Levée d’immunité parlementaire : La lettre de Me Djogbenou lue devant les députés

Longtemps annoncée, c’est finalement hier jeudi 12 avril 2018 que la lettre du garde des sceaux au président de l’Assemblée nationale, a été lue devant les députés.

C’est désormais chose faite, la suite de la procédure est à attendre du côté du parlement. La stratégie avait été bien huilée de la part du gouvernement.

Elle a consisté à entretenir l’opinion sur la question de la levée des immunités parlementaires des députés, et de l’autorisation des poursuites des anciens ministres par l’Assemblée nationale. Après avoir assez préparé l’opinion à accueillir cette question, le gouvernement a donc fait parvenir ses demandes. Le gouvernement demande à l’Assemblée nationale de lever les immunités parlementaires de : Valentin Djènontin, Mohamed Atao Houninho et Idrissou Bako. Par ailleurs, le gouvernement demande aussi à l’Assemblée nationale de permettre des poursuites judiciaires contre les anciens ministres : Komi Koutché, Valentin Djènontin, Aboubakar Yaya et Fatoumatou Djibril. Selon des explications de spécialistes, l’Assemblée devrait se réunir pour désigner l’un des siens pour conduire la procédure conformément au règlement intérieur du parlement.

C’est cette procédure qui devra décider par vote si le parlement autorise ou non la poursuite des députés et anciens ministres, devant la haute cour de justice. Et la question que se posent les observateurs depuis peu, c’est de savoir si les députés

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Bénin : Flou autour du prix du ciment

Les béninois sont surpris d’apprendre le nouveau prix du ciment sur le marché. Ils doivent débourser désormais 80 000 F Cfa au lieu de 66 000 F Cfa, pour acheter une tonne de ciment.

Par contre, à d’autres endroits, la tonne de ciment varie entre 66 000 F et 68 000 F Cfa. Le paquet est passé de 3300 F à 4000 F Cfa. Les vraies raisons de cette variation de prix sont encore inconnues. Mais d’aucuns disent que c’est Nouvelle Cimenterie du Bénin (Nocibé), qui en difficultés avec le service des impôts, aurait augmenté le prix du ciment. Mais les responsables de Nocibé démentent cette information, affirmant que leur usine n’est confrontée à aucun ennui fiscal.

D’ailleurs, ils indiquent que c’est au niveau des dépôts de ciment que les gérants auraient provoqué cette flambée de prix, et que Nocibé ne dispose pas de dépôts sur le territoire national pour organiser cette spéculation sur les prix de vente de ciment. Les gérants de dépôts aussi renvoient la balle dans le camp des usines de production de ciment, qui seraient en manque de matières premières pour assurer la production en grande quantité de ciment disponible sur le marché. Personne ne sait plus où se trouve la vérité et pourquoi

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Bénin : Le gouvernement veut essoufler le mouvement de grève

Les organisations syndicales Cgtb, Csa-Bénin et Csub, ont à la surprise générale, jeté l’éponge dans leur mouvement de grève. Une action intervenue au moment où les travailleurs continuent de réclamer la rétrocession des défalcations sur salaires.

C’est la politique de diviser pour régner du gouvernement qui est en marche, et qui œuvre depuis le début de la crise sociale, à affaiblir les forces des organisations syndicales en grève.

Les confédérations syndicales la Cgtb, la Csa-Bénin et la Csub, ayant unilatéralement levé la motion de grève, ont simplement aidé le gouvernement à déséquilibrer le mouvement de grève générale en cours, pour mettre en péril la satisfaction des revendications. Tout est parti du vote par l’assemblée nationale, de la loi portant droit de grève, et de son annulation par la Cour constitutionnelle. Le gouvernement, pour punir les organisations syndicales qui ont déclenché des mouvements de débrayage, a décidé de procéder à des défalcations sur salaires, pour fait de grève.

Le gouvernement ne digère pas ce revers qu’il a subi, et il emploie tous les moyens pour ridiculiser les travailleurs en grève. La première action était de déclarer l’illégalité de la grève des travailleurs, suivie d’une menace de radiation s’ils ne renonçaient pas au mouvement. Au départ, toutes les tentatives d’affaiblir la grève ont échoué, mais le gouvernement voulait coûte que coûte arriver à bout de cette situation, par des subterfuges qui saliront l’image des syndicalistes.

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Suspension de la grève au Bénin : La déstabilisation a commencé

Les organisations syndicales : CGTB, CSA-Bénin et CSUB, ont à travers un communiqué rendu public le lundi 09 avril 2018, suspendu la motion de grève en cours depuis des mois au Bénin.

Les raisons évoquées par les secrétaires généraux de ces centrales et confédérations syndicales, sont entre autres : la réaffirmation de l’Etat de droit, la restauration définitive du droit de grève pour tous les travailleurs, le début de l’effectivité de la rétrocession des défalcations pour fait de grève par le paiement intégral du salaire du mois de mars 2018, la résurrection du dialogue social et la reconnaissance de ses vertus par tous, l’urgence du déploiement de modules de formation pour une meilleure préparation des militants à un syndicalisme vrai et pur.

Analysées posément, ces raisons évoquées n’ont aucune

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Bénin : Azannai prévient la classe politique des manœuvres du pouvoir contre la démocratie

La salle de fête de Majestic à Cadjèhoun était pleine à craquer ce dimanche 8 avril 2018. C’était à la faveur de la célébration décalée de la journée internationale de la femme. Au lieu du 8 mars, c’est plutôt le 8 avril que les femmes du parti de Restaurer l’Espoir se sont retrouvées pour célébrer la gente féminine sur le thème : « Femme et militantisme, quel engagement pour le parti Restaurer l’Espoir ». Prenant la parole à l’occasion, le président dudit  parti, Candide Azannai a fait des révélations troublantes sur des manœuvres du pouvoir à attenter à la démocratie.

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Bénin : Nazaire Hounonkpè face aux frustrations des éléments de la Police Républicaine

L’avènement de la Police Républicaine rime avec le grincement de dents dans le nouveau corps crée par le chef de l’Etat. Et pour cause !

Les conditions faites à l’un des deux corps unifiés à la Police Républicaine, font polémique. En effet, depuis la mise en œuvre de cette réforme du chef de l’Etat Patrice Talon il y a seulement quelques mois, les éléments de la gendarmerie notent une sorte ‘’d’injustice’’.

Laquelle se traduit par les différentes mutations ou nominations opérées par le Directeur général de la police Républicaine, l’inspecteur général de police Nazaire Hounonkpè. Au sein de ce nouveau corps créé par la loi n°2017-41 portant création de la Police Républicaine en République du Bénin, les mutations font des mécontents. « Nous ne savons pas sur quelle base juridique les nominations se font actuellement dans les commissariats », a confié une source qui garde l’anonymat.

L’harmonisation des galons est à l’origine de ce désordre. Dans une unité de gendarmerie, pour être commandant il faut avoir un diplôme de commandement. Mais le contraire s’observe avec les récentes nominations. A la gendarmerie, la hiérarchie est composée

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Bénin : visa de commercialisation de médicaments accordé à un autre laboratoire

Un nouveau piège pour les grossistes répartiteurs ?

Se fondant sur la collaboration malencontreuse avec le laboratoire New Cesamex, certains grossistes sont inquiets de l’avènement sur le marché de la fourniture des médicaments d’un autre laboratoire et indien comme le précédent. Le fait que le ministère de la santé leur ait accordé le visa de commercialisation de leurs produits au Bénin suppose qu’il doit devenir le nouveau partenaire des grossistes répartiteurs. C’est avec pertinence que certains d’entre eux se demandent si l’avènement de cet autre fournisseur ne constitue pas un nouveau piège tendu aux grossistes répartiteurs.

L’expérience malheureuse que les grossistes ont eu de leur collaboration avec le laboratoire New Cesamex, a développé chez certains parmi eux des réflexes de prudence même lorsque le partenaire présenté, est autorisé par le gouvernement. C’est le cas du laboratoire MaverickHealthcare qui a obtenu du ministère de la santé, les autorisations de mises sur le marché de ses produits pharmaceutiques. Comme new Cesamex, MaverickHealthcare représente au Bénin du laboratoire CianHealthcareproducts basé en Inde. Cette firme dit avoir autorisé MaverickHealthcare à commercialiser ces produits au Bénin. Des autorisations de mise sur le marché béninois de neuf de ces produits ont été signées le 22 août 2017 au nom du ministre de la santé par le directeur de la pharmacie. Cette firme a aussi reçu du ministère de la santé, le visa de commercialisation de ces produits sur le marché béninois, signés par la même autorité le 21 août 2017. Le visa de commercialisation indique les prix hors taxes de livraison de ces produits aux grossistes.

Le doute persiste

L’autorité signataire des visas de commercialisation recommande à ce fournisseur de prendre attache avec un certain nombre d’entreprises connues comme étant des grossistes répartiteurs des médicaments en santé. Malgré ces autorisations brandies par ce nouveau fournisseur, certains grossistes répartiteurs restent dubitatifs sur le sérieux à accorder à ce dernier. D’où la réticence observée à passer des commandes où à mettre en circulation les produits livrés par ce fournisseur. Puisque l’assignation surprenante des grossistes répartiteurs en justice jusqu’au verdict de condamnation ferme prononcé à l’endroit, a plongé la plupart de ces acteurs dans une psychose collective. Ces grossistes répartiteurs n’en reviennent pas de savoir que

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Rencontre Talon - pharmaciens : Un dossier encore plein de brouillard et d’incertitudes

La magie et la force de la communication résident dans la capacité à faire voir la victoire là où l’échec est patent, la vérité là où le doute est évident.

La rencontre du chef de l’Etat avec les pharmaciens et les grossistes répartiteurs, a été présentée comme une cérémonie au cours de laquelle les mis en cause c’est-à-dire les grossistes répartiteurs sont allés confesser leurs péchés et ont à l’occasion sollicité la clémence du prince afin que leurs jours se prolongent ici bas. Ce cliché marketing de cette rencontre est de nature à faire oublier le caractère énigmatique de ce dossier qui recèle encore de nombreuses zones d’ombre et des points à élucider.

Si l’on s’en tient aux comptes rendus servis par différents médias sur la rencontre entre le chef de l’Etat avec les pharmaciens et les grossistes répartiteurs, on serait tenté en toute naïveté de penser qu’on sait déjà tout sur dossier. Ce d’autant plus qu’avec des images à l’appui, les millions de téléspectateurs, ont entendu des grossistes répartiteurs reconnaitre leurs fautes et implorer le pardon pour que l’épée de Damoclès cesse de planer sur leurs têtes. Mais ce scénario digne d’un film hollywoodien, n’est que la face visible de l’iceberg qui cache le vrai visage de ce dossier qui présente encore de nombreuses zones d’ombre. La mauvaise foi des metteurs en scène de ce scénario est d’abord le refus d’informer l’opinion sur le fait que ladite affaire est encore pendante devant la justice. Qu’elle a juste connu un premier épilogue avec le jugement rendu par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Un jugement qui a condamné les grossistes répartiteurs assignés, à des peines d’emprisonnement ferme avec des amendes individuelles et collectives. Les scénaristes ont refusé au cours de leur mise en scène d’informer l’opinion de ce que cette condamnation au niveau du tribunal de première instance n’est pas définitive et que la défense a interjeté appel et que le procès doit se poursuivre en appel.

Questions à 1 million de dollar

Comment comprendre qu’une affaire qui doit se poursuivre en justice au niveau de la cour d’appel fasse l’objet d’une conciliation ou de « mea culpa » ? Comment les conseillers du chef de l’Etat l’ont-ils laissé se prononcer sur une affaire sur laquelle qui doit se poursuivre devant la Cour d’appel? Est-il juridiquement admissible que pour une affaire encore pendante devant la justice, que le chef de l’Etat fasse un jugement de valeur favorable ou défavorable sur une des structures mises en cause comme cela a été le cas avec New Cesamex ? Des observateurs et analystes continuent à se gratter les méninges pour comprendre le sens et la portée de cette rencontre du vendredi 30 mars 2018 au Palais de la Marina ? Puisque selon le principe cher et toujours clamé par le chef de l’Etat, celui de la séparation des pouvoirs, le président de la république ne peut pas s’immiscer dans des affaires traduites en justice. En considérant ce principe au nom duquel le chef de l’Etat demande souvent de laisser la justice faire son travail, on est surpris par l’organisation de ce show télévisé de vendredi dernier. Etait-il organisé pour dire que la suite du procès se décide désormais au Palais de la Marina ou pour inviter les mis en causeà venir reconnaitre leurs fautes et entrer ainsi en négociation pour trouver d’autres formes de condamnation ?

Le grand mystère

Toujours est-il que même parmi les acteurs retenus pour ce film court métrage, il y en qui ont refusé de répéter les dialogues contenus dans le scénario et qui ont parlé en âme et conscience en disant ne pas se reconnaitre dans ce capharnaüm de mauvais goût. Cet acteur rebelle aux dialogues imposés aux acteurs, a clairement dit que sa structure ne s’associe pas à ses séances de salamalecs. Parce qu’il reste convaincu que ce qui est reproché aux grossistes répartiteurs, c’est-à-dire le fait de s’approvisionner auprès d’un fournisseur « illégal », New Cesamex, relève plutôt de la défaillance de l’administration. Sa prise de position rappelle celle de

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« Faux médicaments » : condamné Sylvain Grassin, le Dg français de Promopharma porté disparu

(Serait-il exfiltré ?) Une nouvelle affaire s’ouvre dans le dossier dit de « faux médicaments ». Depuis quelques jours, c’est la disparition de Sylvain Grassin qui alimente les polémiques. Le patron français de Promopharma – une des sociétés grossistes -, condamné comme ses collègues à quatre ans de prison, est porté disparu depuis lundi. Depuis ce jour, sa silhouette n’a plus été aperçue ni dans sa cellule, ni au Cnhu où il devrait recevoir des soins.

Où est passé Sylvain Grassin ? Depuis le lundi 26 mars, ce français en détention comme quatre autres responsables des sociétés grossistes, a disparu de sa cellule à la prison civile de Cotonou. Selon des sources proches des autorités pénitentiaires, il devait se rendre au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu), pour des soins. Mais chose curieuse, il n’y a pas été retrouvé depuis ce lundi.

Ses codétenus aussi n’ont pas de ses nouvelles. On se demande s’il est toujours au pays, puisque ses parents sont

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Bénin : La preuve que le gouvernement est à bout de souffle

Après les multiples négociations infructueuses du gouvernement avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, le médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun s’est impliqué dans la recherche de solutions, pour une sortie de la crise qui secoue le Bénin depuis le 5 janvier 2018. Ainsi, au cours d’une rencontre avec des acteurs ce mardi 28 mars 2018 au siège de son institution, il a été question de trouver des voies et moyens pour le dégel de la crise.

Le gouvernement semble visiblement montrer ses limites dans les négociations avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, et les agents grévistes. La persistance de la crise depuis presque 4 mois maintenant inquiète. Depuis lors, les réflexions s’accentuent sur la méthode idéale pour sortir le Bénin de ce cafouillage, qui risque de conduire à une année blanche. Le risque est aussi grand si la crise ne trouve pas de solution au niveau des autres secteurs touchés, à savoir la justice et la santé. On peut croire depuis ce mardi, que les négociations changent de camp et de figures de proue, avec l’implication du médiateur de la République. Même si le dernier mot revient au gouvernement pour le retour à l’accalmie, une implication de tiers est nécessaire. C’est donc à raison que le médiateur rencontre pour deux jours une kyrielle de personnalités et d’acteurs de la société civile, pour tenter une nouvelle approche en vue du dégel de la crise.

Depuis ce mardi, les hôtes de Joseph Gnonlonfoun notamment les anciens ministres Sylvain Adékpédjou Akindès

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Bénin : Le pouvoir Talon panique devant le réveil de l’opposition

Le Bénin est devenu un Etat démocratique en 1990, depuis la tenue de la Conférence des Forces vives de la Nation. Cette option est inscrite dans la constitution du 11 décembre 1990. L’existence des partis politiques d’opposition est ainsi devenue une réalité dans notre pays. Mais jusqu’à présent, les différents régimes au pouvoir au Bénin n’acceptent pas trop la présence de partis politiques d’opposition, pour critiquer ou apporter des avis contraires aux leurs, concernant la gouvernance du pays. C’est le cas de l’actuel régime de la Rupture, dirigé par le Président Patrice Talon, qui fonctionne comme si le Bénin démocratique ne mérite aucun parti d’opposition.

A sa prise de pouvoir le 06 avril 2016, le régime du Président Patrice Talon avait suscité un enthousiasme populaire, ayant entraîné une vague d’adhésions générale. Les militants et personnalités des formations politiques qui devraient se retrouver dans l’opposition, se sont touts, ou presque, ralliés au pouvoir de Patrice Talon comme si l’opposition n’a plus sa place au Bénin. Mais les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, et les intellectuels et cadres de haut niveau qui souhaitaient travailler aux côtés du régime pour l’aider à réussir sa mission, ont vite déchanté.

Le pouvoir s’est enfermé dans un mutisme inquiétant sur la gestion des affaires publiques. Il s’est lancé dans une politique de répression à l’endroit de toutes les personnes qui veulent dénoncer ses abus et ses décisions arbitraires. Le béninois lambda n’est pas mieux logé, subissant des brutalités de tout genre. Candide Azannaï qui a été un grand soutien et un très proche du Président Talon, a alors décidé de marquer sa distance vis-à-vis du pouvoir en place, pour se battre aux côtés du peuple qui l’a aidé à porter Talon au pouvoir. La tenue du congrès de son parti Restaurer l’espoir a été un grand succès. Mais le régime n’a pas digéré le départ de Candide Azannaï de son rang. Ce dernier a subi railleries et humiliations de la part du pouvoir, qui le fit passer pour un menu fretin. Mais Candide Azannaï est resté imperturbable, et il a affirmé son entrée dans l’opposition pour mener le combat de la libération du peuple. Il a mis à nue la cachoterie du chef de l’Etat, ses manœuvres d’intimidation et de brutalité, de violation des libertés et des lois de la république. Il a appelé la population à la résilience contre tous les abus de ses droits.

Une opposition qui s’organise…

Le mois de février dernier a connu la tenue du congrès de la grande alliance Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), qui a réussi une forte mobilisation de ses militants venus de toutes les régions du Bénin pour se retrouver à Parakou. L’apparition de l’ancien Président Yayi Boni a été un événement. Très sollicité par les militants, il a été accueilli en triomphe par toutes les populations présentes sur les lieux. Le pouvoir alors s’est lancé dans

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Bénin : la décision de la Cour qui dévoile le double jeu du gouvernement

Une des récentes décisions de la Cour constitutionnelle, dévoile le double jeu du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Il s’agit de la décision Dcc 18-060 du 08 mars 2018. En effet, saisie d’une requête de Serge Prince Agbodjan, la Cour s’est déclarée incompétente pour dire si la présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême a violé la constitution, en ne procédant pas aux vérifications des déclarations de patrimoine.

Dans l’instruction du dossier, cette dernière a répondu à la Cour avoir joué sa partition, en déclarant elle-même ses biens. Mais ajoute-t-elle, si les choses piétinent c’est par manque de moyens. Selon ses déclarations, le ministre des Finances n’a répondu à aucun des courriers à lui adressés pour réclamer la mise à disposition de fonds. La même décision fait état des cas de ministres qui se sont opposés à déclarer leur patrimoine.

Parmi eux, il y a le ministre des Finances Romuald Wadagni lui-même, qui affiche ainsi son mépris pour

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Rachat des dettes intérieures du Bénin : Le gouvernement dans un deal suspect avec la Sgi

Dépassé par les dettes, l’Etat Béninois décide de confier la gestion de sa dette intérieure à la Société de gestion et d’intermédiation (Sgi). Celle-ci devrait rechercher dans les 60 jours qui suivent des investisseurs potentiels pour racheter la dette intérieure bancaire du Bénin, estimée à 350 milliards de fcfa. Cette formule présente d’énormes dangers pour le Bénin.

« Débiteur : Etat béninois ; Arrangeur : Sgi-Bénin ; Bénéficiaires : Créanciers bancaires de l’Etat Béninois ; Nature du concours : Prêt direct garanti ; Montant du prêt sollicité : 350 milliards ; Durée de remboursement : 10 ans ; Taux indicatif : 4,5% l’an net d’impôts, … Garantie et supports : Garantie souveraine de l’Etat du Bénin … ». Telles sont quelques unes des caractéristiques de l’opération sollicitée par le gouvernement Béninois. En effet, dans une lettre en date du 08 février 2018, le ministre des Finances Romuald Wadagni, donne mandat à la Sgi de l’aider à trouver des investisseurs pour racheter les 350 milliards de dette intérieure du Bénin.

Il s’agit des dettes intérieures béninoises contractées auprès de banques, et ceci devrait permettre d’injecter un peu de liquidité dans le pays pour relancer l’économie nationale. Mais trois choses intriguent dans cette opération. Il s’agit d’abord du montant exorbitant : 350 milliards. C’est beaucoup d’argent et on se demande comment et quand le gouvernement a pu accumuler une si importante dette auprès des banques. Ensuite, on se demande comment la société Sgi a été choisie. Normalement, la société d’intermédiation devrait être choisie après avis d’appel d’offres international. Ce qui n’a pas été le cas, car la Sgi a été choisie à la volée. Un choix qui renforce les soupçons de

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Construction des musées au Bénin : Encore de juteux marchés de gré à gré

Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 mars 2018, a annoncé la construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non-retour. Si cette décision du gouvernement est à applaudir, des questions se posent sur les conditions de sélection des entreprises qui seront en charge de la construction des infrastructures culturelles.

Depuis la prise du pouvoir d’Etat par le Président Patrice Talon le 06 avril 2016, les Béninois dans leur ensemble espéraient que les mauvaises pratiques qui ont plombé les actions des gouvernements successifs, allaient du coup s’estomper à la satisfaction générale. Erreur. En effet, le silence gardé par le chef de l’Etat sur la gestion de certains dossiers touchant l’économie de la nation, étonne les citoyens avertis à tel point que l’on se pose encore la question de savoir si le Président de la république travaille véritablement pour le bien-être de toute la nation, ou si ses actions sont seulement orientées à son profit, à celui de son entourage immédiat et à ses amis.

Le gré à gré, un cancer sous la rupture

La passation des marchés publics constitue un véritable problème sous l’actuel régime. La dernière en date est celle publiée par le Conseil des ministres du mercredi 21 mars 2018. Le communiqué de ce conseil des ministres a fait mention de : « la Sélection des cabinets pour la mise en œuvre des projets de construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non retour ».

Cela devrait être une bonne nouvelle pour les populations d’entendre que le pays sera désormais doté de nouveaux musées, qui contribueront largement au développement du tourisme. Mais aucun appel d’offres aussi bien au Bénin qu’à l’international, n’a été lancé pour sélectionner lesdits  cabinets. Seuls le Président Patrice Talon et son gouvernement sont au courant de cette sélection sans appel d’offres. Mais un fait inquiète.

Dans le communiqué du Conseil des ministres, il est déclaré : « Dans cette perspective, des négociations ont été engagées avec les cabinets spécialisés de renom, en vue de disposer de dossiers architecturaux et d’études techniques détaillées, pour amorcer la phase de construction des infrastructures ». A quoi joue le gouvernement lorsqu’il parle de sélection et de négociation pour les mêmes projets ? Cette contradiction est surprenante, même si le gouvernement évolue dans un flou artistique sur les marchés de gré à gré.

Reste à savoir si le conseil des ministres est devenu une agence de

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Réglementation de la circulation des camions à Cotonou : L’arrêté de Toboula qui sème la confusion

Les conducteurs de camions ont vécu une journée difficile hier mercredi 21 mars 2018 dans la ville de Cotonou. A l’origine, des arrestations du commissariat de Fidjrossè, sur la base d’un arrêté du préfet du département du Littoral en date du 8 mars 2018, interdisant la circulation aux camions sur certains axes routiers de son territoire de compétence.

Dix camions dont deux citernes, un camion berne six roues chargé de ciments et autres, ont été arraisonnés par les éléments du commissariat de Fidjrossè hier mercredi 21 mars 2018, au niveau du carrefour Cica Toyota. Ils ont été conduits sur le champ au commissariat, en application de l’arrêté préfectoral n°8/0047/Dep-Lit/Sg/Scad/Sa, du département du Littoral. Cet arrêté du préfet Modeste Toboula, interdit la circulation des camions sur certains axes routiers. Il s’agit en l’occurrence des axes : Carrefour Cica Toyota – carrefour ‘’Trois banques’’ dans le département du Littoral. Dans ses arguments, l’arrêté fait remarquer les nombreux cas d’accidents et de pannes survenus sur l’axe, où se trouvent les services essentiels comme la Présidence de la République et le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga.

L’arrêté qui crée la confusion…

L’article 1er dispose : « Est et demeure interdite, la circulation des camions gros porteurs et assimilés sur l’axe carrefour Cica Toyota – carrefour ‘’Trois banques’’, dans le département du Littoral ». Cette disposition de l’arrêté préfectoral est différente de l’une de ses mesures prises courant août 2016, relatives aux heures de circulation des camions dans la ville de Cotonou. Invité sur la télévision nationale, le préfet Modeste Toboula avait martelé que les camions ne peuvent circuler les matins qu’entre 9h et 12h, le soir entre 16h et 18 et la nuit entre 22h et 06h du matin. Cette mesure du préfet

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UEMOA : après le dernier échec, le Bénin encore en quête de 20 milliards

Les autorités béninoises recherchent de nouveau un montant de vingt milliards sur le marché financier. La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Bénin aémis un bon assimilable de trésor au niveau de l’Agence Umoa-titres dont l’échéance est prévue pour trois mois

Le Bénin recherche encore un montant de vingt milliards sur le marché financier pour ses besoins de financement de projets ou d’investissement. Cette demande de levée de fonds pressante des autorités de la direction du trésor fait suite à celle du 15 mars dernier.

Sur un montant de trente cinq milliards de francs Cfa pour une échéance de trois ans sollicité, le Bénin n’a obtenu qu’une soumission de 18,337 milliards de francs Cfa, soit un taux de 52,39%. En moins d’une semaine, le besoin financier ‘’très pressant’’ du pays l’amène encore sur le marché financier avec une nouvelle demande de vingt milliards. Ce montant est sollicité pour le jeudi 29 mars 2018 prochain,date de dépôt des soumissions à 10h30 minutes Temps Universel, avec pour échéance trois mois. La valeur unitaire nominale pour cette demande est de un million de Fcfa. C’est-à-dire que si le Bénin parvenait à lever ce fonds de vingt milliards, il s’engage à rembourser dans un espace de trois mois, soit le jeudi 28 juin 2018 avec un taux d’intérêt multiple. Selon nos sources, c’est avec insistance que le ministre de l’Economie et des Finances a sommé le directeur général du Trésor public ce lundi d’introduire une nouvelle demande à l’agence de l’Umoa après l’échec du 15 mars dernier.

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Bénin multiplient ainsi les émissions de bons de trésor ces derniers temps au niveau de

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Rémunérations du gouvernement : Patrice Talon s'oppose à la Cour constitutionnelle

On ne saura peut être jamais le montant des salaires de Talon et de ses ministres. Une dernière décision rendue par la Cour constitutionnelle le 20 février 2018, le prouve à suffisance.

Le chef de l’Etat et son ministre des finances se sont opposés aux mesures d’instruction de la Cour constitutionnelle, saisie par la requête d’un citoyen qui défère devant elle un recours sur l’inégalité instaurée par le gouvernement entre les émoluments de ses membres et les présidents des institutions.

Combien gagne le président Patrice Talon ? Et ses ministres ? 8 ou 16 millions ? On ne le saura peut être jamais. Toutes les tentatives pour connaître ces montants ont été vaines. Les travailleurs l’ont réclamé, la presse aussi mais jamais rien. Le gouvernement est resté imperturbable sur cette question. La dernière tentative est celle de la Cour constitutionnelle. En effet, dans la décision Dcc 18-045 rendue le 20 février 2018, la Cour affirme « le silence du Président de la république et du ministre de l’économie et des finances aux mesures d’instruction de la Cour ». Cette déclaration est faite dans la partie « analyse du recours » de la fameuse décision. En réponse à la saisine de la Cour, le président de la république a opposé un refus catégorique, exprimé par

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UEMOA : Le Bénin en difficultés pour la levée des fonds

Le Bénin a encore enregistré un échec dans la levée de fonds sur le marché financier de l’espace Uemoa. Ce sixième échec en l’espace de quelques mois dénote certainement de la faible crédibilité que les citoyens de l’espace économique sous-régionale accordent au pays du compétiteur-né, Patrice Talon.

Le Bénin peine de plus en plus à lever des fonds sur le marcher financier Uemoa. En effet, l’Agence Umoa-titres en collaboration avec la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a organisé le 15 mars 2018 l’émission d’obligation assimilable du trésor, d’un montant de trente cinq milliards de francs Cfa pour une échéance de trois ans, soit le 16 mars 2021. C’était sur la demande de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Bénin. Mais le Bénin n’a obtenu qu’une soumission de 18,337 milliards de francs Cfa, soit 52,39% du montant recherché. Contrairement à d’autres pays de la sous-région qui obtiennent l’entièreté de leur demande de fonds et même au délà, le Bénin fait l’exception. Il essuie de façon répétée une sueur froide dans l’émission des titres. Il faut constater que le Bénin n’a pas encore réussi à lever sur le marché financier de l’Umoa la totalité des fonds attendus. Il enregistre une série d’échecs que l’on peut assimiler à la faible confiance que les financiers ont de la gouvernance financière au Bénin.

Contrairement à ce que les autorités distillent dans l’opinion par rapport à la mobilisation de ressource, les différents cas de réticence des partenaires à accéder à leur demande prouvent que le pays perd sa ‘’crédibilité’’ auprès des investisseurs. Le 07 décembre 2017 sur une demande de 35 milliards, le Bénin a

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Affaire de faux médicaments au Bénin : Les preuves de la légèreté de la Dpmed

La décision rendue mardi 13 mars dernier par le tribunal de première instance de Cotonou dans « l’affaire des faux médicaments », continue de faire des vagues. Tout s’est passé de manière à disculper habilement l’Etat représenté par la Direction de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed). Pourtant, il existe des preuves évidentes de ces légèretés ayant conduit à la situation que tout le monde déplore aujourd’hui.

Depuis le verdict rendu par le tribunal de Cotonou sur l’affaire dite des faux médicaments mardi dernier, beaucoup ont douté de la sincérité du gouvernement dans cette lutte. Est-ce vraiment une opération de lutte contre les faux médicaments ? S’interrogent maintes personnes qui n’arrivent pas à s’expliquer les nombreuses contrariétés relevées dans la conduite de cette opération.

Car, en dehors des accusations qui accablent ces grossistes aujourd’hui condamnés à quatre ans de prison et des amendes faramineuses, il y a bien celles qu’on devrait porter à l’Etat et ses structures compétentes. Si tout cela a pu se passer, il faut au-delà de la responsabilité de l’Ordre des pharmaciens voir celle du gouvernement. Il est donc bien curieux de voir que le débat puisse occulter cette lourde responsabilité dans la mesure où l’Etat est responsable de la politique pharmaceutique du Bénin, et c’est lui qui a les pouvoirs régaliens de faire

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Bénin : un juriste saisit la Cour pour soustraction frauduleuse de 40 milliards par le gouvernement

Le juriste Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari, secrétaire général de l’Ultra-Sonapra, dénonce une soustraction frauduleuse de plus de quarante milliards de deniers publics à la Sonapra par le gouvernement. Il a saisi la Cour constitutionnelle et demande à la haute juridiction de dire le droit en déclarant contraire à la constitution, ces retraits frauduleux qui ont servi à payer trois sociétés soupçonnées d’appartenir au chef de l’Etat.

Le syndicaliste informe dans sa requête, que plusieurs milliards ont été débloqués des caisses de l’Etat pour payer trois sociétés soupçonnées d’appartenir au chef de l’Etat. Ceci, en complicité avec le président de la République, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, le directeur général de la Sonapra. Il demande à la haute juridiction de déclarer contraire à la constitution, le paiement de 17.412.969.459 à la Sodeco, de 4.304.492.416 à la Société de Distribution Internationale (Sdi), et de 1.174.913.263 francs Cfa à la société Denrées et fournitures agricoles (Dfa).

Le requérant expose : « le ministre de l’Economie et des Finances a, par arrêté année 2016 n°1556-c/MEFPD/DC/SGM/DGB/DPB/SC du 19 avril 2016, autorisé l’engagement en dépassement de crédits sur la rubrique budgétaire 39 4 82 068 834 00 63 1 9 intitulée « subventions à d’autres établissements publics », de douze milliards quatre cent quatre vingt dix millions deux cent quatre vingt mille neuf cent quatre vingt (12.490.280.980), pour faire

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Bénin : Inquiétudes sur la détention du fiscaliste Eric Hounguè

Par voie de correspondance adressée au Président de la République, initiateur de l’opération de lutte contre la corruption dont notre rédaction a obtenu copie, les Conseils du fiscaliste Eric Hounguè ont exprimé leurs inquiétudes sur les dérapages éventuels de cette campagne d’assainissement des mœurs.

En citant le cas de leur client, ils ont mis en évidence un certain nombre de faits qui méritent de retenir l’attention dans le climat délétère de cette opération dite de salubrité morale.

Les dossiers d’affaires de lutte contre la corruption font des vagues. Sur les réseaux sociaux, les médias classiques comme dans les chaumières, les commentaires vont bon train. A chaque fois, c’est la qualité des personnalités arrêtées qui défraie la chronique. C’est le cas de l’affaire de détournement des deniers publics au Cncb. Le cabinet d’avocats qui défend Eric Hounguè est inquiet de la détention de son client dans le cadre de l’affaire de détournement de fonds au Conseil national des chargeurs du Bénin, Cncb. Plusieurs faits fondent leurs inquiétudes en commençant par la forme de son interpellation. Selon, le conseil d’Eric Hounguè, ce dernier a été arrêté le mardi 20 février 2018 sans convocation et conduit manu militari à la Brigade économique et financière. Les avocats rappellent que c’est en fin de journée qu’il lui a été notifié les faits qui lui sont reprochés. Déjà cette manière d’interpeler un citoyen sans convocation suscite des interrogations sur l’objectivité de cette arrestation surtout qu’elle intervient selon les avocats d’Eric Hounguè, au lendemain de sa séance de travail que le fiscaliste a eue avec l’équipe de Sébastien Ajavon que toute l’opinion publique sait en conflit avec la direction des impôts.

Des accusations sans fondements

La correspondance du conseil fait remarquer que le sieur Hounguè, docteur en fiscalité, expert en contentieux fiscal, et auteur d’ouvrages de référence dans son domaine, mettait seulement son expertise au service d’un client. Et les conseils veulent espérer que son arrestation brutale et irrégulière n’est pas une espèce de sanction punitive à son endroit. Ces inquiétudes des conseils se trouvent aussi renforcées par le comportement des institutions chargées de conduire la phase préliminaire de l’enquête. Et parlent du caractère spécieux des faits qui lui sont reprochés: 1) avoir signé un contrat avec le Cncb sans appel d’offres, 2) n’avoir pas fourni de prestations, 3) avoir perçu des honoraires allant jusqu’à 600 millions Fcfa, 4) N’avoir pas produit de factures.

Sur le premier grief, les conseils expliquent qu’il ne revient pas à un prestataire de lancer un appel d’offre ni de vérifier si cela a été fait au préalable. Il signe simplement le contrat qui lui est proposé. Sur le deuxième grief, les conseils rapportent, preuves à l’appui, l’ensemble des documents d’un millier de pages que notre rédaction a pu consulter, qui attestent des prestations fournies par Fisconsult qui est le cabinet de fiscalité dont EricHoungue est le directeur général. Sur le montant perçu de 600 millions Fcfa, le conseil explique que non seulement le cabinet Fisconsult n’a pas touché cette somme en une seule prestation, mais que cela découle du contrat paiement des honoraires signé entre le Cncb et Fisconsult qui en dehors des honoraires fixés à 4.750.000F par trimestre, mais il y avait aussi la clause que Fisconsult perçoive 12% des économies sur les impôts faits par le Cncb.

Sur le grief qui porte sur la non production des factures, les conseils expliquent que depuis la brigade économique et financière jusqu’au juge des Libertés et de la détention en passant par le juge d’instruction, la totalité des pièces requises a été fournie. Mais les conseils s’étonnent que malgré la production de toutes ces pièces à conviction, le juge des libertés et de la détention Madame Dassoundo-Gnacadja a jugé utile de placer le présumé mis en cause sous mandat de dépôt. Toute chose qui amène la défense à se demander si cette conduite du dossier obéit

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Affaire Atao Hinnouho : lamentations après la condamnation des mis en cause

(Détails sur la sentence à l’encontre des prévenus) Les mis en cause dans l’affaire de trafic de faux médicaments dans laquelle le député Mohamed Atao Hinnouho est impliqué, sont fixés.

C’était au détour d’une audience en flagrant délit tenue au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, hier mardi 13 mars 2018. Il est requis à l’encontre des prévenus des peines d’emprisonnement pour certains et la relaxe pour d’autre. On note une consternation totale dans le rang des parents et proches des grossistes-répartiteurs à l’issue de la sentence du juge.

Mines serrées, visages crispés. Les parents des grossistes-répartiteurs n’ont pas contenu leur colère à l’issue de la sentence du juge au tribunal hier. Des proches et collaborateurs des grossistes-répartiteurs incriminés pour complicité et exercice illégal en pharmacie sont tombés des nues en apprenant le verdict du tribunal correctionnel. Chacun y va de son commentaire sur ce qu’il convient d’appeler une affaire à ramification politique. La sentence du juge tombe sur leur tête comme le couperet. Des femmes présentes dans la salle G du tribunal estiment que cela ne se passera pas ainsi. Nombreux sont ceux qui dénoncent un acharnement contre des individus sous prétexte qu’ils payent le prix de la convoitise que suscite leur secteur d’activité. Grincements de dents et lamentations essaiment la cour du tribunal pleine comme à craquer malgré les dispositions sécuritaires pour limiter l’accès à la salle d’audience.

De la sentence du tribunal contre les prévenus

L’audience a été uniquement consacrée à la sentence du tribunal collégial, composé de trois membres, prise à l’encontre des prévenus dans l’affaire dite de faux médicaments. En effet, les promoteurs des sociétés de distributions de produits pharmaceutiques sont situés sur leur sort après plusieurs semaines de privation de liberté. Les dirigeants de Ubi Pharma, Promo Pharma, Gapob, Ubi Pharm, Came, sont retournés en prison après l’audience. Le tribunal a requis quarante huit mois d’emprisonnement ferme, soit quatre ans contre Falilou Adéboh, Ghislain Eric Agonsanou, Sylvain Pierre Henri Grassin, Olufèmi Mondukpè Aladikpo et Cocou Ogountadé Affogbé, tous des grossistes répartiteurs. Ils sont aussi condamnés à payer chacun vingt millions d’amende ferme et au frais.

Selon le verdict prononcé par le juge Azo Rodolphe, les prévenus

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Sommet en Inde : Patrice Talon manque un rendez-vous important

Quelques jours après avoir reçu son homologue béninois, Emmanuel Macron s’est rendu à New Delhi en Inde pour le sommet de l’Alliance solaire internationale. Patrice Talon n’y était pas. Il est rentré le même jour sur Cotonou, en boycottant ce sommet qui pourrait intéresser un chef d’Etat dont le pays est en quête d’indépendance énergétique.

Reçu en audience à l’Elysée le 05 mars, c’est finalement le 10 mars qu’il est rentré au bercail, soit plus de cinq jours après son tête à tête avec son homologue français. L’agenda du président qui n’a pas été rendu public pendant cette période, lui a certainement permis de vaquer à des préoccupations personnelles.

En tout cas, il n’était pas à New Delhi en Inde, où plusieurs chefs d’Etat d’Afrique, d’Asie et d’Europe se sont réunis pour le Sommet de l’alliance solaire internationale. Le Bénin était représenté à un niveau plus bas, par une délégation du

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