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Journal du 09 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise au Niger: Tinubu "préfère" désormais la diplomatie
Le président du Nigeria et leader de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Bola Tinubu, s’est exprimé sur la crise au Niger, affirmant que la voie diplomatique était la meilleure option pour résoudre la situation tendue dans le pays. Cette déclaration intervient à la suite de l’expiration de l’ultimatum posé par la Cedeao aux putschistes nigériens. Selon le porte-parole de Tinubu, Ajuri Ngelale, le président nigérian et ses pairs de la CEDEAO préfèrent « une résolution obtenue par des moyens diplomatiques, par des moyens pacifiques, plutôt que tout autre », a ajouté le porte-parole.
Crise au Niger : l’option imprudente du Bénin
Depuis le 26 juillet, le Niger est sous les feux de la rampe avec le coup d’Etat qui a renversé le président Bazoum. Le Bénin voisin a été très présent dans la résolution de cette crise par la personne de son président Patrice Talon. Seulement, les déclarations faites et les postures affichées compromettent un peu les bonnes relations entre le Bénin et le Niger. Hier dimanche 06 juin a pris fin l’ultimatum donné aux putschistes du Niger par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de rétablir l’ordre constitutionnel et le président déchu Mohamed Bazoum. On se rappelle très bien, les premières menaces contre la junte étaient parties du président Patrice Talon le 27 juillet à la sortie d’une audience avec son homologue nigérian et président en exercice de la CEDEAO Bola Ahmed Tinubu.
On se rappelle très bien. Le président de la république affirmait sans barguigner que la CEDEAO ferait tout pour rétablir Bazoum au pouvoir même s’il faut faire recours à une option militaire. Désigné par le président Tinubu pour porter le message aux militaires putschistes, Patrice Talon n’a jamais pu se rendre à Niamey. A deux reprises, il aurait essuyé un refus d’atterrissage pour son avion par les nouveaux hommes forts de Niamey. Du début de cette crise jusqu’à maintenant, le Bénin s’est affiché comme le bon élève d’une CEDEAO, pourtant affaiblie, en restant solidaire des décisions prises. Aussi a-t-il fermé sa frontière avec le Niger le 30 juillet en respect de la décision de la CEDEAO d’appliquer des sanctions économiques contre ce pays. Après la fin de l’ultimatum intervenu hier, on se demande bien si le Bénin fera le pas risqué d’engager ses troupes au nord pour combattre le Niger.
Impasse
Les différents actes ont vite fait de ranger le Bénin dans la catégorie des « pays soutenant l’impérialisme occidental» ou pour d’autres encore une « posture irréaliste » contre un pays voisin. Mais le choix de l’option militaire pour faire rétablir l’ordre constitutionnel apparaît aux yeux de beaucoup comme une option hasardeuse, imprudente et risquée qui va déstabiliser davantage cette région déjà infestée d’organisations terroristes. Le Bénin quant à lui doit s’en mordre les doigts après avoir accumulé des erreurs dès le début de ce conflit. Bien que soutenant les décisions prises à Abuja, le gouvernement béninois pourrait nuancer son engagement comme le fait le Togo.
Journal du 07 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise Niger - CEDEAO: Fin de l'ultimatum, et après ?
L’ultimatum donné par la Cedeao aux putschistes ayant pris le pouvoir, pour rétablir le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum vient d’expirer ce lundi 07 août. Les deux camps affûtent les armes. Les populations du Niger et de la sous région ne suivent pas le mouvement va-t-en-guerre. Et le monde entier retient son souffle. La sous région ouest africaine est sous haute tension. Le délai octroyé à l’homme fort du Niger, le président auto-proclamé du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) Abdourahamane Tchiani pour libérer le président élu Mohamed Bazoum et lui permettre de reprendre les rênes du pouvoir a expiré il y a quelques heures.
Le Niger a depuis quelques heures fermé son espace aérien « face à la menace d’intervention qui se précise à partir des pays voisins« . Chacun se demande si la menace des dirigeants de la Cedeao de recourir à la force après ce délai sera mise à exécution. Au stade actuel, personne ne peut savoir ce qui va se passer dans les prochains jours. On imagine que dans les coulisses, les tractations vont bon train avec les putschistes pour une sortie de crise. Entre les chefs d’État de la Cedeao aussi. Pendant ces dernières heures, le téléphone n’a certainement pas cessé de sonner dans toutes les chancelleries françaises et américaines également.
Journal du 04 Août 2023 (pour abonnés)
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Crise au Niger: la Cedeao au pied du mur
Le compte à rebours a commencé. Plus que deux jours, soit le dimanche 06 août à minuit, avant la fin de l’ultimatum lancé aux putschistes nigériens pour se plier aux injonctions des dirigeants de la Cedeao. Passer ce délai et si l’ordre constitutionnel n’est pas établi, les dirigeants de la Cedeao n’ont plus d’échappatoire : intervenir militairement ou perdre la face et se décrébiliser définitivement.
Les dirigeants de la Cedeao réunis en urgence le dimanche 30 juillet dernier à Abuja, se sont-ils pris les pieds dans le tapis, en donnant un ultimatum de seulement sept jours, pour remettre les pleins pouvoirs au président nigérien Mohamed Bazoum renversé par le chef de sa propre garde rapprochée ? Ne sont-ils pas allés trop vite en besogne ? Ce jour-là, lorsque le nouveau champion de la lutte anti coup d’État, le président nigérian fraîchement élu Bola Tinubu bombait le torse et tapait sur la poitrine, jurant de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, avait-il pris toute la mesure et la portée d’une telle décision?
Que va t-il se passer si à partir du lundi prochain, les putschistes refusent de se plier aux injonctions de la Cedeao ? Les négociations entamées donneront-elles une chance à la paix ? La guerre sera-t-elle déclenchée ou bien l’ultimatum sera-t-il prolongé ? En tout cas, le monde entier retient son souffle. Les populations du Niger et de la sous région sont quand à elles, dans l’expectative. Au même moment, les bruits de bottes se précisent. Des deux côtés, on se prépare à la guerre. Depuis le mercredi dernier, les chefs d’état-major des armées de la Cedeao exceptés ceux du Niger, Mali, Burkina et la Guinée sont en conclave à Abuja pour peaufiner les stratégies d’attaque contre l’armée nigérienne. Ils attendent le mot d’ordre des politiques pour déclencher les hostilités.
Dans ce sens-lá, le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Aĩssatou Tall Sall se dit prêt à participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, si la Cedeao décide d’y avoir recours. En même temps, les chancelleries occidentales commencent à évacuer leurs ressortissants du Niger et rappeler leurs personnels non essentiels. De l’autre côté, le Niger ne démord pas. Le chef auto-proclamé de la junte réunie au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), le général Abdouràhamane Tchiani se dit déterminé et affirme que son régime ne cédera pas aux menaces et pressions y compris militaires. Il a également le soutien d’une large part de la population.
Fête de l’indépendance au Bénin : les absences remarquées de Soglo et Yayi
Les festivités marquant la fête nationale du 1er août 2023 se sont tenues hier sur la place de l’amazone à Cotonou. Les manifestations ont connu un franc succès avec la présence du président du Nigéria Bola Tinubu. Mais les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Soglo ont brillé par leurs absences. Le Bénin a commémoré le soixante troisième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Tout s’est bien passé avec un défilé militaire bien achalandé qu’ont suivi avec beaucoup d’attention les présidents Bola Tinubu et Patrice Talon. Le président du Nigéria Bola Tinubu élu en Mai est l’invité de marque du Bénin. Accompagné de plusieurs gouverneurs et de l’homme d’affaires Aliko Dangote, le président Tinubu a honoré les manifestations par sa présence.
Journal du 02 Août 2023 (pour abonnés)
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