Les dirigeants du parti Forces cauris pour un Bénin émergent ont organisé hier mardi 20 février 2018, une conférence de presse à leur siège au quartier Gbédjromèdé à Cotonou. Face aux professionnels des médias et des militants présents, les dirigeants des Fcbe ont expliqué en quoi ces poursuites judiciaires engagées constituent pour eux des actes d’intimidation et surtout de diversion de l’opinion.
Les membres du bureau politique du nouveau parti constituaient le présidium : le secrétaire exécutif, Valentin Djènontin, le 2è conseiller poolitique, Eugène Azatassou, les honorables Bako Idrissou, Justin Adjovi, GarbaLenga, Paul Hounpkè, l’ancien ministre Yarou et le porte paroleAtchadeNoureni. C’est d’ailleurs le porte-parole qui a lu la déclaration des Fcbe au sujet des poursuites engagées contre les cadres de leur parti. Les Fcbe considèrent ces poursuites comme des actes d’intimidation et de diversion: « l’éclatant succès de notre congrès a déclenché la panique et la colère des hommes forts du moment ».Noureni Atchadé a rappelé que sur les 6 personnes poursuivies, 5 sont des cadres des Fcbe, en plus d’Atao Mohamed, ils sont tous « des figures de l’opposition au pouvoir de la rupture ». Selon ses explications, c’est le garde des sceaux qui a transmis au parquet général, les demandes de levée d’immunité des honorables Valentin Djènontin et Idrissou Bako et de l’autorisation de poursuite de l’ancienne ministre Fatouma Amadou Djibril « sur la foi d’un supposé rapport d’audit dont les résultats ont été présentés lors du conseil des ministres 28 juin 2017».
Actes d’intimidation
Le porte-parole rappelle que les résultats dudit rapport « ont pourtant fait l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle qui les a déclarés contraires à la constitution dans sa décision DCC-17-251 du 5 décembre 2017, en y relevant son caractère discriminatoire et le non-respect du principe du contradictoire ». Sur ce même dossier le porte-parole des Fcbe fait observer que : « sur une vingtaine de membres du comité interministériel seules les personnes en vue aujourd’hui, et engagées dans l’opposition, sont dans le collimateur des procédures de persécution ». Ce qui confirme davantage la thèse de l’intimidation et de l’acharnement, observe-t-il, c’est le fait que malgré la décision de la Cour constitutionnelle qui a déclaré ces rapports d’audits contraires à la constitution, le gouvernement est passéoutre cette décision et a tenu à poursuivre ce dossier devant la justice. C’est le même étonnement quant à la demande l’autorisation de poursuite de l’ancien ministre Komi Koutché. Les Fcbe trouvent surprenant que le gouvernement qui tient à tout prix à avoir la peau, de l’ancien ministre des finances, a trouvé un subterfuge en allant exhumer l’affaire de vol d’argent de compagne électorale qui a eu lieu à son domicile en février 2016, au point« de vouloir transformer le plaignant en coupable ». Aboubakar Yaya, quant à lui, doit d’être poursuivi pour
Continuer la lecture