Concours au Bénin : Togbonon dans la peau de l’avocat du gouvernement

Le Procureur de la République Gilbert Ulrich Togbonon, a échangé avec la presse ce vendredi 09 mars 2018 au sujet des concours à polémique de l’année 2015 sous le régime Yayi. Bien qu’étant dans ses prérogatives, la manière par laquelle le procureur donne des explications sur les affaires amène à penser qu’il se rapproche du rôle d’avocat du gouvernement.

Le point de presse sur la procédure judiciaire entreprise par le procureur, n’a pris en compte que les dénonciations sur les cas de concours de 2015. Mieux, les mis en cause ne bénéficient presque plus de la présomption d’innocence comme le prévoit les dispositions constitutionnelles, puisque le procureur a tiré la conclusion avant leur jugement : « les enquêtes ont révélé des indices graves et concordants de nature à motiver leur inculpation pour abus de fonction, fraude dans les examens et concours publics, et corruption passive d’agent public national aggravé. Toutes des infractions prévues et punies par la loi n°2011-20 du 12 Octobre 2011, portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin », a-t-il affirmé.

C’est qu’en fait bien qu’étant dans ses droits, les points de presse du procureur ressemblent plus à des prononciations de verdict qu’à la présentation de l’avancée de l’enquête. Toute chose qui contraste avec

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Grogne sociale au Bénin: Le dossier brûlant qui attend Talon

Depuis le mois de janvier 2018, les travailleurs de certains secteurs importants du pays sont en mouvement de débrayage. Ils exigent du gouvernement la satisfaction d’un certain nombre de revendications, mais ce dernier refuse de céder et le bras de fer ne fait qu’envenimer la crise sociale. Le Président Talon dès son retour de Paris, aura fort à faire pour éviter d’entraîner tout le pays dans cette crise persistante.

En quittant Cotonou pour une visite officielle en France, le Président Patrice Talon a laissé le Bénin dans une situation délétère. Les travailleurs de plusieurs secteurs sont en cessation de travail. La santé, l’éducation et la justice sont en grève. Les patients des hôpitaux et des centres de santé n’arrivent plus à se faire soigner correctement, les écoles, universités publiques et tribunaux sont fermés. Les enfants sont livrés à eux-mêmes dans la rue, les parents sont soucieux de leur avenir…

Le chef de l’Etat en déplacement en France ne doit pas avoir le sommeil tranquille. Le pays qu’il dirige est en ébullition. D’ailleurs, aucun dirigeant au monde ne le pourrait. Le Président de la république a fait semblant de banaliser la tension sociale qui règne actuellement au Bénin, lors de son point de presse conjoint avec Le Président Emmanuel Macron à Paris. Mais dans son for intérieur, il sait que le dénouement ne dépend que de lui, car la fronde sociale est un épineux dont il est le seul à déterminer le dénouement.

Le dialogue de sourds fait perdurer la crise

La crise sociale qui prévaut actuellement au Bénin, en inquiète plus d’un au regard de sa durée, de son intensité et ses conséquences. Les deux parties n’arrivent pas à accorder leurs violons. Le débrayage a été déclenché par les travailleurs, suite au vote par le parlement de la loi portant le retrait du droit de grève. Etant donné le caractère sensible de la question, les députés pouvaient retirer cette loi pour calmer les mécontentements.

Les travailleurs dans l’attente d’une solution à leur première exigence, en ont profité pour ressusciter toutes les vielles revendications qui dormaient dans les tiroirs. Il a fallu la décision de la cour constitutionnelle invalidant cette loi pour rassurer les grévistes. Ainsi, les travailleurs des secteurs de la santé et de la justice avaient aussitôt mis fin à leur débrayage en demandant au gouvernement de veiller à la satisfaction des autres revendications dans les négociations. Mais grande a été la surprise des travailleurs de constater des défalcations sur leurs salaires du mois de février 2018. Ils ont perçu ce comportement du gouvernement comme un acte de provocation. Les agents de l’Etat mécontents ont donc

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Bénin : Comment Patrice Talon s’invite devant la justice

Par deux fois, le président de la République a fait le même aveu. C’était d’abord face aux membres de l’épiscopat qu’il recevait au Palais de la marina il y a de cela quelques semaines, puis lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Elysée. Patrice Talon y a reconnu sa part de responsabilité dans la mauvaise gestion des affaires publiques au Bénin depuis des décennies. Il a avoué publiquement avoir contribué à l’adoption de la mal gouvernance, et faire partie de la minorité qui en profité. Par ces aveux, le chef de l’Etat entend se compter parmi ceux qui doivent rendre gorge de leurs actes préjudiciables au mieux-être de tous.

Le Bénin est un petit pays pauvre d’Afrique de l’Ouest aux ressources limitées, et qui a connu de nombreux soubresauts sociopolitiques et économiques depuis son accession à la souveraineté internationale le 1er août 1960. L’instabilité du pays était toujours liée à la mal gouvernance, au choix des dirigeants et à l’option politique et idéologique du pays. Mais à la Conférence Nationale des Forces vives de février 1990, les béninois ont unanimement opté pour la démocratie et le libéralisme économique. Ils ont accepté de combattre toutes les pratiques malsaines pouvant entraver le bien-être de chacun et le développement harmonieux de tous les secteurs vitaux du pays. Depuis près de 30 ans, le Bénin n’a plus jamais connu de crise financière, économique ou de conflit meurtrier, pouvant empêcher son essor comme cela se remarque sous d’autres cieux. Le pays est ainsi un modèle de démocratie et de stabilité sociopolitique envié partout en Afrique et le monde.

Mais de manière générale, les Béninois ne sont pas fiers de l’état de développement économique de leur pays. Le Bénin n’enregistre pas de grandes réalisations socio économiques pouvant le propulser à l’échelle des nations phares du continent africain. Les secteurs de l’éducation, la santé, l’énergie, les transports, l’agriculture, l’élevage, la pêche, la culture et les sports, se retrouvent dans un état de délabrement total. Les jérémiades des citoyens et les grèves des travailleurs du secteur public n’y ont rien changé. La prévarication, le pillage des ressources de l’Etat, la corruption, l’impunité etc., sont autant de cancers, instaurés en règle au sommet de l’Etat. C’est l’œuvre d’une minorité qui s’accapare toutes les richesses de l’Etat au détriment de la majorité pauvre. Ainsi, des individus sont devenus plus riches que l’Etat, et ils sont même prêts à narguer tout un peuple lorsque leurs contrats lugubres sont menacés.

Prendre au sérieux ces aveux du chefs de l’Etat

Lorsque le Président Patrice Talon faisait savoir récemment devant le clergé béninois qu’il a contribué à la déconfiture de son pays et qu’il en a assez profité, les Béninois prenaient ces propos comme une boutade. Mais, le chef de l’Etat a réitéré ces aveux à Paris lors du point de presse conjoint avec le président français Emmanuel Macron. Avouer à la face du monde des agissements malveillants contre son propre pays, dans le seul dessein d’engranger des avantages juteux, est un acte de bravoure inégalable. Surtout, lorsque l’auteur est un chef d’Etat en exercice. Mais c’est un acte qui pose un problème de crédibilité et choque la morale. Si le chef de l’Etat est sincère dans ses déclarations, il doit à présent se présenter devant les tribunaux pour expliquer à ses compatriotes comment il a contribué à la régression de son pays : le mode opératoire, les personnes mises à contribution, la nature des avantages et leur destination. C’est le moment pour la justice béninoise de se mettre en branle pour

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Affaire Zinsou – Ebomaf au Bénin: Gbadamassi en mission commandée

Le député Rachidi Gbadamassi a animé hier mardi 6 mars 2016, une conférence de presse à l’Hôtel Azalai de Cotonou. Il a été question de la supposée créance de l’ancien candidat des Fcbeà la présidentielle de 2016.

Face à la presse, le député de la 8e circonscription électorale soutient que le débiteur d’Ebomaf doit rembourser sa dette, et doit aussi être frappé avec ses complices de déchéance électorale pour avoir utilisé un montant supérieur à celui prévu par la loi pour la campagne présidentielle. En lisant entre les lignes ces propos du député, on s’aperçoit que la personne visée par cette sortie médiatique n’est autre que Boni Yayi.

Le député de la 8e circonscription électorale a expliqué à la presse que sa sortie médiatique portait sur la créance supposée de 15 milliards Fcfa, que Lionel Zinsou a contractée auprès de l’entreprise Ebomaf. Il fonde ses allégations sur l’article du périodique français « la Lettre du continent », qui dans sa parution du 21 février 2018, titrait : « Lionel Zinsou déstabilisé par une lourde créance ». Ce sont donc les faits rapportés par cet hebdomadaire spécialisé dans les informations confidentielles que Rachidi Gbadamassi a rappelés à l’assistance. Il est revenu sur les 15 milliards Fcfa de dette que l’ancien premier ministre aurait contractés auprès du président fondateur de l’entreprise Ebomaf, le Burkinabé, Mamadou Bonkougou. Il a établi que cette somme qui lui aurait été prêtée entre janvier et mars 2016, correspondant à la période de la campagne électorale de la présidentielle de 2016. Il aboutit donc à la conclusion que le bénéficiaire de ladite créance aurait utilisé ces fonds à des fins de campagne électorale.

Intrigues politiques

Dès lors, il invoque le code électoral notamment l’article 10, qui dispose que le budget de campagne électorale pour la présidentielle ne saurait excéder 2.5 milliards Fcfa. Pour Rachidi Gbadamassi, le budget de campagne de Lionel Zinsou aurait donc dépassé le montant fixé, et par conséquent la chambre des comptes de la Cour suprême devrait s’autosaisir et faire payer l’amende comprise entre 5 et 50 millions Fcfa à ce dernier, en plus d’une année de déchéance électorale. Il postule que Lionel Zinsou soit sanctionné autant que son complice qui l’a imposé comme candidat, ainsi que les partis politiques qui l’ont soutenu.

Il dit par ailleurs que tout doit être fait pour que le supposé débiteur d’Ebomaf paie ses créances. Pour se faire Rachidi Gbadamassi annonce entamer une tournée sous-régionale pour rencontrer les parlements de la sous-région, ainsi que les chefs d’Etat dans le but de les amener à plaider pour le paiement de cette créance. Seulement, même avec toute la volonté de prendre au sérieux ces allégations du député de la 8e circonscription électorale, quelques faits suscitent des interrogations.

Probable diffamation

C’est par exemple savoir à quel titre Rachidi Gbadamassi s’emploie à suivre cette affaire. Est-ce comme un mandaté d’Ebomaf ou comme actionnaire de cette structure ? Surtout que depuis la publication de cet article par le journal français, aucun officiel d’Ebomaf ne s’est

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A l’Elysée, les aveux de Talon sur la mauvaise gouvernance au Bénin

Talon a-t-il le « mal de l’Elysée » ? Chaque fois qu’il s’y rend, l’actuel chef de l’Etat Béninois sort du registre classique de la communication recommandé en ces occasions. Un mot de trop ou parfois une allusion maladroite discrédite ainsi son speech. Avec Hollande, on l’a vu humilier l’intelligentsia béninoise en parlant de « désert de compétence ». Hier, il a reconnu sa responsabilité dans la souffrance des Béninois.

Patrice Talon est depuis quelques jours dans une opération de rédemption. Sûrement perturbé par sa conscience, il n’hésite plus à dire publiquement sa responsabilité dans la situation critique du pays. Déjà face au clergé catholique, puis une seconde fois hier à l’Elysée en présence du président français Emmanuel Macron. Morceau choisi : « Vous savez à mon âge et pour le parcours qui a été le mien au Bénin, il ne serait pas sincère de dire que je n’ai pas une responsabilité dans la situation dans laquelle se trouve mon pays. Il faut le dire, la responsabilité est partagée par beaucoup de béninois dont moi-même. Et l’état dans lequel se trouve le pays (…) autant de choses qui ont profité à une minorité dont moi-même. Et, être dans mes fonctions actuelles, avoir cette opportunité de réparer et m’abstenir de le faire, ce serait louper l’occasion de rentrer dans l’histoire, ce serait louper l’occasion à la fin de votre vie de vous regarder dans le miroir et dire j’ai accompli ma mission sur terre, même si par moment on n’a pas été à la hauteur des attentes de nos concitoyens et que nos intérêts personnels ont pu peut être nous aveugler ».

De ces déclarations, il faut d’abord saluer l’effort d’honnêteté fait par le président de la république pour reconnaître et dire publiquement sa part de responsabilité dans la décadence actuelle du pays. C’est peut être une démangeaison morale, mais qui a toute sa portée puisqu’elle permet de situer les responsabilités des uns et des autres. Et comme il nous offre cette opportunité, pourquoi ne pas amener le chef de l’Etat à faire une confession plus approfondie pour en savoir davantage sur cette responsabilité qu’il n’a plus la pudeur de garder. Dans un pays sérieux, ces déclarations auraient été prises plus au sérieux. Un tribunal spécial pourrait être constitué pour l’écouter, afin qu’il dise tout ce qu’il a fait de mal au pays, afin qu’il dise à combien s’élèvent les actes de prévarication dont il a bénéficié, les auteurs et les circonstances. Le chef de l’Etat nous offre une occasion inouïe d’organiser notre conférence « vérité et réconciliation », en faisant confesser tous ceux qui, comme lui, ont une part de responsabilité dans le malheur qui frappe le grand nombre.

Confessions inachevées

Mais hélas, autant on doit se réjouir de cette volonté du président Talon de se confesser, autant on doit dénoncer sa duplicité de langage. Autant il dénonce l’inégalité, autant il en fait la promotion à travers le paiement d’émoluments colossaux à ses proches collaborateurs. L’exemple qui défraie la chronique est celui de

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Partis politiques au Bénin : Que reste-t-il de l’Union fait la Nation ?

Entre 2008 et 2011, elle avait faire rêver tout un peuple. En si peu de temps, elle réussit sous l’égide d’un certain Bruno Amoussou, à fédérer les partis et les hommes politiques, même les plus antagonistes, et à devenir une force politique incontournable. Mais l’échec à la présidentielle de mars 2011 fait dévoiler la fébrilité de cet ovni politique. Depuis, l’union se réduit comme peau de chagrin, et les contingences politiques actuelles tournent en sa défaveur.

Sauf cataclysme, l’Union fait la nation (Un) devrait aller en conseil national transitoire dans les jours à venir. Probablement le 10 mars prochain, souffle une source proche du parti. Ce congrès doit permettre à ce conglomérat de partis et de personnalités politiques, de se muer en une vraie union comme son nom l’indique, avec la dissolution des partis qui le composent. Cette fusion avait été choisie comme modèle de réforme pour amener l’union à se dynamiser et à rester conforme à l’air du temps.

Mais s’il arrive à tenir en dépit des réticences internes, ce congrès contribuera plus à l’enlisement qu’à la résurrection de l’union. Et pour cause, depuis l’échec de son candidat à la présidentielle de 2011, l’idéal de l’union n’émeut plus grand monde dans le gotha politique. Beaucoup de grands leaders en doutent, au point où juste après cette élection, les deux plus grosses cylindrées que sont le Prd et la Rb ont quitté la barque, laissant l’union dans la seule main des petits partis. C’est cela qui explique le nombre infime de députés obtenus aux législatives de 2015, avec douze députés contre les 30 obtenus en 2011. Soit une baisse de pourcentage de plus de 50%. Précision de taille : de 13 députés, plusieurs comme Candide Azannai, Claudine Prudencio et Joseph Djogbénou, ont juste emprunté le navire Un pour se retrouver à l’Assemblée nationale. Au total, tout bilan bien fait, l’Un originelle tournera autour de 8 ou 9 députés. Cette comparaison des deux législatives était importante pour montrer le niveau criant du recul connu par cette alliance en moins de quatre ans.

Plus fragilisée

Aujourd’hui plus que jamais, l’union est encore fragilisée. Elle ne pourra plus avoir la chance d’avoir

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Bénin : Le Bmp soutient Patrice Talon et annonce la fin de la récréation

C’est à la faveur de la conférence de presse que des députés membres du bloc de la majorité parlementaire, ont animée hier mardi 27 février 2018 à l’hôtel Azalaî de Cotonou que les députés du Bmp ont fait leur rentrée politique. Face aux professionnels des médias, le coordonnateur du Bmp Jean-Michel Abimbola et six autres de ces collègues, ont opiné sur quatre sujets d’actualité. Ils n’ont pas manqué d’annoncer la fin de la récréation, ainsi que le soutien indéfectible du Bmp aux actions du président Patrice Talon.

Le coordonnateur du Bmp, Jean-Michel Abimbola, a dans son propos liminaire expliqué la philosophie de gouvernance du président Patrice Talon qui se fondent sur des réformes qui bien que douloureuses à admettre, doivent produire à termes de la joie et le bien-être à tous les citoyens. Mais pour que cette transformation souhaitée de la qualité de vie, des comportements et du pays se produise, il faut de la part des populations, un minimum de sacrifices. Cette mise au point faite, les six autres collègues sur le présidium se sont prononcés sur quatre sujets d’actualités.

De la non-désignation des représentants du parlement au Cos-Lépi

Le député Gérard Gbénonchi a expliqué que la décision de la Cour qui faisait injonction au parlement de désigner ses 9 représentants au Cos-Lépi au plus tard le 21 décembre 2017 est arrivée au moment où le parlement était en pleine session budgétaire. Il relève toutefois que le président de l’Assemblée nationale a transmis cette décision à la commission des lois. Démontrant ainsi que si ces membres ne sont pas encore désignés jusqu’à lors, c’est parce que le président de l’Assemblée veut respecter le règlement intérieur du parlement. Il annonce que le parlement n’étant pas actuellement en session, ces représentants seront certainement désignés lors de la prochaine session d’avril 2018. Par ailleurs, Gérard Gbénonchi fait remarquer que selon la loi, c’est la liste de la Lépi de la dernière année avant les élections qui sera utilisée. Ce qui veut dire techniquement que c’est la liste du Cos qui sera installé en juillet 2018 qui servira pour les élections de 2019. Par conséquent, c’est faire des économies à l’Etat que de se passer de l’installation des Cos-Lépi intermédiaires. Le même Gbénonchi reconnaît en même temps que le parlement ne fait pas la promotion du non-respect des lois de la République.

Sur les demandes de la levée des immunités parlementaires

Orden Alladatin a rappelé qu’au cours d’un séminaire parlementaire qui s’est déroulé à Dassa en 2017, les députés avaient pris l’engagement à l’unanimité devant le garde des sceaux, d’apporter leur caution à la lutte contre la corruption. Promettant d’aller jusqu’à la levée de l’immunité parlementaire d’un des leurs si cela s’avère nécessaire. Alladatin affirme donc que c’est cet engagement qu’il faudra à l’occasion traduire en acte. Il a expliqué la faisabilité de cette procédure au plan juridique et évoquant les dispositions des articles 136 et 137 de la constitution et les articles 70 et 71 de la loi organique de l’Assemblée nationale et l’article 86 de la même loi pour ce qui est des anciens ministres. Pour Orden Alladatin, ces demandes de levée d’immunité et d’autorisation de poursuites ne constituent des actes d’acharnement plutôt le désir du gouvernement de lutter contre la corruption. Relevant au passage qu’un grand soutien au régime se trouve actuellement dans les mailles de la justice.

Du retrait du droit de grève et la reprise des mouvements de grève

L’honorable Louis Vlavlonou trouve que même si la grève peut être un moyen de revendication d’un droit, en abuser est un problème. Il a expliqué que ce sont les abus constatés dans l’expression du droit de grève qui a amené certains députés en collaboration avec le gouvernement à penser à une loi de retrait de ce droit de grève. Il a exprimé sa déception vis-à-vis des magistrats qu’il désigne comme des « sachants du droit », le fait d’avoir opté d’aller en grève juste après que ladite loi ait été votée au parlement. Il soutient que ces magistrats auraient attendu que

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Bénin : Après Ajavon, Léhady, Mètongnon, la traque continue…

Le gouvernement de la rupture déroule son plan, du moins sa stratégie de lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics depuis quelques temps. Mais l’opinion perçoit beaucoup plus cette initiative comme un prétexte pour réduire à néant les opposants politiques les plus en vue. On assisterait donc à un déploiement de la politique de ruse et de la rage.

La lutte contre la corruption officiellement déclenchée au Bénin par le gouvernement Talon, passe pour un acharnement contre les concurrents politiques. Ce combat est avant tout noble, mais la manière dont il est mené, laisse le peuple perplexe. Elle suscite des interrogations et appelle à comprendre l’esprit qui guide cette opération dite « mains propres ». Tout part des audits, une étape préliminaire des enquêtes qui se termine bien souvent sans l’audition des futurs mis en cause. En effet, plusieurs personnes incriminées par des audits, se plaignent de n’avoir jamais été écoutées par les auditeurs. Et la persistance de ces différents audits visant la plupart du temps des hommes politiques membres de l’opposition, fait naitre des doutes. Des audits sélectifs et parcellaires, des actes qui ignorent le principe du contradictoire… sont tant de moyens dont les autorités abusent pour discréditer des leaders politiques qui ne partagent pas les idéaux de la rupture.

Ajavon, la risée de la rupture

Le président du patronat Sébastien Germain Ajavon, a pris ses distances d’avec le pouvoir suite à l’affaire de découverte de 18 kg de cocaïne, pour laquelle cet homme d’affaires béninois était à deux doigts d’aller en prison. Depuis cet événement, Sébastien Ajavon devra travailler à refaire son image. La rupture crée le branle-bas au sein des opposants avec des audits ciblés sur la gestion de certains leaders politiques, potentiels concurrents du régime de la rupture. Komi Koutché, Léhady Soglo font ainsi les frais de leur opposition au gouvernement de la rupture. Les deux derniers, chefs de partis, sont contraints à l’exile face à la persistance de la stratégie mise en place aux fins de les écrouer. On se souvient de l’arrestation manquée de

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Affaire Atao Hinnouho au Bénin : Comment l’Etat a failli

L’affaire dite de « faux médicaments » qui défraye la chronique depuis quelques jours avec la mise sous mandat de dépôt des responsables des sociétés grossistes, est loin de livrer tous ses secrets.

Selon une investigation conduite par notre rédaction, ces grossistes répartiteurs présentés comme des faussaires, sont au contraire les victimes d’un système pharmaceutique laxiste entretenu par l’Etat, à travers la Direction des pharmacies, des médicaments et des explorations diagnostiques (Dpmed), la douane et les autres corps de contrôle de l’Etat.

Dans une dernière conférence de presse, le procureur de la république s’est fait plus précis dans les charges retenues contre les grossistes répartiteurs qu’il a décidé de mettre sous mandat de dépôt depuis quelques jours. Il les poursuit pour violation de l’article 32 de la loi N°2007-21 du 16 Octobre 2007, portant protection du consommateur en république du Bénin. Cet article stipule :

« il est interdit à toute personne de falsifier des denrées servant à l’alimentation humaine ou animale, des substances médicamenteuses, des boissons et des produits agricoles naturels ou transformés destinés à la vente (…) d’exposer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente ou de vendre des substances médicamenteuses falsifiées, corrompues ou toxiques… ».

Le procureur raconte que ces grossistes répartiteurs ont consciemment acheté des médicaments auprès de plusieurs sociétés fictives appartenant à l’honorable Ataou Hinnouho, principal accusé dans cette affaire. Selon les recoupements faits, les choses ne se sont pas passées exactement ainsi. Plusieurs sources proches des responsables de ces sociétés affirment qu’elles ne se sont jamais approvisionnées auprès de Atao Hinnouho, ni aucune de ses sociétés. « Vous ne trouverez nulle part dans documents, aucune facture au nom de l’une des sociétés de Atao. Mes factures sont au nom de New Cesamex qui exerce légalement au Bénin », précise un responsable de l’une des sociétés grossistes actuellement en cause. New Cesamex est une firme pharmaceutique basée en Inde et ayant une succursale à Kinshassa en République démocratique du Congo.

Cette firme a une autorisation de mise sur le marché (Amm), délivrée par le ministère de la santé pour 17 molécules sur les 4000 autorisées au Bénin. Atao Hinnouho n’est plus le représentant au Bénin, mais chose curieuse, le représentant indien de cette firme loge chez le député en cavale.

Les grossistes se sont à maintes reprises étonnés de la rapidité de cette société dans la livraison de produits, chaque fois qu’ils font des commandes. En vingt quatre ou quarante huit heures au plus, les commandes sont livrées. Ayant adopté la formule de livraison « franco domicilié » avec elle, New Cesamex devrait leur livrer dans leurs magasins les produits commandés.

Un Etat complice et responsable

La révélation de cette affaire montre à la face du monde l’incapacité et l’irresponsabilité du gouvernement dans sa prérogative constitutionnelle de protéger ses citoyens.

Comment donc Atao Hinnouho et Salimatou Karimou ont pu échapper à tous les corps de contrôle de l’Etat, pour

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Corruption au Bénin: Les têtes qui doivent tomber

Engagé dans une lutte encourageante contre la corruption, Patrice Talon n’a pourtant jusque là pas convaincu la majorité de ses compatriotes de la sincérité de son combat. Et pour cause, aussi bien le timing de la lutte que les cibles choisies laissent à désirer. Ils font croire que cette lutte, au lieu d’être une mission républicaine de salubrité, prend le visage d’une campagne de répression et d’intimidation des pourfendeurs de sa politique.

L’un des grands chantiers sur lequel les Béninois attendent leur président est celui de la lutte contre la corruption. Car, si beaucoup d’entres eux lui ont accordé leur suffrage en 2016, c’est en grande partie à cause de son discours de campagne sur la lutte impitoyable contre la corruption. Le 06 avril 2016, dans son discours d’investiture, Talon a déclaré solennellement que « la lutte contre la corruption est un combat de tous les jours ».

Mais une fois au pouvoir, sa détermination affichée pendant la campagne s’est progressivement émoussée. Ce qui était naguère une priorité a commencé à devenir le dernier des soucis. Le chef de l’Etat a mis le coude sur les nombreux rapports d’audits qu’il a commandités dans plusieurs sociétés et offices d’Etat, et dans certains ministères. Cette attitude est venue aggraver les premiers soupçons qui font dire à certains que le chef d’Etat a décidé de protéger les prévaricateurs, au lieu de les livrer à la justice. Il suffit de voir ses premières nominations pour s’en convaincre. Un prévaricateur condamné par la justice comme préfet du Littoral, et un ministre de la décentralisation à casseroles. D’autres attitudes peu rassurantes ont suivi. Il s’agit du retour en force des conflits d’intérêt et des marchés gré à gré au sommet de l’Etat. A l’Assemblée nationale, il s’est accoquiné avec des députés corrompus pour constituer sa majorité. Pendant près de deux ans, rien n’a bougé sur le terrain de la lutte contre la corruption. Puis, un jour au cours d’un Conseil des ministres, le gouvernement publie un extrait du rapport d’audit à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), et dénonce des placements illégaux de fonds de la caisse auprès de la Bibe, une banque alors en faillite. Il fallu attendre le 14 février dernier pour voir les premières actions de lutte contre la corruption… a travers la demande de levée d’immunité de six personnalités politiques impliquées dans divers dossiers de malversations financières.

Lutte-spectacle

En dépit de la communication organisée depuis quelques jours pour démontrer le caractère impartial et sincère de la lutte actuelle contre la corruption, bon nombre de Béninois ont du mal à y croire. Hormis l’arrestation

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Lutte contre la corruption au Bénin : Des rapports d’audits, dénoncés

L’opération de salubrité de l’administration publique connue encore sous l’appellation de lutte contre la corruption, prend du plomb dans l’aile. Non pas parce qu’elle ne va pas se poursuivre, mais parce qu’elle ne s’entoure pas à la pratique, des garanties nécessaires qui sont censées la créditer auprès de l’opinion. C’est le cas des dénonciations récurrentes des mis en cause dans des affaires portées devant la justice, que des rapports d’audits qui ont servi de base à ces poursuites judiciaires n’ont pas respecté le principe du contradictoire en écoutant aussi les présumés accusés.

Au moins deux cas concrets ont été portés à l’attention de l’opinion. A chaque fois, les mis en cause ont démontré sans être contredits que les résultats des rapports d’audit qui ont servi de levier pour les poursuivre en justice n’ont pas pris en compte leurs déclarations. Une exigence capitale en procédure judiciaire connue sous l’appellation du principe du contradictoire. Avant, c’était le cas de Laurent Mètongnon qui avait retenu l’attention. Celui-ci avait expliqué à travers une sortie médiatique que le rapport d’audit que le conseil des ministres avait attribué à l’Inspection générale des finances, Igf, avait été produit sans que lui qui figurait parmi les mis en cause n’aient été entendus par cette inspection. Il était même allé jusqu’à se demander si c’est réellement l’Igf qui avait produit ce rapport, expliquant qu’ayant été agent au ministère des finances pendant au moins trente ans, il sait que cette inspection ne peut pas produire de rapport sans écouter les mis en cause.Mais malgré cet écueil de grande importance, le gouvernement a quand même porté l’affaire devant la justice.

Des rapports d’audits douteux

Cette fois-ci, c’est le dossier des cadres du parti Fcbe qui sont en voie d’être poursuivis en justice sur la base d’un rapport d’audit rapporté par le conseil de ministres du 28 juin 2017. Ce rapport d’audit qui porte sur la gestion des campagnes cotonnières qui vont de 2013 à 2016, met en cause les anciens ministres sous Boni Yayi, Valentin Djènontin et Fatouma Amadou Djibril, ainsi que l’ancien directeur de la Sonapra, Idrissou Bako. Le porte-parole des Fcbe, Noureni Atchadé, au cours d’une conférence de presse que la nouvelle formation politique avant-tenu hier mardi 20 février 2018 à son siège à Cotonou, a expliqué que les mis en cause n’ont pas du tout été auditionnés dans le cadre

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Bénin : Les Fcbe dénoncent des actes de diversion et d’intimidation

Les dirigeants du parti Forces cauris pour un Bénin émergent ont organisé hier mardi 20 février 2018, une conférence de presse à leur siège au quartier Gbédjromèdé à Cotonou. Face aux professionnels des médias et des militants présents, les dirigeants des Fcbe ont expliqué en quoi ces poursuites judiciaires engagées constituent pour eux des actes d’intimidation et surtout de diversion de l’opinion.

Les membres du bureau politique du nouveau parti constituaient le présidium : le secrétaire exécutif, Valentin Djènontin, le 2è conseiller poolitique, Eugène Azatassou, les honorables Bako Idrissou, Justin Adjovi, GarbaLenga, Paul Hounpkè, l’ancien ministre Yarou et le porte paroleAtchadeNoureni. C’est d’ailleurs le porte-parole qui a lu la déclaration des Fcbe au sujet des poursuites engagées contre les cadres de leur parti. Les Fcbe considèrent ces poursuites comme des actes d’intimidation et de diversion: « l’éclatant succès de notre congrès a déclenché la panique et la colère des hommes forts du moment ».Noureni Atchadé a rappelé que sur les 6 personnes poursuivies, 5 sont des cadres des Fcbe, en plus d’Atao Mohamed, ils sont tous « des figures de l’opposition au pouvoir de la rupture ». Selon ses explications, c’est le garde des sceaux qui a transmis au parquet général, les demandes de levée d’immunité des honorables Valentin Djènontin et Idrissou Bako et de l’autorisation de poursuite de l’ancienne ministre Fatouma Amadou Djibril « sur la foi d’un supposé rapport d’audit dont les résultats ont été présentés lors du conseil des ministres 28 juin 2017».

Actes d’intimidation

Le porte-parole rappelle que les résultats dudit rapport « ont pourtant fait l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle qui les a déclarés contraires à la constitution dans sa décision DCC-17-251 du 5 décembre 2017, en y relevant son caractère discriminatoire et le non-respect du principe du contradictoire ». Sur ce même dossier le porte-parole des Fcbe fait observer que : « sur une vingtaine de membres du comité interministériel seules les personnes en vue aujourd’hui, et engagées dans l’opposition, sont dans le collimateur des procédures de persécution ». Ce qui confirme davantage la thèse de l’intimidation et de l’acharnement, observe-t-il, c’est le fait que malgré la décision de la Cour constitutionnelle qui a déclaré ces rapports d’audits contraires à la constitution, le gouvernement est passéoutre cette décision et a tenu à poursuivre ce dossier devant la justice. C’est le même étonnement quant à la demande l’autorisation de poursuite de l’ancien ministre Komi Koutché. Les Fcbe trouvent surprenant que le gouvernement qui tient à tout prix à avoir la peau, de l’ancien ministre des finances, a trouvé un subterfuge en allant exhumer l’affaire de vol d’argent de compagne électorale qui a eu lieu à son domicile en février 2016, au point« de vouloir transformer le plaignant en coupable ». Aboubakar Yaya, quant à lui, doit d’être poursuivi pour

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Partis politiques au Bénin : Les conséquences et les non dits du financement public proposé

Le débat sur la réforme du système partisan a pris de l’ampleur ces derniers jours, avec la tenue du séminaire parlementaire. Si la création de l’agence nationale d’enregistrement et de suivi des partis politiques a suscité une désapprobation généralisée, le financement public des partis tel que proposé par la nouvelle charte est une véritable hydre. Car, en lieu et place de l’assainissement voulu, il offre une grande possibilité de perversion.

La réforme du système partisan agitée ces derniers jours comme une ingénieuse innovation du gouvernement de la rupture, se révèle de plus en plus comme un véritable pétard mouillé. Une petite comparaison avec la charte de 2002 jamais mise en application, montre bien que les innovations apportées ne concernent que la procédure d’enregistrement et de financement public des partis politiques. L’idée de faire enregistrer les partis politiques par une agence (l’Anesp), logée à la présidence de la république, est si saugrenue qu’elle n’a pas manqué de susciter des réactions, même des proches du régime.

Elle lève un coin de voile sur les vraies raisons de la réforme, qui au regard de ce qu’on voit, apparaît comme un instrument de caporalisation de la classe politique par la main mise sur deux ou trois grands partis politiques. Le vrai dessein politique caché sous cette réforme c’est la caporalisation la classe politique par la maîtrise de ces deux ou trois grands partis qui vont se dégager du lot pour bénéficier de financements publics. Pour faire simple, on veut utiliser le financement public des partis pour atteindre un objectif politique éminemment personnel. Lorsqu’on lit attentivement l’exposé des motifs de la proposition de loi de l’honorable Louis Vlavonou, on se rend compte que l’esprit de cette réforme a pour sous bassement le financement public. Sur les dix paragraphes de ces motifs, sept sont consacrés à la question de financement des partis. On voit clairement l’engouement de la classe politique pour ce financement public attendu comme une panacée pour régler les problèmes des partis politiques. Habilement et subrepticement, la majorité parlementaire a réussi à faire braquer tous les regards sur la création de l’agence d’enregistrement et de suivi des partis politiques, faisant oublier le grand débat sur le financement des partis politiques.

Une dangereuse sélection

Lorsqu’on lit les articles de la nouvelle charte, on se rend compte que le modèle de financement proposé ouvre la voie à une sélection dangereuse qui risque d’affecter la qualité du débat politique. En effet, l’article 45 de la nouvelle charte stipule

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Levée d’immunité au Bénin : Le 1er véritable test de fidélité du Bmp à Talon

La fin de la semaine écoulée a enregistré plusieurs événements. Le plus retentissant et qui a fait ‘’la une’’ de plusieurs journaux de la place, porte sur la demande de la levée d’immunité de trois députés en fonction et trois anciens ministres sous Boni Yayi.

Cette demande formulée par le gouvernement de la rupture à l’endroit du Président de l’Assemblée nationale, constitue un acte qui, en réalité, met à l’épreuve la fidélité des députés membres du Bmp et soutiens des actions du Chef de l’Etat au parlement.

Vont-ils livrer ou non leurs collègues à la justice. La question court sur toutes les lèvres depuis l’annonce ce mercredi 14 février 2018, de la demande de la levée de l’immunité que le gouvernement Talon a adressée à Me Adrien Houngbédji, Président de l’Assemblée nationale. Ladite demande concerne Valentin Agossou Djènontion, Atao Mohamed Hinnouho et Idrissou Bako, tous députés et membres de la minorité parlementaire, et trois anciens ministres sous Boni Yayi que sont : Komi Koutché, Garba Yaya et Fatouma Amadou Djibril. Les raisons de cette demande du gouvernement étant connues de tous, inutile d’y revenir. Il est plutôt nécessaire et important de jeter un regard sur l’attitude que vont adopter les députés membres du Bloc pour la majorité parlementaire (Bmp), députés qui soutiennent les actions du Président Talon à l’Assemblée nationale. Et trois raisons devraient militer en faveur d’un ‘’oui’’ de leur part.

L’évidence du vote favorable

La première, c’est l’appartenance politique des mis en cause (opposition formelle au régime). La deuxième raison est liée à l’effectif actuel du Bmp, estimé à 61 députés (après le décès de Janvier Donhouwahoué). Un effectif qui permet à talon de réunir la majorité absolue et même les 2/3 si nécessaire. La 3e raison trouve son fondement dans la déclaration de l’Honorable Louis Vlavonou sur une radio privée de la place, dans laquelle il rapporte la

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Mauvaise gouvernance à l’Ugr au Bénin : Le coordonnateur et des experts à couteaux tirés

(Le ministre Wadagni interpelé) L’Unité de gestion de la réforme des finances publiques (Ugr), traverse depuis plusieurs semaines une crise de gestion. 

En effet Le torchon brûle entre Alban Bessan le coordonnateur de l’Ugr, et certains experts qui dénoncent plusieurs irrégularités. Le 29 janvier dernier, ils ont donc exprimé leur ras-le-bol au cours d’une rencontre de concertation

Nommé il y a quelques mois coordonnateur de l’Unité de gestion de la réforme des finances publiques (Ugr), la gestion d’Alban Bessan est décriée voire contestée par une bonne frange des experts. En effet, le 29 janvier dernier, ceux-ci ont tenu une séance de concertation pour exprimer leur malaise par rapport à la qualité de la gouvernance en cours dans la structure. De cette rencontre dont le compte-rendu devrait être fait au Ministre, il ressort que les experts s’insurgent contre le pacte de corruption proposé par le coordonnateur, qui rechigne à produire le rapport moral et financier de la revue des finances publiques 2017, tenue en décembre 2017. La nature de certaines dépenses engagées et préalablement rejetées par le comité de direction et celui d’organisation, l’appel à une agence d’événementiel expressément proposée par le coordonnateur afin de valider des surfacturations impliquant la distribution de rétro commissions occultes et repoussées par les experts, sont autant de faits qui les inquiètent. En outre, la non tenue des séances hebdomadaires du Codir, l’absence de contrats d’objectifs et de performances pour le premier trimestre 2018, les propos dégradants tenus contre certaines personnes dont l’esclandre à l’occasion de la présentation des vœux du 2 janvier 2018, les usurpations de fonction au sein de l’Ugr pour ne citer que ceux-là, sont autant de faits qui mettent en cause la sérénité requise dans cette Unité dont l’importance n’est plus à démontrer pour la mise en œuvre des réformes des finances publiques.

Supension

Ayant compris que les experts ont découvert son jeu, le coordonnateur s’est dépêché de leur tirer une balle dans le pied en proposant au Ministre Romuald Wadagni que certains d’entre eux soient remerciés et remplacés. C’est ainsi qu’est intervenue la décision

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Bénin : Quand la lutte contre la corruption prend l’allure d’un chantage

Komi Koutché, Valentin Djènontin, Fatouma Amadou Djibril, Idrissou Bako, Garba Yaya et Atao Mohamed Hinnouho… Telles sont les six personnalités politiques que le gouvernement veut voir comparaître devant la justice. Au regard du caractère parfois insolite des charges et du fait qu’elles viennent toutes de l’opposition, on se demande si la lutte contre la corruption se s’est pas muée en un instrument de chantage.

Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Dans un courrier du garde des sceaux en date du mercredi 14 février, le ministre de la justice Joseph Djogbénou a saisi le président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité de Komi Koutché ancien ministre de l’économie et des finances, Valentin Djènontin ancien ministre de la justice, Fatouma Amadou Djibril ancienne ministre de l’agriculture.

Trois autres députés complètent la liste, à savoir Garba Yaya, Idrissou Bako et Atao Mohamed Hinnouho. Lorsqu’on observe bien cette liste de six personnes, on se rend compte que les cités sont tous de l’opposition. Mieux, ils sont

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Législatives 2019 au Bénin : Ces députés incertains d’être réélus

Les élections législatives de 2019 seront à l’image de celles de 2015 pour ce qui est de l’enjeu. Comme en 2015, la mouvance actuelle voudra conserver sa majorité confortable, alors qu’en face, l’opposition entendra renverser les rapports de force en disposant d’un nombre important d’élus. C’est donc l’heure de vérité qui s’approche pour les 83 députés de la 7è législature. Face désir des uns et des autres d’être réélus, se dressent deux facteurs déterminants :la question du bilan parlementaire.

La tenue du 2è congrès des Fcbe les 10 et 11 février derniers à Parakou, a déclenché le début de la campagne des législatives de 2019 à un an exactement de l’échéance. Ce lancement de la précampagne retentit dans les oreilles des députés de la 7è législature comme le cri du muezzin qui appelle les fidèles de Mohamed à se préparer pour la prière. Du coup et comme des mauvais élèves qui attendent le dernier moment pour commencer à préparer les examens, plusieurs députés ont l’air déboussolés. Un peu comme surpris par la rapide survenue de la période préélectorale. Pourtant, aucun député ne devrait surpris du fait que sur les 4 ans que durent le mandat, seules les 3 premières années sont réservées à l’action et à la visibilité des parlementaires tandis que la 4è année est consacrée à la précampagne.

Députés de formalité

Mais voici qu’une foule de députés ont passé 3 ans au parlement sans poser le moindre d’éclat ni à l’hémicycle encore moins dans leurs localités. Ils se sont illustrés comme des députés faire-valoir, connus pour leur goût pour le sommeil profond, lors des plénières. Ils n’ont jamais fait la moindre intervention, jamais posé une question. Ils sont généralement tirés du sommeil par des collègues pour des votes à main levée. C’est presque par mimétisme qu’ils lèvent la main en faveur du oui ou du non sur des questions dont ils n’ont pas suivi des débats. Ces députés ne savent pas ce

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Congrès des FCBE au Bénin : Yayi entre intrigues et devoir de vengeance

Le 2e congrès des Fcbe tenu les 10 et 11 février 2018 à Parakou, a permis à Boni Yayi de sauver un peu la face, de se mettre en vedette et de donner quelques coups à ses détracteurs. L’homme qui affirme être un simple « invité » aux assises, a été pourtant en coulisses le principal acteur et en a profité pour régler quelques comptes. Houngbédji, Talon, Gbadamassi… chacun a reçu sa petite dose de fiel.

Il n’a certainement pas fini de livrer à la face du monde tous les tours de son sac. Alors qu’on le croyait définitivement mort politiquement, Yayi renaît de ses cendres avec un Fcbe sur lequel il semble avoir une grande emprise. A voir la proximité des personnalités politiques avec lui, on a bien des raisons de croire et de dire que le vrai acteur de l’ombre est Boni Yayi. Fait président d’honneur, il utilisera ce nouveau titre à fond pour se remettre de son « chômage », et surtout régler des comptes avec quelques vieux adversaires politiques qui ont commencé à le narguer depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir. Et contrairement à ce qu’on puisse penser, sa participation à ce congrès a été totale.

Si lors de la cérémonie d’ouverture du congrès, il a eu l’occasion de s’adresser aux populations du septentrion, il a aussi saisi l’occasion des travaux techniques pour parler aux cadres du parti. Pendant plus d’une heure d’horloge, Boni Yayi a exposé la vision qu’il a du nouveau parti. Un parti fort, aussi influent à N’dali qu’à Dangbo, enraciné à Boukoumbé et à Agbangnizoun. Lorsque ce parti deviendra un grand parti, Yayi rêve qu’en son sein puisse venir le président de l’Assemblée. Au cours de son adresse aux congressistes, il a donné l’exemple de plusieurs pays européens dont les parlements sont dirigés par des hommes politiques d’une autre obédience que le parti au pouvoir. Avec ce grand parti, il réglera des comptes.

La première personne qui en fera les frais sera probablement Rachidi Gbadamassi. En effet, le retour de Yayi devant la scène politique va engendrer une grosse

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Bénin : L’alliance FCBE renaît de ses cendres

Après près de deux ans d’hibernation, l’alliance Fcbe renaît de ses cendres. Son 2e congrès qui a pris fin hier à Parakou, a consacré la transformation de cette coalition en parti politique, avec comme secrétaire exécutif le truculent député Valentin Agossou Djènontin. Mais la vraie attraction de ce congrès, c’est Boni Yayi, leader charismatique du parti naissant qui réussit son come back, deux ans après son départ du pouvoir en Avril 2016.

Samedi 10 février 2018. Il y a vingt huit ans, s’ouvrait à Cotonou la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. Les souvenirs de cet évènement majeur de notre histoire politique sont peu vivaces dans les mémoires. Le temps a fait son œuvre et a réussi à nettoyer de la mémoire de beaucoup de Béninois cette date historique. Ici à la place Bio Guéra de Parakou, aucun message officiel n’a rappelé à la mémoire collective cette date. Tout le monde est préoccupé par les problèmes du moment. Les esprits étaient concentrés sur la réussite de ce congrès de refondation des Fcbe, par ailleurs la première sortie politique du président Boni Yayi, deux ans presque après son départ du pouvoir. A 10h, heure prévue pour le démarrage de ce congrès, ce n’était pas encore la grande mobilisation. Selon plusieurs témoignages, le pouvoir a mis en œuvre une batterie d’actions pour empêcher les populations d’assister à ce congrès : distribution de micro crédits aux femmes… Pourtant, les choses sont allées très vite. Les populations par vagues successives ont grossi la foule des militants, et sympathisants à ce congrès. Peu après 11h, le maître de cérémonie commence à annoncer l’arrivée du président Boni Yayi. Peu avant midi, un cortège s’immobilise à quelques mètres du podium central. Un homme descend d’un véhicule 4×4 Ford. Un parasol couvre sa tête contre de brulants rayons de soleil.

Le maître de cérémonie annonce le président Yayi. Lorsque le parasol s’approche on découvre que ce n’est pas Boni Yayi. Fausse alerte, c’est Alassane Djemba alias Gatéri qui faisait un petit numéro en attendant l’arrivée de son ancien mentor. A midi dix, la clameur des populations et les klaxons des zémidjans annoncent son arrivée. Il était exactement 12h17. Boni Yayi était effectivement là. Le véhicule, un Dodge flambant neuf de couleur noire envahi de poussière, s’immobilise à une bonne vingtaine de mètres de la tribune officielle. Impossible d’avancer.  Quelques policiers et gendarme s’agitent autour du véhicule. Les mouvements de la foule, les agitations des uns et des autres pour voir Boni Yayi, soulèvent un amas de poussière qui suffoque les badauds. A 12h30, face à l’incapacité d’ouvrir les portières du véhicule et de faire descendre son occupant, les rares forces de l’ordre sur les lieux dépassées par les évènements, donnent injonction au chauffeur de conduire le véhicule jusqu’à quelques mètres de la tribune. Ce mouvement entraine une grande bousculade et des heurts humains pas très gais. Une période vague de quelques minutes s’installe, le temps pour la sécurité de faire sortir Boni Yayi de son véhicule et de le faire installer sur la tribune officielle. Lorsqu’ils arrivent à trouver la bonne formule, c’est-à-dire faire une haie autour de sa personne et de son épouse pour les amener vers la tribune, c’est sans compter avec la détermination des populations presque déchaînées, décidées à toucher leur « papa » comme on entend les femmes le scander. La foule tangue, la poussière et la canicule montent et quelques faibles s’évanouissent devant des sapeurs pompiers un peu largués.

Regrets, pardon et carton rouge

Une fois que les forces de l’ordre et gardes du corps arrivent à l’amener à la tribune, Boni Yayi salue les populations des deux mains, vêtu d’un boubou de basin blanc. Les salutations finies, les bonnes choses débutent enfin. C’est l’honorable Amadou Issifou qui lance les hostilités, dans un discours qui vitriole presque le gouvernement. Après avoir critiqué les actions du gouvernement et lancé quelques pics à Rachidi Gbadamassi qu’il ne cite pas, l’honorable demande pardon à Boni Yayi pour n’avoir pas respecté sa consigne de vote lors de la dernière élection présidentielle. Il brandit à la fin un carton rouge à la gouvernance de Patrice Talon. A sa suite, l’honorable Réné Bagoudou aussi dénonce « l’horreur » du régime Talon, et brandit également un carton rouge à Talon. La vague des déclarations de partis amis commence par l’Upr de l’honorable Issa Salifou. Ce dernier bien que présent à Parakou, refuse de porter le message de son parti et responsabilise Jamila Sabi Mohamed de le faire, la foule insiste à voir Saley parler, ce dernier persiste et ne se ravise que sur instruction de

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Bénin - Canada : Une honteuse affaire qui pollue l’axe Cotonou - Ottawa

La diplomatie béninoise est encore dans de beaux draps. Alors qu’elle semblait se remettre de son dernier fiasco diplomatique de Paris l’année dernière, une sale affaire de harcèlement sexuel l’éclabousse. En cause, l’ambassadeur du Bénin au Canada Clément Noukpo Kiki, qui lui a préféré faire parler sa libido, plutôt que de s’occuper de diplomatie.

Une affaire de mœurs s’invite dans la diplomatie béninoise, et pollue l’axe Cotonou-Ottawa. Selon des sources concordantes, l’ambassadeur du Bénin à Ottawa, actuellement ex-ambassadeur Clément Noukpo Kiki, est persona non grata au Canada. Les autorités de ce pays auraient contraint les autorités béninoises à le rappeler au pays. Et pour cause, elles ont eu connaissance de la plainte d’une employée de cette ambassade, pour harcèlement sexuel.

Le Canada qui est réputé dans le monde pour apporter les meilleures protections aux femmes, a donc décidé de prendre cette affaire au sérieux. Non seulement il a classé Clément Noukpo Kiki « persona non grata », mais également exigé que l’indélicat ambassadeur soit poursuivi. Cette question de mœurs a dû se glisser dans les échanges entre la ministre canadienne du développement international et de la francophonie, Mme Marie Claude Bibeau (en visite cette semaine au Bénin), et

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Bénin : Le vrai faux dialogue de Patrice Talon avec les syndicalistes

Annoncée pour durer au plus 2h de temps, la rencontre entre le chef de l’Etat et les secrétaires généraux des centrales syndicales a avalé cinq longues heures. A la place du dialogue sincère qui devrait aboutir à des prises de décisions importantes pour la sortie de crise, on a eu droit à un cours magistral du président Talon, qui a cherché plus à convaincre qu’à régler et apaiser. La rupture n’a guère innové sur le plan du dialogue entre le président de la république et les acteurs sociaux. De Yayi à Talon, le format n’a pas trop changé même si le contenu parfois diffère.

Si Yayi promet plus et donne moins, Talon semble quant à lui être dans la posture de celui qui ne promet rien du tout. Il passe son temps à expliquer ses actions et à convaincre ses interlocuteurs qu’il a les meilleures idées. On annonce deux heures, mais on s’emballe pour cinq heures sans que les syndicalistes aient eu, comme on pouvait le penser, la chance d’avoir eu le temps de mieux s’exprimer, de dire avec force détails les choses qui les préoccupaient.

Cette rencontre annoncée et maintes fois reportée, devrait selon beaucoup d’observateurs aider les syndicalistes à trouver solutions aux problèmes actuels. Mais mardi dernier, les syndicalistes n’ont pas eu la chance d’avoir une oreille attentive qui les écoute et qui les aide concrètement. Le président Talon s’est montré

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Bénin : Nécessité de publier les salaires des ministres et du Président

La polémique sur les salaires exorbitants des ministres s’est invitée dans les échanges entre le président de la république et les responsables de centrales syndicales, mardi 06 février à la Marina. Bien qu’il ait nié l’existence d’un salaire de 16 millions pour ses ministres, Talon n’a hélas pas réussi à mettre fin à la polémique. Au contraire…

Une réponse frugale, expéditive, vague. C’est ainsi qu’on peut qualifier celle servie mardi dernier à la présidence de la république par le président Patrice Talon aux secrétaires généraux des centrales syndicales, qu’il a invités pour obtenir un dégel de la tension sociale. Répondant à la question d’un syndicaliste, Patrice Talon a affirmé qu’ « aucun ministre ne gagne 16 millions ». Cette réponse qui devrait mettre fin à la polémique sur les salaires exorbitants des ministres n’a semblé convaincre personne.

En tout cas, pas les interlocuteurs du Chef de l’Etat de cette soirée du mardi, au point où l’un d’eux -Noél Chadaré de la Cosi- invité hier soir sur Canal3, a relancé la même polémique en demandant au chef de l’Etat de publier les salaires des ministres. Selon lui, seule la publication pourrait rassurer les uns et les autres et donner raison au président. Elle donnera force à l’argument qui consiste à dire que l’augmentation des salaires des Dc et Sg des ministères, vise à rationnaliser les dépenses du gouvernement en ceci qu’elle a regroupé en une seule paye (primes et indemnités diverses incluses) les émoluments de ces cadres, et éviter les multiples emplois qui reviennent souvent plus chers au gouvernement.

Lorsqu’on publiera les salaires des ministres, on saura par exemple s’ils sont en dessous des cinq millions perçus par les préfets, et là on pourra bien chercher à comprendre comment on passe d’un salaire de 1,7 million des ministres de Yayi, au 5 millions avec les seules primes et indemnités diverses perçues par les ministres. Si le salaire actuel d’un ministre dépasse celui d’un préfet, ce qui paraît logique, comment expliquer là aussi une si grande différence avec uniquement l’ajout des primes et indemnités ? La publication des salaires des ministres devient dans ce cas un élément déterminant de l’analyse, et ne pas le faire expose le gouvernement aux mêmes critiques. Sauf si le gouvernement est dans une logique autre que de convaincre et de dire la vérité aux populations.

Quid de la liste civile du Président ?

Partout ailleurs dans le monde et surtout dans les pays sérieux, le salaire du président ou liste civile n’est nullement un secret d’Etat ou un « secret-défense ». Il est rendu public et tout citoyen lambda peut chercher à le connaître en s’adressant aux services compétents. Il suffit d’un petit clic sur le net pour voir les salaires des

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Désaccord entre deux anciens alliés politiques Talon - Azannaï : l’impossible réconciliation

En quête de reconquête de sa popularité en baisse, Patrice Talon a effectué ces jours ci deux descentes successives dans le plateau d’Abomey. Accueilli à chaque fois par les sages, dignitaires et têtes couronnées de la ville, ces derniers lui ont fait plusieurs propositions pour un quinquennat apaisé. Le chef de l’Etat les a toutes acceptées, sauf une : réconciliation avec son ancien ministre délégué à la défense Candide Azannaï.

Patrice Talon et Candide Azannaï, c’est désormais chien et chat. Si des voix s’élèvent pour demander la réconciliation de ces deux anciens amis et alliés politiques, la probabilité pour que ce vœu soit réalisé est faible. Selon des sources concordantes, le chef de l’Etat aurait réfuté toutes propositions allant dans ce sens. On se rappelle qu’il y a de cela quelques semaines, Patrice Talon s’était rendu en week-end à Abomey où il a rencontré le roi Agoli Agbo, les dignitaires du plateau d’Abomey, et a participé à la célébration de quelques rituels pour la paix et pour un quinquennat apaisé.

C’est au cours de l’une de ces cérémonies qu’on lui a proposé la réconciliation avec son ancien ministre de la défense. Sans barguigner, Patrice Talon a dit niet. Pour lui, pas question de se réconcilier avec Azannaï. Au contraire, ses propos ont laissé transparaître une volonté vindicative contre celui qui fut l’un de ses soutiens de taille à la dernière élection présidentielle. Les mêmes sources précisent qu’il se dit prêt à le combattre par tous les moyens, car il aurait également des dossiers contre Azannaï. Le 27 mars 2017, Candide Azannaï avait démissionné du gouvernement contre toute attente. Quelques jours après

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