Les députés ont examiné hier à l’Assemblée nationale, quatre questions orales avec débats au gouvernement. Au nombre de ces questions, figure le dossier de Nocibe.
Le député Antoine Kolawolé Idji et d’autres collègues sont les auteurs de cette question d’interpellation. A en croire l’honorable Kolawolé Idji, auteur principal de la question, des situations graves se produisent sur le site ; des explosifs sont utilisés dans la carrière d’exploitation du gisement, explosions qui provoquent des écroulements jusqu’à plusieurs kilomètres à la ronde, et causent des dommages graves à la santé de populations sans défense.
Au regard de cette situation, le député Kolawolé Idji a demandé au gouvernement, conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de fournir à la représentation nationale, des réponses aux préoccupations suivantes : quelles ont été les dispositions prévues dans les documents d’études environnementales, préalables à l’installation de cette usine, contrat fait par le gouvernement par rapport aux conditions de vie des populations de Massè et des communes de Kétou, Pobè et Adja-Ouèrè en général, quelles exonérations ou bien autres régimes, particuliers et exceptionnels ont été accordés à la Nocibe, et que peut-on dire de l’apport de cette société à l’économie de notre pays. Autant de préoccupations qui ont conduit le ministre de l’industrie à fournir des réponses adéquates aux députés. Mais ces réponses n’ont pas pour autant émoussé les inquiétudes de certains députés, qui n’auront d’autres alternatives que de recevoir des réponses complémentaires du gouvernement par écrit.
Réponse du gouvernement
« La Nocibe bénéficie d’un certificat de conformité environnemental auquel est annexé un plan de gestion environnemental et social. Le suivi de la mise en œuvre des mesures de protection de l’environnement consignées dans ce plan est en principe, régulièrement assuré par un cabinet de réputation internationale, en coordination avec l’agence béninoise de l’environnement. Pour différentes activités à mener depuis la phase de démarrage des travaux jusqu’à la phase de production, les impacts environnementaux ont été identifiés, les mesures d’atténuation ou de renforcement correspondantes ont été prises, dans le compte du plan de gestion environnemental et social. Par exemple, les tirs au niveau des carrières de Nocibe sont prévus pour être opérés dans des conditions sécuritaires rigoureuses, qui protègent les zones concernées incluant tous risques, aussi bien pour le personnel que pour les populations riveraines… Les normes en matière de vibration sont respectées… En ce qui concerne les clauses du contrat par rapport aux conditions de vie des riverains, au niveau de la convention minière pour l’exploitation et la transformation de calcaire, d’argile et de latérite dans les communes d’Adja-Ouèrè, Pobè et Kétou, aucune clause ne prévoit la mise en œuvre de mesures sociales ; Néanmoins, la Nocibe a intégré dans ses activités un volet social qui prend en compte la