéficiaires, notamment l’ancien président Dieudonné Nicéphore Soglo qui est très critique à l’endroit du régime, est loin d’être lui-même un modèle de probité. Le procès sous-jacent qui est fait aux destinataires de ces correspondances, est de dire qu’ils devraient par prédisposition civique et patriotique, signaler ces trop perçus au gouvernement. De telles accusations bien que fondées, si elles sont avérées, cachent en même temps une logique de récupération politique dans le but de faire diversion. Comment comprendre qu’au moment où des correspondances sont adressées à l’endroit de ces deux chefs d’Etat, rien n’est dit sur l’autre ancien président, le plus récent, Boni Yayi.

De sources dignes de foi, le président  Boni Yayi depuis son départ des affaires en avril 2016, soit 18 mois maintenant, n’a jamais perçu d’indemnités. Ce dernier a-t-on appris, aurait adressé deux correspondances aux autorités. L’une au président de l’Assemblée nationale, et l’autre à la présidence de la république. Selon nos sources, l’intéressé n’a reçu aucune réponse jusqu’ici. Et c’est pendant que cet ancien président de la république souffre le martyr de la discrimination du gouvernement actuel, que les projecteurs sont orientés vers les deux autres bénéficiaires, comme pour les livrer au peuple. Le plus grand dividende que le gouvernement veut tirer de cette campagne médiatique, est

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Déstabilisation des partis politiques : Les vraies causes de la tempête qui secoue les vieilles citadelles

Un vent de division souffle sur les partis politiques. En si peu de temps, l’And, les Fcbe, le Psd et la Rb sont tous secoués par des querelles byzantines et des frondes de dissidents. D’un parti à un autre, les accusations et la stratégie des frondeurs présentent bien des similitudes, et confortent bien la thèse d’une vindicte présidentielle à la « Kagamé ».

Depuis avril 2016, une forte tempête souffle sur certains partis politiques. De l’And à la Rb en passant les Fcbe et le Psd, tous sont été frappés de courants séparatistes. Les auteurs ne sont personne d’autres que des responsables de ces partis, devenus tous presque, de manière contagieuse, des adeptes de la bonne gouvernance au sein des partis politiques. A l’Alliance nationale pour la démocratie (And), c’est Valentin Houdé son président qui est contesté. Son bourreau est un certain Barnabé Dassigli, son « frère-ennemi » de Zè, qui l’a combattu pendant des années avant de le rejoindre au sein de l’alliance à la fin du dernier quinquennat de Boni Yayi.

Il réussit l’année dernière à lui « arracher » l’alliance. Du moins, selon le ministère de l’intérieur qui reconnaît à la frange de l’alliance dirigée par le ministre de la décentralisation, sa paternité. Dassigli s’est-il rapproché de  Houdé pour mieux l’abattre ? On peut bien croire à cette hypothèse. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), ancien parti-état sous les deux quinquennats de Boni Yayi qui semblait mourir de sa propre mort après l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, a subitement retrouvé une nouvelle virginité dans sa posture de coalition d’opposition. Pour fragiliser le nouvel élan du groupe, une dissidence naît. Certains faucons comme André Okounlola, Benoît Dègla, Barthélémy Kassa et Rachidi Gbadamassi -qui lui avait déjà refusé de soutenir le candidat désigné du groupe à la dernière présidentielle-, ont décidé de faire dissidence et de rejoindre la majorité présidentielle.

A la Renaissance du Bénin (Rb), les dissidents ont agi comme des « rebelles », plus téméraires que les autres contestataires qu’ils ont voulu imiter. En trois jours, ils ont réussi à « déposer » leur président Léhady Soglo. Ici aussi, les arguments sont presque identiques à ceux de leurs inspirateurs. « Gestion solitaire, manque de démocratie au sein du parti, non respect des textes qui régissent le parti », c’était cela le refrain. A la tête des bourreaux, un certain Georges Bada, maire d’Abomey-Calavi.  Idem au Psd où Emmanuel Golou vit une sérieuse contestation dirigée par Clément Ebo, Bruno Amoussou et consorts. Tous ces leaders politiques mis en difficulté dans leurs différents partis, ont quelque chose en commun. Que ce soit Valentin Houdé, Eugène Azatassou, Léhady Soglo et Emmanuel Golou, tous ont en commun de n’avoir pas avoir soutenu Patrice Talon lors de la dernière élection présidentielle. Golou et Houdé ont roulé pour Sébastien Ajavon, alors que Azatassou et Léhady Soglo étaient du coté de Lionel Zinsou. Lorsqu’on voit aujourd’hui le point de chute des rebelles de la Rb, on peut bien se demander si tous ces contestataires subites ne sont pas manipulés par la même personne.

La domestication des « grands électeurs » et la bataille de 2021

En mars 2016, alors en campagne pour la présidentielle et sur l’émission « Moi président », Patrice Talon avait fait une curieuse déclaration qu’on pourrait bien, avec le recul, prendre comme une de ses maximes politiques. « Ce qui permet à un président d’être réélu avec assurance, ce n’est pas son mandat, ce n’est pas son résultat. C’est la manière dont il tient les grands électeurs, c’est la manière dont il tient tout le monde. C’est la manière dont

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Paiement de factures de Soglo et Kérékou : Le gouvernement veut corriger le double octroi d’indemnité

(Le Sgg a adressé une correspondance à ces anciens dirigeants à cet effet) Le secrétaire général du gouvernement (Sgg), Edouard Ouin-Ouro, a adressé en fin de semaine une lettre à l’ancien président de la République Nicéphore Soglo, et à la famille de feu Général Mathieu Kérékou, également ancien dirigeant du Bénin.

La correspondance écrite à ces deux personnalités les informe que par erreur, l’intendance du palais de la présidence continuait de leur verser les indemnités de factures d’électricité, d’eau et de téléphone. Cette erreur sera donc corrigée pour rester conforme à la loi N°2009-18 du 15 juillet 2009, portant pension et autres avantages aux anciens présidents de la République.

Cette dernière stipule en son article 1er, que : « les présidents de la République élus conformément à la Constitution du 11 décembre 1990, lorsqu’ils cessent leurs fonctions, perçoivent conformément aux dispositions de l’article 48 alinéa 2 et 3 de ladite Constitution, une pension avec jouissance immédiate ». Le chapitre II de la même loi précise plus loin en ce qui concerne les avantages accordés aux anciens dirigeants, qu’ils bénéficient d’une indemnité pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone, égale à celle accordée au président de la Cour Constitutionnelle.

Malgré que cette indemnité soit déjà prise en compte dans cette loi, l’intendance de la présidence de la République continuait de la payer à Nicéphore Soglo et à feu Mathieu Kérékou par erreur.

Mais beaucoup de Béninois se demandent pourquoi cette erreur n’a pas été détectée sous les autres présidences. Et pourquoi c’est

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Instabilité à la tête des communes: Des maîtres chanteurs sèment le foutoir à Bonou

Il se passe actuellement à la tête de la commune de Bonou, département de l’Ouémé, une situation inédite qui mérite réflexions. A peine rétabli dans ses fonctions, de maire de cette commune de la vallée, Emmanuel Zounmènou, est encore menacé de révocation.

La commune de Bonou aura-t-elle finalement un maire ? Difficile pour l’instant de répondre à cette interrogation. En 2 ans, cette localité de la vallée de l’Ouémé a connu 3 maires pour des mandats de courtes durées. Preuve de l’instabilité qui règne à sa tête. Pour des querelles politiques et les intérêts personnels, des élus ont mis de côté les grandes préoccupations, notamment le développement de la commune, et se mangent le nez. Des maîtres chanteurs qui sèment le foutoir à la tête d’une cité très pauvre, et aux ressources modestes.

En effet, tout a commencé en 2015 quand à l’issue des élections communales et municipales, Alexandre Zannou a pris la tête de la mairie de Bonou, pour la troisième mandature à l’ère de la décentralisation. Très tôt, des conseillers rebelles ont commencé à se chamailler entre eux, et finalement pour des raisons politiques, le nouveau maire élu a été destitué. En octobre 2016, Emmanuel Zoumènou est porté à la tête de  Bonou. Mais il sera contesté et décrié. En mars 2017, des protestations ont abouti à sa déchéance.

De décembre 2016 à mars 2017, la commune de Bonou est restée sans maire. Sous l’impulsion de l’actuel préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, le conseil communal a été convoqué par arrêté 2017 N° 10-084/SG/STCCD/SA, en vue de choisir un nouveau maire. C’est ainsi que Julien Affohounha est élu 3e maire de Bonou en mois de deux ans.

Saisie pour se prononcer sur la conformité ou non de cette élection, la chambre administrative de la Cour Suprême a invalidé le fauteuil de Julien Affohounha, en juillet dernier. Emmanuel Zounmènou a été donc rétabli dans ses fonctions et a retrouvé officiellement son fauteuil de maire de la commune, le mercredi 23 août 2017.

Mais telle

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Bénin : Le groupe Petrolin victime d'une campagne de désinformation

Ils reviennent à la charge. Les adversaires du Groupe Petrolin dans le cadre du projet de réhabilitation et d’extension du corridor ferroviaire Bénin-Niger, ont trouvé un nouveau motif pour déverser leur bile. Selon un hebdomadaire panafricain, «Il est reproché à Petrolin de n’avoir ni l’expertise, ni les moyens », de mettre en œuvre un volet important du projet « Epine dorsale ».

Dans cette campagne d’intoxication de l’opinion publique nationale et internationale, c’est donc des affabulations mensongères qui sont distillées de temps à autre, pour nuire à l’image d’un homme qui n’a commis d’autre faute que de

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Plainte d’Ajavon dans l’affaire cocaïne au Bénin: Comment le parquet bloque la procédure

Après son arrestation et sa relaxe « au bénéficie du doute », dans l’affaire des 18kg de cocaïne pure, Sébastien Ajavon a décidé de contre-attaquer. C’est pourquoi le 17 février 2017, il a porté plainte contre X au tribunal. Et ce, avec constitution de partie civile, pour savoir qui a brisé les scellés de son conteneur. Mais depuis, c’est la croix et la bannière pour lui et ses avocats. Le ministère public tente par tous les moyens de torpiller la procédure, et d’empêcher la manifestation de la vérité.

Arrêté le 28 octobre 2016 par la gendarmerie Nationale après la découverte d’un sachet de 18kg de cocaïne dans l’un de ses conteneurs, Sébastien Ajavon avait été gardé à vue pendant huit jours, avant d’être présenté au procureur de la république, puis à une cour spéciale de flagrant, délit le 04 novembre. Ecouté, il a été relaxé au bénéfice du doute. On croyait que le gouvernement allait faire appel de cette décision… Erreur. Dans les quinze jours qui ont suivi cette décision, c’est le statu quo. C’est pourquoi le 15 février 2017, afin de laver définitivement son honneur en faisant connaître la vérité, Sébastien Ajavon introduit une plainte contre X, auprès du président du tribunal de première instance de Cotonou, avec constitution de partie civile, pour savoir qui a brisé les scellés du conteneur de Comon Sa, et introduit le sachet de cocaïne dans le conteneur. Sa démarche vise deux objectifs. D’abord, de faire connaître la vérité à l’opinion nationale et internationale sur cette affaire, et lui permettre après de demander une révision de son procès, afin que le mot « au bénéfice du doute » en soit retiré. Pour une telle plainte, la procédure recommande que le président du tribunal désigne un juge à qui il confie le dossier. Ce dernier informe le procureur qui prend une réquisition, et autorise le juge à enquêter sur le dossier avant de passer au procès.

Mais dans le cas d’espèce, lorsque le juge a saisi le procureur pour avoir ses réquisitions, ce dernier a traîné les pas avant de répondre par un refus d’informer. Cela voudrait dire qu’il n’autorise pas le juge à informer. Pour le contourner, le juge utilise une autre possibilité des textes, passe outre ce refus et prend l’ordonnance lui permettant de commencer ses investigations. Surprise ! Le procureur de la république fait

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Bénin - Fnm: 260 millions engloutis dans un marché d’archivage électronique passé sans ligne budgétaire

Le Fonds national de microfinance est-il une institution maudite ? A peine est-il sorti d’un travers qu’il tombe dans un autre. Denise Atioukpé la nouvelle directrice, semble se préoccuper plus de la dilapidation des fonds que d’autre chose.

Des dépenses sans étude de marché pour une hypothétique digitalisation des finances. La dernière affaire en date, c’est l’engagement pris d’un marché d’archivage électronique de 260 millions FCFA, en l’absence de toute prévision budgétaire malgré l’opposition des financiers du Fnm. Le Fonds national de microfinance n’est pas sorti de l’auberge. Depuis 2016, l’institution est toujours l’otage de la gabegie.

S’il y a eu des errements de gestion ou une mauvaise utilisation des ressources publiques mises à la disposition de cette Institution du temps du pouvoir Yayi, il parait incompréhensible, plus d’un an après, qu’aucune disposition concrète n’ait été prise dans le sens de l’amélioration de la gouvernance et de l’assainissement du secteur. La nouvelle Directrice Denise Atioukpé, continue donc de « surfer » sur l’existant, multipliant sans audit préalable les refinancements et marchés publics. Les équilibres budgétaires sont menacés.

Ses choix et options de gestion témoignent d’une volonté et d’une propension permanente à des dépenses de commodités, plutôt que l’amélioration de son fonctionnement. La dynamique à créer des produits et vitaliser la structure, est mise aux calendres grecques. On constate un tout autre mode de fonctionnement. Digitalisation des Finances par-ci, achat de plateforme par-là, mise en place d’archives électroniques… Plus d’un Milliard de nos francs, gaspillés en dépenses sans étude de marché, pour une hypothétique digitalisation des finances.

La dernière affaire en date, c’est l’engagement

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Bénin : Les stratégies de la rupture pour contrôler la 8e législature

Les élections législatives de 2019 seront très rudes pour les différentes chapelles politiques. Ceci, vue l’ambition du nouveau départ de constituer sa majorité parlementaire propre. Pour réaliser cet objectif cher au régime du nouveau départ, tous les moyens sont mis à contribution.

Les enjeux des élections législatives de 2019 semblent conduire certains acteurs vers un certain réalisme politique. Des lieutenants du nouveau départ à l’instar de Jean-Baptiste Hounguè, initiateur du mouvement politique « Le Bénin en Route », évoquent l’ambition du régime au pouvoir d’obtenir la majorité parlementaire au cours de ce rendez-vous électoral. Cette majorité que le régime au pouvoir ambitionne pour 2019, sera d’une grande importance puisqu’elle devra permettre au système en place de réaliser certaines de ses réformes institutionnelles et politiques. Le cas du projet de révision de la constitution. Il faut rappeler que ce projet de révision introduit au parlement en mars 2017, a connu un échec à l’étape de la prise en considération.

A la conquête de la majorité

Le Chef de l’Etat après avoir déclaré qu’il ne relançait plus ce projet au parlement, s’est contredit une semaine plus tard, en déclarant sur les ondes d’une radio internationale, qu’il entendait détenir une majorité confortable pour reconduire ledit projet au parlement. Ceci entrainant cela… Il y a certainement d’autres projets de lois que le gouvernement entend proposer au parlement, mais dont l’adoption n’est pas certaine. C’est pour cela que le chef de l’Etat en prenant la parole lors de la présentation solennelle du Pag, implorait le président de l’Assemblée nationale présent, de conduire « certains votes de lois les yeux fermés ». Depuis le sort réservé au projet de révision de la constitution, le pouvoir a compris que le parlement actuel est loin d’être docile. D’où la nécessité de préparer ces futurs députés pour la prochaine législature.

Tous les moyens sont bons

Pour atteindre ce but, tous les moyens sont utilisés. Certains analystes semblent lier la rupture observée entre Talon et Ajavon à cette cause. Puisque la

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Mairie de Porto-Novo: Et si le maire Emmanuel Zossou démissionnait de lui-même

La ville de Porto-Novo est depuis quelques semaines sous les feux de la rampe. La gestion de son maire a révélé plusieurs lacunes. C’est tantôt une malversation financière de plus de 250 millions de nos francs, tantôt le compte administratif rejeté par le préfet. Tout ceci est de trop pour un maire qui aspire à durer à son poste. Et lorsqu’on sait qu’il provient d’un parti où le président n’a pas grand-chose à se reprocher en 27 ans de carrière politique, la démission apparaît comme la seule voie de sagesse.

On ne peut pas se cacher trop longtemps derrière son petit doigt… Le maire de Porto-Novo Emmanuel Zossou, l’apprend à ses dépens. Lorsque les premières rumeurs sur les cas de mauvaise gestion à la mairie ont commencé à essaimer les réseaux sociaux, quelques griots du Parti du renouveau démocratique (Prd) -son parti-, se sont précipités pour le défendre, affirmant que rien ne se passe à la mairie de Porto Novo. Certains parmi eux ont poussé leur zèle à l’extrême, en injuriant ceux qui, selon eux, sont au service des « ennemis » et de l’intoxication. Lorsque le maire a été convoqué à la Brigade économique et financière (Bef), présenté au procureur puis contraint de payer 20 millions de caution pour être libre, les mêmes zélateurs ont vite fait de le dédouaner, accusant encore le même receveur percepteur. Et lorsque le compte administratif 2016 de la mairie a été rejeté, ces mêmes personnes ont crié à l’acharnement politique. Le préfet aurait-été manipulé pour rendre cette décision. Il serait au service de leaders politiques qui veulent déstabiliser le parti à travers sa personne. Mais comme les arguments fallacieux ne durent pas, le maire de Sèmè-Kpodji, lui aussi Prd comme Emmanuel Zossou, a vu son compte administratif accepté par le même préfet qui serait aussi du même parti. Comme on peut le voir, les défenseurs du maire manquent d’arguments. Ceci dit, avec ce chapelet de malversations, il est de plus en plus difficile pour les griots de faire croire que le maire est innocent.

La voie de sagesse

Il est donc de plus en plus évident que le maire Emmanuel Zossou

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Scandale financier à Bengaz au Bénin: Une grande responsabilité pour la justice

S’il y a une affaire qui secoue le monde des affaires au Bénin, c’est ce scandale financier à Bengaz, du nom de cette société de droit béninois chargée du transport de gaz. L’un des associés, Edgar Yves Monnou, avait réussi à retirer subrepticement 690 millions de fcfa des caisses de la société, par le truchement de son collaborateur Léopold Somissou. Ce dernier est arrêté et mis sous mandat de dépôt, mais l’affaire piétine au tribunal.

Voici une nouvelle affaire qui pourrait raviver les inimitiés –à peine refroidies–, entre le Bénin et les Pays Bas. En effet, pour lancer ses activités, Bengaz avait consenti un prêt auprès d’une banque néerlandaise, prêt qui devrait être remboursé à cette dernière à partir des fonds que verse la West african pipelin compagny (Wapco), basée à Accra au Ghana. Mais depuis des années, rien n’a été versé à la banque, à cause de la cupidité d’un des administrateurs de la société, en la personne

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Médard Koudébi: « Aucune morgue n'est aux normes au Bénin »

(Il évoque la porte de sortie) Président de l’Ong Bénin diaspora assistance, Médard Koudébi est spécialiste de l’hygiène funéraire, de prévention des risques et des épidémies formé à Ecole nationale des métiers du funéraire (Enamef) de Paris. Sa nouvelle mission achevée la semaine dernière au Bénin dans le cadre de son combat depuis 2012 pour l’assainissement du secteur mortuaire dans ce pays a remis sur tapis la mafia dans ledit secteur qui est une menace pour la santé publique.

Nous l’avons rencontré mercredi 16 août 2017 dans son hôtel de résidence à quelques jours de la fin de son séjour au pays. A la suite de  son passage sur l’émission ‘’Sans langue de bois’’  de nos confrères de Soleil fm, il nous reprécise le contexte de ses enquêtes, aborde quelques aspects de la triste situation et évoque les perspectives pour à la fois préserver la vie des Béninois et éviter des dépenses illégales de plusieurs milliards au trésor public. Interview.

Lnt : Situez-nous le contexte de vos enquêtes dans le secteur mortuaire.

Médard Koudébi : Il est bien vrai que nous sommes une Ong française, partenaire de l’Union Européenne avec qui on travaille depuis des années. Tout le monde m’accuse d’avoir demandé la coupure des subventions dans le cadre de la pétition 1604/2013 déposée au parlement européen, qui a fait l’objet d’une plénière à Bruxelles et a validé un certain nombre de choses où pratiquement ils nous ont confirmé qu’à ce jour les recommandations du pétitionnaire sont très intéressantes sur trois points.

Lesquels ?

Le premier, c’est le recensement des morgues en république du Bénin. Jusqu’en 2012 l’Etat ne connaissait même pas le nombre précis de morgues exerçant sur son territoire. Le ministère de la santé nous faisait comprendre qu’il y avait trois morgues. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) nous disait 4 parce ce sont les 4 qui ont demandé le certificat de conformité environnementale. L’Union européenne l’avait exigé conformément à notre pétition 1604/2013. Au même moment, on s’est adressé à l’époque à la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à Genève et on a saisi la direction Afrique de l’Elysée pour évoquer le problème de l’absence de crédibilité de l’Etat civil au Bénin parce que les pensions de retraite indument versé à des morts depuis le temps de l’ancien président coûtaient pratiquement 14 milliards au trésor public. Nous avons fait une recommandation. Malheureusement j’étais parti en avril et la présidence a fait une publicité à grande échelle parlant de payement de pension à vue. J’ai rappelé la Directrice adjointe de cabinet d’alors, Mme Hatchémè, pour lui dire que ce ne sont pas mes recommandations ça. Mes recommandations, c’est la création d’un fichier national des défunts béninois qu’on peut croiser avec celui des morts et radier systématiquement les morts avant le payement des pensions de retraite. J’ai demandé également que ce fichier soit croisé avec celui du fichier électoral la Lépi. Cela permettra de radier systématiquement les morts au plus grand tard 30 jours après leurs décès et cela nous fera l’économie des 22 milliards qu’on décaisse à la veille de chaque élection pour actualiser la Lépi. Après ça, il y a le problème des pensions de veuvage indument versées à des veuves de complaisance.

Quelle est cette catégorie de veuves ?

Quand un fonctionnaire célibataire meurt, on dit « mon enfant va travailler 30 ans et n’aura pas de pension de retraite ? ». On se rapproche des maires des communes à faible revenu qui organisent ces mariages antidatés entre 400 et 500 mille francs Cfa. On fabrique des veuves de complaisance pour aller escroquer le trésor. Les veuves de complaisance coûtent l’équivalant de 7 milliards à l’Etat béninois chaque année. On a recommandé au ministre de la Fonction Publique depuis 2013 de prendre un arrêté obligeant les fonctionnaires à déclarer leur mariage de leur vivant. Cela mettra fin aux mariages antidatés qui s’organisent après le décès de fonctionnaire célibataire ainsi qu’aux mariages antidatés que les familles organisent quand ils ne s’entendent pas avec une veuve légitime pour l’empêcher de garder la totalité de la succession afin de récupérer la moitié au moment des procédures de succession des biens. Cela permettra à notre état civil d’être crédible. Et rien que là l’Etat fera encore 7 milliards d’économie.  En plus des 36 milliards on sera pratiquement à 43 milliards.

A ce jour, l’Etat ne touche pas un centime de Tva sur les ventes de cercueils sur les véhicules funèbres, sur les transferts de conservation alors que les textes sont très clairs. Pour le transport de corps avant la  mise en bière, les pompes funèbres doivent payer 6% de Tva et après mise en bière 19% de Tva. C’est la raison pour laquelle on a décidé de faire cette réforme. C’est à ce moment que j’ai recensé les morgues au Bénin. J’en avais eu au total 39 privées et 8 publiques en 2013 mais malheureusement la situation a évolué. A ce jour on est à 45 morgues privées.

Parmi ces morgues vous avez révélé qu’il n’y a qu’une seule qui ait obtenu l’agrément. Dans quelles conditions s’installent-elles alors?

Déjà il faut savoir dans quelles conditions quelqu’un peut ouvrir une morgue. D’abord, il faut identifier le terrain qui ne doit pas être une zone inondable. Après, il faut l’autorisation du maire de la commune qui veut abriter la morgue. Le promoteur doit ensuite commettre un cabinet d’audit qui va lui faire l’étude  d’impact environnemental puis demander après un certificat de conformité environnement à l’Abe. Il y a un comité de suivi composé du maire de la commune, du directeur départemental de la santé de la commune et d’une troisième personne qu’on choisit lors de l’atelier. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, pour toutes les morgues qui empoisonnent aux Bénin, la responsabilité incombe aux maires de ces communes qui n’ont pas su défendre les intérêts de leurs populations parce que dans la commission, c’était leur rôle. En plus, ils sont encore les premiers à donner l’autorisation. Leur autorisation est préalable avant toute démarche.

Ce n’est qu’après le certificat de conformité environnementale que le promoteur commence la construction. Et la morgue pour qu’elle soit aux normes doit avoir trois zones sanitaires. La première zone qui est la zone ordinaire qui est censée accueillir les familles où ni le cercueil ni le corps ne doit transiter pour réduire les épidémies. Elle doit être équipée d’une vitrine avec une caméra  de rétroprojection pour permettre à la famille de pouvoir suivre tout ce qui se passe dans la zone intermédiaire. Celle-ci est censée accueillir le corps, le cercueil et maintenant conduire au niveau de la zone sensible pour les soins, la conservation, la carboglace, l’embaumement, l’habillement et la conservation de tous les produits qui sont hautement toxiques et cancérigènes. La morgue doit disposer d’une chapelle ardente où après l’habillement les familles qui veulent se recueillir sur place vont transférer leur corps. Malheureusement aucune morgue n’est aux normes en république du Bénin.

Au-delà, la loi cadre de l’environnement en République du Bénin dit, toute entreprise qui a un incinérateur de déchet biomédical doit être au minimum à 150 m des premières habitations et cet incinérateur est une obligation pour la totalité des morgues. La morgue doit aussi planter100 pieds d’arbre à l’intérieur pour que les racines puissent absorber les produits toxiques qui seraient dans le sol, au cas où la fosse ne serait pas étanche et aurait eu des infiltrations. Malheureusement aucune morgue au Bénin n’a les 100 pieds d’arbres imposés et recommandés par l’Abe. Et l’Abe, malheureusement en cas de contrôle ne les sanctionne pas parce qu’il n’y a pas de textes prévus pour.

Après la construction le promoteur achète le laboratoire post mortel, ira au ministère de la santé et demander un certificat de conformité de norme sanitaire. C’est l’ensemble de ces documents qu’il fournit au ministère de l’Intérieur pour demander un agrément , avant de pouvoir démarrer ses activités. Malheureusement en République du Bénin à ce jour, les 85% des morgues n’ont pas l’ensemble de ces documents.

Pourtant ces morgues fonctionnent.

Elles fonctionnent. Je remercie les autorités béninoises qui ont fait une contre enquête qui prouve que 44 morgues sur 45 en république du Bénin n’ont pas d’agrément.

Pourquoi ces autorités n’ordonnent pas leur fermeture ?

Le ministre Saka Lafia a décidé de les fermer immédiatement mais beaucoup de choses se sont passées. D’abord, 31 morgues sur 44 appartiennent déjà aux hommes politiques. Ensuite, le chef de l’Etat lui a demandé, « sur quoi tu veux te baser pour fermer ces morgues». Il n’y a aucune loi ni décret en république du Bénin qui réglemente les morgues et toutes les lois ont été bloquées. Ces décrets ont toujours fait l’objet d’une prise d’otage des chefs d’Etat successifs.

Comment ?

Comment ça se passe ? « Oui si vous appliquez tel décret, nous à l’assemblée, on bloque le budget de telle année ou on empêche le vote de telle loi. De ce chantage, le président qui veut prendre ce décret devient otage.

Les promoteurs ont donc profité de ce vide juridique

Pour des hommes politiques béninois, les populations ne sont que des marchandises. Les mêmes se cachent dernière leur épouse, cousines, … pour être propriétaires de pharmacie. On vous rend malade pour  faire tourner les pharmacies. Quand vous mourez on se sert de vous comme chiffre d’affaire des morgues. Quand vous avez la malchance de faire la Lépi avant votre mort, on peut faire voter vos cadavres par procuration. Et quand vos parents ont des difficultés à vous enterrer, à partir de

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Imminence d’un remaniement au Bénin : Les probables maintiens et départs

L’équipe gouvernementale que dirige Patrice Talon est réduite à 20 membres depuis la démission du ministre délégué chargé de la défense, Candide Azannaï, en mars dernier. Un remaniement technique devrait intervenir, mais depuis pratiquement 5 mois, c’est le statu quo. Selon les indiscrétions et les bruits de couloirs, ce changement est imminent et si tout se passe bien au retour des congés des membres du gouvernement, on connaîtra la nouvelle équipe gouvernementale avec certainement des départs et des maintiens.

Candide Azannaï a quitté le navire du nouveau départ et du Bénin révélé, depuis le 27 mars 2017. Lors d’un point de presse après conseil des ministres, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence, Pascal Irénée Koupaki, avait annoncé : le Chef de l’Etat va entamer des consultations afin de procéder au remplacement… Mais ce remaniement se fait toujours attendre. Selon des indiscrétions, ce changement de l’équipe gouvernementale va enfin intervenir dans quelques jours. Des sources concordantes annoncent avec précision que ce sera juste après le retour des congés des membres du gouvernement.

Il ne serait pas superflu d’affirmer que Patrice Talon profite de son repos pour consulter davantage la classe politique et ses proches, notamment ses conseillers techniques, sur ses probables choix. Ceci dans la dynamique de choisir des gens qui seront à la hauteur du ’’job’’, et former une équipe pour mettre sa stratégie en place, dans la perspective des prochaines échéances électorales, notamment les législatives. Une chose est sûre, il y aura des départs, des permutations et des maintiens.

Ceux qui pourraient continuer à servir le Chef

Sans grande surprise, dans la prochaine équipe gouvernementale, des personnalités comme Adidjatou Marthys, Aurelien Agbénonci, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Joseph Djogbénou, José Didier Tonato et Romuald Wadagni, vont certainement rester ou subir des jeux de chaises musicales à défaut d’être remerciés. Lazare Sèhouéto, Oswald Homeky, Hervé Hêhomey, Alassane Séidou et Sacca Lafia, pourraient dans une certaine mesure continuer leur séjour au gouvernement. Parmi les ministres cités, il y a les hommes de main et des amis ou fidèles serviteurs dont les qualités et les compétences seront utiles à Patrice Talon. Ceux qui ont des fiefs et qui politiquement seront d’une grande utilité, seront stratégiquement maintenus. Le président de la République pourra de ce fait s’assurer une certaine présence dans des régions dans lesquelles il peut être confronté à des difficultés au plan politique. Il s’agit par exemple des deux ministres d’Etat, du ministre des

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Bénin : Jusqu’où ira le tandem Talon-Houngbédji ?

Ils étaient partis pour entretenir les relations les plus difficiles au sommet de l’Etat. Mais depuis le 06 avril 2016, leur entente déjoue tous les pronostics. Patrice Talon et Adrien Houngbédji sont en parfaite intelligence et s’entendent bien sur leurs intérêts du moment. Seulement, un tel tandem qui a tout l’air d’une alliance contre nature, risque d’être éphémère au regard des rancunes d’antan, restées encore vivaces dans les mémoires de chacun.

« Chers parents, avez-vous oublié le K.O de 2011 ? Alors, votez tous Zinsou le dimanche pour que nous-mêmes on puisse leur faire le K.O qu’ils nous ont fait en 2011 ».

Cette phrase a été tenue en langue goun à Porto Novo, par le président Houngbédji, alors qu’il était en campagne pour le second tour de la présidentielle 2016. Il apostrophait ainsi le candidat Patrice Talon, qui en 2011 avait soutenu et financé Boni Yayi qui a gagné la présidentielle par un K.O. Courant mars 2016, Adrien Houngbédji avait battu campagne pour Lionel Zinsou, candidat de la coalition Prd-Rb-Fcbe, contre Patrice Talon.

Adrien Houngbédji avait, par tous les moyens, combattu la candidature de Patrice Talon en distillant parfois aux militants de son parti, un document confidentiel dans lequel ce dernier promettait de l’argent et des postes ministériels au Prd si le parti le soutenait. C’est dire donc à quel point il a combattu Talon. Mais hélas, ce combat n’a pas porté ses fruits, puisque contre toute attente, c’est lui qui va remporter la présidentielle face au candidat élu des partis. Mais après l’élection, le Prd par la voie du président de son groupe parlementaire Augustin Ahoanvoébla, n’a même pas attendu la proclamation définitive des résultats pour rejoindre la majorité présidentielle.

Prétexte avancé pour ce ralliement peu honorable : le parti avait fait l’option de la mouvance depuis 2014. Ce ralliement a certainement permis de ramollir les relations tendues entre les deux hommes. Quelques visites en privée, les deux hommes ont  réchauffé leurs vieilles amitiés. Pour rappel, Patrice Talon avait, courant 2005, été un soutien de taille pour Houngbédji, avant de lui tourner dos et de rejoindre Boni Yayi. Rapidement, le Prd obtient quelques strapontins dans l’appareil d’Etat. Un modeste poste de préfet de l’Ouémé et celui, dit-on, de Directeur de cabinet civil du Chef de l’Etat.

Le Prd est de pleins pieds dans la mouvance. Mais il n’obtiendra pas plus que ça depuis. Ceci ne l’empêchera pas de soutenir la révision de la constitution, réforme phare de Patrice Talon qui a échouée. Cette grille chronologique ne militait donc pas en faveur de l’entente observée actuellement entre les deux hommes. Ils étaient partis pour être chien et chat avec pour corollaire une relation conflictuelle entre les deux institutions.

Je t’aime moi non plus

Aujourd’hui, le tandem Talon-Houngbédji fonctionne à merveille. Le second a œuvré pour faire passer, sans trop de difficultés, tous les projets de loi du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il en a laissé passer au point où la Cour constitutionnelle a fini par se réveiller et faire le gendarme derrière une Assemblée nationale, qui votait, comme l’a souhaité Talon, « les yeux fermés ». Mais Adrien Houngbédji, vieux briscard de la classe politique, n’est pas un enfant de cœur. S’il soutient le régime Talon après avoir combattu sa candidature, c’est bien pour ses intérêts et ceux de son parti. Talon aussi, pour avoir essuyé autant de diatribes de la part du leader des Tchoco Tchoco, ne serait pas en intelligence avec lui s’il n’y gagnait rien. Alors, que gagne chacun ?

Il est évident que l’entente favorise les deux. Houngbédji laisse passer les « lois de Talon » à l’Assemblée nationale, et en retour celui-ci ne fait rien pour déstabiliser le Prd. Jusque là, le deal marche. Mais il y a autre chose qui renforce l’accord circonstanciel entre les deux hommes. C’est qu’ils ont un ennemi commun contre lequel ils doivent unir leurs efforts. Cet ennemi, c’est 

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Affaire Luc Atrokpo à Bohicon: Le gouvernement attendu comme partie civile

La révélation de cette gestion opaque des fonds à la mairie de Bohicon est l’œuvre de trois conseillers municipaux qui ont porté plainte devant le procureur  d’Abomey.  Celui-ci après audition des parties, a classé l’affaire sans suite avec la possibilité de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction. C’est à ce niveau que le gouvernement qui a annoncé la lutte contre l’impunité doit prendre le relais et prouver sa sincérité.

La nouvelle de l’assignation en justice du maire de Bohicon,  Luc Atrokpo, s’est répandue comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national. Les faits reprochés au mis en cause portent sur la gestion peu orthodoxe des deniers publics. Chose que le gouvernement dit combattre sans relâche ni discrimination. Après que l’affaire ait été classée sans suite par le procureur auprès du tribunal de première instance d’Abomey, la prompte réaction du gouvernement est attendue sur ce dossier qui doit interpeller les proclamateurs de la rigueur du gouvernement  dans la lutte contre l’impunité. Le régime au pouvoir qui défend la fortune publique doit avoir pour souci de mener jusqu’au bout cette affaire. Surtout que le procureur a permis aux trois conseillers plaignants de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction en se constituant partie civile.

La nécessaire entrée en scène du gouvernement

Il y a à envisager que même si ces trois conseillers venaient à se rétracter pour la suite, le gouvernement lui, devrait se saisir du dossier pour prouver sa détermination à faire de la lutte contre l’impunité, un combat impersonnel et sans considération. Les faits reprochés au maire de Bohicon portent sur le faux en écritures publiques qui a entraîné une différence entre le budget 2016 arrêté par le conseil municipal et celui que le maire aurait présenté au préfet du Zou. Les plaignants parlent d’une différence de 200.000.000frs (deux cents millions de fca). Une  somme si importante doit susciter la réaction automatique, aussi du bien du gouvernement que de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, pour ne citer que ces deux institutions là. C’est donc l’occasion pour le ministre de la justice, garde des Sceaux, de faire une sortie pour rassurer l’opinion de la détermination du gouvernement à traquer sans ménagement tout auteur de malversation financière.

Crédibiliser la lutte contre l’impunité

C’est aussi l’occasion pour

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Mauvaise gouvernance locale : Dogbo, Aplahoué et Bopa, épinglées

La Commission nationale des finances locales (Conafil), a publié courant le mois de Juillet 2017, le rapport de bonne gouvernance des communes du Bénin sur la période 2013 à 2015. Cette évaluation des performances communales a révélé de graves dysfonctionnements par endroits et l’amélioration des performances au sein de l’administration de certaines communes. Les communes de Dogbo, Aplahoué et Bopa, sont présentés dans le classement comme de mauvaises élèves de la décentralisation.

Le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), a adopté de nombreux mécanismes de transferts budgétaires. On peut entre autres citer le principe de la péréquation qui doit aller de paire avec à une incitation à l’amélioration des performances de collectivités bénéficiaires. Au regard de cette disposition, la formule d’allocation FADeC Investissement non affectée, comporte un élément « performance ».

En effet, la  Commission nationale des finances locales (Conafil), a consacré ce principe par sa décision d’augmenter tous les deux ans le poids de l’élément performance dans ladite formule. Sur ces bases, les critères de performances embrassent trois (3) domaines à savoir le fonctionnement de l’organe élu, la qualité de l’administration communale, et les efforts dans le recouvrement  propre et la bonne allocation des ressources.

Les soixante dix sept (77) communes ont été donc soumises à une évaluation sur la période de 2013 à 2015. Il a été question pour la Conafil de passer à la loupe le nombre de session ordinaires du conseil communal, le fonctionnement des commissions permanentes obligatoires, l’adoption du budget primitif dans les délais légaux, la disponibilité du compte administratif, la passation des marchés (existence juridique et fonctionnalité des principaux organes de passation de marchés, et la fonctionnalité du service de la personne responsable des marchés publics), la tenue correcte des registres comptables, l’augmentation des recettes propres sur l’année, les dépenses d’entretien du patrimoine mobilier et immobiliers par rapport au dépenses de fonctionnement et l’auto financement de l’investissement de chaque commune.

Si au terme de cette évaluation, certaines communes comme

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Bénin : L’He Sado veut séparer les enterrements des cérémonies festives

La proposition de loi sur les cérémonies d’enterrement onéreuses au Bénin, introduite au parlement par le député Nazaire Sado, suscite déjà moult polémiques aussi bien dans le rang des politiques qu’au sein de la population.

Dans la proposition de loi du député Sado Nazaire, il est bien indiqué de séparer les cérémonies d’enterrement de celles festives. Dans son argumentation, le député précise qu’autrefois, lorsque quelqu’un décède, l’enterrement est fait dans les trois (03) jours qui suivent maximum.

Ce n’est qu’après que la date des cérémonies festives est fixée. Il précise que les cérémonies se déroulaient souvent en saison sèche contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. Alors que de nos jours, ces cérémonies festives sont organisées même en pleine saison pluvieuse et on fait souvent appel à la météo locale.

Ainsi, l’honorable Nazaire Sado propose dans sa loi de séparer les enterrements des cérémonies festives en ce sens que l’enterrement doit avoir lieu

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Bénin : grands déballages sur des supposées affaires de corruption à la Mairie de Dogbo

Le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, cité dans une affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville a été auditionné, il a y quelques jours par le procureur de la république près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa.

Accusé lui-même par ses conseillers de détournement des fonds de la coopération décentralisée belge à hauteur de 30 millions, Vincent Codjo Acakpo parle de manipulation et dénonce son premier adjoint Denis Sossoukpoui, qui selon lui a perçu 2 millions de francs CFA pour attribuer frauduleusement un marché à un entrepreneur.

C’est l’heure des déballages à la mairie de Dogbo. Après la sortie médiatique du maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, on en sait un peu plus sur l’affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville et la gestion des fonds de la coopération décentralisée belge. En effet, dans le dossier de corruption qui  bat de l’aile au conseil communal de Dogbo dans le cadre de l’attribution du marché de construction de l’hôtel de ville, le maire Acakpo a été écouté par le procureur de la république du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa il y a quelques jours. Sur le fond de l’affaire, le tribunal s’est déclaré incompétent renvoyant le maire Acakpo et l’entreprise ERACOB vers l’autorité de régulation des marchés publics.

Pour rappel, lors du dépouillement des offres dans le cadre de passation du marché de construction de l’hôtel de ville de Dogbo, l’entreprise ERACOB, adjudicataire, « aurait soudoyé la commission de passation des marchés publics de Dogbo pour se voir attribué l’offre » selon les dires du maire Acakpo. Après attribution et signature du contrat, une faute grave a été relevée par la tutelle aux dires du maire Acakpo, qui note l’absence de l’attestation de capacité que l’entreprise doit fournir et qui équivaut à un montant total de 45 millions. Selon les explications du maire de Dogbo, l’entreprise ne dispose pas du capital réglementaire dans son compte bancaire pour gagner l’offre soit un montant de 45 millions de francs Cfa, ce qui logiquement a entraîné la cessation des travaux sur le chantier.  Saisi par l’autorité nationale de régulation de marché publique, le maire a rappelé à l’ordre l’entreprise ERACOB. Selon ses dires il a adressé une correspondance pour joindre au dossier le relevé bancaire indiquant le montant sur le compte de l’entreprise.

« Conformément à l’article 90 du code de passation de marché public, j’ai donc adressé une correspondance sous huitaine à l’entreprise pour apporter les documents complémentaires à son dossier de soumission et ce, sur instruction du préfet » a indiqué le maire Acakpo. «  Après ce délai légal et un délai de grâce d’une semaine le marché a été retiré à ERACOB et l’appel d’offre relancé » a renchéri le maire.

C’est donc à la suite de ce bras de fer que l’entreprise ERACOB a saisi le tribunal de Lokossa pour se faire rétablir dans ses droits. C’est suite au délibéré du tribunal qui se déclare incompétent dans le fond du dossier que le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo a donné de la voix. Il a dénoncé la corruption qui a émaillé les travaux de dépouillement des offres et l’attribution du marché. Il pointe du doigt son premier adjoint Denis Sossoukpoui qui a pris une somme de 2 millions de Francs Cfa chez l’un des soumissionnaires pour lui attribuer le marché de passation de la construction de l’autel de ville.

« La commission de passation de marché public a pris de l’argent pour l’attribution des offres »

Le maire Vincent Acakpo dénonce la pourriture morale au sein de la commission de passation de marché public à la mairie de Dogbo. Il a également accusé le président de la commission de passation de marché public en la personne de son premier adjoint au maire, Denis Sossoukpoui. « L’entrepreneur m’a proposé à mon bureau la somme de 2 millions F Cfa pour gagner le marché mais je lui ai dis que je ne suis la président de la commission de passation des marchés. Je l’ai donc envoyé vers mon Premier adjoint qui a encaissé les sous sans rien me dire » a déclaré Acakpo. Pour lui, malgré ces efforts pour assainir la gestion publique, ses frères ne veulent pas suivre sa vision de bonne gouvernance. «  Je n’ai jamais fais confiance aux membres de la commission de passation de marché, c’est une magouille qui s’est installé dans cette commission et j’ai pris ma responsabilité en déchargeant de la tête de la commission le président qui mon premier adjoint, Sossoukpoui,  avec qui j’ai un accord politique de gestion au lendemain des joutes électorales »  a –t- indiqué. Une révélation grave qui n’a pas laissé indifférent le mis en cause. Selon les proches de celui-ci, il a annoncé faire une sortie médiatique pour clarifier le fond de ce dossier qui pue assez au sein du conseil communal.

« Le maire Vincent Acakpo a méconnu les textes de marché public »

Selon d’autres sources, le maire de Dogbo aurait exigé la somme de 10 millions sur le marché de construction de l’hôtel de ville, gagné par l’entreprise ERACOB. Au cours d’une tête-à-tête avec l’entrepreneur de la Société ERACOB, dans un restaurant à Dogbo, le maire Acakpo aurait intimé l’ordre à ce dernier de renoncer par écrit au marché qu’il venait de gagner régulièrement. «  Je lui ai répondu Monsieur le maire vous méconnaissez les textes de passation de marché public » nous a confié l’entrepreneur de la société adjudicataire, ERACOB.

Aux dire de ce dernier, c’est depuis ce jour que les problèmes ont commencé et le

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Bénin : Silence inquiétant sur la poursuite des chantiers hérités de Yayi

Les travaux de construction de l’Assemblée nationale et de l’Aéroport de Tourou entamés sous le régime Yayi, ont connu des fortunes diverses depuis l’avènement du nouveau départ. Alors même que les deux chantiers connaissaient un état d’avancement considérable, c’est un curieux silence qui s’observe sur l’achèvement des travaux de ces deux ouvrages. C’est sous le régime du président Yayi Boni qu’ont été lancés les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale.

Bien qu’ayant connu des arrêts et des reprises, ces travaux ont connu les deux dernières années du second mandat du président Yayi Boni, une grande accélération. Le Chef de l’Alliance des Fcbe, souhaitait à l’époque que ce chantier soit livré avant son départ du pouvoir. Cela se traduisait par les nombreuses visites qu’il a effectuées sur le site de  2015 jusqu’en 2016.

On se rappelle que de la question récurrente du président d’alors au chef des travaux était : «A quel moment pourrez-vous livrer l’ouvrage» ? Et lorsque ce dernier répondait : «dans plus d’un an monsieur le Président», la réaction de Yayi Boni était toujours : «est-ce que l’ouvrage ne peut pas être livré avant avril 2016» ?

Cette volonté du président Yayi à inaugurer cette infrastructure avant son départ du pouvoir en avril 2016, a eu pour conséquence une accélération remarquable des travaux du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Au moment où il quittait le pouvoir, s’il est vrai que l’ouvrage n’était pas encore achevé, il a tout de même connu une avancée considérable. Cela est bien visible aujourd’hui à l’entrée de la ville de Porto-Novo, avec ce grand bâtiment inachevé.

Mais les travaux de cet édifice qui devrait donner de l’orgueil au Bénin avec un siège resplendissant du parlement, ont été arrêtés. Raisons avancées par le Conseil des ministres sous la rupture, c’est que le gouvernement entendait commanditer un audit pour cerner les contours de financement et de gestion des fonds alloués.

C’était alors en mai 2016. Près de 15 mois après, c’est le silence plat. Rien n’a plus été dit sur ce chantier. Et même les députés eux-mêmes, à qui l’ouvrage est destiné, ne semblent pas plus préoccupés par cet arrêt illimité des travaux. Eux qui sont pourtant champions des questions orales adressées au gouvernement avec débat au parlement, ne semblent pas se soucier du devenir de cet édifice. Et si les parlementaires se désintéressent de leur futur siège, ce n’est pas à l’aéroport de Tourou qu’ils accorderont plus d’attention. Du moins, c’est ce qui s’observe depuis

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Bénin : Plus de 18 millions de Fcfa détournés par un gendarme

L’Adjudant A. Aïwanou vient de salir la corporation militaire administrative. Précédemment trésorier général à la Direction de la gendarmerie nationale, ce dernier a perçu irrégulièrement au profit des élèves gendarmes de la 37ème promotion, une somme de dix-huit millions cinq cent quatre-vingt-mille (18 584 000) Francs Cfa.

Destinée à nourrir cent-un (101) gendarmes, cette somme a été retirée par ce sous-officier de l’armée au motif

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