Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 mars 2018, a annoncé la construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non-retour. Si cette décision du gouvernement est à applaudir, des questions se posent sur les conditions de sélection des entreprises qui seront en charge de la construction des infrastructures culturelles.
Depuis la prise du pouvoir d’Etat par le Président Patrice Talon le 06 avril 2016, les Béninois dans leur ensemble espéraient que les mauvaises pratiques qui ont plombé les actions des gouvernements successifs, allaient du coup s’estomper à la satisfaction générale. Erreur. En effet, le silence gardé par le chef de l’Etat sur la gestion de certains dossiers touchant l’économie de la nation, étonne les citoyens avertis à tel point que l’on se pose encore la question de savoir si le Président de la république travaille véritablement pour le bien-être de toute la nation, ou si ses actions sont seulement orientées à son profit, à celui de son entourage immédiat et à ses amis.
Le gré à gré, un cancer sous la rupture
La passation des marchés publics constitue un véritable problème sous l’actuel régime. La dernière en date est celle publiée par le Conseil des ministres du mercredi 21 mars 2018. Le communiqué de ce conseil des ministres a fait mention de : « la Sélection des cabinets pour la mise en œuvre des projets de construction des musées d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo, de Ouidah et de la Marina, Porte du non retour ».
Cela devrait être une bonne nouvelle pour les populations d’entendre que le pays sera désormais doté de nouveaux musées, qui contribueront largement au développement du tourisme. Mais aucun appel d’offres aussi bien au Bénin qu’à l’international, n’a été lancé pour sélectionner lesdits cabinets. Seuls le Président Patrice Talon et son gouvernement sont au courant de cette sélection sans appel d’offres. Mais un fait inquiète.
Dans le communiqué du Conseil des ministres, il est déclaré : « Dans cette perspective, des négociations ont été engagées avec les cabinets spécialisés de renom, en vue de disposer de dossiers architecturaux et d’études techniques détaillées, pour amorcer la phase de construction des infrastructures ». A quoi joue le gouvernement lorsqu’il parle de sélection et de négociation pour les mêmes projets ? Cette contradiction est surprenante, même si le gouvernement évolue dans un flou artistique sur les marchés de gré à gré.
Reste à savoir si le conseil des ministres est devenu une agence de