Depuis quelques années, le paysage médiatique béninois traverse une période marquée par des évolutions qui suscitent de nombreux commentaires sur l’état de la liberté de la presse. Ces évolutions imposent des défis croissants pour les professionnels des médias. Le Bénin qui a toujours été un modèle de démocratie et de liberté d’expression en Afrique de l’Ouest, semble confronté à des défis. Les lois, notamment le code du numérique adopté en 2018, sont au cœur des débats. Conçue pour encadrer l’usage des plateformes numériques, cette législation suscite des interrogations sur son interprétation et son application. Par exemple, l’alinéa 1er de l’article 550 du code dispose que toute communication électronique causant une « détresse émotionnelle » peut entraîner des sanctions. Bien que l’objectif soit légitime, des questions subsistent quant à la clarté des termes et à leur portée réelle.
Opinion
Coalition des partis de la majorité présidentielle au Bénin : les partis de Talon à l'école de l'opposition ?
Après le cadre de concertation de l’opposition mis en place il y a quelques jours, les partis politiques qui constituent la majorité présidentielle s’apprêtent à mettre sur pied une coalition. Cette démarche qui sonne comme une réponse à l’écho donnée par l’opposition, suscite moult interrogations au sein de l’opinion. Certains analystes se demandent si les partisans de Talon sont dans un mimétisme au regard de l’acte posé par l’opposition. Il y a quelques jours, l’opposition au régime de Talon a créé un cadre de concertation. Et déjà, la réponse de la majorité présidentielle à ce regroupement politique s’annonce. En effet, L’opposition béninoise, longtemps fragilisée par les réformes électorales et une compétition qualifiée de « déséquilibrée », a su se maintenir grâce à une capacité d’écoute des frustrations populaires et une critique vigoureuse de la gouvernance actuelle. Cette résistance en rang dispersée a fini par converger vers un même point, les poussant à créer le cadre de concertation des partis d’opposition.
Netanyahu - Poutine : la bourde de la France concernant les mandats de la CPI
La justice pénale internationale a marqué son histoire par des décisions retentissantes, comme les mandats d’arrêt contre Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire, ou encore celui visant Omar el-Béchir pour génocide au Darfour. Ces précédents ont démontré la capacité de la Cour pénale internationale (CPI) à poursuivre des dirigeants en exercice, malgré les obstacles diplomatiques et politiques. La récente émission de mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu ravive aujourd’hui le débat sur l’effectivité et l’universalité de cette justice internationale.
Du rêve à la réalité : L’expérience contrastée des étudiants africains en Turquie
Depuis plusieurs années, la Turquie attire un nombre croissant d’étudiants africains souhaitant poursuivre leurs études universitaires. Selon les données officielles de 2023, relayées par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), plus de 60 000 étudiants africains sont inscrits dans des établissements turcs.
Audit du fichier électoral au Bénin: le parti UP-R dans une démarche confuse
Après une rencontre entre le cadre de concertation de l’opposition et le parti de la majorité présidentielle Union progressiste le renouveau au sujet de l’audit du fichier électoral, le parti UP-R refuse de s’associer au Cadre de Concertation des forces de l’opposition pour l’audit du fichier électoral dans le cadre des élections générales de 2026.
CPI à géométrie variable : le cas Netanyahu justifie les positions africaines
La Cour pénale internationale (CPI) a connu plusieurs épreuves décisives ces dernières années qui ont mis à l’épreuve sa crédibilité et son autorité. Les cas de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, du président soudanais Omar el-Béchir et plus récemment de Vladimir Poutine ont suscité des réactions contrastées sur la scène internationale. Les pays occidentaux défendaient alors vigoureusement l’institution judiciaire face aux critiques des États concernés. Le mandat d’arrêt émis ce 21 novembre contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité redessine aujourd’hui les lignes de fracture diplomatiques, avec un positionnement inédit de certaines puissances occidentales.
Rencontre entre le PCC et les partis de la majorité : Quel modèle pour la démocratie béninoise ?
Les 18 et 19 novembre 2024, une délégation d’experts du Parti communiste chinois (Pcc) a échangé avec les membres des deux grands partis politiques de la majorité présidentielle à Cotonou. Ces rencontres suscitent des interrogations au sein de l’opinion béninoise sur le modèle que représente le Pcc. Avec les cadres de l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain, les experts du Parti communiste chinois ont discuté des défis liés à la gouvernance, au développement socio-économique. Le Pcc a présenté son modèle de gouvernance centralisée, fondé sur une discipline rigoureuse, une planification à long terme et un contrôle étatique fort.
Bénin: première victoire pour le cadre de concertation de l’opposition
Créé il y a seulement quelques jours, le cadre de concertation de l’opposition marque déjà son territoire. La réalisation de ses objectifs vient de démarrer par la rencontre tenue lundi 18 novembre avec le ministre de la justice sur l’audit du fichier électoral. Ce pas important constitue une première victoire pour cette coalition politique et donne la preuve de sa considération par le pouvoir en place. Sous le leadership du parti Les Démocrates, plusieurs formations de l’opposition béninoise ont créé le dimanche 10 novembre dernier à Cotonou, un cadre de concertation. Cette coalition a pour objectif, selon la déclaration commune rendue publique à la signature de l’accord de constitution, de réparer une « démocratie abîmée » et s’assurer que les élections générales de 2026 se déroulent dans la transparence.
Affaire Dangnivo : Pourquoi cette détention prolongée sans jugement de Kossi Alofa ?
Commencé le 17 août 2010, l’affaire Dangnivo n’a toujours pas dit son dernier mot au Bénin. Adossé au régime précédant celui de Talon, ce dossier n’a pourtant pas bougé depuis que Boni Yayi a quitté le pouvoir en 2016. Il y a quelques jours, l’une des personnes mises en cause a saisi par lettre le président de la République pour demander la clémence pour sa libération. Du coup, on se demande qui bloque l’évolution de ce dossier et à qui les choses, en l’état, profitent. Arrêté dans le cadre de l’affaire Dangnivo en 2010, Kossi Kodjo Alofa demande la clémence de Patrice Talon pour sa libération. C’est à travers une lettre dans laquelle le prévenu rappelle qu’il n’a jamais été jugé, depuis 14 ans qu’il est placé en détention provisoire alors que deux décisions de la Cour constitutionnelle jugent son maintien en prison contraire à la constitution. En effet, le dossier de la disparition tragique de ce cadre du ministère de l’économie et des finances, n’est toujours pas élucidé. Entre temps, le dossier Icc auquel est associée la disparition de Dangnivo, a bénéficié d’un procès médiatisé, même si le verdict ne plait pas aux victimes restées à ce jour sans dédommagement.
Bénin: des débats superficiels au lieu des vrais enjeux de développement
(Des enjeux passés sous silence, Le pouvoir d’achat s’affaiblit, ces sujets qui ont ravi la vedette aux véritables problèmes du peuple). À l’approche des élections générales de 2026 au Bénin, la scène politique nationale offre un spectacle préoccupant. À quelques mois d’un scrutin crucial pour l’avenir du pays, le débat politique semble davantage centré sur des querelles de personnes, des manœuvres de positionnement et des attaques personnelles, au détriment de véritables discussions sur les défis sociaux, économiques et sécuritaires auxquels les Béninois font face. Depuis quelques mois, la plupart des échanges entre partis politiques autour des questions de gouvernance s’articulent autour de joutes verbales et de discours accusateurs, plutôt que de visions concrètes et de plans d’actions. Pour de nombreux observateurs, le débat politique actuel au Bénin manque de profondeur et témoigne d’une politique qui privilégie les effets de manche aux solutions concrètes.
Bénin: deux promesses majeures de Patrice Talon toujours en difficulté
Dans quelques jours, le président béninois Patrice Talon sera encore face aux députés pour son avant dernier discours sur l’état de la nation. Mais en attendant, faisant le point des grandes annonces faites en décembre 2023 devant la représentation nationale, on se rend compte qu’un an après, deux promesses majeures se retrouvent en difficulté. Il s’agit de la construction de 32 lycées (promesse reportée de 2023 à 2024), et de la stabilité dans la fourniture de l’énergie électrique.
Bénin: ce kpayo qui s’impose aux temps, défie les mesures et continue de tuer
La vente d’essence frelatée, communément appelée kpayo, est une activité bien connue de tous les Béninois. Malgré les dangers liés à la manipulation de ce produit et en dépit des mesures prises au fil du temps par les gouvernements successifs du Bénin, l’activité du kpayo prospère au nez et à la barbe des dirigeants incapables d’y mettre fin ou même de réguler le ce commerce informel, pourtant formellement interdit. La vente de l’essence kpayo est désormais un problème et un phénomène de société au Bénin. Pourtant les conséquences sont énormes. Il y a trois jours, le mardi 05 novembre 2024, un véhicule transportant de l’essence de contrebande, communément appelé ‘’kpayo’’ a pris feu à Agonlin-Houégbo, dans le département du Zou, faisant un mort et des dégâts matériels. En Janvier de cette même année, l’essence « kyayo » a frappé à Cotonou, Le drame s’est produit très tôt le mercredi 10 janvier 2024. Il s’agit d’un camion qui, par inadvertance, a percuté violemment un véhicule de transport chargé de plusieurs bidons d’essence kpayo. Conséquences, le véhicule a pris feu, son conducteur est mort calciné.
Colère contre les Libanais en Côte d'ivoire : ce qu'il faut savoir !
La récente vague de critiques sur les réseaux sociaux contre la communauté libanaise de Côte d’Ivoire n’est pas qu’une simple réaction émotionnelle à la rumeur d’une migration massive. Elle révèle un malaise profond, ancien, qui mérite une analyse approfondie. Les blogueurs et influenceurs ivoiriens qui élèvent la voix ne font que cristalliser un ressentiment accumulé depuis des années.
Demande d’indulgence dans l’affaire Coup d’Etat au Bénin: ce qui peut bloquer le pardon de Talon
Le collectif des mouvements soutenant Olivier Boko et Oswald Homéky demande pardon à Patrice Talon pour leurs leaders incarcérés dans l’affaire de tentative de coup d’Etat. Comme en 2012, le scénario recommence et se déroule selon un agenda pratiquement identique : condamnation, prières à la nation et au chef de l’Etat, puis demande de pardon. Seulement, dans la présente situation, il existe une déclaration antérieure de Patrice Talon qui constitue un obstacle à toute volonté de pardonner.
Bénin : les dignitaires réagissent à la fermeture des portes sacrées du musée Akaba Idéna
Fait aussi inédit que mystérieux dans la commune de Kétou, connue pour ses valeurs traditionnelles au Bénin. Les portes mystérieuses, mâle et femelle, du musée Akaba Idéna se sont fermées d’elles-mêmes, dans la journée du jeudi 31 octobre 2024. Pour les dignitaires traditionnels, cet événement peu ordinaire, porte un message fort, aussi bien pour la ville de Kétou que pour le Bénin.
La parole du roi, la parole du savant, la parole du roturier, et la parole du seigneur : toutes sont importantes et nécessaires pour la vitalité du royaume
Ces dernières années, la prise de parole citoyenne publique est devenue une denrée rare parce qu’elle est assimilée à un péché mortel alors que cela ne devrait pas être le cas dans une nation qui aspire à se révéler au monde. Le porteur d’une parole analytique ou critique est immédiatement prise en charge par une horde commanditée à l’aide des commandes de commodités afin d’avilir le sujet de la parole. Un peu pour dire que seuls les saints porteront la parole critique alors que les critiques portent sur le factuel, le vécu, et l’ambiance de peur qui terrorise le savant, le roturier et même le seigneur.
Bénin: des anciens partisans de Talon dans un rôle de médecin après la mort
Alors qu’il sera ancien président de la république dans quelques mois comme Boni Yayi et Nicéphore Dieudonné Soglo, Patrice Talon est sévèrement critiqué par des gens qui défendaient, il y a quelques jours encore, ses actions. Son bilan, après plusieurs années de gouvernance, semble difficile à assumer pour certains, qui étaient jusqu’à récemment considérés comme des partisans. Conséquence, ceux qui ont participé depuis le début à bâtir cet héritage se démarquent déjà de la gestion de l’actuel président.
Loterie visa des USA : un engouement extraordinaire des Béninois pour l’immigration
Mieux que les années précédentes, les centres, stands et kiosques d’enrôlement à la loterie visa des États-Unis pullulent dans les grandes villes du Bénin, particulièrement à Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi. Leurs clients, de tous âges, n’ont qu’un seul projet : maximiser leurs chances d’obtenir le visa américain via ce programme. Avec l’affluence que l’on y observe, on peut se demander pourquoi autant de Béninois aspirent à l’immigration.
Présidentielle de 2026 au Bénin : à quand les primaires au sein des partis politiques ?
Avec la réforme du système partisan, le gouvernement de Patrice Talon a choisi d’inscrire les partis politiques dans une gouvernance interne très démocratique. Malheureusement, depuis la mise en œuvre de cette réforme, les principes n’ont été appliqués par aucun des partis politiques au Bénin. De 2019 à ce jour, il n’y a jamais eu d’élections primaires avant la désignation des candidats des partis aux différentes élections. Les militants à la base devraient avoir leur mot à dire dans la gestion des partis politiques au Bénin et surtout dans la désignation des candidats aux différentes élections. Ainsi, comme on le voit dans les grandes démocraties, (France, Etats-Unis), les membres de chaque parti choisiraient à travers des élections internes à chacun d’eux les personnes les plus habilitées à représenter la formation politique aux grands rendez-vous électoraux. Mais dans la réalité, le constat est tout autre. En 2021, certains partis, surtout ceux de la majorité présidentielle, ont fait un semblant de primaire qui a abouti à la désignation ou à la nomination de Patrice Talon comme candidat à la présidentielle aussi bien à l’union progressiste le renouveau, au bloc républicain qu’à Moele Bénin. On s’était alors demandé si le candidat désigné ou nommé était membre de tous ces partis alors que la loi n’autorise personne à militer simultanément au sein de plusieurs formations politiques.
Conflits persistants entre agriculteurs et éleveurs au Bénin : qui porte la responsabilité ?
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs au Bénin sont un phénomène persistant, entraînant des conséquences sociales et économiques graves. Malgré tout ce qui est fait, le phénomène perdure. On se demande alors ce qui peut bloque la recherche d’une solution durable et définitive à une situation qui n’a fait que trop durer. Il faut situer les responsabilités de chaque acteur impliqué, allant des gouvernements aux communautés locales. Deux morts ont été enregistrées le week-end dernier dans un affrontement entre éleveurs et agriculteurs dans le village de Kouforpiska, arrondissement de Gouandé dans la commune de Matéri, département de l’Atacora. Des habitations et des greniers appartenant aux éleveurs ont été détruits selon Fraternité Fm, une radio locale et ce, malgré la présence des forces de défense et de sécurité, déployées sur place et l’intervention du maire de Matéri. Cette situation, qui n’en est en réalité, qu’une de plus vient alourdir le bilan de pertes en vies humaine et dégâts matériels causés par les récurrents conflits entre les agriculteurs et les éleveurs, un peu partout au Bénin.
Bénin – Niger : Le rétablissement des relations évolue en dents de scie
Les relations entre le Bénin et le Niger semblent avoir amorcé un début d’accalmie. Mais avec les nouvelles procédures douanières imposées aux véhicules béninois en terre nigérienne, le relatif calme observé semble volé en éclat. En effet, depuis le début de la crise entre les deux pays, les solutions apportées semblent peu efficace ou inopportunes, ce qui fait dire que le rétablissement des relations entre ces deux nations voisines évoluent en dent de scie.
Élection présidentielle de 2026 au Bénin: qui pour parrainer ?
Sauf scénario catastrophe, l’élection présidentielle au Bénin, aura bel et bien lieu le dimanche 12 avril 2026. Et si pour l’heure, les déclarations de candidature se font attendre, le problème des parrainages se fait encore plus crucial. Combien de candidats se présenteront à la présidentielle de 2026 ? Combien seront-ils à avoir la chance de recueillir les 15% de parrainage, nécessaires pour prendre part à ce scrutin ? Voilà autant de questions qui préoccupent la plupart des Béninois.
Bénin: Talon, bientôt un général sans troupe ?
La fin de mandat est souvent agitée au Bénin, on le sait. Mais avec le régime de la Rupture, les choses semblent aller encore plus vite. Surtout depuis le déclenchement de l’affaire de tentative de coup d’État, le camp présidentiel est très secoué. D’ici 2026, on se demande si Patrice Talon aura encore des partisans derrière lui. Patrice Talon sera-t-il toujours le coq de la basse-cour de la Rupture d’ici 2026 ? Difficile de répondre à cette question par l’affirmative. Ce que l’on peut affirmer, c’est que la majorité actuelle du chef de l’État béninois est confrontée à de nombreux défis, comme celles de ses prédécesseurs. Avec l’affaire de tentative de coup d’État, la majorité présidentielle pourrait se diviser en plusieurs factions. Certains partisans d’Olivier Boko, crient au piétinement des droits de leur leader, très proche et ami de Patrice Talon. Oswald Homéky de son côté continue de bénéficier également du soutien de ses proches. Cet état de chose fait dire à certains analystes que leurs relations avec le chef de la majorité présidentielle ont pris un coup de froid.