C’est un proverbe yoruba souvent exprimé en langue d’origine yoruba : « Kokoro timan djè fô, eri efo nan ni man wa ». Sur la toile on l’entend beaucoup dans les productions Nollywood qui apportent énormément au rappel des enseignements traditionnels des peuples du Nigéria et de l’Afrique de l’ouest car les ethnies sont les mêmes mais dispersées à cause de l’époque coloniale. Pour en revenir au proverbe, l’interpellé entend la mention de « ver » qui représente bien ces agents invertébrés de formes plus ou moins allongées qui se nourrissent sur un élément hôte animal ou végétal qui peut être à la fois son support ou son hôte. Ce ver peut être aussi un corps parasite ou entozoaires qui vit strictement aux dépens d’un autre organisme jusqu’à même perturber de manière permanente la vie de ce dernier.
Proverbes
Trop d'idées chassent la sagesse
C’est un proverbe swahili souvent exprimé en anglais sur la toile : « Too many ideas drive wisdom away » ou en langue d’origine swahili : « Akili nyingi huondoa maarifa ». Il contribue à un modèle d’éducation basé sur l’initiation à la sagesse. Les anciens ont toujours veillé à l’éveil des sens de leurs héritiers sur le continent africain afin d’éliminer à la source les influences internes ou externes qui peuvent perturber l’aptitude à intégrer la sagesse. La sagesse étant une valeur importante à laquelle les africains font souvent référence pour évoluer positivement sur leur cheminement de vie malgré les péripéties. Par exemple, la persévérance enseignée fait partie des caractéristiques de la sagesse.
Le poisson pris dans le filet commence à penser
Traduits de l’anglais ici « The fish caught in the net starts to think » en francais, ce proverbe tanzanien est connu pour avoir puisé son origine à zanzibar. Zanzibar, un archipel situé à la hauteur de la partie continentale de la Tanzanie, le long de cette côte orientale. Le proverbe fait référence à la capture d’un poisson.
Un grain de maïs a toujours tort devant une poule
Voici un proverbe qui vient du Bénin et est bien particulier. Le maïs est l’une des céréales de base les plus exploitées au monde. C’est d’ailleurs la céréale la plus importante en Afrique. Sur un épi les graines sont solidement agrippées mais une fois détachées, ce sont des graines qui tombent et s’éparpillent. La volaille blanche étant largement répandue aussi sur le continent, elle raffole de ces céréales également.
Un taureau fort est reconnu à ses cicatrices
Ce proverbe nous vient de la Tanzanie où cohabitent un peuple multiculturel dominé par les cultures Swahili et Masaï. À chaque société, ses croyances culturelles et pour les Masaï, le taureau comme d’autres animaux fait partie de la culture. Pour les jeunes Masaï, accomplir l’épreuve de terrassement du taureau à mains nues démontre leur habileté à la chasse et à se défendre.
Si un animal vous dit qu'il peut parler, il ment probablement
Nous savons que le langage des animaux et des humains est difficilement compatible. Certes l’humain peut en apprendre davantage sur le comportement animal mais obtenir le fluide vocal entre eux sera chose peu probable. Les sages ont constamment intégré les phénomènes de la nature au style de vie et même dans leur manière de soigner les épreuves dans les sociétés du continent.
La santé est préférable à la richesse
Faire le lien entre la santé et la richesse en Afrique a toujours résulté à un foisonnement de portefeuilles d’écritures et de principes d’éducations communs au sein du continent africain depuis des siècles. La notion de richesse n’a donc jamais eu uniquement les valeurs matérielles connues des sociétés extérieures au public africain. Il faut se rappeler que l’argent tel qu’il est connu aujourd’hui n’existait pas des siècles auparavant. Le commerce se faisait fondamentalement en échanges en nature (troc). Les anciens et sages ont mis en avant la richesse autrement : les nouvelles naissances, la richesse d’avoir des enfants, la richesse d’être entouré, la richesse de pouvoir se nourrir, la richesse d’être à l’abri des intempéries du climat ou des précipitations, la richesse du savoir et la richesse des terres cultivables.
Les nuages sont des signes de la pluie
L’Afrique de l’est dominée par la culture orientale swahili dont l’héritage culturel à l’épreuve du temps, s’étend depuis l’ancien royaume de Kongo à Madagascar en passant par l’Afrique du sud. Le Swahili ou le Kiswahili désignant la langue bantoue « de la côte » marquée par une pluralité d’expressions remplies d’enseignements transmises depuis des générations. Parmi elles, il y a ce court proverbe (à l’origine dans la langue Swahili) « Dalili ya mvua mawingu » dont la transcription en français est : « les nuages sont des signes de la pluie ». C’est un proverbe plein de sens.
Les vaches se lèchent parce qu’elles se connaissent
Les traditions africaines ont toujours intégré fermement les sciences de la nature au style de vie de leurs descendants et même dans leur manière de soigner les maux de la société qu’ils soient physiques ou mentaux. Ainsi, au lieu de faire de grandes phrases pour attirer l’attention de son interlocuteur, les sages font référence à un état, un concept social, un phénomène biologique ou des phénomènes naturels entre humains ou animaux ou sur les végétaux ou même entre eux, pour expliquer les phénomènes ou éveiller les consciences. Voici donc un autre parallèle par rapport aux vaches qui se lèchent cette fois. L’action de se lécher consiste selon le dictionnaire Larousse à se passer la langue sur le corps (les animaux en particulier) pour différentes raisons.
Un homme sans culture ressemble à un zèbre sans rayures
Le zèbre est un magnifique mammifère herbivore qu’on ne reconnaît qu’à sa magnifique belle parure sur laquelle se relaie une succession de lignes alternes blanches et noires. Sans cela on pourrait le confondre au cheval. Il est énuméré plus de huit cent cinquante cultures différentes en Afrique selon George P. Murdock dont la liste n’est même pas complète car chaque société personnalise sa culture avec différentes variantes et selon sa position géographique.
On n'achète pas le pagne plié
Le pagne en Afrique est plus qu’un vêtement. Le pagne est un tissu de forme rectangulaire léger ou moyennement épais, fait de pièces de cuir, de plumes, de matières végétales ligneuses, de pièces teintées ou tressées. Ces pagnes sont très colorés avec différentes formes à géométrie et motifs variables qui vont référer les populations aux évènements usuels, aux réalités, à la nature, aux aliments ou aux faits de sociétés. Chaque image ou géométrie ou motif révèle un message crypté qui est décodé uniquement par les experts ou les concepteurs du design inscrit.
À l'animal dépourvu de queue, c'est Dieu lui-même qui chasse les mouches
La queue est un appendice qui prolonge le corps de certains vertébrés (colonne vertébrale) ou invertébrés. On la retrouve surtout dans le règne animal. Elle joue différents rôles dans l’anatomie de ces derniers. Par exemple, la queue du margouillat ou des lézards est un organe moteur qui leur permet sauter ou se déplacer avec précision verticalement comme horizontalement. Chez certains oiseaux, c’est même un organe de séduction secondaire. Pour certains reptiles, perdre un morceau de queue en cas de danger vis-à-vis d’un prédateur, offre une occasion de s’enfuir car la queue détachée se tord toute seule par réflexe ce qui peut détourner l’attention de l’agresseur. Par contre dans le cas des animaux comme le chien, les taureaux, les bœufs, les bovidés, la queue est rattachée à leurs hanches sert à chasser les insectes qui rôdent autour ou se posent sur l’ensemble de leur anatomie.
Un bébé sevré qui ne pleure pas à haute voix, mourra sur le dos de sa mère
Bien que l’Afrique soit considérée avoir un des taux les plus faibles en éducation, l’éducation sur le grand continent noir débute très tôt en réalité et ce dès le berceau avec pédagogie. Ce proverbe zimbabwéen vous indiquera la raison. La pédagogie et l’éducation sont véhiculées à travers la tradition orale de génération en génération depuis des siècles et s’effectuent simultanément dans les activités quotidiennes. Dès l’enfance, les sociétés africaines donnent des bases de la vie. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/village d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie. Un bébé sevré en moyenne sur le continent africain auparavant avaient entre 2 ou 4 ans et voire plus avant les années 2000.
La parole ne vaut rien sans l'action
Depuis des siècles, les acteurs de la société sont des facteurs très importants pour les communautés africaines où l’inclusion sociale est incontournable. Dès le berceau, les sociétés africaines enseignent les bases de la vie à travers multiples actions. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à communiquer respectueusement, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/peuple d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie.
Si tu ne sais pas où tu vas, retourne d'où tu viens
Les traditions africaines ont toujours intégré fermement les sciences de la nature au style de vie de leurs descendants et même dans leur manière de soigner les maux de la société. Cependant, pour les questions physiques comme mentales, les traditions africaines se sont longtemps servis de la psychologie. Une science jusqu’ici peu approfondie sur le grand continent, mais très exploitée oralement.
Où le coq chante, il y a un village
La science s’est intéressée à l’intelligence de la nature c’est-à-dire le biomimétisme que très tardivement. Ce processus d’analyse des techniques d’imitation des processus mis en œuvre par la nature. Il a commencé graduellement avec Léonard de Vinci né en 1452 pour s’implanter dans le développement durable comme un principe en 1997 avec Janine M Benyus. Les principes de la nature et des êtres vivants existants ont effectivement des solutions durables à long terme aux défis naturels que les anciens en Afrique ont intégré par la parole dans l’éducation de générations en générations avant JC. C’est ainsi que cet autre proverbe africain court de 8 mots est connu de tous aujourd’hui.
Une famille unie mange dans la même assiette
Sur le continent africain, on ne le dira jamais assez l’amour fraternel et l’inclusion sociale sont capitaux. La tolérance les uns des autres comme des appartenances culturelles est donc naturelle chez les populations africaines qui sont ravies de partager, la joie, les activités professionnelles, les récoltes, les bonnes nouvelles comme les peines et les pertes. Tout s’y passe dans l’unité en général car elle fait partie des enseignements et de l’éducation inculquée dans les nombreuses traditions du continent.
Les humains sont comme de l’eau
Ce proverbe africain nous vient du peuple Yoruba majoritairement basé au Nigéria qui se dit en 3 mots : « Omi ni yan ». Les valeurs humaines étant au cœur des traditions africaines, l’humain est bien au-delà des valeurs matérielles comme l’argent. Il faut se rappeler également que l’Afrique est resté attachée de génération en génération au « vivre en communauté » ce qui lui vaut une diversité culturelle toujours aussi vivante malgré les défis économiques.
L'amour ne se chante point, il se vit
La notion de l’amour, des sentiments amoureux, de la passion entre les individus et des sentiments fraternels a été étudiée de près par les anciens sur les terres africaines. Ils sont conscients de l’énorme énergie et des fréquences positives qui rejaillissent de ces sentiments. Pour rappel, dans la signification du proverbe « là où on s’aime, il ne fait jamais nuit », il a été expliqué comment l’amour est ressenti et manifesté lorsqu’il anime les individus.
Le malheur est l'école de la sagesse
Le malheur est un évènement que la majorité des humains préfère de loin éviter. Effectivement, le malheur est une circonstance pénible ou difficile voire cruelle qui affecte durement un individu. Le malheur courbe le dos des personnes quelque soit leur rang social. Ceci peut avoir un aspect physique, monétaire, social ou de santé. De nos jours où les apparences sont constamment sous les caméras, tout est mis en place pour esquiver, fuir ou quitter le malheur. Dans le cas où cela arrive malgré tout, les individus se sentent meurtris, désespérés, déprimés, maudits ou dépourvus du goût de la vie alors que celle-ci a tant à offrir aux êtres vivants qui y sont. Voici l’une des raisons pour lesquelles, sur les territoires africains, dès l’enfance, les parents enseignent les bases de la vie à leurs héritiers.
À corriger un têtu, on perd son temps
L’heure africaine a fait couler beaucoup d’encre sur la toile ces dernières années. L’heure africaine semble ainsi moins rigoureuse qu’ailleurs pourtant selon l’éducation africaine il ne faut jamais perdre son temps. Les sages le démontrent à travers ce proverbe. Une personne têtue selon Larousse est cet individu qui « montre un attachement obstiné à ses opinions, à ses décisions, un entêtement excessif ».
Dans la forêt, quand les branches se querellent, les racines s'embrassent
La flore, la faune et l’équilibre de l’écosystème font partie intégrante de la vie humaine que rappelle régulièrement les traditions africaines depuis des siècles. Pour preuve, nombre de traditions sur le vieux continent conserve l’entretien des forêts sacrées même si elles sont par endroits menacées. Les animaux, les terres comme les végétaux, sont généralement traités ou exploités conformément au respect de leur intégrité physique et morale. Ces idéologies sont véhiculées verbalement sous le format de multiples paraboles pour éduquer leurs héritiers et ceux qui l’entendent. Dans le cadre de ce proverbe africain, le regard est essentiellement tourné vers les végétaux et particulièrement sur les arbres.
Quand l'œil pleure, le nez ne se réjouit pas
La tradition orale en Afrique est bien plus que des paroles. Elle a pour rôle d’enseigner, d’instruire mais de véhiculer surtout les principes importants de la vie. Les sages se servent des dictons pour transférer des enseignements depuis les phénomènes physiques ou biologiques observés. Tout se retrouve alors dans l’observation. Les organes exprimés ici à savoir l’œil et le nez sont 2 parties du corps humain non éloignés l’un de l’autre.
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit
Les symptômes physiques de la passion entre deux individus tel qu’avoir des papillons dans le ventre, la perte de la faim, une difficulté accrue à vous endormir seul, oublier la notion de temps, voire la joie extrême ressentie à la vue de l’être aimé sont autant de réactions qui animent à la fois les individus de la société. L’amour est connu pour engendrer de nombreux effets positifs sur le corps humain selon plusieurs scientifiques mais les sages africains avec leur grand savoir biomimétique et leur génie ont su observer le pouvoir positif de l’amour au-delà des sentiments amoureux.
L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli
Ce proverbe africain vient intégrer plusieurs principes des valeurs de bases enseignées dans les multiples cultures de ce continent : le courage, la détermination et la persévérance. Très tôt dès l’enfance, l’éducation africaine apprend à ses héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à savoir se défendre, à savoir se nourrir, à courir et apporter un gain à la famille/village d’appartenance.
La persévérance est un talisman pour la vie
La notion de persévérance est une grande discipline dans toutes les cultures africaines. Pour parfaire cette grande matière on enseigne : le positivisme du mental, le courage en tout temps, la détermination, la vision et la concentration vis-à-vis des buts visés. Pour ce faire, dès l’enfance, les sociétés africaines donnent des bases de la vie. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à se défendre, à se nourrir, à courir et apporter un gain à la famille/village d’appartenance.
La rivière a beau être à sec, elle garde son nom
Ce beau proverbe nous vient du grand peuple Ashanti du Ghana ou Akan de la Côte d’ivoire. La rivière est un cours d’eau naturel qui évolue dans un sens à débit moyen et qui se jette dans un autre cours d’eau. Pour diverses raisons, il arrive qu’un cours d’eau s’assèche. Seulement selon les enseignements africains, rien n’est impossible et tout ne se perd pas. Alors, même asséchée, une rivière conserve ses caractéristiques et peut recueillir de l’eau, et accomplir ses fonctions préalablement connues et garde sa valeur. Cela s’applique aussi aux humains.
Le soleil qui brille n'ignore pas un village parce qu'il est petit
Le soleil est très important pour toute vie sur terre. La durée d’ensoleillement ou de l’insolation reste d’ailleurs un indicateur climatique de toutes les régions du monde. Et l’Afrique est de loin le continent avec le plus fort potentiel en énergie solaire sur des surfaces plus grandes et en nombre de régions ensoleillées. Les ancêtres africains ont toujours respecté les capacités solaires physiques ou biologiques et l’ont transféré dans les multiples traditions de plusieurs manières. Certains ont d’ailleurs accordé du pouvoir au soleil jusqu’à le considérer comme une entité créatrice de toute vie ou de manifestation de la vie.
Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village
Chez les peuples africains, l’éducation est le pilier de la société. Les enfants y sont les joyaux de la vie et leur éducation est incontournable depuis des siècles. C’est l’éducation qui garantit la pérennisation de la culture, du noyau familial et du nom de famille. Mieux, l’éducation est celle qui garantit l’héritage, l’espoir des familles ou des peuples, la force de la communauté et l’équilibre social. L’éducation est une telle responsabilité que les parents n’en sont pas naturellement les seuls professeurs des enfants qui représentent ici les élèves car il existe une grande diversité de notions à apprendre.
Le chameau ne voit pas sa bosse
Malgré les grandes transformations sociopolitiques et économiques du continent africain, les formations sociales et la structure des éducations sont restées organisées autour des idéologies ancestrales et de l’observation de la structure de la nature. Ce qui explique la transmission de nombreux proverbes souvent sous forme de paraboles par les anciens. Ils font souvent le parallèle ou établissent les rapports entre les phénomènes naturels ou l’état naturel des éléments de la biodiversité africaine. La biodiversité sur ce continent est justement extraordinairement, si riche en êtres vivants et en formations géologiques que les enseignements y sont très variés. Ces idéologies sont alors véhiculées sous le format de multiples paraboles. Parmi elles voici un autre proverbe qui évoque la bosse du chameau cette fois.