Crise au Psd : Le congrès de l’aile Amoussou se tient les 10 et 11 août en dépit des mises en garde de Golou

La crise au Psd semble avoir de beaux jours devant elle. Alors que les protagonistes croyaient vite en finir en portant leur malentendu devant les tribunaux, ils n’ont surement pas vu venir un si long procès. Tout porte à croire qu’on est toujours dans les prémices d’une longue guerre d’usure dans laquelle chaque camp sort presque chaque jour un nouveau numéro.

Dernier en date, un communiqué d’Emmanuel Golou dans lequel -lui qui se réclame légitime-, interdit le congrès de l’aile Amoussou. Mais il ne sera écouté ni par ses adversaires, ni pas la justice. Les premiers ont maintenu leur congrès qui se tient à St Charbel à Akpakpa les 10 et 11 août, avec 540 délégués venus de tout le pays. Le juge quant à lui continue d’entretenir la confusion.

Il ne tranche pas et sa décision rendue en référé ne semble guère faire avancer les choses. Selon des sources judiciaires, il ne livrera son vrai verdict qu’après un débat sur le fond. Tout ceci laisse entrevoir une crise de très longue haleine.

Le Communiqué d’Emmanuel Golou qui met en garde les frondeurs

Selon le communiqué signé de Cyprien Koboudé, il ne s’agit «nullement » d’une activité du Parti social démocrate. « Les faussaires seront poursuivis et les actes posés annulés en son temps », souligne le document. Lire le communiqué.

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Faibles performances dans l’enseignement primaire : la nouvelle politique du ministre Karimou

(Il met le Fcb-Pme à contribution pour impacter les communes défavorisées) Selon plusieurs évaluations, l’une des causes des échecs scolaires est le faible niveau de formation des enseignants. Pour inverser la tendance et cibler davantage les besoins réels des enseignants en matière de formation, le ministre de l’enseignement maternel et primaire (Memp) Salimane Karimou, a décidé d’adopter une nouvelle politique de formation continue des enseignants.

Grâce au Programme ‘’Fonds Commun Budgétaire – Partenariat Mondial pour l’Education’’ (Fcb-Pme) de M. Jean Euloge Gabriel Adétona, il a initié dix différentes formations pour les 25 communes défavorisées.

La récente évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC 2014) dont le rapport vient d’être publié, révèle que la quasi-totalité des systèmes éducatifs primaires évalués, dont celui du Bénin, présente des lacunes majeures, annonciatrices de difficultés d’apprentissage pour les élèves à l’avenir. Selon l’étude, le Bénin fait partie des pays dans lesquels plus de 80% des élèves n’atteignent pas le seuil « suffisant » en langue, et où 60% à 70% d’entre eux ont des difficultés en mathématiques en début de cycle. Il en est de même en fin de cycle, où si au moins 1 élève sur 2 atteint le seuil « suffisant » en lecture, plus de 50% par contre n’atteignent pas ce seuil en mathématique. C’est donc la fragilité des acquis du début de cycle qui influe négativement sur les performances des élèves en fin de scolarité.

Ce résultat vient renforcer ‘’Osep’’ et « diagnostique ce que je sais de ce que j’enseigne », réalisés en avril 2015, et qui démontrent qu’un nombre important d’enseignants ne maîtrise ni les démarches disciplinaires, ni les contenus notionnels. Et lorsque l’enseignant lui-même ne maîtrise pas ce qu’il enseigne, il est évident que les apprenants en sont les victimes. Pour faire face à cette situation, le ministre Salimane Karimou a pris des mesures révolutionnaires. Dans sa quête d’offrir aux écoliers une éducation de qualité, il met un point d’honneur à assurer des formations en cours d’emploi aux enseignants en situation de classe, en vue de l’amélioration de leurs capacités d’intervention.

C’est dans ce cadre qu’il a négocié et obtenu auprès des Partenaires Techniques et Financiers, les formations groupées dans les 25 communes défavorisées ciblées par le programme FCB-PME, dont l’Unité d’appui technique et de suivi dirigé par M. Jean Euloge Adétona, travaille inlassablement auprès du ministre pour changer la donne. Ces formations dont l’objectif principal est de renforcer les capacités pédagogiques desdits enseignants dans les différents domaines identifiés, seront organisées par les structures pédagogiques du MEMP que sont l’INFRE, la DIIP, la DEP et la DEM. Elles se dérouleront au cours des mois d’août et de septembre 2017.

Les 10 projets du ministre Karimou

  1. La formation des enseignants des 25 communes PME sur les outils linguistiques (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire) et à la didactique des mathématiques
  2. La formation des nouveaux directeurs des écoles expérimentales à l’approche ELAN
  3. La formation des RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes à l’évaluation des apprentissages
  4. La formation de tous les RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes PME à la gestion du temps d’apprentissage

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Scandale financier à Bengaz : Comment Me Yves Edgar Monnou a floué ses associés

Me Yves Edgar Monnou est au cœur d’un scandale financier. Depuis août 2016,  il est poursuivi par les administrateurs de Bengaz, une société de droit béninois créée pour le transport du gaz. Il lui est reproché d’avoir détourné pour une cause non encore élucidée, 690 millions FCfa appartenant à cette société dont il est lui-même un associé.

C’est un acte d’une rare gravité. Depuis août 2016, l’avocat béninois Me Yves Edgar Monnou fait l’objet d’une poursuite judiciaire dans le cadre d’une scabreuse affaire d’exfiltration de fonds appartenant à la société Bengaz. Il y a quelques années, les sociétés Coryves, Sci la Mouette, Kark Dork International et la Ceb, ont décidé de s’unir pour créer Bengaz, une société  spécialisée dans le transport gazier. Mais les actionnaires originels ont convenu entre eux de choisir Me Monnou, promoteur de Coryves investment, pour  faire le portage afin de prospecter le terrain pour la recherche d’autres actionnaires. En effet, sur les 300 millions à mobiliser pour constituer le capital social, ils n’avaient pu en trouver que 139. Grâce à leurs relations, ils ont aussi réussi à négocier avec une banque néerlandaise pour obtenir un prêt, afin de mener leurs activités. Cette banque a décidé de les accompagner par un prêt de plusieurs milliards qu’ils devaient rembourser progressivement, une fois que la société commencerait à fonctionner.

Mais depuis août 2016, le sort de Bengaz a basculé dans la gadoue. Et ceci à cause de la seule volonté de Me Yves Edgar Monnou. Le 09 août 2016, dans le cadre de ses activités régulières, le Projet gazoduc de l’Afrique de l’ouest (Wapco) a versé 698.783.599F cfa dans les caisses de Bengaz. Curieusement, l’argent qui devrait servir à rembourser en partie le créancier néerlandais n’est jamais arrivé dans les caisses de Bengaz. Quelques jours avant ce versement, Me Yves Edgar Monnou a fait transférer les fonds dans le compte clandestin d’une

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Bénin: Les premiers fruits des réformes du ministre Karimou Salimane

L’enseignement maternel et primaire renaît progressivement de ses cendres. Depuis le 06 avril 2016 qu’il est à la tête de ce département ministériel, Salimane Karimou y apporte un nouveau souffle à travers des réformes pertinentes. A l’instar du président de la république, le ministre de l’enseignement allie efficacité et discrétion avec des résultats qui forcent déjà l’admiration.

Un succès n’arrive jamais seul. Et les bons résultats sont souvent le fruit d’inlassables efforts, de travail acharné et de réformes bien pensées. C’est le cas du ministre Salimane Karimou qui a réussi à faire passer le taux de succès au Certificat d’études primaires (Cep), de 39,26% à 65,15% en un an, soit un progrès de plus de 25%. C’est un exploit, et le ministre Karimou qui a toujours le triomphe modeste, et ne semble pas trop s’en enorgueillir a dû mettre de l’énergie pour atteindre ce résultat. Bien que le poste ministériel soit d’essence politique, Salimane Karimou y a accédé plus par méritocratie qu’autre chose.

Ancien Secrétaire général de ce ministère pendant des années, cet inspecteur de l’enseignement primaire avait une parfaite connaissance des problèmes du sous secteur de l’enseignement maternel et primaire avant d’être nommé ministre. Ceci lui a permis de faire un diagnostic précis des maux qui minent cet ordre de l’enseignement et d’y trouver les solutions idoines. La première difficulté surmontée est le retard des subventions des écoles.

Directeurs d’écoles, enseignants et même organisations professionnelles, se sont plaint de l’insuffisance de la subvention de l’Etat à couvrir les dépenses courantes et élémentaires de matériels à usage collectif, dans les classes. Il a fait également du renforcement permanent des capacités pédagogiques un point nodal de ses réformes. Cette volonté a été concrétisée par la décision de confier la coordination de la formation continue des enseignants et du personnel d’encadrement à l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre) ; l’opérationnalisation plus accrue des Unités pédagogiques qui jouent désormais un rôle prépondérant dans la formation présentielle et rapprochée des enseignants ; le respect strict du calendrier scolaires par tous, avec l’obligation faite aux directeurs d’école et aux enseignants de poursuivre les activités pédagogiques jusqu’au dernier jour ouvrable des écoles ; l’élaboration et la mise à exécution d’un nouvel atlas scolaire ; l’assainissement des relations avec les partenaires sociaux et les Associations des parents d’élèves ; le relèvement de leurs fonctions de tous les directeurs ayant obtenu 00% de taux de réussite au Cep de 2016 ; le respect de la législation scolaire en matière de mutations et d’affectations des personnels des enseignements maternel et primaire.

Le Fcb-Pme, un partenaire stratégique

Faut-il le souligner, depuis son avènement à la tête du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Salimane Karimou travaille à accompagner la mise en œuvre du Programme Fonds Commun Budgétaire – Partenariat Mondial pour l’Education Fcb-Pme. Prévu pour démarrer en 2013, ce n’est qu’en mars 2014 que le Fcb-Pme  est finalement entré dans sa phase active avec l’installation de son Unité d’appui technique et de suivi (Uats), le vendredi 28 mars 2014 précisément. Ce retard observé dans la mise en place de cette unité de gestion a affecté négativement le processus de mise en œuvre, depuis l’entrée en vigueur du don, le lundi 30 juin 2014, jusqu’au lancement du Programme à Klouékanmey le samedi 09 août 2014.

Depuis cette date,

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Bénin : Le sort de Léhady Soglo définitivement scellé ?

Très peu d’analystes politiques ont prévu ce scénario et la rapide procédure qui ont conduit à l’éviction définitive du maire Léhady Soglo de la mairie de Cotonou. Après sa suspension vendredi par le ministre Barnabé Dassigli, le gouvernement a pris le décret le révoquant définitivement d’après certaines sources proches du gouvernement. Une procédure qui, bien que prévue par la loi, amène à penser à la mise en œuvre d’un agenda politique précis.

Appliquer les textes de la république à la lettre et dans leurs plénitude, sans aucune réserve ni retenue, c’est ce qu’a fait le gouvernement dans le dossier de mauvaise gestion à la mairie de Cotonou. Encore maire ce vendredi matin jusqu’au début de l’après midi, Léhady Soglo a été déchargé sans aucune autre forme de procédure. C’est l’une des décisions prises par le Conseil des ministres d’hier. Léhady Soglo est révoqué de son poste de maire de Cotonou pour fautes lourdes. Un acte légal au regard de la loi N 97-029 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en république du Bénin.

En effet, son article 54 dispose « le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions. La faute lourde est constatée par l’autorité de tutelle qui, après avis du conseil départemental de concertation et de coordination créé par l’article 16 de la loi 97-028 portant organisation de l’administration territoriale en République du Bénin, en dresse rapport au ministre chargé de l’administration territoriale.

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Webb Fontaine Group, associé de Bénin Control chassé de Centrafrique pour prélèvements illégaux

Retour sur le sous-traitant de Benin Control. Dans notre parution du lundi 31 juillet 2017, nous dénoncions les faramineuses sommes perçues par Webb Fontaine group dans le cadre du contrat Pvi. Mais il y a mieux. La société basée à Dubaï vient d’être chassée de Centrafrique pour avoir effectué des prélèvements illégaux.

On ne peut longtemps se cacher derrière son petit doigt. Webb Fontaine Group FZ-LLC l’apprendra à ses dépends. L’associé de Bénin Control, sous-traitant dans le cadre de la mise en œuvre du PVI au Bénin, va payer cher ses pratiques frauduleuses en Centrafrique. Pour la petite histoire, Webb Fontaine Group FZ-LLC a signé le 2 février 2017 avec la Centrafique un contrat relatif à la mise en place d’un système dématérialisé des procédures douanières et d’un système de Guichet Unique de Commerce Extérieur.

Mais selon nos investigations, Webb Fontaine Group FZ-LLC a vu son contrat de concession « suspendu avec effets immédiats » avec la République centrafricaine. Cette décision a été prise par le gouvernement centrafricain en en mai 2017, soit 3 mois à peine après avoir signé.

Selon nos recoupements, la décision de ladite « suspension avec effets immédiats » a été prise par les autorités centrafricaines à la demande du Fonds Monétaire International (FMI). En effet, Webb Fontaine Group FZ-LLC et ses agents sont accusés en Centrafrique pour avoir « illégalement prélevé sur les opérateurs économiques des taxes, des frais

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Retrait de l'agrément d’usine d'égrenage de Coton à AAIB : Les populations condamnent le régime Talon

Dans une déclaration vendredi dernier à la maison des artisans de Djougou, les populations de la Donga et notamment celles de Djougou, ont exprimé leur mécontentement face aux actes du gouvernement du président Talon.

Pour elles, après les avoir privé du Centre universitaire d’agronomie, le gouvernement a récemment annulé l’autorisation d’agrément pour l’installation de l’usine d’égrenage de coton dans leur cité. Elles exigent une réparation imminente.

Les populations du département de la Donga, en particulier celle de la commune de Djougou, ne sont pas contentes du régime Talon.

« Quel tort avons-nous causé à la rupture pour qu’en moins d’un an et demi de gouvernance nous perdions deux grandes opportunités notamment le centre universitaire et l’usine dont il est question actuellement ? Quel crime la commune de Djougou a commis pour mériter le retrait de cette immense infrastructure industrielle qui réglerait une partie du problème de chômage des jeunes ?» se demandent-elles, dans une déclaration officielle qu’elles ont faite le vendredi 28 juillet 2017 à la maison des artisans de Djougou.

A l’occasion, elles ont exprimé de vive voix leur mécontentement suite notamment à l’annulation de l’autorisation de l’installation industrielle N°0510/Mica/Dc/ Sgm/Dgdi/Dfsi/ Sa, en date du 13 Avril 2017, précédée d’un récépissé de conformité N°398/Mica/Dgdi /Dpi/A-Zfi/Sca du 19 Décembre 2016, signés respectivement par le Ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat Lazare Maurice Sèhoueto, et du Directeur Général du Développement Industriel M. Elie Santos. Cette autorisation donnait quitus à la société Africa Agro Industrie Bénin (AAIB) pour implantation dans l’arrondissement de Sérou à Djougou d’une usine d’égrenage de coton.

Ces populations mentionnent qu’elles étaient encore dans le deuil du retrait du Centre universitaire d’agronomie, quand la nouvelle du retrait de l’agrément leur est parvenue alors que les travaux étaient déjà à 38% d e taux d’exécution. Cette nouvelle est venue mettre un terme à la joie de toute une population qui voyait en la réalisation de cette usine la résolution d’une grande partie de ses problèmes. «Une usine d’une telle envergure pourra générer au moins 500 emplois pour la jeunesse qui n’attendait que cette opportunité pour cesser de mourir dans le désert et dans la méditerranée, à la recherche d’un mieux-être au Maghreb et en Europe. », ont-elles précisé dans leur déclaration.

La raison qui sous-tend une telle décision n’est pas valable selon ces populations. Elles rappellent que

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Bénin / PVI-NG: Les rémunérations exorbitantes de Bénin Control et de Webb Fontaine Group

(Ce que Bénin Control gagne: à lire [extrait du contrat pour les abonnés uniquement]) Le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-NG) apparaît de plus en plus comme un projet pour spolier l’Etat. Bénin Control Sa et Webb Fontaine Group FZ-LLC– son partenaire opérationnel- se sont taillé la part du lion des rémunérations en laissant la portion congrue à l’Etat.

Une opacité totale entoure le contrat qui lie l’Etat béninois à Bénin Control. Cette opacité entretenue consciemment autour de la relance de ce programme facilite la «bouffe» sur le dos des contribuables. Bénin Control Sa de Patrice Talon-Olivier Boko et Webb Fontaine Group FZ-LLC de Samy Zayani (voir contrat de prestations de services du 8 février 2017, page 12) ont utilisé toutes les astuces possibles pour toucher gros. Sur la base du contrat de marché du 9 février 2011, on peut facilement faire l’inventaire des avantages accordés aux uns et aux autres. Cela permet de savoir à qui profite réellement le PVI-NG. Les deux sociétés, la première basée à Cotonou avec des numéros téléphoniques ivoiriens et l’autre à Dubaï, ont obtenu du Gouvernement béninois, des exonérations fiscales et douanières. Même leurs sociétés sous-traitantes ont été exonérées. C’est dire qu’elles ne versent concrètement rien à l’Etat en termes de taxes, impôts et droits de douane, et ceci pendant toute la durée du contrat Bénin Control-Etat et Bénin Control-Webb Fontaine.

Ce que gagne Webb Fontaine Group FZ-LLC au détriment de l’Etat

Le 5 août 2016,  Bénin Control signe un contrat avec Webb Fontaine Group FZ-LLC : « La rémunération pour les services fournis, payable par BC, est fixé à 0.38% hors taxes de la valeur FOB totale des importations des biens entrant dans le territoire du Bénin » hors l’exception prévue au paragraphe 2.1 ci-dessus, avec un montant minimum perçu par transaction de 85.000 fcfa (quatre-vingt-cinq mille fcfa) hors taxes (la « rémunération »). Ces rémunérations sont fermes et non révisables au cours de la durée du contrat. » Cette valeur FOB est à déterminer pour les transactions 2015 et 2016, afin d’avoir une idée sur ce que Webb Fontaine gagne en 2017 sur le dos du contribuable.

Le 8 février 2017, Bénin Control Sa revoit les termes «contrat de prestations de services» avec Webb Fontaine Group FZ-LLC. L’article 5.1 de ce nouveau contrat entre Bénin control et Webb Fontaine group Fz-Llc stipule La rémunération, payable à WFG par BC, sera de 30.000 fcfa hors taxes (équivalent à 45.75 EUR) par transaction (ci-après la « Rémunération »).

Faut-il le rappeler, Webb Fontaine Group FZ-LLC a remplacé la Société Générale de Surveillance (SGS). Le marché avait d’ailleurs été attribué au Groupement SGS-Bénin Control en exécution des décisions du conseil des ministres en sa séance du mercredi 5 janvier 2011. Une autre incohérence, Bénin Control Sa n’est en vérité qu’un simple intermédiaire. Puisque presque toutes les prestations essentielles du PVI sont confiées à Webb Fontaine alors que le contrat de marché a été signé avec Bénin Control Sa :

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Bénin : Une sibylline procédure disciplinaire enclenchée contre Léhady Soglo à la préfecture

Léhady Soglo le maire de la ville de Cotonou sera auditionné ce jour à la préfecture de Cotonou, sur la situation de la ville qu’il dirige.

Dans un courrier adressé mercredi 26 juillet dernier, le préfet Modeste Toboula invite le maire Léhady Soglo à prendre part à une session extraordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc), pour y être auditionné. Tout ceci a l’air d’une procédure disciplinaire qui pourrait aboutir soit à la suspension ou la révocation du maire Soglo.

Drôle d’inquisition. Alors qu’on croyait que le préfet du Littoral avait décidé d’observer plus de retenue dans sa volonté de persécuter le maire de Cotonou Léhady Soglo, il sort brutalement un dernier tour. Par un courrier lapidaire dont il a le secret, Modeste Toboula convoque le maire de Cotonou à une audition devant le Cdcc, dont ce dernier est aussi membre. Le sujet de l’audition est vague.

On parle de la « situation de la mairie de Cotonou » sans trop de détails. On peut comprendre que le Cdcc entend écouter la mairie de Cotonou sur son incapacité dans la gestion des activités de voirie dans la ville. Seulement, l’audition du maire d’une ville fait partie d’une procédure disciplinaire qui selon les spécialistes peut aboutir soit à la suspension, soit à la destitution du maire.

Selon l’article 54 de la loi N° 97-029 du 15 janvier 1991, « le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions.

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Bénin : Le gouvernement sacrifie le Cncb au profit d’une structure privée

C’est un coup dur pour le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Dans une note circulaire en date du 21 juillet 2017, la Directrice générale du Port autonome de Cotonou, Mme Amélie Huguette Amoussou Kpéto, informe tous les acteurs de la plate forme portuaire du démarrage du Bordereau électronique de suivi des cargaisons (Besc), en lieu et place du Bordereau de suivi de cargaison (Bsc) géré jusque là par le Cncb.

Voici une décision qui fera jaser les agents de la plate forme portuaire. Alors qu’ils croyaient avoir réussi le plus dur en faisant reculer le gouvernement sur la fameuse réforme de « gestion déléguée » au Port, ce dernier saute sur une autre structure qu’il réussit à dépouiller de son activité principale, la gestion du Bsc, à la surprise générale.

Prétexte savamment servi : le suivi sera désormais électronique avec l’instauration du Besc. L’activité ainsi arrachée au Cncb est confiée au Bureau international maritime, une structure privée. Les coûts des prestations sont fixés dans la note circulaire -N° 1721 / 17/ Pac/ Dg / Dga/ Sg/ Dsi/ Dep / Dcm/ Dcf/ Sprmp, de même que les frais de pénalité de non couverture du Besc par une cargaison. La procédure a été conduite dans la discrétion pour ne pas alerter les travailleurs pris cette fois-ci de court par cette décision.

On ne sait pas non plus encore grand chose de la procédure qui a conduit au choix du Bim, une structure privée mandatée par

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Procès de la renaissance du Bénin: Le dossier renvoyé au lundi pour étude du fond

Les différentes parties impliquées dans la crise à la Renaissance du Bénin étaient encore devant le juge hier 26 juillet 2017 comme annoncé.cf LNT no 3557 du mardi 25 juillet 2017 Mais une fois encore, le dossier a été renvoyé au lundi 31 juillet 2017, cette fois-ci pour étude du fond.

Les protagonistes de la crise à la renaissance du Bénin devront encore attendre la semaine prochaine pour connaître le sort qui leur sera réservé après la sentence du juge. Appelés hier devant le juge pour la suite des débats, le dossier a une fois encore été renvoyé. Le 19 juillet dernier, l’audience avait été reportée pour défaut d’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Abraham Zinzindohoué qui fait partie des personnes assignées par la partie civile.

A l’ouverture de l’audience d’hier, le président de séance Eudoxie Acakpo a précisé que le président de l’ordre national des avocats a donné son autorisation pour que comparaisse l’ancien président de la Cour Suprême.  Mais cela n’a pas empêché la défense de soulever d’autres exceptions. Les avocats de la Rb aile Zinzindohoué notamment Me Filbert Béhanzin, tout en faisant recours au code de procédure pénale, ont estimé que pour que  le ministre de l’intérieur nommément cité et qui fait partie également des personnes assignées, comparaisse, il faut une autorisation spéciale du président de la République. La réplique a été automatique du côté des demandeurs. Pour Me Robert Dossou, ses confrères font une confusion, parce que dans cette affaire, il s’agit d’une procédure civile et non pénale.

La défense revient à la charge pour plaider afin que le juge se dessaisisse du dossier. Comme argument, les avocats Brice Houssou, Prosper Hounnou et Filbert Béhanzin ont soulevé deux assignations qui ont été déjà soumises au tribunal de première instance de Cotonou et qui ont un lien de connectivité étroit avec le sujet de l’audience du jour. Puisque les autres procédures sur ces demandes ne sont pas éteintes et sont toujours en instance, si le juge enclenche une troisième procédure sur la même affaire, il y aura contrariété de décisions. Ce qui pourrait même mettre le tribunal de Cotonou en difficulté.

Me Alfred Bocovo, l’un des avocats de Léhady Soglo est revenu préciser que les deux faits que soulèvent ses confrères sont totalement différents et étrangers au procès du jour.

Toujours au sujet  des exceptions, Me Brice Houssou faisant recours à l’article de la loi n°2001-01 portant charte des partis politiques au Bénin, trouve

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Bénin - Crise au Psd: Vers une si longue et inutile crise

Jamais de mémoire de Béninois, le Parti social démocratique (Psd) n’a connu une si longue crise. Souvent, elle ne dure guère que le temps de la contestation d’un militant. Cette fois-ci, on est face à un combat de gladiateurs. Et même si la justice s’en occupe, on a bien l’impression qu’on est dans une guerre fratricide, entre deux hommes que tout devrait unir… Sauf les intérêts égoïstes du moment.

L’onde de choc des tergiversations politiques lors de la présidentielle de 2016 semble être à l’origine de la crise qui secoue le Psd actuellement. Bien que le parti ait été victime de l’effet de contagion de la crise à la Rb, il faut noter que la crise actuelle tire ses racines des options faites par le parti, lors de la dernière élection présidentielle. A la manœuvre, Bruno Amoussou, président de l’Union fait la nation (Un) -la galaxie politique dont fait partie le Psd aile Golou vient de l’y soustraire-.

C’est lui qui a conçu et mis en œuvre toute la stratégie brumeuse qui n’a pas permis à la coalition de choisir un candidat à l’interne parmi les deux prétendants et qui a, en plus, empêché la même coalition de soutenir un candidat au premier tour. Pourtant lancée, la procédure de désignation du candidat unique de l’Un comme en 2011 a été un fiasco. Pourtant, deux valeureux militants de l’alliance que sont Eric Houndété et Emmanuel Golou avaient déposé leur candidature et attendaient que le processus soit conduit jusqu’à son terme. Erreur ! A un moment donné, la procédure s’est engluée dans les considérations politiques.

Il fallait chercher mieux à l’extérieur de l’union ou trouver un candidat qui fera le point, et qui dispose d’une assise financière confortable. Et petit à petit, on a vu le président de l’Un, Bruno Amoussou, conduire la procédure à l’abattoir sans trop de bruit. Eric Houndeté, bien que l’alliance Force Clé l’ait investi candidat, ne sera jamais désigné. Idem pour son challenger Emmanuel Golou, président du Psd et de l’International socialiste, section Afrique. L’union a été aussi incapable de désigner l’un des candidats influents à l’externe.

Pour clore le débat, Amoussou fait une apparition à la télévision, quelques jours après celle de son « frère ennemi » Adrien Houngbédji, où il demande aux militants de l’Un de faire le choix d’un des nombreux candidats de la rupture au premier tour. En clair, ils devraient choisir entre Patrice Talon, Sébastien Ajavon, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané… Déçu par les options de celui qu’il considère comme son mentor, Golou se recroqueville sur son Psd dont il est devenu le président depuis plusieurs mois après le retrait de Bruno Amoussou. Il fait le choix de Sébastien Ajavon comme candidat du parti.

C’est alors que quelques fédérations et leaders politiques décident d’aller contre le choix de Golou.  Plusieurs maires leur ont emboité le pas. Depuis, les relations entre Bruno Amoussou et Emmanuel Golou se sont bien refroidies. Le premier reproche au second de mal diriger le parti ; le second de l’avoir écarté de la course à la présidentielle.

Une longue guerre fratricide

C’est cette volonté de vengeance au niveau des deux hommes qui entretient réellement cette crise. Bien que Bruno Amoussou et Emmanuel Golou soient parents par alliance, il n’en demeure pas moins qu’ils s’en veulent l’un à l’autre. C’est ce qui explique la

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Congrès extraordinaire du Psd: Golou reconduit à la présidence du parti

Le Parti social-démocrate (Psd), a tenu son congrès extraordinaire le samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Les militants venus de toutes les régions du Bénin ont pris part aux travaux qui ont duré toute la journée. A l’issue des assises, d’importantes résolutions ont été prises, notamment le retrait du parti de l’Union fait nation, pour beaucoup de raisons, et la reconduction d’Emmanuel Golou comme seul et unique président des sociaux-démocrates  au Bénin.

Le congrès extraordinaire tant attendu du parti social-démocrate s’est tenu ce samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Venus de tous les départements du Bénin, les militants, amis et sympathisants du Psd ont assisté aux travaux qui ont duré toute la journée. Dans une ambiance festive, les socialistes visiblement engagés et déterminés à redorer le blason du  parti après les échéances électorales de 2015 et de 2016, ont participé et contribué à la réussite de ce congrès extraordinaire. Cette grande rencontre intervient juste au lendemain du verdict rendu par la justice, et qui a rétracté son ordonnance d’interdiction dudit congrès. Le président du comité d’organisation dans son message a remercié tous ceux qui ont œuvré pour que le congrès se tienne.

A l’ouverture des travaux, le président sortant qui sera réélu quelques heures plus tard, s’est réjoui de l’effectivité des assises qui vont leur permettre non seulement de renouveler les différentes structures du parti, mais aussi de mettre sur pied le nouveau bureau exécutif national. Emmanuel Golou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a tenu à rappeler que la crise que vit sa formation politique  est la première de son histoire. A la recherche des causes profondes de celle-ci, le président note qu’il n’y a ni bataille idéologique, ni tiraillements sur son orientation politique.

« De toute évidence, il n’y a pas de grandes réformes sans conséquences, et c’est ce que nous vivons en ce moment à travers cette crise », a-t-il fait savoir.

Aussi, a-t-il souligné que cette rencontre extraordinaire est un luxe, mais un luxe indispensable. Le remettre à plus tard serait préjudiciable et mettrait à mal la cohésion au sein du parti. Le président du comité Afrique de l’international socialiste, avoue que leur expérience récente avec l’union fait la nation, n’a pas du tout été heureuse. Il faut donc rechercher les meilleures issues pour la suite du combat. Emmanuel Golou a invité ses militants à s’engager pour assurer la cohésion au sein de leur parti, pour son rayonnement.

Le Psd quitte officiellement l’Union fait la Nation

Le départ du parti social-démocrate de l’Union fait la nation, a été l’une des grandes résolutions issues du congrès du samedi dernier. En effet, ce départ de ce regroupement politique est dû selon les congressistes à plusieurs raisons, notamment le

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Bénin - Crise au PSD: Le coup de pouce de Sacca Lafia aux frondeurs

(Courrier du ministre Sacca Lafia réservé aux abonnés) Deux acteurs se sont illustrés hier dans la crise qui secoue depuis quelques semaines, le Parti social démocrate (Psd). Le premier est le juge Jacques Hounsou.

Célèbre depuis l’affaire Ajavon, il a rendu hier une décision assez bien subtile. Si elle semble couper la poire en deux -comme le Roi Salomon- en renvoyant dos à dos le camp Golou et celui de Amoussou-Ebo en ce qui concerne la paternité du parti, il faut reconnaître que sa décision est à lire au second degré pour y déceler une reconnaissance de droit accordée à Emmanuel Golou.

Car, l’autoriser à organiser un congrès c’est lui accorder une prérogative qui incombe au président du parti, et par conséquent admettre implicitement qu’il est le président du parti.

Le second c’est le ministre de l’intérieur Sacca Lafia. En réponse à des courriers d’ Emmanuel Golou, il affirme

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Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

(L’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Zinzindohoué exigée) L’audience sur la crise qui secoue le parti la Renaissance du Bénin (Rb) prévue pour hier 19 juillet 2017 et qui devrait juger du fond de l’affaire, a été renvoyée au mercredi 26 juillet 2017.

Raison évoquée par le collège des juges commis pour la circonstance : l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats pour comparution de leur collègue Abraham Zinzindohoué, ancien médiateur et président élu par le camp des réformistes de la RB.

Parce qu’il a estimé qu’il y a violation des articles 26 et 51 des statuts de la Renaissance du Bénin (Rb), Me Alfred Bocovo, avocat de l’aile du maire de la ville de Cotonou, a demandé et obtenu du juge Jacques Hounsou du tribunal de Cotonou, une ordonnance. Cette dernière a permis d’assigner collectivement les 38 frondeurs du parti qui ont organisé la réunion du bureau politique national du 17 mai 2017, et le congrès extraordinaire du 26 juin 2017, afin qu’ils comparaissent.

C’est ainsi qu’une audience a été convoquée pour hier 19 juillet 2017, afin de juger du fonds du dossier. Les deux parties en conflit (l’aile Zinzindohoué et l’aile Soglo) étaient toutes représentées à cette audience par leurs avocats. Malheureusement, elle n’a pas été à son terme, parce que très tôt les avocats de la défense ont demandé à la formation collégiale présidée par la magistrate Eudoxie Acakpo assistée des juges Aubert Kodjoh et Abdoubaki Adam-Bonglé, de renvoyer l’audience pour leur permettre de bien se préparer parce qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour le faire. Cet argument a été battu en brèche par la partie civile avec à sa tête Me Alfred Bocovo. La cour a apparemment suivi la même logique que cette dernière et a demandé que l’audience se poursuive.

Mais rapidement, les avocats des frondeurs ont soulevé une exception. Ils estiment que le titre d’avocat de l’un de leurs clients en la personne de Me Abraham Zinzindohoué, devenu président de la Rb après le congrès du 26 juin 2017, requiert l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats du Bénin. Les avocats de la partie civile déclarent avoir reçu le quitus du bâtonnier. Pour leur part, Abraham Zinzindohoué n’a plus le titre d’avocat, parce qu’il n’est plus inscrit au tableau. Ils ont d’ailleurs brandi le tableau de 2014-2015 sur lequel ne figure effectivement pas le nom de l’ancien président de la Cour suprême.

Une suspension de 15 minutes

L’insistance de la défense a obligé la partie civile à exiger de leurs confrères, la preuve que leur client est toujours avocat inscrit au tableau, cette fois-ci avec l’appui de Me Robert Dossou et Me Nadine Dossou, tous conseils du camp Léhady Soglo. Me Filbert T. Béhanzin, Brice Houssou et Prosper Ahounou de la partie des frondeurs, ont alors demandé à la cour de leur accorder un peu de temps pour prouver le titre d’avocat de Abraham Zinzindohoué. Dans ce méli-mélo, la présidente de la cour Eudoxie Acakpo a suspendu l’audience pour 15 minutes. A son retour, le collège de juges a renvoyé l’audience au mercredi 26 juillet 2017 à 15h, le temps pour les avocats dela partie civile d’apporter l’autorisation écrite du bâtonnier. L’annonce de ce report en a surpris plus d’un, notamment les militants et militantes de la Renaissance du Bénin acquis à la cause du maire de Cotonou, Léhady Soglo, et qui ont effectué massivement le déplacement. Parmi ceux-ci on pouvait compter un nombre important de conducteurs de taxi-motos. Très confiants de ce que la justice tranchera tôt ou tard et que la vérité triomphera, ils ont entonné des slogans propres aux Houézèhouè une fois au dehors. Comme pour dire que le combat se poursuit et qu’ils ne vont pas démordre.

Très confiant, Léhady Soglo est venu assister au procès

Depuis que cette crise a commencé à la Renaissance du Bénin, le président destitué Léhady Soglo s’est toujours montré confiant et déterminé à mener le combat jusqu’au bout. Il a d’ailleurs assisté à l’audience d’hier au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, même s’il est venu vers la fin. Mais ce qui a retenu l’attention des uns et des autres, c’est qu’une fois dans la salle d’audience, Lehady Soglo a

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin : Comment les deux indiens ont été libérés

Après un long week-end de privation de liberté, les deux indiens Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont retrouvé hier leur liberté. Selon des sources proches du dossier, c’est vers 2h du matin qu’ils ont été libérés.

Ils ont eu leur salut grâce au trio de juges composé de Freddy Yèhouénou, Bayo Dassoundo et Hervé Alavo. C’est ce collège de juges qui a écouté les deux prévenus et a enfin retenu que le blanchiment de capitaux comme chef d’accusation ne saurait faire objet d’une poursuite particulière, puisqu’étant consubstantiel au trafic de drogue pour lequel la Cour d’appel a relaxé les deux prévenus.

Il a simplement ordonné la relaxe des deux individus et la rétrocession de leurs biens numéraires saisis depuis vendredi passé, où ils ont été cueillis après la décision de la Cour d’appel qui les libérait. Cette décision, faut-il le préciser, a été rendue contre la volonté du parquet qui a requis

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Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Il se joue depuis hier au tribunal de Cotonou un épisode lugubre de la justice béninoise. Libérés par une décision de la Cour d’appel dans une affaire de drogue, deux indo-pakistanais font l’objet d’une persécution depuis le vendredi 14 juillet dernier.

Raison : une nouvelle affaire de blanchiment de devises qui les accable et qui a tout l’air d’un prétexte pour s’opposer à la décision de la Cour d’appel.

Libérés le vendredi soir en fin de semaine, Manoj Issac et Neeraj Kabdal qui croyaient jouir enfin de leurs libertés ne seront jamais libres. Sans aucune raison, ils seront gardés pendant des heures encore avant d’être conduits à l’office central de répression du trafic illicite des drogues (Ocertid), où on brandit contre eux une nouvelle accusation : blanchiment de devises. Depuis, ils ont entamé un nouveau calvaire. Toute la journée d’hier, ils ont été gardés au bureau du procureur de la république qui prétend les auditionner… jusqu’à zéro heure. Le récit de ces mésaventures dignes d’un procès martial montre bien les excès qui entourent cette nouvelle procédure.

Autant on s’interroge sur la brutalité et la spontanéité de la procédure, autant on a du mal à comprendre comment l’Ocertid puisse devenir subitement compétent pour traiter des affaires de blanchiment d’argent. Les incongruités du nouveau dossier montrent bien qu’il s’agit plus d’un déni de justice habillement couvert en volonté de lutter contre des narco trafiquants, qui certes foisonnent ici, chez nous, et contre lesquels les Etats-Unis ont averti le Bénin.

Tout se passe comme si l’on veut

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin: Les deux indiens repris par l’Ocertid et gardés à vue

La cour d’appel de Cotonou a rendu une décision le vendredi 14 juillet 2017 dans laquelle elle a blanchi les indo-pakistanais Manoj Issac et Neeraj Kabdal. Ces deux grands exportateurs de noix d’anacarde au Bénin avaient été arrêtés et enfermés depuis 6 mois parce que 54kg  de cocaïne auraient été  découverts dans leurs marchandises. Mais aux dernières nouvelles, les deux prévenus ont été repris et gardés à vue à l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid). Manoj Issac et Neeraj Kabdal ne sont pas encore au bout de leurs peines. Et pour cause, emprisonnés il y a environ 6 mois parce que54kg de cocaïne auraient été découverts dans leurs marchandises au port autonome de Cotonou, pratiquement dans la même période que l’affaire des 18 kg de cocaïne retrouvés dans un des containers de la société Cajaf Common de Sébastien Ajavon.

Le dossier a été porté devant la justice et le vendredi 14 juillet dernier, ces Indo-pakistanais ont été purement et simplement relaxés grâce une décision rendue par la cour d’appel de Cotonou. Celle-ci vient casser la décision rendue par le  juge Azo du 2e cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou dans ce dossier. Il est demandé à l’Etat béninois de rétrocéder aux deux accusés leurs marchandises sans délai et sans condition.

Un soulagement et une  joie qui n’ont été que  de courte durée. Parce que les éléments de l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), une unité spécialisée de la police nationale,  n’ont pas attendu que la décision de mise en liberté soit notifiée au régisseur de la prison civile de Cotonou, avant de s’autosaisir du dossier.

De sources judiciaires, Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont été repris et conduits dans les locaux de l’Ocertid à Akpakpa où ils ont été soumis aux mêmes  interrogatoires, mais cette fois-ci pour

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Palmes académiques: Le Cames désigne Alain Capo Chichi, le gouvernement le bloque

Alain Capo Chichi devra attendre encore avant d’être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa). Informé à l’instar de dix autres collègues universitaires de sa réception dans l’Oipa, Alain Capo Chichi sera subrepticement bloqué par le ministre de l’enseignement supérieur, pour une raison bien insolite.

Alain Capo Chichi paie-t-il déjà le prix de son obstination à ne pas laisser passer une réforme du gouvernement ? Désigné par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) pour être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques (Oipa) du Cames, Alain Capo Chichi ne sera pas décoré le 19 juillet prochain. Il a vu sa distinction empêchée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En effet, dans  le courrier N° 104/Mesrs/Dc/Csa du 12 juillet 2017, le Directeur de cabinet dudit ministère Bienvenu Koudjo, agissant au nom et pour le ministre Marie Odile Attanasso, informe le patron du groupe Cerco qu’il ne pourra plus recevoir cette distinction.

Raison avancée, tenez vous tranquille, cette réception en rajoute à la confusion actuelle observée. Allusion faite à la crise qui secoue l’enseignement supérieur au sujet de la décision du gouvernement d’organiser des concours nationaux de licence et de master, pour les étudiants du privé.

« Cependant, pour ne pas ajouter à la confusion actuellement observée, l’absence de dialogue nous oblige à donner du temps à l’organisation de la remise de votre décoration au Bénin », précise la lettre.

Celle-ci vient contredire une première

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Bénin - Réaménagement technique du gouvernement: Le régime de la rupture entretient l’incertitude

Annoncé par le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la république, Pascal Irénée Koupaki au mois d’avril 2017, voici que plus de 3 mois après, le pouvoir en place semble avoir rangé ce dossier de réaménagement du gouvernement aux tiroirs.

Après la démission du ministre délégué à la Présidence chargé de la défense, Candide Azannaï le 27 mars 2017, le Secrétaire général de la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, avait au cours de son point de presse d’après Conseil des ministres du 10 avril 2017, confié à la presse ceci : «le gouvernement a pris acte de la démission du ministre de la défense. Le Chef de l’Etat fera un réaménagement technique du gouvernement et engagera des dans les prochains jours des consultations avec l’Assemblée nationale».

Trois mois plus tard, cette déclaration du ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la république, plus un seul mot n’a été entendu à ce propos. Ni de la part du ministre, encore moins du Chef de l’Etat qui avait pourtant fait plusieurs sorties médiatiques, tant sur les médias nationaux qu’internationaux. Le Chef de l’Etat au cours ses sorties médiatiques s’est prononcé brièvement sur la démission de son ministre de la défense, sans jamais dire mot sur un éventuel réaménagement ministériel.

Et depuis des mois c’est le silence. Mais cette question de la formation du nouveau gouvernement à la suite de la démission du ministre préoccupe plus d’un. A en croire l’honorable Zéphirin Kindjanhoundé qui s’exprimait à ce propos au cours d’une conférence de presse qu’il avait organisée à son domicile à Ménontin, au mois de mai 2017 en ces termes :

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Logements sociaux au Bénin : Plus de 33 milliards de Fcfa partis en fumée

Dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » de la Maison des médias (Mdm) financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa), des journalistes ont été commis pour mener des enquêtes journalistiques sur divers sujets.

Celui qui retient notre attention et dont la présentation a été faite hier mercredi 12 juillet 2017, est relatif au thème : « Programme de logements sociaux au Bénin : Un véritable serpent de mer ». Il est ressorti de cette présentation que plus de 33 milliards de Fcfa du contribuable béninois ont été gaspillés dans ces logements sociaux, et que lesdits logements sont convertis en éléphants blancs. C’était à la faveur d’une conférence de presse, à la Mdm à Cotonou.

893 logements sociaux construits au lieu de 10 000. Ce fossé témoigne combien de fois la mal gouvernance est entretenue au Bénin. Lancée en 2009 par le régime défunt, la construction de 10 000 logements sociaux s’est avérée un éléphant blanc et un gouffre financier légués au gouvernement du président Talon. Ces chiffres ont été rendus publics hier mercredi 12 juillet 2017, à la faveur d’une conférence de presse tenue à la Maison des médias à Cotonou.

Dans sa présentation, Affisou Anonrin a fait remarquer que c’est un montage financier qui endette l’Etat pour près de 19 milliards de nos francs auprès des banques. Des 19 milliards, 09 sont des frais financiers et ont été souscrits par le gouvernement du régime défunt, au profit de ce projet. « Sur instruction du chef de l’Etat d’alors, les travaux avaient démarré sans un contrat formel » déplore le chargé des affaires juridiques de l’Agence de gestion des travaux d’intérêt public du Bénin (Agetip-Bénin), a rapporté le rédacteur en chef du quotidien béninois ‘’La presse du Jour’’.

Selon ses explications, le président d’alors a dépêché une mission d’audit à l’Agence foncière de l’habitat, aux fins de situer les responsabilités. Mais jusqu’à nos jours s’offusque-t-il, aucune suite sur cette affaire. Sur les 893 logements sociaux achevés soutient-t-il, seulement ¼ sont occupés. Plusieurs raisons expliquent la réticence des potentiels acquéreurs à l’en croire. Entre autres : les coûts élevés des logements, la qualité douteuse des matériaux de constructions, et des raisons socioéconomiques. « De 1960 à nos jours, aucun des projets immobiliers qui ont été initiés n’a connu le succès escompté » s’est-t-il désolé. Selon ses investigations, la corruption, la cupidité de certains promoteurs immobiliers et l’inertie de l’Etat, sont autant de raisons à la base des échecs enregistrés.

Défis à relever

Au vu de ce qui précède, des défis restent à relever. Primo, les députés doivent continuellement interpeller le gouvernement sur la question et mettre en place une commission d’enquête pour situer les responsabilités.

Deusio, prendre des dispositions pour réhabiliter les logements achevés et abandonnés aux intempéries, achever les logements en chantier et initier une

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Supposées malversations dans la Filière coton : instrument de chantage ou véritable lutte contre la corruption

Quelques jours après la publication par le Conseil des ministres d’un extrait du rapport du cabinet Mazars sur trois campagnes cotonnières, rien n’a bougé au niveau de ce dossier.

En dehors du tapage médiatique entretenu exprès, on a pas l’impression que le gouvernement est préoccupé par une poursuite réelle des mis en cause, jusqu’à les amener à rendre gorge.

Pour avoir proclamé dans son discours d’investiture « faire de la lutte contre la corruption un combat de tous les temps », Patrice Talon apparaissait aux yeux de maints béninois comme le « justicier » de la corruption. On attendait de lui le dépoussiérage des vieux dossiers de prévarication et la poursuite implacable des mis en cause. Icc-services, Machines agricoles, Maria Gléta, Cen Sad, Ppea 2… revenaient sur les lèvres comme un chorus. On était donc à mille lieues de penser que les choses allaient se passer autrement.

Hélas, c’est pourtant ce qu’on observe aujourd’hui avec l’inhumation des affaires Icc-services et Ppea2. Lorsque l’affaire des scandales de la filière coton, les chantres de la lutte contre la corruption qui déchantaient de Talon ont retrouvé un peu d’espoir avant de retomber une fois encore dans leur désespoir. En effet, quelques semaines après avoir révélé cette affaire en conseil des ministres, le gouvernement n’a plus posé d’actes pour afficher sa bonne foi en la matière. Selon des indiscrétions, le gouvernement n’a pas encore confié ce dossier à la justice.

Et d’ailleurs, il ne peut en être autrement. Selon toujours les mêmes sources, le fameux rapport du cabinet Mazars n’a pas l’air « d’un truc sérieux ».

Plusieurs des mis en cause cités par le rapport affirment n’avoir jamais été approchés et écoutés par ledit cabinet. Cela laisse planer quelques doutes sur le sérieux du travail et sur l’existence même d’un tel rapport, le gouvernement n’ayant lui-même, publier que quelques extraits. Comment peut-on faire un audit sérieux sans écouter des acteurs majeurs ?

Comment donc sans les avoir écoutés, on a pu établir leurs responsabilités ? Autant de questions auxquelles il faut trouver des réponses. Ceci pourrait expliquer la nonchalance ou la réticence du gouvernement à vite transmettre le dossier au tribunal pour enclencher la procédure. En vérité, l’on se demande si ce dossier n’a pas été agité juste pour « négocier le silence » de certains qui prenaient trop de libertés à critiquer le gouvernement.

La presse comme instrument de diversion

Alors qu’on attendait le dossier au tribunal où la justice pourrait s’en servir et poursuivre les enquêtes, c’est une certaine presse qui est mise à contribution pour entretenir un tohu-bohu médiatique autour du sujet. Plusieurs tabloïds ont accusé les mis en cause comme s’il s’agissait d’une décision du tribunal. Dans un premier temps, ils ont chanté en cœur que le détournement portait sur

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Interdiction d’installation d’une usine d’égrenage: Confusion et contradictions au gouvernement

(Lire le document d’autorisation réservé aux abonnés) L’affaire Africa Agro Industries du nom de cette société autorisée dans un premier temps à construire une usine d’égrenage à Djougou puis interdit ensuite par le ministre du commerce Lazare Sèhouéto a livré à la face du monde une grosse faiblesse du gouvernement.

Sur le même sujet, un ministre prend deux décisions contradictoires, un autre ministre est désavoué par celui-ci avant qu’un Dg de société ne le désavoue lui-même à son tour. Une véritable confusion digne de la tour de Babel.
Au gouvernement du président Patrice Talon, tout se fait et se défait. Tout se dit et se dédit.

La cohésion souhaitée pour une équipe gouvernementale et le respect de sa propre signature par un ministre ont déserté le forum pour laisser place à un gouvernement de toutes les aberrations. L’exemple le plus illustratif est celui de l’affaire Africa Agro Industries.

La Nouvelle Tribune publie ici en fac simile les deux décisions prises par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat au sujet de cette affaire à ce sujet. En effet, le 13 avril, il autorise la société Africa Agro Industries à installer une usine d’égrenage de coton dans la commune de Djougou en régime de « Zone franche industrielle ».

Mais le 11 mai, soit moins d’un mois après, il se dédit et prend une autre décision pour interdire l’autorisation. Mais entre les deux décisions du ministre, il y a cette lettre qu’il a reçue du président de l’Association interprofessionnelle du coton(Aic) Mathieu Adjovi qui demande au ministre du commerce, son ministre sectoriel, de « retirer purement et simplement l’autorisation » et de le tenir informé.

Le ton péremptoire de cette injonction interpelle. Les arguments avancés par le tout puissant Dg pour demander cette annulation est la violation de l’article 19 de l’accord-cadre du 07 janvier 2009 qui lie le gouvernement et l’Aic et qui stipule que « l’autorisation de l’augmentation de la capacité nationale d’égrenage du coton graine par l’installation de nouvelles usines d’égrenage ou par l’extension de la capacité des usines existantes, est de la responsabilité conjointe de l’Etat et de l’interprofession du coton … ».

On se demande si c’est lui qui est sous ordre du ministre ou le contraire. Dans cette affaire, un autre ministre du gouvernement a été désavoué.

Il s’agit du ministre

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