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Renouvellement des membres de la Cour Constitutionnelle: 1er round de la bataille de 2026
Le mois de Mai 2023 sera marqué par la désignation des membres de la prochaine Cour constitutionnelle avant leurs installations en juin prochain. Juges du contentieux pour les élections législatives et présidentielle et habiletés à proclamer les résultats provisoires et définitifs, leurs choix ne manquent guère d’enjeu pour les hommes politiques de la majorité présidentielle comme de l’opposition. Conciliabules et tractations diverses ont commencé par identifier et désigner les sept membres qui devront siéger à la prochaine Cour Constitutionnelle dès juin prochain. Sauf cataclysme, certains membres – certaines sources parlent de la majorité – de la Cour actuelle devront être maintenus pour maintenir une certaine stabilité de l’institution nécessaire à la traversée de la période électorale sensible de 2026. Des sept membres réduits actuellement à six, il est fort à espérer que le grand nombre peut être maintenu, tous étant à leur premier mandat sur les deux possibles permis par la constitution. Selon toute vraisemblance, le taux de renouvellement pourrait être faible et s’éloigner des 50%. Il n’est pas évident que les sages André Katari, Cécile De Dravo Zinzindohoué et Sylvain Nouatin soient changés.
Lutte contre la corruption : le FMI émet des réserves sur le dispositif du Bénin
Dans un dernier rapport sur le « diagnostic de la gouvernance » paru en Février 2023, le Fonds Monétaire International (FMI) soulève des insuffisances par rapport à la lutte contre la corruption au Bénin. Ledit rapport met en lumière les insuffisances du cadre juridique, le manque de protection des donneurs d’alerte, les conflits d’intérêt et l’obligation de dépôt et de la déclaration du patrimoine. Tout ne va pas si bien au Bénin en matière de lutte contre la corruption. En dépit des efforts fournis par le gouvernement et qui lui ont permis d’avoir la très enviable 72è place sur 180 de Transparency International (TI)- après avoir gagné six (06) points par rapport à l’année 2021- il reste encore beaucoup à faire.
Un dernier rapport de l’institution de Bretton Woods sur le Bénin paru en février 2023 et rédigé par un collège de dix experts internationaux relève des insuffisances et lacunes et fait des recommandations urgentes. Après avoir rappelé les textes internationaux que le Bénin a signé, le rapport précise que « le Code Pénal est désormais le principal vecteur de la lutte contre la corruption après l’abrogation de la « loiN° 2011–20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin » qui fixait un cadre d’ensemble pour la lutte contre la corruption. Deux lois successives votées en 2020 ont abrogé la loi de 2011.
Journal du 10 mai 2023 (pour abonnés)
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Journal du 08 mai 2023 (pour abonnés)
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Recrudescence des actes terroristes au Bénin: nécessité de renforcer le dispositif
Le nord-Bénin connaît depuis quelques jours une tendance inflationniste des actes terroristes. En deux jours, trois actes terroristes dans trois communes différentes avec des modes opératoires diversifiés. Une preuve que le dispositif sécuritaire mis en place semble étaler ses lacunes. Plus rien ne semble arrêter les terroristes et autres individus armés non identifiés (IANI) dans leurs barbaries meurtrières. Dans la nuit du 1er au 02 mai, ils ont attaqué le village de Kaobagou dans la commune de Kérou où ils ont réussi à tuer une bonne dizaine de personnes tous égorgés sans pitié.
La nuit suivante, entre le 02 et le 03 mai, bis repetita du scénario de la veille dans le village de Yinyinrou, commune de Banikoara sauf qu’ici, le bilan macabre est moins lourd. Trois personnes ont été tuées. Puis hier, à Loumbou Loumbou dans la commune de Karimama, un camion saute sur une mine artisanale. Ici aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Seul le conducteur dudit camion s’en est sorti avec des blessures.
Journal du 05 mai 2023 (pour abonnés)
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Soja au Bénin: des producteurs déplorent le mutisme des cadres du septentrion
La crise observée dans le secteur de la commercialisation du soja continue de faire des vagues. En plus des nombreuses plaintes exposées par voie des ondes radiophoniques pour dénoncer les pertes financières subies, des langues se délient de façons très acerbes, via les mêmes canaux. Des producteurs de soja déplorent ce qui apparait à leurs yeux comme l’incompréhensible mutisme « des cadres originaires du nord résident au sud ».
Journal du 03 mai 2023 (pour abonnés)
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Bénin : Talon à l’épreuve de la fin de règne
Alors que le président Patrice Talon ne peut plus briguer un troisième mandat, il est sous le feu des critiques sur sa gestion des nombreuses crises sociales et politiques. Il flotte aujourd’hui, sur le pays, une atmosphère de fin de règne inéluctable et périlleuse à laquelle il ne peut échapper tout comme ses prédécesseurs. Sans être devin ni prestidigitateur, on peut affirmer sans presque risquer de se tromper, que le président Patrice Talon ne sera pas à la tête de ce pays en 2026. D’abord parce que lui-même, ainsi que ses principaux collaborateurs ont affirmé à plusieurs reprises qu’il n’est pas question de modifier la Constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat.
Ensuite, mathématiquement, il n’a pas la majorité requise pour cette fin. Logiquement, il lui reste quelques trois ans pour achever son second et dernier mandat constitutionnel. A l’approche de l’heure de sa succession, le pays vit dans une ambiance qui rappelle les fins de règnes. Qu’appelle-t-on fin de règne ? En français facile, « c’est le moment où se termine le gouvernement d’un souverain, d’un dirigeant ». Les fins de règne sont différentes selon les circonstances, mais, elles partagent quelque chose de commun. Elles cristallisent le moment où le pouvoir échappe à son détenteur par de petites crises et de petits détails.
Bénin : Qui dirige réellement l’UPR et le BR ?
C’est un gros pavé dans les marres de l’UPR et du BR. Dans un dernier écrit pour défendre Abdoulaye Bio Tchané et diffusé sur les réseaux sociaux, Bertin Koovi lâche une information assez étrange. Selon lui, Joseph Djogbénou et Abdoulage Bio Tchané ne dirigent pas réellement l’UPR et le BR. Ils seraient des liges téléguidés par le chef de l’Etat. Un texte à l’allure provocateur, rédigé dans un style belliqueux et truffé d’informations à polémique ou même incitant à la sédition : on n’attendait pas mieux de Bertin Koovi.
Trublion par nature, la recrue de la dernière saison électorale du Bloc Républicain n’a pas manqué l’occasion de nous régaler à travers invectives, conseils, informations de coulisses et vérité de la Palice distillées dans son texte d’apologie à la gouvernance Bio Tchané à la tête du BR. Mais s’il a abordé plusieurs sujets, c’est sa déclaration sur la direction des deux méga-partis de la mouvance qui retient l’attention. « La réalité est que ni ABT, ni Djogbénou ne dirigent aucun parti au Bénin aujourd’hui. Tu veux diriger le BR va voir le président Patrice Talon et dit lui que tu veux être président du Bloc Républicain ».
Journal du 28 avril 2023 (pour abonnés)
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Augmentation du prix du soja au Bénin : des filières délaissées à leurs sorts
Récemment décidée par le chef de l’Etat, la valorisation du prix d’achat du soja, fait courir le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui. Objectif : convaincre les producteurs de ce que cette culture et celle des noix de cajou, seraient désormais mises sur l’orbite du développement. Très bonne nouvelle pour les agriculteurs de ces deux filières qui pourraient se targuer de tirer tous les avantages de cette nouvelle gouvernementale. Mais, des problèmes à multiples facettes hantent les autres filières : pomme de terre, riz, igname et autres. Ce qui pousse à croire que « tant qu’il reste à faire, rien n’est fait ».
Jean-Marie Ehouzou :"Lorsque les élites font faillites, la démocratie fait faillite"
« Démocratie, valeurs humaines et consolidation de la paix, enjeux de développement ». Tel est le thème développé le jeudi 20 avril 2023 au Chant d’Oiseau de Cotonou par Jean-Marie Ehouzou, diplomate et homme politique et ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération lors de la conférence sociale mensuelle organisée par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP). Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la démocratie a deux visages : « la démocratie délibérative et la démocratie participative ».
Journal du 24 avril 2023 (pour abonnés)
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Vague de limogeage au Bénin : Quand Séverin Quenum et Cie embrouillent les cartes de « l'équipe qui gagne »
Patrice Talon vient de se sortir à la surprise générale, trois de ses ministres de son gouvernement. Il s’agit de celui de la justice et de la législation, Séverin Quenum, celui de l’énergie et des mines, Jean-Claude Houssou et celui des transports Hervé Hehomey. Pourtant, il y a à peine quelques semaines, le chantre de la Rupture affichait ouvertement toute sa satisfaction pour « l’équipe qui gagne ». Qu’est-ce qui a pu changer en un si laps de temps ? C’est la fin d’une belle aventure pour trois ministres de l’équipe gouvernementale du président Patrice Talon.
Limogeage ou remerciement du ministre Quenum: qu'avait-on à cacher ?
L’information sur le limogeage- jamais confirmé- du désormais ex-garde des sceaux était-elle partie trop tôt ? Après la nomination d’un nouveau ministre de la justice et avec le recul, on se demande bien ce que furent les motivations du porte-parole et du chef du gouvernement lorsqu’ils ont démenti à tour de rôle ce limogeage. Etait-ce pour protéger l’honneur d’un ministre-ami ou pour discréditer la presse ? La presse tenait l’information pour un scoop de taille : un ministre du gouvernement Talon limogé par ce dernier. Très vite, l’information est devenue virale dans la presse en ligne et sur les réseaux sociaux. Puis quarante-huit heures après, un premier démenti tombe. Une sorte de mise au point. Le lendemain, c’est le chef de l’Etat lui-même qui revient à la charge. Profitant de l’occasion solennelle de la conférence de presse avec son hôte et homologue rwandais, il répète les mots de son porte parole « à l’heure où je vous parle, Monsieur Sévérin Quenum est toujours Garde des Sceaux … », puis d’ajouter : « Ça peut changer ce soir, ça peut changer demain ».
Remaniement ministériel: Talon dépolitise son gouvernement
Le dernier remaniement a laissé planer un goût de dépolitisation de l’équipe gouvernementale. Le chef de l’Etat a préféré faire sortir trois ministres bien encrés en politique pour n’en faire entrer que deux aux profils de technocrates. Le chef de l’Etat a souhaité dépolitiser un peu plus son gouvernement. C’est l’un des constats qui se dégage du dernier remaniement. En effet, au cours de ce dernier, les trois ministres qui ont été remerciés sont tous engagés politiquement. Deux officient au Bloc Républicain. Il s’agit des ministres Hervé Hêhomey et Jean-Claude Houssou. Le dernier Sévérin Maxime Quenum est de l’Union Progressiste.
Journal du 19 avril 2023 (pour abonnés)
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Deux ans après son arrestation, Joël Aïvo toujours dans le cœur des Béninois
Ce samedi 15 avril 2023, les populations béninoises ont, à l’unisson, commémoré le triste anniversaire de l’arrestation de Joël Aïvo. Dans toutes les grandes villes du Bénin, des conférences, offices religieux et des affiches ont rappelé divers souvenirs du professeur arrêté le 15 avril 2021. Ce jeudi 15 avril 2021, la fièvre et la tension post-électorales commençaient à s’estomper. Joël Aïvo a lui-même repris ses enseignements. C’est d’ailleurs en quittant ses cours à l’université d’Abomey Calavi qu’il a été arrêté sur le pont de Godomey Houédonou par un commando armé et qui a arrêté son véhicule et l’a conduit à la Brigade criminelle.
Bloc Républicain au Bénin: le feu couve sous les cendres
Le Bloc Républicain, le deuxième parti de la majorité présidentielle a l’air de souffrir d’un mal silencieux qui le ronge de l’intérieur. Depuis les dernières élections législatives, le président du parti Abdoulaye Bio Tchané semble être dépassé par les évènements. Et même si les signes ne sont pas apparents, le malaise est profond. Une déchirure interne secoue le Bloc Républicain. Selon des sources concordantes, les rivalités et les clivages au sein du parti ont atteint un niveau inquiétant avec des responsables qui se détestent et surveillent les uns les autres.
Journal du 17 avril 2023 (pour abonnés)
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«Désert de compétences»: Patrice Talon revient sur ses propos, ce que Vincent FOLY disait en 2016
Lors de la conférence de presse conjointe avec le président rwandais Paul Kagame le 15 avril 2023, le président béninois Patrice Talon est revenu sur ses déclarations controversées de 2016 selon lesquelles le Bénin était comme un « désert de compétences ». «Je disais que mon pays était comme un désert de compétences. C’était une réalité. Je ne dirai pas que désormais le Bénin a tout ce qu’il lui faut comme compétence. Ce serait faux. D’ailleurs aucun pays au monde n’a à lui tout seul les compétences au développement. Mais aujourd’hui, les choses ont beaucoup évolué» a déclaré le président béninois. Talon a également souligné que le Bénin n’a pas encore toutes les compétences dont il a besoin, mais que des progrès significatifs ont été réalisés.
Bénin: le gouvernement affiche ses premières fébrilités
Jusqu’au mercredi 12 avril dernier, le gouvernement du président Patrice Talon est toujours apparu comme un système stable, uni et compact. Mais le limogeage du ministre la justice, un ami et très proche collaborateur du chef de l’Etat est le signe d’une nouvelle ère : celle de l’instabilité, des suspicions et du doute. Et cela risque de meubler le reste du mandat. Pour certains c’est le premier signe de la fin d’un temps. Pour d’autres, un acte isolé pour solutionner un problème ponctuel. Mais que ce soit pour les uns que pour les autres, le limogeage du Garde des sceaux intervenu mercredi dernier est un acte historique sous la rupture. C’est la première fois depuis 2016, que le président de la République se voit obliger de faire recours à cela. Pas une seule fois par le passé, il n’avait jamais essayé de dégommer un ministre d’une manière aussi brutale.
Journal du 14 avril 2023 (pour abonnés)
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Bénin: "Les réformes ont été faites à base d'exclusion" selon le Père Aguénounon
Les réformes faites par le président Patrice Talon ont été passées au peigne fin par le Père Eric Aguénounon, Philosophe politique, analyste politique et écrivain –essayiste et directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP). Reçu ce dimanche 09 avril 2023 sur la chaîne de télévision en ligne, ESAE TV, il a indiqué que depuis avril 2016, toutes les réformes n’ont pas eu l’adhésion de toutes les parties.
Réplique des Démocrates à Azannaï : "ça suffit"
Le président du parti Restaurer l’espoir, Candide Azannaï, dans ses différentes sorties ne cesse d’attaquer le parti Les Démocrates sur ses faits et gestes. Dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi 06 avril 2023 et signé de la cellule de communication dudit parti, les responsables du parti la Flamme ont répliqué sans ménagement. Pour le parti que dirige le député Eric Houndété, Candide Azannaï est revenu « d’un cauchemar au cours duquel il s’est aperçu que le parti « Les Démocrates » l’a irrémédiablement rangé dans la poubelle de l’histoire politique de notre pays, dès le lendemain des législatives du 8 janvier dernier ».
Journal du 7 avril 2023 (pour abonnés)
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Journal du 5 avril 2023 (pour abonnés)
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Bénin: Halte à la cabale contre les anciens présidents !
En l’espace de deux semaines, les anciens présidents de la République Nicéphore Soglo et Boni Yayi sont mis en cause, dans leur management pour la libération de certains prisonniers et le retour des exilés politiques au pays. Une campagne de dénigrement systématique s’est ouverte contre eux. Pourtant, ils méritent mieux que cela. Le pays leur doit un immense respect. Leurs noms sont cités depuis quelques jours dans l’interminable et pathétique feuilleton de la libération des prisonniers et le retour des exilés politiques qui agite l’actualité béninoise. C’est d’abord le président du parti Restaurer l’Espoir (RE) Candide Azanaï qui a donné le top au cours d’une conférence de presse le 28 mars dernier. Morceaux choisis : « si la réelle motivation des Démocrates et les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi n’est pas de distraire par des desseins inavoués et inavouables, ceux des calculs personnels, privés et opportunistes, la seule option conséquente devant le mur de la dictature est le préalable non négligeable de la décrispation comme un impératif ». Plus loin, il ajoute : « nous devons interroger la responsabilité de Nicéphore Soglo et Boni Yayi et les retombées de leurs allers retours ». Enfin, il déclare : « nous devons retenir que les allers et retours de Boni Yayi et de Nicéphore Soglo demeureront improductifs dans la mesure où, leurs seules retombées sont d’une part, la substitution du parti Fcbe au parti Les démocrates dans l’ignoble rôle de sous-traitante et de faire-valoir de la dictature ».
Débat sur le 3è mandat au Bénin: Fred Houénou dans un mauvais rôle ?
Alors que l’on pensait que le débat sur un hypothétique troisième mandat présidentiel était clos après le recadrage du Porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, le président de l’Initiative Sursaut Patriotique et membre du parti Bloc républicain Fred Houénou est revenu sur le même sujet au cours d’une émission sur la télévision golf TV ce dimanche 2 Avril 2023. A quelle fin ?
Journal du 3 avril 2023 (pour abonnés)
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Matériels de réfection des voies: Parakou réclame des comptes à l’équipe municipale
Où sont donc passés les engins lourds et autres matériels destinés à la réfection et l’entretien des voies des différents quartiers de la ville de Parakou ? Présente sur plusieurs lèvres, la question fait le tour de la ville depuis quelques jours. Relayé par des ondes radiophoniques, le sujet est débattu sur tous les différents lieux de commérage. Certains veulent en savoir davantage sur la destination définitive de ces engins après leur acquisition et présentation au public à grand battage médiatique le 19 mai 2018. Et d’autres demandent la levée du coin de voile sur les retombées financières générées par les locations desdits équipements.
Journal du 31 Mars 2023 (pour abonnés)
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Régisseur de prison : le poste le plus risqué au Bénin
Depuis près de deux ans, il n’est presque plus possible d’être nommé au poste de régisseur de prison et d’avoir la chance d’y passer du temps. Les limogeages sont presque inévitables et font passer ce poste en tête des plus indésirables de la République. Toutes statistiques bien tenues, le poste de régisseur de prison et de ses lampistes de gardien-chef et de simples gardes pénitenciers apparaissent de plus en plus comme les plus risqués de la république. Le taux de longévité se réduit chaque jour comme une peau de chagrin et les tenants de ce poste vivent dans une angoisse terrible. Dans le rang des policiers, les témoignages font froid dans le dos. Certains racontent comment ils sont obligés de faire des neuvaines et des prières quotidiennes pour que l’on ne se rappelle jamais de leur noms pour les nommer à un poste de régisseur de prison ou même simple garde pénitencier.
Tensions entre Talon et les anciens présidents: Lionel Talon et Chabi Yayi pour faire descendre le mercure ?
La question de la libération de Rékyatou Madougou et ses codétenus enflamme les rapports entre le chef de l’Etat et les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi. Une intermédiation de Lionel Talon et Chabi Yayi, fils de l’actuel chef de l’Etat et de l’ex-président Boni Yayi pourrait faire baisser le mercure. Tout comme ils s’étaient illustrés en facilitateurs, pour les rencontres précédentes entre son paternel et ses prédécesseurs. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ». Lionel Talon, fils de l’actuel chef de l’Etat et Chabi Yayi, fils de l’ancien président avaient été fortement applaudis et congratulés pour leur implication personnelle lors des préalables qui ont abouti à la rencontre Talon-Yayi, il y a de cela quelques mois.
Journal du 29 Mars 2023 (pour abonnés)
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Echec des députés Affo Obo, Gbadamassi, Sado et cie aux législatives 2023: le tour de trop à Lomé ?
Plus de deux mois après les législatives de janvier 2023, on ne finit pas d’analyser pourquoi certaines personnalités politiques n’ont pu se faire réélire. Dans la foulée, on découvre que presque tous les députés qui avaient rendu visite à Reckya Madougou à Lomé en 2021 ne sont plus réélus. Tous sauf l’honorable Issa Salifou et là encore… On ne finira pas d’ergoter sur les raisons de l’échec de certaines personnalités aux dernières élections législatives. Certains n’ont pu revenir à l’Assemblée Nationale parce qu’ils sont promus à d’autres postes de responsabilité et ils n’ont plus été candidats.
Déclaration des employés domestiques au Bénin: Que cache la décision de la Cnss ?
La Caisse nationale de sécurité sociale vient de lancer un ultimatum aux employeurs de salariés domestiques de les déclarer avant le 23 décembre de cette année. S’agit-il d’une opération pour réparer une injustice sociale ou pour renflouer les caisses d’une société en difficultés financières ? Tous les employeurs de domestiques salariés (jardinier, nounou, cuisinier, chauffeur, gardien), doivent déclarer leur personnel au régime général de la sécurité sociale. Telle est en substance le communiqué émanant de la direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) en date du 23 mars dernier. L’obligation leur est faite de se conformer à cette décision avant le début de l’année prochaine, sous peine de sanctions.
Journal du 27 Mars 2023 (pour abonnés)
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Amnistie pour les prisonniers et exilés politiques: Incertitude sur le sort de la proposition de loi
Comme promis à leurs électeurs lors des dernières élections législatives, les députés de l’opposition « Les Démocrates », ont déposé une proposition de loi devant aboutir à terme, à la libération de plusieurs détenus politiques et le retour au bercail d’exilés. Mais, l’incertitude règne quant au sort réservé à ce document. « Proposition de loi spéciale portant amnistie générale ou abandon de poursuites judiciaires au profit de personnalités politiques en prison ou en exil pour des faits criminels ou délictuels ou contraventionnels mis à leur charge de 2019 à ce jour ». Tel est l’intitulé du document déposé par le groupe parlementaire Les Démocrates le 16 mars dernier sur la table du président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou.
MPL au Bénin: ça sent le bicéphalisme
Les dernières échauffourées au sein du parti n’ont toujours pas ramené la quiétude et la stabilité au sein de la maison MPL. Désormais, deux leaders semblent s’afficher à la tête du parti. D’un coté, le président Expérience Tébé qui clame son hégémonie sur le parti et de l’autre, le président d’honneur Korogone Sabi Sira qui fait visiblement cavalier à part. Qui dirige le MPL ? On devrait répondre sans barguigner Expérience Tébé. Lors d’une dernière sortie médiatique sur la télévision numérique Bi News, il avait, texte à l’appui, répondu aux inquiétudes en affirmant que tout se passe bien et que la bagarre dont les images ont circulé sur les réseaux sociaux est l’œuvre de quelques fauteurs de trouble qui sont déjà poursuivis et devront répondre de leurs actes.
Dénonciation des conditions d’incarcération au Bénin : Silence inquiétant du gouvernement
Les conditions d’incarcération de certains prisonniers béninois deviennent de plus en plus préoccupantes. Les détenus eux-mêmes, leurs conseils ainsi que la Société civile s’en émeuvent et les dénoncent ouvertement. Sans que les pouvoirs publics réagissent. C’est d’abord les conseils de l’ex-ministre du président Boni Yayi, Réckya Madougou, condamnée à 20 ans de réclusion criminelle et à une amende de 50 millions de francs CFA pour « financement du terrorisme» qui ont lancé le premier cri d’alarme, suite à une visite avortée des députés de l’opposition « Les Démocrates ».
BR - UP et pouvoir après 2026 au Bénin: la cacophonie des ambitions
Tous deux partis politiques de la majorité présidentielle, l’Union progressiste le renouveau et le Bloc Républicain pourraient avoir des postures antagonistes quant au maintien ou non du système Talon après 2026. Si aucun d’eux n’a encore affiché officiellement sa position, on note des velléités différentes au sein des deux partis. Une cacophonie d’ambitions qui pourrait bien être préjudiciables à la cohésion de cette majorité.
Journal du 24 Mars 2023 (pour abonnés)
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Prochaine désignation des membres de la Cour: les attentes des Béninois
A trois mois de la fin de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle, les regards sont tournés vers les prochains locataires et leurs statuts respectifs. A ce stade, impatiente, l’opinion publique plaide pour une cour impartiale. Alors que le torchon brûle à l’Assemblée nationale entre les députés de la majorité présidentielle et ceux de la minorité de l’opposition, pour l’installation des commissions parlementaires, viendra s’ajouter dans quelques semaines, la désignation des membres de la prochaine Cour constitutionnelle.
Journal du 22 mars 2023
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Appel à un 3è mandat de Talon: Un débat « mort-né »
La campagne pour le 3è mandat de Patrice Talon lancée insidieusement par Jacques Migan il y a une semaine semble battre son plein. Après lui, d’autres embouchent la même trompette. Seulement voilà, leurs agitations ne paraissent pas soutenables au plan rationnel et légal. Et pour cause, la révision de la constitution de 2019 semble avoir définitivement exclu cette possibilité. Quelques jours après l’installation de l’Assemblée Nationale, la rengaine du 3è mandat reprend de plus belle. Lancée par Jacques Migan, elle a été amplifiée par d’autres personnalités de la mouvance sur les réseaux sociaux que sont Bertin Coovi et Loth Houénou.
Journal du 20 mars 2023
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3è mandat: l'appel d'un opposant au Président Talon
« Un mandat bonus » pour le chef de l’État Patrice Talon qui effectue actuellement son deuxième et dernier mandat constitutionnel selon la constitution en vigueur: la question alimente à nouveau les débats et les analyses politiques vont dans tous les sens. Chaque acte du président de la République est décortiqué. Certains à l’instar du président du parti Grande Solidarité Républicaine (GSR), perçoivent déjà les signaux d’un troisième mandat.
3è mandat pour Talon: avalanche de critiques contre les propos de Jacques Migan
Après ses déclarations tenues sur Esae Tv affirmant que certaines populations souhaiteraient un 3è mandat pour Talon, plusieurs personnes ont réagi à cette déclaration. Parmi elles, la militante intrépide du parti Les Démocrates Nadine Okounmassou mais aussi le professeur émérite de droit constitutionnel Théodore Holo qui ont tous fustigé ses propos. Une indignation à la hauteur de la gravité des propos.
Journal du 17 Mars 2023 (pour abonnés)
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Journal du 15 Mars 2023 (pour abonnés)
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Effondrement de la Silicon Valley Bank : Quel impact pour l’Afrique ?
Le 10 mars 2023 dernier, la banque américaine, Silicon Valley Bank s’est effondrée à la grande surprise de la planète. Une deuxième fois de son histoire ce pays et le monde des affaires semblent être amputés d’une jambe. Au regard de tout ceci, il convient de se demander, l’état économique et l’allure technologique des Etats africains. Dans l’espace de quelques heures, la Silicon Valley Bank tombe et fragilise l’écosystème financier, technologique des Etats-Unis et le reste du monde craint pour sa part. C’était le vendredi 10 mars 2023. C’est la deuxième plus grande faillite des banques américaines après celle des années 2008.
Pas de remaniement ministériel au Bénin : Talon crée de nouvelles frustrations
La nouvelle est tombée comme un couperet : il n’y aura pas un remaniement du gouvernement Talon alors que le pays y était accroché après la traversée des élections législatives. Du coup, naissent de nouvelles frustrations qui pourraient coûter chères au pouvoir en place lors des élections générales de 2026. Ça y est ! La messe est dite. Le suspense est enfin levé. Le président Patrice Talon ne remaniera pas son gouvernement avant la fin de son second mandat, comme il est de coutume après chaque élection législative au Bénin. L’annonce a été faite le lundi 13 mars dernier au détour d’une conférence de presse commune avec le président nigérien Mohammed Bazoum, en visite au Bénin.
Journal PDF du 10-03-2023
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Rupture avec la « Françafrique » ou fuite en avant ?
Depuis qu’ils ont pris le pouvoir par la force au Mali, Burkina et en Guinée, les militaires multiplient les gestes de défiance envers la France, ancienne puissance coloniale. Et la scission semble irrémédiablement consommée. Récupération politique ou volonté réelle de rompre définitivement avec la « Françafrique » et ses pratiques opaques héritées de la colonisation ? De l’eau dans le gaz entre la France et son ancien « pré-carré ». Depuis quelques années, les relations entre la puissance coloniale et les pays francophone d’Afrique sont exécrables. En cause: la jeunesse ne croit plus aux promesses d’une rupture avec les pratiques opaques qui ont caractérisé les liens entre les deux parties dans le passé.
Contrôle des naissances évoqué par Talon: L’autre palliatif pour la crise économique ?
Présent sur LCI le week-end dernier, le chef de l’Etat béninois Patrice Talon a fait un tour d’horizon sur l’actualité nationale et internationale dans les domaines sécuritaires et économiques. Ainsi, concernant la crise économique en Afrique, il a fait certaines propositions qu’il convient de pratiquer pour voir ce qui en découle. Si joindre les deux bouts et assurer les besoins primaires deviennent un calvaire, il faudra multiplier les réflexions dans le sens du soulagement des sociétés africaines. Patrice Talon, l’hôte de LCI propose qu’il faut « contrôler les naissances ».
Election de Bola Tinubu au Nigéria : Enjeux et opportunités pour le Bénin
L’arrivée d’un nouveau locataire à Aso Rock laisse très peu de Béninois indifférents. Dès l’annonce de la victoire de Bola Tinubu, candidat du parti APC au pouvoir, c’est le temps des analyses et des projections. Chacun est préoccupé par les avantages et les opportunités que le Bénin et ses citoyens peuvent tirer du géant voisin de l’est. A l’instar de toutes les élections présidentielles précédentes, la dernière n’a pas manqué de susciter d’intérêts pour les Béninois. Ceci n’est pas forcément lié au fait qu’il s’agit d’un pays limitrophe mais beaucoup plus et surtout à cause du statut du pays en question.
Bénin: le téléphone d’un député volé et utilisé pour des arnaques
Poursuivi pour ‹‹ escroquerie via internet ››, un jeune homme âgé de la vingtaine a été à la barre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce mardi 07 mars 2023. Il a été épinglé suite à des investigations entamées après le vol du téléphone d’un député lors de la campagne pour les élections législatives de janvier 2023. Initialement arrêté pour des raisons liées au vol du téléphone d’un député lors des campagnes des élections législatives de janvier dernier, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années est actuellement poursuivi pour des faits liés à la cybercriminalité.
Journal PDF du 8 mars
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Il était une fois... Vincent FOLY (Euloge Foly)
« De sa plume, il couchait ses plus grandes convictions, de son verbe, il laissait transparaître son idée de la justice, de l’équité et du droit, de mon clavier, je vais essayer de vous expliquer qui était Vincent FOLY »
Célibat chez les femmes noires : racisme ou fait social?
Avec les violences connues encore ce mois avec le décès tragique de Yusufa à St-Étienne en France, l’attaque du livreur Uber de 42 ans au restaurant de Cergy et du jeune Seid Visin poussé au suicide, FCR a pensé aux femmes noires et célibataires. Et oui, en ce siècle que la majorité pense avancer, il existe des millions voire des milliards de personnes qui subissent la discrimination à cause de leurs différences et de leur couleur de peau. Les femmes noires bien sûr en font les frais. Le taux de célibat des femmes noires dans le monde occidental est souvent bien plus élevé que ceux des femmes des autres races. Mais est-ce un effet dramatique de trop rajouté ou une réalité ? Car plusieurs sont sceptiques et pensent que ce n’est pas toujours le cas. Découvrons alors!
L'Iran tire une dizaine de missiles sur deux bases américaines et menace Israël
La tension entre les USA et l’Iran vient à nouveau de monter d’un cran. Et pour cause, après l’assassinat du général Soleimani par les américains, l’Iran avait promis de se venger. Ce mercredi matin très tôt, pendant les cérémonies en l’honneur du général iranien. D’après une information confirmée par les autorités iraniennes et les USA, l’Iran a tiré plusieurs missiles sur deux bases américaines en Irak.
Bénin : Laurent Mètongnon et ses co-accusés victimes d’un nouveau dilatoire
Comme annoncé, le procès des prévenus de l’affaire-Cnss (Caisse nationale de sécurité sociale), s’est rouvert hier mardi 22 mai 2018 au tribunal de première instance de Cotonou. Après avoir rejeté la nullité de la procédure formulée par les avocats de la défense, le juge Rodolphe Azo a lancé les débats qui n’ont pas pu aller loin, du fait de la non-communication à la défense des documents à partir desquels Laurent Mètongnon et consorts sont placés sous mandat de dépôt depuis novembre 2017. Il a une fois encore renvoyé le procès au 05 juin 2018.
Encore deux semaines de séjour carcéral pour Laurent Mètongnon et ses co-accusés dans l’affaire-Cnss (Caisse nationale de sécurité sociale). C’est ce qui ressort de la décision du juge Rodolphe Azo en charge de leur dossier. Au début de la séance, il a ordonné le débat au fond du dossier après avoir rejeté la nullité de la procédure réclamée par la défense suite à la décision Dcc 18-098 de la Cour constitutionnelle qui a déclaré anticonstitutionnelle la poursuite engagée contre les mis en cause. C’est à ce niveau que le vrai problème s’est posé et prouve les manœuvres dilatoires du gouvernement du Président Patrice Talon à maintenir inutilement en détention le syndicaliste Mètongnon et consorts. De quoi s’agit-il ?
La polémique est relative à la non-communication à la défense des prévenus des rapports de l’Umoa (Union monétaire ouest-africaine), et de l’Inspection générale des finances à partir desquels le procureur de la République, Gilbert Togbonon, les a placés sous mandat de dépôt en novembre 2017, suite à une plainte du ministère de l’Economie et des Finances. « On n’a jamais eu accès aux dossiers… », se désole Me Lionel Agbo, l’un des avocats de la défense. Or, la partie civile a en sa possession toutes les
Affaire Laurent Mètongnon : La justice béninoise joue sa crédibilité
La justice béninoise joue, ce jour mardi 22 mai 2018, sa crédibilité et son indépendance, à travers le prononcé du verdict du juge Azo, après son délibéré dans l’affaire-Cnss (Caisse nationale de sécurité sociale), dans laquelle sont accusés le syndicaliste Laurent Mètongnon et consorts. Les mis en cause devraient être libérés ce jour, si le juge en charge du dossier venait à respecter sans aucune pression politique la décision Dcc 18-098 de la Cour constitutionnelle, qui déclare la nullité de la poursuite engagée contre eux.
Après plus de six mois passés à la prison civile de Cotonou, Laurent Mètongnon et ses co-accusés seront-ils libérés, ce jour ? C’est la grande question que l’on se pose à quelques heures du verdict que le juge Rodolphe Azo doit prononcer dans l’affaire dite de rétro-commissions, à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Lors du procès du 08 mai 2018 au tribunal de première instance de Cotonou, les avocats des mis en cause ont plaidé pour l’application de la décision Dcc 18-098 de la Cour constitutionnelle, qui a déclaré anticonstitutionnelle la procédure ayant conduit à la détention préventive de Laurent Mètongnon et consorts.
De leurs démonstrations, il ressort que le juge ne doit même plus aller dans le fond du dossier, au regard de la délibération de la haute juridiction. Ils ont indiqué que, dans son arrêt, la Cour constitutionnelle a condamné le procureur de la République Gilbert Togbonon, pour avoir violé l’article 35 de la Constitution, qui stipule : « Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction publique, ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté, dans l’intérêt et le respect du bien commun ». Ce dernier est accusé par la Cour constitutionnelle de s’être basé sur un rapport non contradictoire d’un conseil des ministres, pour placer sous mandat de dépôt les mis en cause. En plus, elle a relevé la violation par le procureur de l’article 402 de
Importation de granite de la Norvège vers le Bénin : Talon sacrifie les intérêts nationaux
L’érosion côtière est un phénomène qui menace le Bénin depuis plusieurs décennies. Les gouvernements successifs ont toujours déployé de gros moyens pour arriver à bout de cette situation. Mais le mal persiste, et continue de ronger nos terres dans les zones côtières. Le gouvernement de la Rupture a décidé d’utiliser, comme le régime de Boni Yayi, les blocs de granite pour contrer l’avancée de la mer. Seule différence cette fois-ci : le granite est importé de Norvège. Cette action du gouvernement, blesse l’intelligence des béninois et suscite de nombreuses interrogations.
L ’érosion côtière cause de nombreux dégâts à nos populations, surtout celles qui vivent tout le long du littoral. De Hilla-Condji à Kraké, en passant par Grand Popo, Ouidah et Cotonou, le phénomène fait des ravages. Des localités entières sont déjà englouties dans la mer. D’énormes investissements ont été consentis pour arrêter l’avancée de la mer, mais l’érosion continue de dicter sa loi. Sous le régime du Président Yayi Boni, des experts ont initié le projet les épis de Sarfato, dans lequel des roches de Dan dans le département du Zou ont été identifiées, pour servir de barrage à l’avancée et aux affres de la mer sur les côtes béninoises. Des tonnes de granite ont été convoyées quotidiennement par voie ferroviaire vers Cotonou. Les propriétaires de véhicules poids lourds ont été mis à contribution pour acheminer les roches sur les côtes d’Akpakpa.
Du concassage au ramassage et au transport, des milliers de béninois de tout âge et de toutes les conditions de vie ont été mobilisés, et qui ont assez profité du financement du projet à travers les emplois qui ont été créés… Le granite, il y en a à foison sur le territoire national, notamment dans les départements du Zou, des Collines, de la Donga et de l’Atacora. Des experts ont indiqué que la réserve de granite du Zou seule suffit pour l’enrochement de toute la côte, c’est-à-dire de Hilla Condji jusqu’à Kraké.
Curieusement, le ministre du cadre de vie et du développement durable José Didier Tonato, annonce le mardi dernier la réception d’un navire en provenance de la Norvège, transportant 33 000 tonnes de blocs de roches, destinées à la construction d’une digue de quatre (04) kilomètres à Avlékété, dans la commune de Ouidah. Il a fait savoir que plus d’une dizaine de navires viendront décharger dans les mois, à venir plus de 1,2 million de tonnes de blocs de granite sur le territoire national. Incroyable, mais vrai !!! Le gouvernement de Patrice Talon importe des blocs de granite au Bénin.
Le patriotisme en panne sous la Rupture
Le Président Patrice Talon a promis des
Bénin : Les Cv des sept membres de la Cour Constitutionnelle
Le gouvernement a officialisé au cours du conseil des ministres d’hier, les trois représentants du président de la république au sein de la prochaine Cour constitutionnelle. Il s’agit de Sylvain Nouwatin, magistrat ; Me Cecile de Dravo épse Zinzindohoué, juriste de haut niveau ; et André Katari en qualité de personnalité. Ces trois personnalités s’ajoutent aux quatre désignées avant-hier par l’Assemblée nationale.
André Katari
Désigné par le chef de l’Etat comme Personnalité de grande réputation professionnelle. C’est un ingénieur agronome à la retraite. Spécialisé dans la recherche Fibres et coton. Il a été coordonnateur du projet multinational d’appui à la filière coton et textiles, pour le Bénin. C’est un ami personnel du président de la république.
Joseph Djogbénou
Né le 20 mars 1969 à Abomey, Joseph Djogbénou est avocat et professeur des universités en droit privé. Ancien membre de la société civile, il a été président du Conseil d’administration de Dhpd Ong, et a joué un rôle primordial lors des élections présidentielles de 2006 et 2011. Il crée avec ses amis de la société civile, le parti « Alternative citoyenne », et entre en politique. En 2015, suite à un accord de législature, il est positionné sur la liste de l’Un dans la 16e circonscription électorale. A l’Assemblée, il est élu président de la Commission des lois du Parlement ; poste qu’il occupe jusqu’à sa nomination au gouvernement comme ministre de la justice. A la veille de la présidentielle de 2016, il avait été investi par sa formation politique comme candidat, avant de se raviser pour soutenir Patrice Talon dont il est l’avocat. Nommé ministre de la justice depuis le 06 avril 2017, il exerce le poste de ministre de la justice et a pris certaines postures qui inquiètent au regard de ses luttes antérieures.
Moustapha Fassassi
Magistrat à la retraite, Moustapha Fassassi a longtemps exercé dans les cours et tribunaux, avant d’aller à la retraite. Selon nos sources, il serait proche d’Adrien
Bénin : Vers la caporalisation totale de la prochaine Cour constitutionnelle par Talon
Les manœuvres orchestrées dans les coulisses de la désignation des représentants de l’Assemblée nationale à la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle inquiètent plus d’un sur l’avenir de la démocratie béninoise. Elles sont révélatrices de la détermination du régime de la Rupture à instrumentaliser cette institution. Quand l’on sait aussi que le gouvernement du Président Patrice Talon dont le professeur Joseph Djogbénou est l’une des figures de proue, est plutôt passé maître dans l’art de violer des décisions de la Cour constitutionnelle, il y a lieu de craindre pour la crédibilité de la prochaine cour.
On se souvient de la décision Dcc 17-082 du 13 avril 2017 de la Cour au terme de laquelle la cour a estimé que Me Joseph Djogbénou a méconnu la constitution en continuant d’enseigner en tant que ministre à l’université. En clair, la haute juridiction lui a interdit de continuer de donner les cours à l’université, puisqu’il ne peut pas être ministre et enseignant à la fois. Or, récemment, il a même présidé une soutenance de thèse de doctorat, malgré l’injonction de la Cour constitutionnelle, au vu et au su de tout le monde. Un autre cas de violation a été le non-respect de la disposition concernant le remplacement d’un membre démissionnaire de la Cour. Ce qui devrait intervenir dans le mois de la démission. Or, ce remplacement n’a jamais été effectué plus de cinq mois après la démission de Simplice Dato. De la même manière, la décision de la haute juridiction portant réhabilitation du bureau de l’Arcep n’a pas été respectée. Le chef de l’Etat a maintenu ses protégés à la tête de la structure jusqu’à ce jour. Idem pour la non-réhabilitation de l’ancien directeur général de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Stéphane Todomè, en violation de la décision de la Cour constitutionnelle par le gouvernement. On pourrait en citer d’autres, car la liste des violations des décisions de la Cour constitutionnelle par le tandem Talon-Djogbénou est longue en deux ans d’exercice du pouvoir d’Etat.
Vassalisation
En faisant désigner Djogbénou parmi les quatre représentants du parlement à la prochaine Cour, le Président Patrice Talon a réussi son coup. En plus des trois qu’il aura à désigner de droit, on peut affirmer avec certitude qu’il aura sous ses bottes la majorité des sept membres de la prochaine Cour . Il y a encore plus de craintes quand on sait que
Cour constitutionnelle au Bénin : La collusion entre l'exécutif et le législatif se dévoile
Cela est connu depuis hier lundi 14 mai 2018 que l’actuel ministre de la justice, Joseph Djogbénou a été désigné parmi les 4 représentants de l’Assemblée nationale pour siéger à la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle. Ce choix est d’autant plus curieux que ce soit le parlement qui désigne un ministre en fonction comme membre de la Cour constitutionnelle, alors que le Président de la république lui aussi doit en désigner trois représentants du gouvernement. Il transparait clairement de cette désignation que la collusion incestueuse entre le parlement et le pouvoir exécutif s’est révélée au grand jour.
Le 21 décembre 2017, l’honorable Guy Mitokpè, membre de la minorité parlementaire prenait la parole pour lire la déclaration des députés de la minorité parlementaire. Son allocution avait été interrompue par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour propos infâmants à l’endroit des institutions peut-on résumer ce grief (lire ici). Le député dénonçait la vassalisation du parlement par le pouvoir exécutif. Il décriait aussi le fait que la commission des lois soit à genoux devant le ministre de la justice. Comme on le dit souvent, le temps et les événements actuels permettent de comprendre avec du recul, la pertinence des affirmations de ce parlementaire.
Plus personne aujourd’hui ne doutera de cette réalité qui s’est manifestée à travers la désignation par le bureau de l’Assemblée nationale du ministre Joseph Djogbénou parmi les représentants du parlement qui doivent aller siéger à la Cour constitutionnelle. Son choix comme juriste de haut niveau intrigue. Puisque le promu n’est pas un ministre ordinaire. C’était l’un des stratèges de la campagne du candidat Patrice Talon lors de la présidentielle de février-mars 2016. C’est aussi le garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation, grand défenseur de la gouvernance du régime au pouvoir sur les stations de radio et les chaînes de télévision.
Céder le contrôle de la Cour au gouvernement
Depuis, quelques mois, c’est lui qui a été désigné pour remplacer Irénée Koupaki pour assurer le point de presse après la tenue des conseils des ministres. Joseph Djogbénou a été le principal agent de sensibilisation sur le projet de révision de la constitution. Joseph Djogbénou, c’est aussi le président de la commission de supervision du Ravip. C’est donc un grand partisan du régime de la rupture que le bureau de l’Assemblée nationale vient de désigner pour