Comme pour sacrifier à la tradition, les militants du parti Restaurer l’espoir et leur président Candide Azannaï, ont échangé leurs vœux ce dimanche 21 janvier 2018 au Majectic de Cadjèhoun. Occasion pour le président de se prononcer sur la situation du pays, de justifier les positions du parti face aux questions de la nation durant l’année 2017, et de faire des mises en garde.
Hymne national, animation des femmes militantes du parti vêtues de tenue traditionnelle de couleurs jaune et blanc. C’est bien dans une ambiance de fête que les militants du parti Restaurer l’Espoir (Re), ont présenté leurs vœux de nouvel an à leur président Candide Armand Azannaï. Que se soit les jeunes, les femmes, les cadres et même les sages du parti, tous ont multiplié des vœux de bonne santé et de protection au président Candide Azannaï et sa famille. A l’unanimité, ils ont précisé que ces vœux interviennent à un moment où le Bénin traverse une crise sociopolitique sans pareil.
Paupérisation accrue
Calixte Garba venu de Kouandé et représentant des jeunes Re, a souligné que depuis le 6 avril 2016, les jeunes cherchent leurs repères en vain. Car, le régime dit du nouveau départ a anéanti l’espoir qui l’a accompagné au pouvoir. En lieu et place des emplois, la jeunesse assiste en silence aux licenciements massifs, à la liquidation des offices et sociétés d’Etat. Pour sa part, Caroline Azon a précisé que le régime de la rupture a ruiné les femmes avec des casses sauvages. De même, les mesures sociales sont en pannes. Selon le secrétaire général du parti et député à l’Assemblée nationale, Guy Mitokpè, cette cérémonie est une occasion de faire le bilan des actions menées et de repréciser les défis qui attendent le parti dans un contexte où le pays est gouverné avec beaucoup de doute et d’incertitudes. Et 2017 a été une année difficile et éprouvante pour les populations, car « au nom des réformes sans résultats, elles ont subi les assauts de destruction de la part de nos gouvernants, dans la pratique quotidienne de leurs activités ». Le député Guy Mitokpè a relevé que le parti est fier d’avoir été en 2017 à l’avant-garde de la dénonciation des actes anti développement, de corruption et du mépris du respect des principes de bonne gouvernance et de démocratie.
Défis à relever
Alors, pour Justin Ekpéli Kpézé le représentant des élus du parti, 2018 est pour les membres du parti un virage décisif. C’est déjà l’antichambre de tous les combats futurs. Il ne reste qu’à travailler pour être résolument présent à tous les rendez-vous électoraux. Ensemble, les membres du parti vont peaufiner et définir les mécanismes de suivi et d’évaluation de toutes les actions du parti. Il a indiqué que les militants doivent travailler davantage pour immerger leurs tares et intrigues, afin de faire émerger éloquemment leurs actions pour un rayonnement véritable du parti sur l’échiquier national. L’ambition du parti restaurer l’espoir, c’est d’éveiller les consciences, c’est de rappeler aux hommes politiques de ce pays leur rôle dans la cité.
Combattre la gouvernance par la ruse, la hargne et la rage
« Notre pays est dans une mauvaise passe préjudiciable à la paix, à la cohésion nationale et au pacte républicain. », a laissé entendre le président du parti Candide Azannaï. Pour lui, en 2017 trois événements ont retenu l’attention à l’échelle du parti. Il y a sa démission du gouvernement intervenue le 27 mars, le 03 juin 2017 la tenue du 3e Congrès ordinaire, et le 07 octobre 2017, la tenue du Conseil national ordinaire annuel 2017. Revenant sur sa démission, il a estimé qu’elle exprime son profond désaccord avec le président de la République, désaccord né de son «refus de servir de caution à l’assassinat programmé de la démocratie, ô combien chèrement acquise, au pillage des secteurs prometteurs, au bâillonnement des libertés, à la ruine de l’Etat de droit, et à la désintégration de la cohésion nationale, à l’érosion des acquis du Renouveau démocratique ».
Alors, il a choisi de se mettre « à l’écart de l’arrogance de l’ingratitude, à l’écart des parades de l’orgueil pillard et glouton, qui chaque jour cible comme victime tout ce qui lui paraît rentable dans notre Pays, dans un déchaînement aveugle de brutalité contre les pauvres populations…». Pour lui, «le temps des détails viendra». Candide Azannaï estime qu’on ne peut pas combattre l’actuel régime comme celui défunt. Il faut donc changer de stratégie. Il a aussi informé qu’en sourdine, des réunions se tiennent pour