Magnifique. Le discours que prononça Benoît XVI, le 19 novembre à la Présidence de la République à Cotonou, restera comme l’un des plus marquants jamais prononcé par un Pape sur le continent africain. Pas d’analyse du texte de ce discours. Redécouvrons-le à travers quelques unes des vérités de Benoît XVI à l’Afrique.
Opinion
Senghor dans l’histoire, en sa maison
Le Musée Senghor. C’est l’hommage que l’ancien opposant Abdoulaye Wade rend à son prédécesseur à la Présidence de la République, Léopold Sédar Senghor. Les autorités sénégalaises viennent de prendre la décision de transformer l’ancienne maison du Président-poète à Dakar en un musée. L’acte a du sens. C’est un bel exemple qui doit faire tache d’huile.
Plaidoyer en faveur du livre
La bataille du livre est-elle perdue pour le Bénin ? Nous avons le sentiment que cette bataille est à peine engagée. Alors que restent encore intacts nos espoirs de succès. Pourtant, nous entendons dire, ici et là, qu’entre les Béninois et le livre, le divorce est quasiment consommé. Sous prétexte que la génération du numérique que serait celle de nos enfants a fait son deuil de tout support papier.
Journaliste culturel: être ou ne pas être
Il faut s’en féliciter : les journalistes culturels décident de relever la tête et de marquer leur territoire dans l’espace de la presse nationale. Ils ont organisé le 12 novembre dernier leur « rentrée professionnelle ». Ils ont réfléchi, à cette occasion, sur le thème « Le journaliste culturel face au défi de la spécialisation ».
Le calvaire des clients de la Sbee
Quand on a vu, aux guichets de la Sbee (Société béninoise d’énergie électrique), agence centrale de Ganhi à Cotonou, ce que tout le monde voit avec plus d’acuité le weekend, on peut difficilement prendre le parti des travailleurs qui s’élèvent contre la suspension décrétée d’autorité, par le président de la République, des primes et indemnités dans les entreprises et offices de l’Etat. Et on a envie de souhaiter que très rapidement, l’entreprise soit privatisée pour que respect et considération dus soient accordés au client-consommateur.
Gardes de corps : libérez nos ecrans
Depuis toujours, les gardes de corps de nos officiels se sont imposés à nous sur nos écrans, chaque fois que nous devons suivre les différentes éditions des journaux télévisés sur toutes les chaînes de télévisions.
La santé du citoyen : suggestions à madame la ministre de la santé
Le vent de réformes qui souffle sur le gouvernement Yayi II mérite d’être encouragé et soutenu par les citoyens eux-mêmes autrement il s’époumonera, s’essoufflera à brève échéance ; fera long feu et ira rejoindre le cimetière des bonnes intentions et des vœux pieux.
Dans le secret des primes et indemnités
Ainsi en a-t-il été décidé : (Citation) « La suspension du paiement des accessoires de salaire (Primes et indemnités) dans les sociétés et offices d’Etat… en attendant de nouvelles mesures à prendre par le gouvernement » (Fin de citation). Voilà la lettre de la décision. Quel peut en être l’esprit ?
Prof Kogblévi : mention très honorable
A beau mentir qui vient de loin. C’est un proverbe qui le dit. Pour montrer que la vérité d’ici n’est presque jamais sur la même ligne de départ que la vérité de là-bas. L’étranger qui vient de loin, parce que drapé de mystère, a plus de chances d’être cru que le fils du coin. Celui que tout le monde connaît et sur lequel on peut mettre un nom. C’est ce que confirme un autre proverbe : « Nul n’est prophète en son pays ».
«Jours fériés, chômés et payés»
L’attente fut longue. Le suspens en sus. Nombre de Béninois avaient déjà déclaré le lendemain de la Tabasky, jour férié, chômé et payé, avant que cela ne fût officiellement notifié et annoncé. Cette fièvre pour anticiper et prendre de l’avance sur les autorités compétentes, n’est pas innocente. Elle mérite qu’on s’y attarde. Elle est symptomatique d’un certain type de rapport que nous entretenons avec le travail.
Commençons par reconnaître qu’il n’y a de « jours fériés, chômés et payés » que pour une catégorie de citoyens.
La Cour suprême: ombre et lumière
La Cour suprême à l’honneur. La plus haute juridiction en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat a promis de se cour supremefaire voir et de se faire entendre à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire. C’est contraire, pourtant, à ses habitudes. La vieille Dame a brillé, jusqu’ici, par un silence éloquent et une absence souveraine, lors même que tout le monde cherche à flamber de présence à la surface de l’actualité. On ne peut pas dire que les Béninois connaissent leur Cour suprême.
Le Laïcat chrétien dans l’église catholique
Le texte ci-dessous est l’exposé de la conférence publique tenue par le professeur Antoine Détchénou, le 16 octobre dernier au Codiam, dans le cadre des rencontres périodiques de l’aumônerie des cadres et personnalités politiques de l’Eglise Catholique sous l’égide de l’aumônier Efoé Julien Pénukou.
Le seul consensus dégagé à la Conférence Nationale : l’abandon du régime du PRPB pour le Renouveau démocratique
La philosophie politique du Renouveau démocratique est archi-connue ; elle n’est d’ailleurs pas spécifique à nous : Etat de droit, démocratie pluraliste, droits et protection de la personne humaine.
Si l’Enfer existe, il est peut-être en Afrique
Le continent africain est l’un des continents les plus religieux, sinon le plus religieux de notre planète. Et pourtant, il est également celui qui ressemble le plus à notre représentation psychique de l’Enfer. Tout est éternellement chaotique et différent de ce qui ce fait ailleurs dans le monde. Epidémie du Sida due à nos irresponsabilités, corruption et guerre civile banalisées, espérance de vie critique.
Reformes fiscales contenues dans le projet de loi de finances gestion 2012 : l’enfer fiscal ou la mort du secteur prive formel au Bénin ?
Dans la loi des finances gestion 2012, le gouvernement béninois a prévu des reformes fiscales avec à la loupe la hausse de certaines taxes existantes et l’institution de nouvelles taxes. L’objectif visé est l’accroissement des ressources internes du pays.
Dis-moi comment on t’appelle
Wadjou, Kossamakan. Voilà deux prénoms yoruba. L’un et l’autre traduisent une certaine idée de progrès. Wadjou, littéralement, veut dire « devant ». Kossamakan renvoie à l’idée d’un accomplissement à force de constance, de régularité et de persévérance. Comme pour signifier que le succès se trouve au bout d’un engagement sans faille.
Pagaille, quand tu nous tiens!
La pagaille. Ce mot résonne bizarrement. Il vibre étrangement. Il renvoie à la grande confusion, au grand désordre qu’il signifie. La pagaille n’a donc rien d’élogieux, encore moins de sérieux. Partout où elle prend pied, elle gifle et griffe outrageusement la sérénité des lieux. Elle laisse tout derrière elle sens dessus dessous. La pagaille n’a rien de valorisant. Elle s’oppose à toute idée de progrès. Elle détruit toute idée de développement.
La liberté dans la vie de l’être humain
La liberté !voila un concept que l’on définit de diverses manières toujours avec un dénominateur commun et fondamental : absence de contrainte extérieure. Qu’il s’agisse de la philosophie, du droit, de la politique, des relations interpesonnelles, cet élément constitutif de la liberté ne fait jamais défaut. Après avoir abordé ce que l’on dit et pense du concept, il sera question de mettre en relief la place qui est véritablement la sienne dans la vie de tout être humain à des niveaux donnés.
A la découverte du Béninois
Préjugé ou abus de langage ? On dit que le Béninois est individualiste. Tout pour lui. Rien pour les autres. Et parce qu’il serait bouffi d’égoïsme, il n’aime s’associer à personne. Il préfère jouer en solo. C’est pourquoi, dit-on encore, quand le Béninois est près du but et qu’il est en passe de marquer le but, il pourrait, contre toute attente, botter en touche.
Le Bénin de tous les paradoxes
Serions- nous, au Bénin, la terre de tous les paradoxes ? On est bien tenté de le croire. Mais, avant toutes choses, qu’est-ce qu’un paradoxe ? C’est une chose qui heurte le bon sens. C’est une proposition qui est à la fois vraie et fausse. Comme on le voit, avec le paradoxe, nous voguons sur les eaux troubles de l’absurde. Bienvenue donc au club du non-sens et de la stupidité. Quelques exemples pour l’illustrer.
La Cour Constitutionnelle pousserait-elle au «printemps béninois»?
Le 20 octobre 2011, la Cour constitutionnelle du Bénin a rendu une décision relative au contrôle de constitutionnalité de la loi organique n° 2011-27 portant conditions de recours au référendum. Si, à la première lecture, cette décision semble mettre le pays à l’abri de toute tentative de tripatouillage ou de révision opportuniste de la Constitution, une lecture plus approfondie montre qu’en réalité, la Cour vient –encore!– de nous sortir une de ces décisions-miracles qui ont le mérite de semer la confusion et de créer une instabilité jurisprudentielle qui fragilise le socle constitutionnel et légal de notre jeune démocratie.
Kadhafi : suite et fin
Le faux est vieux comme le monde. Il pousse, se régénère et prospère sur toute la terre. Le faux vient de s’illustrer grandeur nature en Libye. Il a maquillé en une action humanitaire l’intervention de puissances militaires extérieures. Il a transformé les récriminations, bien souvent légitimes, de milliers de Libyens en une rébellion. Au point où les insurgés du jour, ont ignoré ou ont oublié que leurs sauveurs supposés d’un jour sont et restent leurs exploiteurs de toujours.
L’insoutenable manque de tolérance!
Si on s’en tient aux nouvelles ébruitées mardi dernier, du Nigeria, la porte d’à côté, on se surprend à retenir et de s’étonner à noter que le comité des chefs d’État de la Cedeao a proposé, suivant des critères prédéfinis, le Bénin à la présidence de sa Commission et que le Burkina Faso, qui ne rentre pas dans ce dispositif légal, s’y opposer. Cette intolérance exprimée du Burkina Faso, il y a 72 heures au sommet d’Abuja, à l’égard de son voisin, se justifie seulement quant au principe selon lequel «les États n’ont que des intérêts. Pas d’amis».
La citoyenneté communale fait la nation
Entre bilan et perspective : c’est déjà la veillée d’armes dans les 77 communes que compte notre pays. Les maires arrivent au terme de leur mandat. Le 20 avril 2012, ils auront bouclé quatre années au service de leurs localités. Pour nos 77 maires, c’est rempiler ou faire place nette. En République, aucune charge publique n’est une concession à durée indéterminée ; personne ne peut en réclamer la propriété, personne ne peut s’en réclamer propriétaire.
De la retraite à l’enfer des retraités
D’abord les faits. Les enseignants du premier degré, de la promotion 2010, admis à faire valoir leurs droits à la retraite, sont sans salaire depuis 13 mois. Ces enseignants, le plus régulièrement du monde, ont constitué leur dossier de retraite. Ils les ont déposés, ensuite, auprès des services administratifs compétents. Depuis, ils attendent.
La vénalité, forme suprême de la corruption
Les socio-anthropologiques ont mis en évidence plusieurs manifestations de cette pieuvre qu’est la corruption sur la stabilité et l’harmonie sociales. Le psychosociologue ne saurait être du reste : la corruption a de graves conséquences sur l’équilibre psycho-affectif des membres d’une communauté sociale et dont l’une des conditions est une sexualité épanouissante.
Bénin: pour un autre football national
A défaut de gagner, offrons-nous le plaisir de rêver. Le Onze béninois a définitivement noyé son rêve de participer à la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Un rêve qui s’est effiloché en un cauchemar. Les Ecureuils du Bénin, pour leur dernier match, sur leur terre, ont plié l’échine devant les Rwandais. Dire qu’ils ont eu le gain du match-aller à Kigali, quelques semaines plus tôt.
La terre, le plus grand commun diviseur
A qui appartient la terre en République du Bénin ? Si la question ne fait pas l’objet d’une expression explicite, elle n’est pas moins présente et constante dans la conscience de tous les Béninois. L’ancien Président de la République, Dieudonné Nicéphore Soglo, dès qu’il fut élu maire de Cotonou, exprima son ambition de faire de notre capitale économique, « L’une des plus belles cités de l’Afrique de l’Ouest ».
Dieu n’est pas un magicien
Nous aimons trouver une explication à tout. Ce n’est pas mauvais. Il vaut toujours mieux chercher à savoir que de chérir l’ignorance. Seulement voilà, nos explications ont tendance à s’égarer et à nous égarer dans les sables mouvants de l’absurde et de l’irrationnel. Nous avons donc une explication à tout et pour tout. Aussi ne sommes-nous presque jamais à court devant les énigmes de la vie.
Le Bénin d’hier à aujourd’hui
Il était une fois le Bénin. Le Bénin de nos pères et de nos mères. Ne remontons pas si loin. Arrêtons-nous aux premières années de nos indépendances. Le Bénin de ce temps-là n’a plus grand-chose à avoir avec le Bénin d’aujourd’hui. Pour preuve, chaque homme, chaque femme a alors trois maisons, disposées comme autant d’angles d’un triangle géant. Chacun en est le centre.
Pouvoir/Douane: l’heure de vérité
La grève. Les Béninois n’en connaissent que trop la définition. Celle-ci n’a-t-elle pas souvent rythmé leur vie de tous les jours ? Les Béninois vous diront quasi unanimement et d’une seule voix, que la grève est un arrêt volontaire et collectif d’une activité par revendication ou par protestation. Ils ajouteront même, un rien sérieux et graves, que la grève est un droit, un droit constitutionnel.
La symbolique de l’accueil
Deux syllabes pour le dire : « accueil ». Mais que d’émotions et de précautions pour le traduire en actes. Le dictionnaire définit l’accueil comme la manière de recevoir quelqu’un, de se comporter avec lui quand on le reçoit ou quand il arrive. Un accueil peut être ainsi aimable, chaleureux ou froid.
Les limites d’une révolution froide
On attendait au tournant cette belle dame à la chevelure d’elfe et au franc-parler décapant : celui d’une femme sans complexe. Qu’est-ce que Marie Elise GBEDO fera-t-elle d’original dans une équipe gouvernementale où la langue de bois est de mise et où on n’aime guère les fortes têtes et les grandes gueules, surtout de quelqu’un d’un sexe que les hommes ont déclaré faible ? Faute d’actions spectaculaires, nous savourons au moins les aphorismes truculents :
Lettre ouverte au Bénin sportif
Quand le football s’enrhume, c’est tout le sport au Bénin qui prend froid. Cette prédominance du football sur les autres disciplines sportives en fait, selon l’expression consacrée, le « Sport roi », le sport qui a su gagner la faveur d’une majorité de nos compatriotes.
Projet de loi sur la grève: Un texte liberticide ?
Par le projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin, le gouvernement entend, dès son adoption par l’Assemblée nationale, réglementer autrement la jouissance de ce droit, tant il est vrai que tout n’a pas toujours été reluisant sur ce plan. Des abus de la part des syndicalistes sont souvent venus répondre aux inconséquences des gouvernants. Parce qu’il comporte des dispositions sujettes à polémiques, le projet fait l’objet de dénonciations. Les syndicalistes le jugent liberticide.
Cotonou: béton, camion, piéton
Cotonou : la vitrine du Bénin. C’est aussi notre capitale économique. La petite bourgade du début du siècle dernier est aujourd’hui une ville dans laquelle se concentre plus d’un million d’âmes. Une ville qui se construit plus qu’on ne la construit. Une ville qui obéit plus à sa dynamique propre qu’à la logique ordonnée d’un plan de développement maîtrisé.
Identifier la priorité de nos priorités
Le Président est maître de son agenda. De même qu’il jouit d’une absolue liberté pour baliser, des concepts de son choix, le chemin qu’il trace pour son pays. Du changement à la refondation, par un détour par l’émergence, il n’y a pas de problème, si telles devaient être les étapes de notre marche vers le meilleur.
La recette pour changer nos prisons
La prison civile de Porto-Novo était au bord de l’explosion. C’était ce mercredi 21 septembre 2011. Comme diraient les Fon, « Dieu était présent ce jour là ». Et le pire a été évité de justesse, les forces de sécurité ayant réussi à étouffer un début de soulèvement.
L’Institut de la femme: ombre et lumière
L’INPF vous connaissez ? C’est l’Institut national pour la promotion de la femme. Il a vu le jour il n’y a guère longtemps. Il est placé sous la houlette de Mme Vicentia Boco, professeur agrégée de médecine de son état, ancien ministre. L’Institut a cru devoir se donner, à l’entame de ses activités et par presse interposée, une plus grande visibilité. C’est l’objet de la conférence de presse organisée le 15 septembre, à Cotonou, à l’effet de faire connaître le programme quinquennal de l’Institut.
Il était une fois des jeunes débiteurs…
Ils sont jeunes. Ils portaient le rêve et l’ambition de devenir des entrepreneurs. L’Etat leur a tendu la main par le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ) interposé. 600 jeunes ont ainsi bénéficié des prestations du Fonds. Mais, à ce jour 487, soit 81,16% du total, restent encore débiteurs vis-à-vis du Fonds. C’est beaucoup pour qu’on s’en inquiète. C’est grave pour qu’on s’interroge sur l’avenir même du Fonds.
Foi et folie
Le psychiatre autrichien Sigmund FREUD, inventeur de la psychanalyse, fut le premier savant en sciences sociales à présenter certaines formes de religiosité comme des manifestations de structures psychopathologiques. Aussi ne fait-il aucun doute pour nous qu’une religion qui érige la mort à donner ou à recevoir comme des aspects « normaux » de sa doctrine, sort de la fonction du réel et s’installe en plein délire.
Le ministre Kérékou avait eu raison d’Aplogan
La décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS) tant attendue de tous les acteurs intéressés ou non par la crise d’agonie qui secoue la Fédération béninoise de Football (FBF), depuis décembre 2010, avec pour impact la suspension de toutes les activités footballistiques, a été finalement rendue. Les positions antagonistes devraient donc pouvoir se cristalliser autour du droit qui a été ainsi dit.
Plaidoyer pour la «Place Lénine»
Place Lénine. Vous ne vous êtes trompé ni d’époque ni de pays. Vous êtes bel et bien à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Et vous êtes en l’an de grâce 2011. La Place Lénine reste l’un des vestiges de l’expérience marxiste-léniniste qu’a connu notre pays au tournant des années 70. La révolution est morte, reste la Place Lénine. Elle peut se compter au nombre des lieux les plus fréquentés de Cotonou.
Proposition de loi organique sur le référendum: Innovation et besoin d'amélioration
Depuis 1990 et le Renouveau démocratique, il manque à l’arsenal juridique national, une loi précisant les conditions de recours au référendum. De référendum, il n’en fut d’ailleurs point depuis 20 ans. On doit désormais à l’honorable Karimou Chabi Sika, une proposition de loi organique portant conditions de recours au référendum. Si cette proposition constitue en soi une avancée, est-elle suffisamment élaborée pour être efficace une fois adoptée ? N’y a-t-il pas des aspects qui pourraient être améliorés ?
Football: fait de droit et acte de foi
Deux lectures opposées, voire contradictoires d’un seul et même événement. La crise qui secoue le football béninois vient de connaître son épilogue juridique. Le tribunal arbitral des Sports (TAS), qui siège à Lausanne, en Suisse, a débouté un camp et a donné raison à l’autre camp.
Directive portant comptabilité des matières et guide pratique : pour une Gestion Transparente et Efficace des Finances Publiques
La Cour des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine(Uemoa) a organisé du 12 au 14 septembre à l’hôtel Novotel Orisha à Cotonou un atelier de relecture et de mise en forme du projet de Directive portant comptabilité des matières dans les Etats membres de la communauté et du projet de Guide didactique y afférent. Cet atelier qui a connu la participation d’une vingtaine de personnes venues des 8 Etats membres de l’UEMOA et coprésidé par Sékou DIANI, conseiller à la Cour des Comptes de l’UEMOA et de Servais ADJOVI, directeur de cabinet du ministre béninois des Finances et de l’Economie a aux termes des travaux formulé quelques recommandations en vue d’une gestion transparente et efficace des finances publiques.
Grandeur et misère de la démocratie
Beaucoup l’ignorent. C’est, aujourd’hui, jeudi 15 septembre, la journée internationale de la démocratie. Dans la ronde des journées consacrées à ceci, dédiées à cela, et qui jalonnent une année civile, c’est bien d’en placer une sous le signe de la démocratie. Qui a dit que la démocratie est la moins mauvaise des organisations politiques, le plus apte des systèmes de gouvernement à porter les espérances des peuples ?
Mesures fiscales annoncées pour faire face a la baisse des recettes budgétaires de 2011 : encore du harcèlement fiscal?
Le Conseil des Ministres en sa séance extraordinaire du samedi 10 septembre 2011 a pris d’importantes décisions allant des mesures d’assouplissement complémentaires dans la mise en œuvre du programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération, pour une période transitoire à la systématisation des contrôles et vérifications des opérations fiscales et des recettes au niveau de la Direction Générale des Impôts et des Douanes (DGID) et de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP).
Pour l’honneur de nos supporters
On les appelle supporters. Les Français, ne voulant pas être en reste, ont inventé le mot supporteur et supportrice pour désigner les mêmes personnes. Le dictionnaire définit celles-ci comme les partisans d’un sportif ou d’une équipe. On parlera, de ce fait, « des supporters de Sessegnon » ou « des supporters des Ecureuils », notre Onze national.
Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es
Nous l’avons déjà dit : l’habit fait le moine. Un peu comme l’uniforme fait le gendarme. Mais peut-on établir une même relation entre une institution et le siège qui l’abrite, entre une entreprise et son cadre bâti ? La maison que j’habite reflète-t-elle ma personnalité ? Mon cadre de vie a-t-il un rapport avec ma vie ? Dans le sens où on peut s’autoriser de dire « Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es ».
Boni Yayi et sa promesse de machines agricoles gratuites!
C’est à Parakou, échangeant avec des jeunes, que le chef de l’Etat a laissé entendre qu’il effectuerait sous peu un voyage en Inde et en Chine et fera ensuite installer au Bénin deux usines de fabrication de machines agricoles. Bien comme ambition ? Peut-être. Mais on devient perplexe en entendant encore Boni Yayi promettre que les machines seront distribuées gratuitement aux jeunes.
La préparation comme la clé de l’avenir
Donnons raison à Arthur Ashe. « Une des clés du succès, a-t-il dit, est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi, a-t-il ajouté, est la préparation ». Le grand tennisman que fut Arthur Ashe a ainsi lâché le mot : préparation. Il savait d’expérience que la victoire qui couronne un match est le résultat d’un long travail préalable. Tricheur, dehors !
Football: demain, le Bénin qui gagne
Il pleut sur notre football. Des rafales d’une crise dure et qui dure frappent de plein fouet tous nos stades. Des stades qui se sont tus depuis, ne sachant plus résonner de la clameur des aficionados. Et les week-ends se suivent, tristes et moroses, sans que rien ne bouge, sans qu’aucune perspective ne se dessine.
Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou illégaux en 1991 et 1996 ?
Nicéphore Soglo a été « élu » en 1991 en remplacement de Mathieu Kérékou. J’ai souvenance que pendant son mandat, j’entendais déjà certaines indiscrétions dire qu’il n’avait pas gagné l’élection mais plutôt Mathieu Kérékou, et que pour vraiment tourner la page PRPB, en droite ligne de l’orientation donnée par la Conférence nationale, il fallait bien déposer Mathieu Kérékou.
La fondamentale tout simplement ou la lutte contre l’esprit destructeur national
A la faveur de sa descente dans les marchés de la capitale économique nous avons entendu le chef de l’Etat dire que l’esprit béninois est destructeur; le lendemain nous avons entendu également la ministre de la micro finance dire que le Béninois a un esprit rigide. C’est ce qui a le plus retenu mon attention dans l’imbroglio des prix transactionnels, des prix consensuels, des faux frais, de la vérité des prix, de l’impact du ramadan sur les prix, des écueils au principe sacro-saint de l’offre et de la demande qui lève le camp, de l’intervention directe de l’Etat dans la régulation des prix dans un système économique qui se veut pourtant de type libéral. Le tout dans une valse de rejets réciproques des responsabilités à la barbe du consommateur qui s’est fait une raison.
Faut-il réhabiliter le capitaine Michel Aïkpé ?
Avec Michel Alladayè et Janvier Assogba, il formait le noyau qui réalisa le coup d’Etat du 26 octobre 1972 qui porta le commandant Mathieu Kérékou au pouvoir. Les dissensions qui apparurent très tôt entre les acteurs, par ailleurs barons du nouveau régime, conduisirent à la disgrâce de l’un (Alladayè) et à la mort de l’autre (Aïkpé). Sur ce dernier, beaucoup de choses avaient été dites.
La corruption: punir et/ou éduquer?
Il est enfin mort le serpent de mer : le Bénin vient de se doter d’une loi contre la corruption et l’enrichissement illicite. La sixième législature de notre Parlement porte à son actif un acte majeur. Elle inscrit à son palmarès un bon point. Nous avons longtemps épilogué sur cette loi, sans réussir à dégager la volonté politique de la tirer de nos bonnes intentions pour l’exposer au soleil de nos bonnes pratiques sociales.
Question de méthode d’organisation
Mettre la charrue avant les bœufs. L’expression signifie faire d’abord ce qui devrait être fait ensuite, après. Ce décalage dans l’action, ce cafouillage dans l’agencement logique des séquences d’un processus ne peut qu’affecter les résultats attendus, sous l’angle de l’efficacité. Mettre la charrue avant les bœufs revient ainsi à malmener deux paramètres majeurs dans tout processus de développement : la méthode et l’organisation. Deux exemples pour illustrer notre propos.
Bénin : qui a honte de qui et de quoi ?
La honte. Incontestablement la génération de nos grands pères et de nos grands-mères savait ce que cela veut dire. Elle savait de quoi il retournait. En fongbé, avoir honte se dit littéralement « manger la honte». « Edou hougnan ».
Bénin: sous le signe de la lettre R
Bel exercice : sous quel signe se présente à nous, aujourd’hui, le Bénin ? La lecture de la presse quotidienne, au détour de ses manchettes, peut être un précieux atout pour répondre à la question. Emotion et tristesse à la suite de l’intoxication alimentaire survenue à Bantè. La macabre comptabilité des morts se poursuit. Rumeurs de tractations secrètes en vue de tripatouiller la Constitution. Partenariat entre le Bénin et le Nigeria pour combattre l’irruption d’un mal redoutable : la piraterie sur les côtes maritimes des deux pays.
Femmes ministres, en concours de beauté ou jouisseuses invétérées ?
Cinquante et un ans après son accession à « l’indépendance », il est manifeste et c’est un doux euphémisme, que notre pays n’a pas encore pris siège dans le métro ou le train du développement. A la vérité, nous avons encore notre pain, un gros morceau d’ailleurs, sous la table. Je dis bien sous la table d’où il va falloir le sortir pour ensuite le poser sur la table avant de commencer à le grignoter. Et ce n’est pas un mince défi que de passer aux choses sérieuses.
Bénin : quand la vie triomphe de la mort
La nouvelle est massive : le Bénin entre dans le cercle encore fermé des pays qui, dans le monde, ont aboli la peine de mort. En effet, la semaine dernière, l’Assemblée nationale, a donné suite à l’article 8 de notre Constitution qui dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».
Une Fondation pour célébrer l’excellence
Tenons-le pour un scoop : la création prochaine d’une Fondation consacrée aux meilleurs fils et filles du Bénin. C’est Mme Koubourath Osséni, Grande Chancelière de l’Ordre national, qui l’a annoncée. Ce fut le vendredi 12 août 2011, lors de la cérémonie d’hommage et de décoration du professeur Jean Pliya élevé au grade de grand Officier de l’ordre national.
Le conte pour conter le Bénin nouveau
Le partenariat public/privé trouve déjà à se concrétiser sur le terrain économique. Il faut prendre garde de l’y enfermer. Il urge, selon nous, d’ouvrir à ce partenariat un autre champ d’expression et de réalisation. Nous donnerions au partenariat public/privé un souffle nouveau si nous l’expérimentions sur le terrain culturel.
Le phénomène des pratiques visant à attirer ou empêcher la pluie au Bénin
(PAQUES 2011 SANS PLUIE A SÈ ET ENVIRONS : UN FAIT INHABITUEL !) Les populations de Sè et environs au Mono ont passé avec beaucoup d’appréhensions les Pâques et jours suivants sans une goûte de pluie contrairement aux années antérieures après que de gros nuages, tout prêts à s’effondrer, ont été mystérieusement dispersés plusieurs fois de suite par des coups de vents violents venus on ne sait d’où.
Bénin: à l’école du dialogue
Dialogue. Comme si les Béninois découvraient, soudain, le mot en ses vertus cardinales. Ne lui doivent-ils pas le dénouement heureux du récent bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ? Pour avoir su actionner les manettes du dialogue, les protagonistes de la crise ont évité de précipiter l’administration publique dans les abimes de l’enfer. Pour avoir compris l’inanité de continuer de se regarder en chiens de faïence, la bave du défi aux commissures des lèvres, les protagonistes de la crise, se sont fait violence pour faire triompher le dialogue.
Fin d’une grève, début d’une nouvelle ère
Enfin, le bout du tunnel. La paralysie de l’administration publique pour fait de grève, c’est désormais du passé. Le bras de fer gouvernement/ syndicats aura duré quelques semaines. Dans l’angoisse et l’anxiété de tous ceux y voyaient un conflit à fort potentiel de risques. Le gouvernement et les responsables des centrales et confédérations syndicales ont procédé, le 5 août 2011, à la signature de l’accord qui octroie aux travailleurs les 25% d’augmentation exigés.
Mentalité théologique et pouvoir traditionnel
Ce fut au cours d’un séminaire. Un jeune homme, malgré tous mes efforts de persuasion, ne voit décidément pas à quoi peuvent servir les partis politiques ; il ne comprend pas qu’on impose des listes de partis politiques ou de groupes de partis politiques pour participer aux élections législatives, alors que c’est loin d’être le cas pour les élections présidentielles et locales !
Vol et envol des prix : où va le Bénin?
Si l’intention des plus hautes autorités de l’Etat était d’assommer le citoyen-consommateur, elles ne s’y prendraient pas autrement. Les prix des denrées courantes, contre toute attente, viennent de connaître une montée en flèche. Au marché international de Dantokpa, tenu, à juste raison, pour le baromètre de l’économie nationale, on s’interroge. Où va le Bénin ? De quoi demain sera fait ?
Repenser et réformer nos stages
La foire aux stages commence. Qu’est-ce qui fait ainsi courir nos étudiants, en ce début de vacances, d’une entreprise à l’autre, à la quête et à la conquête d’une place de stagiaire ? La denrée semble assez rare pour justifier le trésor d’ingéniosité déployé. Sans un stage en entreprise, croyons-nous savoir, c’est le travail de toute une année qui pourrait ne pas être validé. D’où ce rush débridé au stage.