Au Sénégal, il y a quelques jours, l’opposant Ousmane Sonko retournait libre après son audition chez le juge d’instruction, chargé d’instruire le dossier de viols dans lequel il avait été nommément accusé. L’instruction se poursuivait certes, mais le jeune député avait déjoué tous les pronostics quant à sa détention et était de nouveau libre de ses mouvements. Cependant, une telle « victoire » était surtout à mettre à l’actif des partisans du député qui, dans les jours qui avaient suivi son arrestation pour trouble de l’ordre et ceux qui avaient précédé son audition, s’étaient massivement mobilisés.
Dakar se souvient encore des émeutes violentes de la semaine dernière, où des centaines de manifestants étaient descendus dans les rues de la capitale pour réclamer la relaxe de leur leader. Des émeutes qui avaient enregistré des morts parmi les manifestants et avaient été émaillées de violences, de casses et de pillages ; notamment de sociétés, de stations ou de boutiques à enseigne française. Ce Mercredi, Ousmane Sonko interviewé par la presse internationale rejetait le caractère anti-français de ces pillages.