Position des USA sur le Niger: la France paie-t-elle pour le cas libyen ?

La situation actuelle au Niger inquiète de nombreuses nations, y compris les États-Unis. Bien que Mohamed Bazoum soit reconnu comme le président démocratiquement élu, les militaires putschistes renforcent leur pouvoir de jour en jour en procédant à des nominations et en nouant des alliances avec des pays de la sous-région. La réaction initiale de Washington, peut être interprétée comme un signe de son embarras face à cette situation complexe. Le pays soutenant bien évidemment les positions de la CEDEAO, mais évite d’évoquer la question d’une intervention militaire contrairement à son allié traditionnel français.

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Création d’une Haute Direction à l'UP le renouveau: une métamorphose intrigante

En dépit de son statut de première force politique du Bénin, le parti Union Progressiste le Renouveau(UP-Le Renouveau) ne semble pas pour autant se satisfaire de sa force. Les dirigeants du parti pensent toujours au petit gris-gris pour affronter les défis de demain. Dernier exemple en date, la création d’une Haute Direction qui apparaît comme un organe aux objectifs flous.

L’Union Progressiste le Renouveau se métamorphose. Au cours de la dernière session du Bureau politique du parti tenu samedi 12 août à Cotonou, l’architecture organique du parti a été profondément modifiée. Près d’une dizaine d’articles des Statuts du parti ont été modifiés dans le but, dit-on, d’insuffler une nouvelle dynamique au parti Politique du parti. La Haute Direction est le nouvel organe créé à côté de la Direction Exécutive et du Bureau Politique qui sera composé désormais de 300 personnes. Ils sont au total neuf qui composent ce nouvel organe. Le président Djogbénou lui-même y figure.

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Crise au Niger : l’option imprudente du Bénin

Depuis le 26 juillet, le Niger est sous les feux de la rampe avec le coup d’Etat qui a renversé le président Bazoum. Le Bénin voisin a été très présent dans la résolution de cette crise par la personne de son président Patrice Talon. Seulement, les déclarations faites et les postures affichées compromettent un peu les bonnes relations entre le Bénin et le Niger. Hier dimanche 06 juin a pris fin l’ultimatum donné aux putschistes du Niger par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de rétablir l’ordre constitutionnel et le président déchu Mohamed Bazoum. On se rappelle très bien, les premières menaces contre la junte étaient parties du président Patrice Talon le 27 juillet à la sortie d’une audience avec son homologue nigérian et président en exercice de la CEDEAO Bola Ahmed Tinubu.

On se rappelle très bien. Le président de la république affirmait sans barguigner que la CEDEAO ferait tout pour rétablir Bazoum au pouvoir même s’il faut faire recours à une option militaire. Désigné par le président Tinubu pour porter le message aux militaires putschistes, Patrice Talon n’a jamais pu se rendre à Niamey. A deux reprises, il aurait essuyé un refus d’atterrissage pour son avion par les nouveaux hommes forts de Niamey. Du début de cette crise jusqu’à maintenant, le Bénin s’est affiché comme le bon élève d’une CEDEAO, pourtant affaiblie, en restant solidaire des décisions prises. Aussi a-t-il fermé sa frontière avec le Niger le 30 juillet en respect de la décision de la CEDEAO d’appliquer des sanctions économiques contre ce pays. Après la fin de l’ultimatum intervenu hier, on se demande bien si le Bénin fera le pas risqué d’engager ses troupes au nord pour combattre le Niger.

Impasse

Les différents actes ont vite fait de ranger le Bénin dans la catégorie des « pays soutenant l’impérialisme occidental» ou pour d’autres encore une « posture irréaliste » contre un pays voisin. Mais le choix de l’option militaire pour faire rétablir l’ordre constitutionnel apparaît aux yeux de beaucoup comme une option hasardeuse, imprudente et risquée qui va déstabiliser davantage cette région déjà infestée d’organisations terroristes.  Le Bénin quant à lui doit s’en mordre les doigts après avoir accumulé des erreurs dès le début de ce conflit. Bien que soutenant les décisions prises à Abuja,  le gouvernement béninois pourrait nuancer son engagement comme le fait le Togo.

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Crise Niger - CEDEAO: Fin de l'ultimatum, et après ?

L’ultimatum donné par la Cedeao aux putschistes ayant pris le pouvoir, pour rétablir le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum vient d’expirer ce lundi 07 août. Les deux camps affûtent les armes. Les populations du Niger et de la sous région ne suivent pas le mouvement va-t-en-guerre. Et le monde entier retient son souffle. La sous région ouest africaine est sous haute tension. Le délai octroyé à l’homme fort du Niger, le président auto-proclamé du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) Abdourahamane Tchiani pour libérer le président élu Mohamed Bazoum et lui permettre de reprendre les rênes du pouvoir a expiré il y a quelques heures.

Le Niger a depuis quelques heures fermé son espace aérien « face à la menace d’intervention qui se précise à partir des pays voisins« . Chacun se demande si la menace des dirigeants de la Cedeao de recourir à la force après ce délai sera mise à exécution. Au stade actuel, personne ne peut savoir ce qui va se passer dans les prochains jours. On imagine que dans les coulisses, les tractations vont bon train avec les putschistes pour une sortie de crise. Entre les chefs d’État de la Cedeao aussi. Pendant ces dernières heures, le téléphone n’a certainement pas cessé de sonner dans toutes les chancelleries françaises et américaines également.

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Crise au Niger: la Cedeao au pied du mur

Le compte à rebours a commencé. Plus que deux jours, soit le dimanche 06 août à minuit, avant la fin de l’ultimatum lancé aux putschistes nigériens pour se plier aux injonctions des dirigeants de la Cedeao. Passer ce délai et si l’ordre constitutionnel n’est pas établi, les dirigeants de la Cedeao n’ont plus d’échappatoire : intervenir militairement ou  perdre la face et se décrébiliser définitivement.

Les dirigeants de la Cedeao réunis en urgence le dimanche 30 juillet dernier à Abuja, se sont-ils pris les pieds dans le tapis, en donnant un ultimatum de seulement sept jours, pour remettre les pleins pouvoirs au président nigérien Mohamed Bazoum renversé par le chef de sa propre garde rapprochée ? Ne sont-ils  pas allés trop vite en besogne ? Ce jour-là, lorsque le nouveau champion de la lutte anti coup d’État, le président nigérian fraîchement élu Bola Tinubu bombait le torse et tapait sur la poitrine, jurant de rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, avait-il pris toute la mesure et la portée d’une telle décision?

Que va t-il se passer si à partir du lundi  prochain,  les putschistes refusent de se plier aux injonctions de la Cedeao ? Les négociations entamées donneront-elles une chance à la paix ? La guerre sera-t-elle déclenchée ou bien l’ultimatum sera-t-il prolongé ? En tout cas, le monde entier retient son souffle. Les populations du Niger et de la sous région  sont quand à elles,  dans l’expectative. Au même moment, les bruits de bottes se précisent. Des deux côtés, on se  prépare à la guerre. Depuis le mercredi dernier, les chefs d’état-major des armées de la Cedeao exceptés ceux du Niger, Mali, Burkina et la Guinée sont en conclave à Abuja pour peaufiner les stratégies d’attaque contre l’armée nigérienne. Ils attendent le mot d’ordre des politiques pour déclencher les hostilités.

Dans ce sens-lá, le Sénégal par la voix de son ministre des Affaires étrangères Aĩssatou Tall Sall se dit prêt à participer à une éventuelle intervention militaire au Niger, si la Cedeao décide d’y avoir recours. En même temps, les chancelleries occidentales commencent à évacuer leurs ressortissants du Niger et rappeler leurs personnels non essentiels. De l’autre côté, le Niger ne démord pas. Le chef auto-proclamé de la junte réunie au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp), le général Abdouràhamane Tchiani se dit déterminé et affirme que son régime ne  cédera pas aux menaces et pressions y compris militaires. Il a également le soutien d’une large part de la population.

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CEDEAO: la menace de trop avec le Niger ? Quel risque pour l'organisation ?

Face à la crise politique au Niger, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est confrontée à un défi sans précédent. La décision de l’organisation de recourir à des sanctions et de proposer une intervention militaire au Niger a déclenché des réactions violentes de la part des nations africaines voisines. Le Mali et le Burkina Faso ont même évoqué la possibilité d’une intervention armée pour soutenir le Niger, tandis que la Guinée a mis en garde la CEDEAO contre les conséquences potentiellement catastrophiques de ses actions.

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Coup d’Etat au Niger: Que vaut l’ultimatum de la Cedeao ?

Réunis hier dimanche à Abuja en « sommet spécial », les dirigeants de la Cedeao tentent de mettre la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir au Niger. Ils envisagent recourir à la force si dans un délai d’une semaine, le président nigérien déchu Mohammed Bazoum n’est pas rétabli dans ses prérogatives. Faisant ainsi courir pour ce pays et toute la sous-région, un bain de sang inutile et une transposition sur la terre africaine, la confrontation entre le bloc occidental et celui de la Russie. Outre la menace du défunt et ancien président de la Commission de la CEDEAO, le Béninois Marcel de Souza en décembre 2016, de faire usage de la force  en Gambie, si l’ancien président de ce pays Yaya Jammeh ne quittait pas le pouvoir, c’est la première fois que les dirigeants de l’organisation sous régionale de l’Afrique de l’ouest menacent ouvertement et directement un de ses membres d’une confrontation militaire.

En effet, le sommet extraordinaire de la Cedeao qui s’est tenu hier dimanche 30 juillet s’est achevé par un ultimatum d’une semaine donnée à la junte militaire pour réinvestir dans ses fonctions, le président démocratiquement élu il y a deux ans maintenant Mohammed Bazoum et déposé il y quelques jours. Dans son communiqué final, la Cedeao indique, en dehors des sanctions économiques et financières prises contre le pays et l’exigence d’une « libération immédiate et sans condition du président Mohammed Bazoum, que « toutes les options sont envisagées », y compris une intervention militaire, si celui-ci n’est pas rétabli dans ses fonctions passé ce délai. Quant à la junte militaire dirigée par le général Abdourahamane Tchiani, elle n’a pas attendu la fin de ce sommet extraordinaire pour réagir. Dans un communiqué publié la veille, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (Cnsp) a mis en garde contre toute tentative d’intervention militaire. Selon la junte au pouvoir, l’objectif de la rencontre d’Abuja est de « valider un plan d’agression contre le  Niger à travers une intervention militaire imminente en collaboration avec les pays africains non membres de l’organisation ainsi que des pays occidentaux ». Et le porte-parole de la junte d’ajouter avec fermeté : « nous rappelons une fois de plus à la Cedeao ou tout autre aventurier, notre ferme détermination à défendre notre patrie ». Comme on peut donc le constater, le ton monte dans les deux camps. D’un côté, une armée régulière nigérienne aguerrie par plusieurs années de lutte contre le terrorisme et de l’autre, une armée de la Cedeao qui n’existe pas. Ou plutôt, elle n’existe que de nom.

Ecomog en lambeau et pas d’alternative

C’est en 1990, au moment de la guerre civile au Liberia, qu’est créée l’Ecomog en Français, Brigade de surveillance du cessez-le-feu de la Cedeao, la force armée de la Cedeao. Une force qui avait pour objectifs de superviser le cessez-le-feu, le maintien de la paix à l’instar des Casques bleus des Nations-Unies, le déploiement préventif dans des zones de conflits ou encore le désarmement des forces armées non régulières.

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Niger: le possible recours à la force de la CEDEAO, une dangereuse menace pour la stabilité sous-régionale?

En réaction à la crise politique actuelle au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa détermination à restaurer l’ordre constitutionnel. Ses dirigeants ont fixé un ultimatum d’une semaine aux autorités actuelles du Niger, avec la menace sous-jacente d’un « recours à la force« . Cette déclaration marque un tournant potentiellement … Lire la suite

Avec la chute de Bazoum, la France va-t-elle perdre un de ses derniers alliés au Sahel?

Ces dernières années, la France a connu un nombre croissant de défis dans le Sahel, notamment le retrait forcé du Mali et du Burkina Faso, qui ont considérablement réduit son influence régionale. Avec les événements récents au Niger, l’avenir de la présence française au Sahel semble de plus en plus incertain. En effet depuis les tensions avec le Mali, le dispositif français au Sahel repose en grande partie sur le Niger, considéré comme un allié crucial dans la région.

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Coopération Bénin – Nigéria : la hache de guerre est-elle définitivement enterrée?

Le Bénin et le Nigéria ont-ils définitivement tourné les pages sombres de leurs relations? Tendues au cours des quatre dernières années, les relations entre le Bénin et le Nigéria se révèlent sous un autre jour avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, candidat soutenu par l’ancien président Muhammadu Buhari lors de la dernière présidentielle au Nigéria. Au regard des premières actions de la nouvelle administration nigériane, Bola Tinubu semble se démarquer de la position de son prédécesseur et affiche une certaine volonté de normaliser les relations.

Des années durant, les relations entre le Bénin et le Nigéria ont été marquées par des tensions persistantes, exacerbées par la fermeture abrupte des frontières en août 2019. Cette mesure unilatérale prise par le président d’alors, Muhammadu Buhari, a entraîné des conséquences pour les deux pays. Le Bénin a payé le prix fort de cette mesure. Officiellement, les raisons avancées étaient d’ordre sécuritaire et visaient à lutter contre la contrebande et à protéger le marché. La fermeture initialement prévue pour une durée de 28 jours, s’est étendue sur plusieurs mois, causant des perturbations dans le passage des marchandises et des personnes entre les deux pays voisins et une crise économique touchant de nombreux secteurs informels.

Cependant, un changement significatif dans les relations s’est fait sentir avec l’arrivée au pouvoir de Bola Tinubu, successeur de Muhammadu Buhari. Quelques semaines après son investiture, Bola Tinubu a ordonné la réouverture complète du poste frontalier de Sèmè aux importations de véhicules et d’autres types de marchandises en provenance du Bénin ou d’autres Etats d’Afrique de l’Ouest. De plus, les présidents des deux nations se sont rencontrés à plusieurs reprises, témoignant d’un effort pour réchauffer les relations entre les deux pays. Des images de ces rencontres ont mis en évidence une certaine complicité entre les deux dirigeants, montrant une volonté commune de renforcer la coopération. Dans la foulée, le milliardaire nigérian Aliko Dangote a rendu visite au président Talon.

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Sommet avec les puissances: et si l'Afrique changeait de format ?

Du 27 au 28 juillet prochain, se tiendront à Saint-Pétersbourg le 2e sommet et le forum économique et humanitaire « Russie Afrique ». Ce sommet va se tenir dans un contexte assez particulier marqué par le conflit russo-ukrainien. Les dirigeants africains auront à cœur de booster la collaboration entre leurs différents pays et la Fédération de Russie. Il est certain que l’accord sur les céréales sera aussi au menu des échanges. Russie-Afrique, Chine-Afrique, USA-Afrique, Japon-Afrique, Royaume Uni-Afrique, France-Afrique, Inde-Afrique sont autant de sommets qui se déroulent régulièrement entre l’Afrique et les puissances mondiales. Le continent africain est devenu un enjeu et tous les grands de ce monde essayent de s’y positionner.

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Bénin: besoin de 2500 enseignants pour 1300 docteurs disponibles

(Le gouvernement attendu pour un recrutement massif) Dans les Universités Nationales du Bénin, le nombre d’étudiants monte en flèche d’années en années contrastant avec une stagnation voire une décroissance du nombre d’enseignants encadreurs. Il en ressort qu’il existe un besoin criant d’enseignant auquel les pouvoirs publics doivent répondre pour assurer une meilleure formation de l’élite de demain. Le gouvernement de la rupture n’ignore d’ailleurs pas la situation. En 2016, le Président de la République, Patrice Talon et son gouvernement ont affiché une volonté politique assez volontariste pour enrayer les maux qui minent le secteur de l’enseignement supérieur au Bénin. Le diagnostic posé à l’époque renvoyait, sur le tableau de bord,  à une pénurie drastique d’enseignants dans les universités publiques du Bénin.

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Mali, Burkina et Guinée: Patrice Talon, le joker panafricaniste de la CEDEAO ?

La crise politique qui traverse l’Afrique de l’Ouest, avec des situations tendues au Mali, au Burkina Faso et en Guinée, a amené la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à choisir un nouveau médiateur après l’échec des pressions et de ce que ces pays considèrent comme de l’intimidation. Patrice Talon, président du Bénin et adepte d’un discours d’autodétermination que certains qualifient à tort ou à raison de panafricaniste, a été désigné pour cette mission délicate.

Le choix de Talon s’est imposé pour plusieurs raisons, dont une est de prévenir un renforcement des tensions entre les régimes militaires en place et des figures influentes de la CEDEAO, telles que Alassane Ouattara, Macky Sall ou encore Nana Akufo Addo.

Pour certains observateurs et certains internautes, Patrice Talon est le seul démocratiquement élu proche idéologique des régimes militaires en place. Il faut dire que son discours sur LCI, notamment sa position envers Wagner avait séduit bon nombre d’internautes. Ses discours reflètent un esprit d’indépendance vis-à-vis des influences extérieures, notamment occidentales, et notamment de la France. Même s’il n’adopte pas une position radicale, il semble avoir bonne presse dans certains milieux. Pour preuve, il fait partie des rares présidents reçus par Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Cette position lui confère une certaine immunité contre les critiques que ces régimes ont adressées à la CEDEAO, souvent perçue comme une entité lourde et alignée sur les positions françaises.

Le 16 février 2023, une étape significative s’est produite lorsque Patrice Talon s’est rendu à Ouagadougou pour discuter avec le président de la transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette visite a permis de renforcer les liens entre les deux pays, mais aussi d’apporter une réponse aux défis posés par les récents bouleversements politiques qui ont conduit à la suspension des principaux acteurs politiques de Ouagadougou, Bamako et Conakry par la CEDEAO.

L’échec des poids lourds de la CEDEAO, Talon peut-il réussir ? Pas si sûr!

Au sein de la CEDEAO, on ne peut que constater l’échec cuisant des politiques adoptées par les poids lourds de la région envers les nouveaux leaders militaires. Rejetés en bloc, ces derniers n’ont pas pu faire fléchir les pouvoirs militaires avec leurs sanctions.

Bien au contraire ils ont réussi à faire détester encore plus l’institution que représente la CEDEAO. Ces présidents ne s’attendaient pas à un tel soutien massif des populations envers les autorités du Mali et n’ont eu d’autre choix que de retirer des sanctions qui mettaient également à mal certains pays comme le Sénégal.

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Quand la Chine et les USA se battent, l'Europe est la victime collatérale

Alors que les États-Unis et la Chine intensifient leur guerre technologique, l’Europe se retrouve prise au piège de ces rivalités. De l’augmentation des restrictions sur l’exportation de puces graphiques par l’administration Biden à l’utilisation astucieuse par la Chine du cloud computing pour maintenir son avantage technologique, cette lutte de pouvoir met en lumière un dilemme complexe pour l’Europe. Cette dernière se retrouve dans une situation délicate, déchirée entre son souhait de préserver ses relations économiques avec la Chine et sa nécessité de rester dans la course technologique mondiale.

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Reconstruction du Bénin après la démolition: le dialogue, une solution impérative et urgente

En faillite démocratique depuis 2016, le Bénin ne suscite pas grand espoir au regard du tableau qu’il présente. Presque toutes les institutions républicaines donnent des signes de caporalisation avancée, la classe politique est cloisonnée et balkanisée -avec l’opposition et la mouvance qui se regarde comme en chiens de faïence- la justice et la presse totalement réduises au silence et à la soumission. Dans un tel contexte, le dialogue des acteurs politiques devient une solution inévitable, urgente et surtout impérative.

Au cours d’une convention de L’Union fait la Nation (UN) en 2013, Bruno Amoussou, alors président de cette coalition de partis politiques de l’opposition avait affirmé que les acteurs de l’opposition n’en pouvaient plus d’être toujours là à apporter de l’eau pour éteindre les différents feux que le régime d’alors allumait et qu’ils commençaient à avoir mal de porter l’eau. Aujourd’hui, les responsables du parti Les Démocrates (LD) en font plus car les feux sont plus nombreux et plus intenses. Obligés qu’ils sont de quémander un minimum de droits, de liberté pour eux et pour les populaires, ils ne s’empêchent guère d’appeler à la paix, au retour à un régime plus ouvert et à la fin de la vendetta politique.

Julien Kansou Kandé fait partie de ces porteurs d’eau. Dans ces différentes adresses et messages, il critique les travers du régime mais surtout propose des solutions pour le retour de notre pays dans le cercle envieux des pays ancrés dans la démocratie. Son dernier message présente une situation critique et inquiétante du mal-être national actuel qui a gangrené la classe politique et qui s’est métastasé dans les institutions de la république. « La crise institutionnelle est si aiguë qu’aller devant la Cour Constitutionnelle pour un dossier n’est plus la peine. Si c’est l’opposition qui a raison, le dossier est déclaré irrecevable ou à la limite la cour se déclare incompétente. Les élections passées ont été la preuve selon laquelle il y a la crise institutionnelle au point où la cour ne pouvait pas ordonner à la CENA de sortir les documents qui lui ont servi de base de compilation de résultats. Pour les présidents de commission, la règle de proportionnalité dictée par cette Cour a mis en cause une décision de 2011 », déplore le politicien-poète. 

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Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin

En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.

Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : «  Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».

De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.

La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.

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Justice au Bénin: la CRIET et les doutes sur son indépendance

Dans un entretien accordé à un média de la place, le Procureur de la Criet Mario Mètonou a battu en brèche, les récriminations de ses concitoyens selon lesquelles « sa » juridiction est un instrument de répression. Pour donner le change, il soutient mordicus que la Criet est « totalement indépendante ». Une déclaration qui est à l’opposée de celle de l’ex-juge de la Criet Essowé Batamoussi.

Que dirons les « détenus politiques » notamment l’ancienne ministre Réckya Madougou, le Professeur Joël Aïvo, les exilés Sébastien Ajavon, Komi Kounché et consorts, si ils ont suivi avec attention, les mêmes déclarations du « Procureur très spécial », Super Mario, comme aiment l’appeler ses compatriotes ? Ceux-ci ne seront certainement pas surpris. Ils ont déjà été « victimes » de « l’indépendance » et de la rigueur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. 

Condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des faits qu’ils n’ont jamais reconnus, certains de leurs avocats ont dû abandonner leurs clients en plein procès pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « une parodie de justice ». C’est pour cela que les déclarations du Procureur Mètonou doivent interpeller tout Béninois. En effet, lors de cet entretien à Bip Radio il déclarait : « il n’y a pas eu depuis que je suis là, une seule procédure, une seule poursuite que j’ai voulu engager et j’ai été retenu par un bras politique. Il n’y en a pas une seule ». Et le Procureur spécial d’ajouter que sa juridiction est « totalement indépendante ».

Sauf que ces déclarations sont en totale contradiction avec celles de l’ancien juge à la Criet et actuellement réfugié en France, Essowé Batamoussi. Dans un entretien diffusé par Rfi en avril 2021, il a justifié sa fuite du pays par le fait qu’il ne pouvait pas exercer sa tâche de manière indépendante en raison des pressions politiques. « Toutes les décisions que nous avons été amené à prendre l’ont été sous la pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Réckya Madougou en détention (….) Dans ce dossier, nous avons été sollicité par la Chancellerie car, le dossier ne comportait aucun élément  qui pouvait nous décider à la mettre en détention», avait-il déclaré.

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BRICS : ce qui pourrait arriver au prochain sommet lorgné par Macron

L’expansion des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), une alliance économique d’envergure mondiale, alimente de vifs débats sur la scène internationale. Leur poids économique croissant, avec un PIB combiné ayant surpassé celui du G7, aiguise les ambitions de nombreux pays, notamment en Afrique, mais aussi en Europe. Le sommet tant attendu en Afrique du Sud en août pourrait être l’occasion d’aborder ces enjeux de taille. Le prochain sommet des BRICS pourrait en effet marquer un tournant dans l’histoire de l’organisation, avec une possible ouverture à de nouveaux membres

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Sénégal: quand Macky Sall coupe l'herbe sous le pied de Sonko en se retirant de la présidentielle

Le paysage politique sénégalais a subi un tournant majeur avec l’annonce faite ce 3 juillet 2023 par le président Macky Sall de sa non-candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Une décision mûrement réfléchie qui ouvre une nouvelle ère de possibilités politiques dans un pays marqué par la tension entre le pouvoir en place et l’opposition. En se retirant de la course, Sall a coupé l’herbe sous le pied de son principal adversaire, Ousmane Sonko, le leader de Pastef, qui l’accusait de créer des ennuis juridiques pour perturber sa candidature.

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Lutte contre la corruption au Bénin : le système prend l’eau de partout

Le Bénin connaît depuis quelques jours une augmentation des scandales de corruption. Sociétés d’Etat, agences, ministères et même la présidence de la République sont ébranlés chacun par des dossiers rocambolesques. Les cas révélés par la presse et qui pourraient ne pas être les seuls amène plusieurs personnes à penser à l’inefficacité du dispositif mis en place par le gouvernement.

La corruption a vraiment la peau dure au Bénin. Telle l’hydre de Lerne, elle sort toujours une tête lorsqu’on essaie d’en couper une. Aucune batterie d’actions n’a été assez efficace pour éradiquer le fléau. Depuis 1990, tous les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir ont essayé vaille que vaille de lutter contre la corruption. Installé depuis Avril 2016, le pouvoir de la rupture a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Le chef de l’Etat a prôné dès sa prise de pouvoir une société de vertu et une gestion rigoureuse des finances publiques.

Pour joindre l’acte à la parole, il met en place un dispositif rigoureux de répression des actes de prévarication en créant une cour spéciale dédiée à cette lutte. Il s’agit de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du terrorisme(CRIET). Depuis sa création, cette cour a connu des centaines de dossiers et sanctionné des personnes impliquées. Bien que les peines de prison soient très lourdes et suffisamment dissuasives, elles n’ont pas réussi à arrêter les nombreux cas de malversation qui essaiment le pays. La preuve, depuis plusieurs semaines, les cas de malversations sortent de terre comme des champignons.

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Réchauffement des relations bénino-nigérianes: l’ombre du milliardaire Dangoté

Aliko Dangote

Un nouveau vent souffle  entre le Bénin et le Nigéria, avec la rencontre des présidents Patrice Talon et Bola Tinubu le vendredi dernier à Paris après  plusieurs années de froid. Accusé d’être le principal acteur du clash entre les deux pays, le milliardaire nigérian Aliko Dangoté, aura finalement réussi à jouer en douce, le rôle d’entremetteur pour cette réconciliation. Embrassade, accolade, sourire et regards complices entre le président Patrice Talon et le nouvel homme fort du Nigéria Bola Tinubu. C’est l’image diplomatique forte que les deux hommes ont offert aux photographes et cameramen le vendredi 23 juin dernier en marge du  sommet pour un nouveau pacte financier tenu à Paris. Au cours d’un long tête-à tête, les deux chefs d’Etat ont eu des gestes d’affection affichant ce que les Américains appellent une « bromance » (amitié forte). Ils semblent sincères comme larrons en foire. 

A  l’issue de l’entretien, le président Tinubu déclare : les relations du Nigéria avec le Bénin sont «  comme celle  de jumeaux siamois, unis par les hanches et soutenus par d’autres pays ». Talon répond : «  tout ce qui  est interdit au Nigéria  sera également interdit au Bénin ». Les dés viennent ainsi d’être jetés pour le retour à la normale des relations entre le Bénin et le Nigéria. Mais, personne ne peut oublier les quatre dernières années de relations glaciales et exécrables entre les deux pays caractérisées par la fermeture unilatérale des frontières terrestres le 20 août 2019 décrétée par le président nigérian sortant Muhammadu Buhari et d’une passe d’arme à fleurets mouchetés. Cet embargo avait été annoncé pour durer 28 jours. Finalement il durera 16 mois. L’impact sera énorme des deux côtés de la frontière.  Arrêt du trafic routier, interdiction du passage des camions de marchandises et des personnes. Cambistes et déclarants en douanes au chômage. Blocage de l’économie informelle qui alimentait des millions de personnes. Officiellement, Abuja a évoqué des raisons sécuritaires et la contrebande de certains produits notamment le riz, les tissus wax, la friperie et la protection de son marché, pour justifier la fermeture de ses frontières terrestres. Aliko Dangoté sera désigné, comme celui par qui le malheur de millions de Béninois et Nigérians qui vivent du commerce transfrontalier a commencé.

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Nouvelle ère dans les relations Bénin - Nigéria: Soumission ou réciprocité?

Conflictuelles et tendues pendant l’ère Buhari, les relations entre le Bénin et le Nigéria donnent des signaux d’apaisement avec l’arrivée de Bola Tinubu à Aso Rock. Le président Talon qui en rêvait depuis des lustres se montre « très docile » et très « souple » afin de maintenir de bonnes relations avec le nouvel homme fort d’Abuja.

« Nous sommes prêts à travailler avec vous pour mettre en œuvre des politiques qui protégeront nos économies aux entrées terrestres et maritimes.Tout ce qui est interdit au Nigéria sera également interdit au Bénin ». Cette déclaration du président Patrice Talon après l’audience avec son homologue nigérian à Paris il y a quelques jours sonne comme la nouvelle ligne directrice de la coopération benino-nigériane. Les images affichent deux chefs d’Etat assez complices, s’embrassant avec beaucoup de chaleur et s’affichant sur une photo les mains dans les mains. Longtemps restée en hibernation avec la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays, cette coopération trouve une bonne occasion de renaissance avec la réouverture de ces frontières quelques jours après l’arrivée du président Bola Ahmed Tinubu. Pour maintenir cette bonne nouvelle et cette main tendue du nouveau président du Nigéria, le chef de l’Etat béninois entend jouer sa partition.

Et comment ? Depuis la proclamation des résultats de l’élection du président Tinubu, Patrice Talon a multiplié les gestes de décrispation.

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Bénin: l’UPR dans l’ivresse de la majorité mécanique

Au cours d’une conférence de presse donnée hier au parlement par le parti Union Progressiste le Renouveau, le parti s’en est pris au parti Les Démocrates qu’il accuse d’abuser de ses pouvoirs et prérogatives. Un discours qui a surpris plus d’un au regard des dernières actualités de l’Assemblée Nationale. Insincérité. Tel est le mot qui résume la conférence de presse du parti UPR. Hier à l’Assemblée Nationale, le parti majoritaire a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a chargé le parti Les Démocrates accusant ses députés de privilégier les intérêts et l’auto-promotion au détriment de ceux des populations qu’ils représentent.

Plus loin, la déclaration lue par le président du groupe parlementaire l’honorable Aké Natondé accuse le parti de l’opposition d’abuser de ses droits et de ses prérogatives et enfin de tirer sur la corde régionaliste. Selon plusieurs observateurs de la vie politique béninoise, le discours tenu n’aurait pu être que celui du parti Les Démocrates. En effet, les griefs de l’UPR sont bien ceux dont beaucoup de Béninois les accusent. Pour eux, le parti UPR soutenu par le Bloc Républicain(BR) ne se préoccupe pas de la situation du parlement et abuse de sa majorité.

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Racisme: les noirs s'organisent en Allemagne, et ça ne plaît pas à tout le monde

En Allemagne, une tendance nouvelle émerge de la population noire et des personnes de couleur, créant des espaces sûrs pour se retrouver et se remettre du racisme. Comme rapporté par Celia Parbey dans Die Zeit, ces espaces offrent un refuge contre le racisme quotidien et les microagressions. Pourtant, tout le monde n’y voit pas un moyen d’autonomisation. La réaction outrée de certains laisse penser que les termes « apartheid » et « ségrégation » sont de nouveau en jeu.

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Leçons de géopolitique: l'Inde alliée de la Chine dans les BRICS mais alliée des USA contre la Chine

L’Inde joue un rôle complexe et crucial sur l’échiquier géopolitique mondial. En tant que membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), une association de cinq économies émergentes majeures, l’Inde entretient des liens étroits avec la Chine. Ces deux nations ont souvent uni leurs forces pour contester la domination économique des puissances occidentales et pour promouvoir des alternatives au dollar américain comme monnaie de réserve internationale. Cependant, en parallèle, l’Inde a noué une alliance stratégique avec les États-Unis pour contrer l’expansion militaire de la Chine. Cette situation démontre l’habileté de l’Inde à naviguer dans les eaux troubles de la géopolitique.

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Interdiction de la croisade du Dr Kumuyi: Yayi comme bouc émissaire ?

 Après son succès franc au Cameroun, le Ghana et le Togo, la croisade de prières du pasteur Kumuyi a été empêchée au Bénin. Si les raisons officiellement évoquées sont la présence de la fièvre Lassa à Porto Novo, certains observateurs estiment que cette interdiction est motivée par des raisons subreptices renforcées par l’implication de Boni Yayi dans cette croisade de prières. Une croisade est une campagne de prières et d’évangélisation qui vise à nettoyer un lieu et des personnes des impuretés qu’ils contiennent. Il faut préciser qu’une croisade chrétienne dans un pays est une occasion pour rapprocher le peuple à la parole de Dieu.

C’est une occasion pour créer les conditions afin de les amener à écouter la parole de Dieu. Au Bénin, la délégation des organisateurs est allée rencontrer le Président Boni Yayi à son domicile afin que ce dernier aide à la promotion de cette croisade qui se tient sur le territoire béninois. Le thème de la croisade du pasteur Kumuyi au Bénin est intitulé : « La libération surnaturelle ». A en croire les organisateurs, ce sera un rendez vous pour le Révérend et Patriarche J C Dr  Kumuyi, celui qui a prié pour les peuples dans la sous-région et le monde entier. Il y a deux mois, il était au Togo, Cameroun et Ghana. Son passage n’a jamais été vain. Dans chaque pays, il fait des exhortations et invoque une grande puissance divine  qui poussent les participants à la croisade, à sentir la présence de Dieu à leurs côtés. Il transforme le cœur des participants, vide leur chair et dès lors qu’ils acceptent la présence du Très-Haut dans leur vie, ils reçoivent les bénédictions surnaturelles. 

Dr Kumuyi est un homme de Dieu. Depuis plusieurs  années, il sert Dieu. Tout pays qui le reçoit ne peut que recevoir des bénédictions , des dons dans divers domaines : victoire sur le diable, réussite dans les affaires, santé pour les enfants, la famille… . Un passage du pasteur, c’est une pluie de guérisons qui descend sur tous les participants car Dieu est un Dieu de feu . Il consume tout ce qui lui est désagréable. Il détruit les idoles qui sont au Ciel, sur la Terre et dans le monde invisible. Il fait beaucoup de miracles : les handicapés se lèvent, les aveugles voient, grâce à la puissance de Dieu.

Dr Kumuyi vient pour la deuxième fois au Bénin après 2013 car notre pays était choisi comme le premier pays pour relancer ses campagnes d’évangélisation. Cette croisade sera l’occasion pour remettre la République dans les mains de Dieu. Ainsi, après le Togo en 2022, cette année en  2023, c’est le Bénin pour une deuxième fois.

Fiasco au Bénin

A leur descente au Bénin,  la délégation des organisateurs est allée rencontrer l’ancien président Boni Yayi qui s’investit ces derniers temps dans l’évangélisation afin qu’il participe à la  mobilisation générale du peuple autour de la croisade de Porto Novo. C’est dans ce cadre que le Président a invité tout le monde et toutes les âmes perdues à la rencontre de Dieu. C’est  comme au Nigeria, où l’équipe de Kumuyi est allée rencontrer l’ancien président Babangida afin qu’il aide à la mobilisation du peuple, et ce dernier n’avait pas hésité à demander au peuple du Nigéria d’aller écouter la parole de Dieu en participant à la croisade du Dr Kumuyi pour que les problèmes vitaux de la société trouvent solutions grâce à la puissance de Dieu. 

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Position ambiguë du BR au Bénin: tantôt de la majorité, tantôt de la minorité

En dépit de son idéologie libérale publiquement exprimée, le Bloc Républicain affiche une instabilité dans sa posture politique. Le parti qui doit desormais chercher son équilibre entre une majorité présidentielle bicéphale et une minorité qui le menace, donne le plus mauvais exemple de l’instabilité politique après les réformes de 2019. Le Bloc Républicain est  toujours en quête de stabilité et de cohérence dans sa posture politique. Membre à part entière de la majorité présidentielle qui accompagne le président Patrice Talon depuis 2019, le parti n’a pourtant pas hésité à revendiquer son appartenance à la minorité parlementaire lors des débats et processus de désignation des représentants de l’Assemblée Nationale dans les parlements régionaux et la Haute Cour de justice.

Le parti s’est trouvé un positionnement ambigu et surprenant. Il est de la minorité parlementaire. Pour être plus précis, le parti est de la « minorité de la majorité ». Il n’est pas en fait de la minorité vue comme le courant politique minoritaire au parlement. Non. Il est de la majorité parlementaire c’est-à-dire du bloc des députés majoritaires. Dans le cas d’espèce, cette majorité est constituée par les partis UP LE Renouveau et le BR. Cette majorité contrôle le bureau du parlement avec deux membres sur les sept. Cette majorité parlementaire est, par ailleurs partie intégrante de la majoritaire présidentielle qui soutient le président Patrice Talon et qui est composée aussi des partis satellites comme l’UDBN, Moele Bénin et bien d’autres. Dernier exemple de l’appartenance du BR aux majorités présidentielle et parlementaire c’est la visite rendue au président du parti par son homologue du parti UP le Renouveau. La posture de minorité dans la majorité n’est donc qu’une position conjoncturelle et opportuniste qui veut que le parti se démarque de l’UP le renouveau pour pouvoir bénéficier de prébendes politiques du moment.

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Bénin: Omar Arouna met la pression sur le parti Les Démocrates

L’ancien ambassadeur du Bénin près les Etats Unis Omar Arouna jette un pavé dans la marre du parti Les Démocrates. Dans une lettre ouverte adressée aux vingt huit(28) députés de ce parti, il attire leur attention sur la promesse faite par eux de libérer tous les détenus politiques et au retour des exilés. Promesse qui vaut contrat verbal et moral et pour lequel, ils sont tenus de respecter leur engagement. Mais en attendant la libération, il leur demande de verser le tiers de leurs salaires aux familles des 89 détenus politiques qui croupissent dans les prisons depuis des années. 

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Comment les USA tournent le dos à la "mondialisation sauvage" après l'avoir promue

Alors que la mondialisation est souvent considérée comme une réalisation majeure de l’économie américaine, le pays qui l’a longtemps promue cherche aujourd’hui à faire un pas en arrière. L’ampleur des crises contemporaines, (comme la pandémie du COVID-19, le conflit en Ukraine ou encore les tensions autour de Taïwan) a déclenché une prise de conscience. Selon Katherine Tai, la représentante américaine au Commerce, ces événements ont mis en évidence la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales, révélant une version insoutenable de la mondialisation.

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Guerre en Ukraine: 2 leçons pour les européens

Le déroulement de la guerre en Ukraine a révélé des points essentiels pour les nations européennes. Ces leçons, bien que découlant d’un contexte malheureux, sont des opportunités d’apprentissage indispensables pour une préparation et une réponse efficaces face aux futurs défis sécuritaires. Premièrement, il y a le problème criant du manque de préparation militaire en termes d’équipement. Depuis la fin des grandes guerres, l’Europe a négligé son industrie des munitions, faisant confiance à son partenariat avec les USA et se croyant à l’abri des guerres intensives.

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Bénin: Quenum et Lafia désavoués par une décision de la CADHP

Le 22 juillet 2019, par un arrêté, les ministres Saka Lafia de l’intérieur et Sévérin Maxime Quenum de la justice rendent public un communiqué dans lequel, ils interdisent la délivrance d’acte d’autorité à 323 citoyens poursuivis devant les tribunaux à l’époque pour diverses raisons. Mais près de quatre ans après, la Cour Africaine des Droits de l’Homme rend un arrêt le 13 juin 2023 à Arusha et demande de rapporter l’arrêté N°023/MJL/DC/SGM/DACPG/SA 023SGGG19. L’un coule ses premiers jours de retraite politique anticipée, l’autre ronge encore ses méninges dans la gestion des affaires courantes liées à l’organisation des élections législatives. Mais tous deux ont la même gêne depuis mardi dernier. Ils ont été désavoués par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour une décision prise au moment où ils étaient tous deux des puissants ministres du gouvernement.

En effet, le 22 juillet 2019, ils sortent un communiqué pour interdire la délivrance d’actes d’autorité à 323 citoyens béninois pour la simple raison qui sont cités dans des dossiers judiciaires et poursuivis devant des tribunaux. Dans le lot, on peut citer Sébastien Adjavon, Komi Koutché, Lehady Soglo… pour ne citer que ceux-là. Tous sont presque des hommes politiques en difficulté avec le pouvoir. Doit-on le rappeler, les actes d’autorité sont : «les extraits d’actes d’état civil, le certificat de naissance, la carte nationale d’identité, le passeport, le laisser-passer, le sauf conduit, la carte de séjour, la carte consulaire, le bulletin numéro 3 du casier judiciaire, le certificat ou l’attestation de résidence, le certificat de vie et de charges, l’attestation ou le certificat de possession d’état, le permis de conduire, la carte d’électeur, le quitus fiscal. La liste des actes ci-dessus n’est pas limitative ».

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Agbénonci, Houssou, Quenum , Hêhomey… La traque des « amis » ?

A trois ans de la fin du quinquennat, le gouvernement chancelle et semble bien perdre sa cohésion d’antan. En moins de deux mois, quatre ministres ont été remerciés. Détail surprenant et intriguant : tous ces ministres sont des intimes ou amis personnels du président. Depuis le 12 Avril dernier, le gouvernement bascule dans un cycle d’instabilité. Ce jour, le chef de l’Etat décide de limoger son ministre de la justice. En fait pour ce limogeage, l’information est partie des médias sans aucun cachet officiel. D’ailleurs le porte parole du gouvernement et le chef de l’Etat ont semblé eux-mêmes démentir ce limogeage avant qu’un remaniement ministériel ne vienne confirmer cela. Le ministre Sévérin Maxime Quenum ainsi que deux autres de ses collègues seront relevés de leurs fonctions. Il s’agit des ministres Jean-Claude Houssou et Hervé Hêhomey. Quelques semaines après, un autre ministre est limogé. Il s’agit du ministre des affaires étrangères Aurélien Agbénonci.  Mais chose surprenante, tous ces ministres remerciés pour des raisons non révélées jusqu’à ce jour ont tous des liens plus ou moins étroits avec le chef de l’Etat.

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Suite à notre article « Bénin : Faux médicaments et fausses ordonnances de retour », l'ABRP réagit

Dans sa parution n° 3878 du mercredi 31 mai 2023, votre quotidien La Nouvelle Tribune, publiait un article sur les conséquences de l’obligation de présenter une ordonnance médicale avant de se faire servir un antibiotique en pharmacie qui a été étendue à d’autres médicaments. L’auteur de l’article avertissait sur la résurgence du phénomène des faux médicaments et la délivrance de fausses ordonnances par des médecins de quartier.

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Comment l'Europe a accumulé un retard monstre dans le domaine technologique

L’Europe, berceau de la Révolution Industrielle et foyer de nombreuses innovations technologiques, semble aujourd’hui à la traîne dans la course mondiale à la technologie. Alors que d’autres régions du monde, notamment l’Amérique du Nord et l’Asie, ont pris une longueur d’avance dans le développement et l’application de technologies de pointe, l’Europe se bat pour rattraper son retard. Ce retard technologique de l’Europe est devenu de plus en plus évident au cours des deux dernières décennies et pose des défis significatifs pour la compétitivité et la croissance économique de la région. Voici un aperçu de la manière dont ce retard s’est accumulé et des enjeux associés.

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Restauration de la démocratie au Bénin : les défis de la nouvelle Cour constitutionnelle

Installée hier dans la sobriété, la nouvelle Cour constitutionnelle est attendue sur plusieurs chantiers afin de relever plusieurs défis. En dehors de celui de l’indépendance sur lequel presque tous les Béninois l’attendent, elle aura, la mission combien importante de restaurer la démocratie et de rendre plus crédibles les élections. Les sept sages de la Cour constitutionnelle ont prêté serment hier à la Présidence de la République en présence du chef de l’Etat. Aussitôt, ils ont élu leur président en la personne Dorothée Sossa, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, ancien secrétaire général de l’Organisation pour Harmonie en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Mais les sept conseillers à la Cour constitutionnelle ont tous le même mal congénital. Tous sont choisis par la même majorité bicéphale qui dirige le pays. Et chacun d’eux a des atomes crochus avec des barrons du régime en place. Face à cette réalité, le premier défi que ces sages doivent relever est celui de l’indépendance de cette Cour. Indépendance vis-à-vis du gouvernement qui, depuis 2016, est accusé par les opposants et des analystes d’affaiblir les institutions de contre-pouvoir. Les conseillers actuels qui ont été désignés presque dans les mêmes conditions que ceux de la mandature finissante de la Cour constitutionnelle ressemblent à s’y méprendre à eux. Ils ont des profils professionnels mélangés avec des profils politiques.

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Bénin : la vraie « fausse promotion » de Bio Tchané

Le dernier conseil du Bloc Républicain tenu ce samedi 04 juin 2023 a livré des résultats à la limite insolites. Abdoulaye Bio Tchané, le Secrétaire Général du parti est passé au poste de Président. Pour beaucoup c’est une promotion mais pour ceux qui savent lire entre les lignes, c’est un enfermement et un affaiblissement qui ne dit pas son nom. Le Bloc Républicain(BR) a fait une mue en douce au cours de sa dernière session tenue ce weekend à Cotonou.  En présence du chef de l’Etat, le parti a réussi à faire des transformations qui affectent aussi bien son fonctionnement que la taille de ses organes dirigeants. La plus frappante de ces décisions est le passage d’Abdoulaye Bio Tchané de son poste de Secrétaire général à celui de Président.

Une promotion pour celui qu’on a toujours considéré comme un responsable qui a moins de pouvoir que son homologue qui dirige l’Union Progressiste et qui peut, lui, se pavaner avec son titre pompeux et envieux de président. Mais bien que n’étant que le Secrétaire général, Abdoulaye Bio Tchané était plénipotent. Il dirigeait le parti de main de maître et  en était le vrai chef. Quelques uns de ses détracteurs affirment même qu’il avait trop de pouvoirs et en abusait parfois. C’est l’une des raisons pour lesquelles, il a été vivement contesté ces derniers mois et certains n’ont pas hésité à demander sa démission. Le voila donc devenu Président. On peut s’imaginer qu’il sera encore plus fort que le SG qu’il était. C’est pourquoi beaucoup de médias n’ont pas hésité à annoncer ce qu’ils appellent « promotion » mais qui, en vérité est une vraie fausse promotion.

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Sénégal: Macky Sall, le nouvel Abdoulaye Wade ?

La récente condamnation de l’opposant politique sénégalais Ousmane Sonko a soulevé une vague de protestations à travers le pays, laissant certains se demander si l’histoire est sur le point de se répéter. En 2012, le Sénégal a connu des manifestations de masse déclenchées par l’affaire du 3ème mandat de l’ancien président Abdoulaye Wade, une décision qui a finalement conduit à son échec face à Macky Sall. Aujourd’hui, alors que Sall se prépare pour l’élection présidentielle de 2024 selon certains bruits de couloir, Sonko et ses partisans accusent le président actuel de chercher à écarter son principal rival, faisant écho aux événements de 2012.

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Bénin: mission terminée pour Iréné Agossa

Le samedi 20 mai dernier, Iréné Agossa et son parti Restaurer la Confiance rejoignaient le parti de la majorité présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau, confirmant ce que tout le monde savait déjà. Ce n’est qu’un retour au bercail après l’accomplissement de sa mission. Mission terminée ! Ces deux mots résument à eux seuls le dernier acte posé par le désormais ancien président du parti Restaurer la Confiance Iréné Agossa. En effet, le samedi 20 mai dernier, lui et les autres membres du bureau exécutif de ce parti ont mis fin de facto, à leur aventure politique en le dissolvant pour rejoindre l’Union progressiste le Renouveau de la majorité présidentielle. «  Il faut désormais, une mutualisation profonde pour pouvoir faire face au développement de notre pays. Nous avons une mission, puisqu’en évaluant déjà l’enjeu, nous avons dit que l’Up le Renouveau n’a qu’à conduire cette mutation ». Ainsi s’exprimait M. Agossa au terme des travaux de ce congrès extraordinaire. Avant ce dernier acte, Agossa avait appelé ses militants contre toute attente, de faire campagne pour ce même parti Up le Renouveau, lors des élections législatives du 08 janvier dernier après une tentative avortée de fédérer avec le parti dit de l’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). C’était en fait l’entrée en matière pour annoncer son revirement spectaculaire qui s’en est suivi. Finies donc, la duplicité et l’ambigüité qui ont caractérisé Iréné Agossa depuis qu’il a été chassé du parti de l’opposition Les Démocrates. Le voile est levé et le masque est tombé.

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Prisons béninoises : La main lourde de la justice

Au Bénin, les peines d’emprisonnement sont devenues plus nombreuses et plus lourdes. Cinq, dix, quinze, voire vingt ans de prison ferme, là où en Occident, les accusés écopent de peines  plus légères. Si l’objectif est de ramener le délinquant sur le droit chemin, il a été démontré que même la peine de mort ne dissuade pas la commission de crime. De lourdes peines de prison comme s’il en pleuvait. La justice béninoise n’hésite plus à appliquer la loi pénale dans toute sa rectitude. Plus personne ne s’étonne d’ailleurs d’entendre le  prononcé des sentences de  cinq, dix, quinze et même vingt de prison ferme contre un accusé. De fait, les juges béninois sont devenus «  les bouches de la loi » pour évoquer les termes  stricto sensu du philosophe des « Lumières »  Montesquieu  dans son ouvrage « L’Esprit des Lois ».

En fait, les peines d’emprisonnement ont pris une place croissante dans l’ensemble du système pénal béninois depuis 2018, année au cours de laquelle le nouveau code pénal et celui du Numérique ont été adoptés sous l’égide de Me Joseph Djogbénou alors ministre de la justice. Ces lois, toujours plus sévères ont augmenté les peines de prison, alors que le principe de la case prison est considéré comme dernier recours. De telles condamnations constituent des punitions disproportionnées tout particulièrement lorsqu’elles s’appliquent à des crimes qui ne sont pas accompagnés d’actes de violences notamment l’escroquerie, la cybercriminalité ou l’abus de confiance. Les exemples sont légion. Ainsi, le jeudi 11 mai dernier, le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné un jeune homme à  05 ans dont 04 ferme pour avoir vu la nudité d’une femme. Un autre a écopé de 07 ans de prison, uniquement pour avoir refusé de restituer des sous transférer sur son compte par erreur. Le 02 mars dernier, cinq personnes reconnues coupables « d’escroquerie par le biais d’un système électronique » ont été condamnés à….

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Bénin: Une Cour sous contrôle, l’opposition écartée

Comme en 2018, les membres de la Cour Constitutionnelle ont été désignés aux termes d’un processus qui a surpris plus d’un. Conduit en toute discrétion et surtout à l’insu de l’opposition, il a abouti à la désignation de sept sages visiblement bien « dociles ». « Depuis que les politiques ont compris que la Cour constitutionnelle peut aider à gagner le pouvoir d’Etat, ils font tout pour la mettre sous leur coupole ». Cette phrase émane d’un juriste, ancien membre de la Cour constitutionnelle qui a requis l’anonymat. Il conclut que le régime présidentiel béninois est un régime où le juge constitutionnel est très fort et peut, à lui tout seul, basculer le sort d’une élection présidentielle. A la première élection présidentielle qu’il a arbitrée, celui de 1996, il a fait parler de lui. Et depuis, le juge constitutionnel est devenu très prépondérant dans l’ingénierie électorale au Bénin. Dernière illustration de cette volonté de le contrôler : les désignations de sept nouveaux membres de la Cour constitutionnelle. Selon la constitution, ces sept membres sont désignés par le chef de l’Etat et le bureau de l’Assemblée Nationale. Le premier en désigne trois et le second quatre.

Dans les contextes les plus répandus où le bureau de l’Assemblée Nationale est dirigé par la majorité présidentielle, il y a ce risque que la Cour constitutionnelle soit elle-même composée majoritairement de membres proches du pouvoir. L’adverbe « majoritairement » est d’une grande importance dans cette phrase car souvent, elle est composée entièrement de membres proches du pouvoir. Cette nuance vient du fait que la présence de partis de l’opposition à l’Assemblée Nationale amène la représentation nationale à tenir compte de sa configuration dans la composition de son bureau. C’est d’ailleurs ce qui a fait que sur les sept membres du bureau actuel de l’Assemblée Nationale, un provient du parti Les Démocrates, parti de l’opposition, qui a eu 28 députés lors des élections législatives de janvier 2023.

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9è législature au Bénin: majorité et minorité à géométries variables

Ça cafouille à l’Assemblée Nationale. Si les députés n’ont pu accorder leurs violons sur les clés de répartition de leurs représentants dans les parlements régionaux et les institutions nationales, c’est bien à cause du litige entretenu de manière sibylline sur les notions de majorité et minorité. Au gré des intérêts et des enjeux du moment, chaque camp politique en donne l’explication et le contenu qui lui profitent. Le parlement n’a pas pu désigner ses représentants pour les parlements régionaux et les institutions nationales en début de semaine. Et pour cause, le rapport de la Commission des lois propose une répartition proportionnelle prenant en compte la majorité et la minorité parlementaire. Cette option est basée sur des décisions de la Cour constitutionnelle rendues en 2009 sur des cas de désignations.

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Bataille entre Hèhomey et Yahouédéhou: nouvelle preuve des limites des réformes

La bataille politico-juridique entre l’ancien ministre Hervé Hèhomey et son suppléant Janvier Yahouédéhou pour l’occupation d’un siège à l’Assemblée nationale, vient mettre en relief, une fois de plus et si besoin en était encore, les limites des réformes politiques engagées depuis l’arrivée du président de la République Patrice Talon au pouvoir en 2016. On ne cessera jamais de critiquer et dénoncer les réformes politiques votées nuitamment et en catimini par la 8ème législature monocolore, acquise au régime de la Rupture du président Patrice Talon. A n’en point douter, elles sont discutables.

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Armement: la Chine domine les USA dans un domaine, mais cela suffira-t-il ?

La prépondérance militaire, autrefois largement dominée par les États-Unis, a été remise en question ces dernières années avec l’émergence de la Chine comme une superpuissance en devenir. Au cœur de ce débat se trouve la taille respective des marines de ces deux pays. Bien que la marine américaine ait longtemps été considérée comme la plus grande et la plus puissante du monde, la Chine a récemment dépassé les États-Unis en nombre de navires, ce qui soulève des questions sur les implications potentielles en cas de conflit.

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Attaques djihadistes au Bénin : Qui sont nos ennemis ?

Terroristes, djihadistes, ou tout simplement, «individus armés non identifiés ». C’est en ces termes que sont désignés les hommes sans foi ni loi qui endeuillent les populations du septentrion depuis plusieurs années. Au fait ! Qui sont-ils ?
Tout a commencé le 1er mai 2019 quand deux touristes français disparaissent alors qu’ils étaient en vacances dans le parc de la Pendajari dans le département de l’Atacora avec leur guide béninois Fiacre Gbédji. Celui-ci sera retrouvé surplace, la tête coupée. Dix jours plus tard, les deux touristes français ainsi que deux autres otages (une Américaine et une Sud-Coréenne) seront libérés lors d’une opération militaire menée par les forces françaises au Burkina au cours de laquelle deux militaires français perdront la vie.

Ce jour-là, le Bénin, jusque-là épargné par la violence djihadiste qui sévit dans les pays du Sahel (Mali, Burkina, Niger, Nigéria et Tchad), entra dans la liste très fermée des pays menacés par le terrorisme. Les signaux qui étaient à l’orange vont virer au rouge dans la nuit du jeudi 02 décembre 2021, quand deux soldats béninois seront tués à Porga, à la frontière avec le Burkina. Dès lors, la région sera classée « zone militaire », interdite aux journalistes. Les attaques vont se multipliées et seront initialement confinées à la frontière entre l’Est du Burkina Faso et le Bénin au Nord, dans les parcs nationaux W et de la Pendjari. Mais, elles vont très vite s’étendre dans les régions de l’Alibori et au Sud de l’Atacora. Les terroristes lancent des attaques contre les forces de sécurité et exigent la fermeture des écoles. Au fil des mois cette zone qui s’étend sur les frontières du Niger, Burkina et le Bénin d’une superficie de 32.250 km2 et dans une moindre mesure une partie du Nigéria, deviendra le sanctuaire des groupes armés d’où partiront de nombreuses attaques contre les forces de sécurité et les populations. Lors d’une cérémonie en hommage à cinq soldats tués en avril 2022, le gouvernement béninois annoncait que le pays avait été l’objet d’une vingtaine d’attaques depuis décembre 2021 avec autant de morts…

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Renouvellement des membres de la Cour Constitutionnelle: 1er round de la bataille de 2026

Les sages de la cour constitutionnelle du Bénin

Le mois de Mai 2023 sera marqué par la désignation des membres de la prochaine Cour constitutionnelle avant leurs installations en juin prochain. Juges du contentieux pour les élections législatives et présidentielle et habiletés à proclamer les résultats provisoires et définitifs, leurs choix ne manquent guère d’enjeu pour les hommes politiques de la majorité présidentielle comme de l’opposition. Conciliabules et tractations diverses ont commencé par identifier et désigner les sept membres qui devront siéger à la prochaine Cour Constitutionnelle dès juin prochain. Sauf cataclysme, certains membres – certaines sources parlent de la majorité – de la Cour actuelle devront être maintenus pour maintenir une certaine stabilité de l’institution nécessaire à la traversée de la période électorale sensible de 2026. Des sept membres réduits actuellement à six, il est fort à espérer que le grand nombre peut être maintenu, tous étant à leur premier mandat sur les deux possibles permis par la constitution. Selon toute vraisemblance, le taux de renouvellement pourrait être faible et s’éloigner des 50%. Il n’est pas évident que les sages André Katari, Cécile De Dravo Zinzindohoué et Sylvain Nouatin soient changés.

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Le coup de force de MBS face à Joe Biden

Une dynamique diplomatique intrigante est en train de se dessiner entre l’Arabie saoudite, les USA et la Chine, avec le prince héritier Mohammed ben Salmane au centre des négociations. Alors que les relations entre les États-Unis et l’Arabie saoudite semblaient s’effriter après l’assassinat de Jamal Khashoggi, le prince héritier a su profiter de cette situation pour se rapprocher de la Russie et de la Chine, son nouveau partenaire stratégique. Cette évolution inattendue sur la scène internationale est perçue par de nombreux observateurs comme une victoire diplomatique de Mohammed ben Salmane sur Joe Biden.

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Même sur Mars, la Chine talonne les USA

Depuis l’aube de l’exploration spatiale, la rivalité entre les grandes puissances mondiales a souvent été un moteur de progrès scientifiques et technologiques. Aujourd’hui, cette compétition s’étend jusqu’à la planète rouge, Mars, où la Chine fait preuve d’un dynamisme impressionnant, talonnant de près les États-Unis. Historiquement, la NASA a été à la pointe de l’exploration de Mars, avec des missions emblématiques comme les Viking 1 et 2 dans les années 1970, et plus récemment, avec le rover Curiosity qui continue de faire des découvertes cruciales sur la planète rouge. Cependant, la Chine, avec son programme spatial en pleine expansion, fait preuve d’une détermination sans faille pour rattraper son retard. Le rover Zhurong de la mission Tianwen-1 en est un exemple frappant.

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L'Ukraine a-t-elle réalisé l'exploit ultime face à la Russie?

L’armée ukrainienne a annoncé avoir accompli une prouesse historique dans sa guerre contre la Russie. Selon le général ukrainien Mykola Oleshchuk, les forces de défense ukrainiennes auraient abattu un missile hypersonique russe de type Kinjal, réputé pour être invincible. Rappelons que le président Poutine avait vanté l’invincibilité de ce type de missile. Pour l’instant, il convient de préciser que rien ne prouve que l’information ukrainienne soit vérifiée.

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Cette stratégie ukrainienne empruntée des iraniens et nord-coréens limite les destructions russes

L’Ukraine met en œuvre une stratégie de dissimulation souterraine pour protéger ses lance-roquettes HIMARS des attaques russes. Inspirée par les méthodes employées par l’Iran et la Corée du Nord, cette approche permet à l’Ukraine de préserver son matériel militaire de pointe tout en maintenant une capacité de frappe de haute précision. Le M142 HIMARS est un système de lancement de roquettes multiples monté sur un camion de 5 tonnes M1140 FMTV. Grâce à ses munitions guidées GMLRS, le système ukrainien dispose d’une portée de 80 km et d’une précision accrue par rapport à ses homologues russes.

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Recrudescence des actes terroristes au Bénin: nécessité de renforcer le dispositif

Le nord-Bénin connaît depuis quelques jours une tendance inflationniste des actes terroristes. En deux jours, trois actes terroristes dans trois communes différentes avec des modes opératoires diversifiés. Une preuve que le dispositif sécuritaire mis en place semble étaler ses lacunes. Plus rien ne semble arrêter les terroristes et autres individus armés non identifiés (IANI) dans leurs barbaries meurtrières. Dans la nuit du 1er au 02 mai, ils ont attaqué le village de Kaobagou dans la commune de Kérou où ils ont réussi à tuer une bonne dizaine de personnes tous égorgés sans pitié.

La nuit suivante, entre le 02 et le 03 mai, bis repetita du scénario de la veille dans le village de Yinyinrou, commune de Banikoara sauf qu’ici, le bilan macabre est moins lourd. Trois personnes ont été tuées. Puis hier, à Loumbou Loumbou dans la commune de Karimama, un camion saute sur une mine artisanale. Ici aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Seul le conducteur dudit camion s’en est sorti avec des blessures.

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Défis dangereux sur les réseaux sociaux: nécessité d'agir pour protéger les mineurs

Les réseaux sociaux sont devenus un élément incontournable de la vie moderne, en particulier pour les enfants et les adolescents. Bien qu’ils puissent être utiles pour rester connecté avec les amis et la famille, partager des expériences et se divertir, les réseaux sociaux comportent également des dangers, en particulier lorsqu’il s’agit de défis. Les défis sur les réseaux sociaux sont devenus très populaires ces dernières années, incitant les utilisateurs à participer à des activités potentiellement dangereuses et risquées pour leur santé.

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Bénin : Talon à l’épreuve de la fin de règne

Alors que le président Patrice Talon ne peut plus briguer un troisième mandat, il est sous le feu des critiques sur sa gestion des nombreuses crises sociales et politiques. Il flotte aujourd’hui, sur le pays, une atmosphère de fin de règne inéluctable et périlleuse à laquelle il ne peut échapper tout comme ses prédécesseurs. Sans être devin ni prestidigitateur, on peut affirmer sans presque risquer de se tromper, que le président Patrice Talon ne sera pas à la tête de ce pays en 2026. D’abord parce que lui-même, ainsi que ses principaux collaborateurs ont affirmé à plusieurs reprises qu’il n’est pas question de modifier la Constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat.

Ensuite, mathématiquement, il n’a pas la majorité requise pour cette fin. Logiquement, il lui reste quelques trois ans pour achever son second et dernier mandat constitutionnel. A l’approche de l’heure de sa succession, le pays vit dans une ambiance qui rappelle les fins de règnes. Qu’appelle-t-on fin de règne ? En français facile, « c’est le moment où se termine le gouvernement d’un souverain, d’un dirigeant ». Les fins de règne sont différentes selon les circonstances, mais, elles partagent quelque chose de commun. Elles cristallisent le moment où le pouvoir échappe à son détenteur par de petites crises et de petits détails.

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Bénin : Qui dirige réellement l’UPR et le BR ?

C’est un gros pavé dans les marres de l’UPR et du BR. Dans un dernier écrit pour défendre Abdoulaye Bio Tchané et diffusé sur les réseaux sociaux, Bertin Koovi lâche une information assez étrange. Selon lui, Joseph Djogbénou et Abdoulage Bio Tchané ne dirigent pas réellement l’UPR et le BR. Ils seraient des liges téléguidés par le chef de l’Etat. Un texte à l’allure provocateur, rédigé dans un style belliqueux et truffé d’informations à polémique ou même incitant à la sédition : on n’attendait pas mieux de Bertin Koovi.

Trublion par nature, la recrue de la dernière saison électorale du Bloc Républicain n’a pas manqué l’occasion de nous régaler à travers invectives, conseils, informations de coulisses et vérité de la Palice distillées dans son texte d’apologie à la gouvernance Bio Tchané à la tête du BR. Mais s’il a abordé plusieurs sujets, c’est sa déclaration sur la direction des deux méga-partis de la mouvance qui retient l’attention. « La réalité est que ni ABT, ni Djogbénou ne dirigent aucun parti au Bénin aujourd’hui. Tu veux diriger le BR va voir le président Patrice Talon et dit lui que tu veux être président du Bloc Républicain ».

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USA - Chine: ce que vous devez savoir sur la rivalité autour des semi-conducteurs

La rivalité entre les États-Unis et la Chine dans le domaine des semi-conducteurs s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques croissantes entre les deux superpuissances. Les États-Unis redoutent que la Chine ne cherche à dominer le secteur des semi-conducteurs, ce qui pourrait lui donner un avantage technologique et économique significatif. Dans ce scénario, les entreprises et les pays occidentaux pourraient se retrouver dépendants des technologies chinoises et ainsi voir leur souveraineté et leur sécurité nationale compromises.

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Augmentation du prix du soja au Bénin : des filières délaissées à leurs sorts

Récemment décidée par le chef de l’Etat, la valorisation du prix d’achat du soja, fait courir le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui. Objectif : convaincre les producteurs de ce que cette culture et celle des noix de cajou, seraient désormais mises sur l’orbite du développement. Très bonne nouvelle pour les agriculteurs de ces deux filières qui pourraient se targuer de tirer tous les avantages de  cette nouvelle gouvernementale. Mais, des problèmes à multiples facettes hantent les autres filières : pomme de terre, riz, igname et autres. Ce qui pousse à croire que « tant qu’il reste à faire, rien n’est fait ».

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Chine - Taïwan: risques pour le dollar, la technologie et la paix mondiale

Les tensions croissantes entre la Chine et Taïwan pourraient avoir des conséquences considérables pour l’économie mondiale, les industries technologiques et la stabilité internationale. En examinant les enjeux économiques, technologiques et politiques liés à un conflit potentiel dans la région, il devient clair que les répercussions pourraient se faire sentir bien au-delà des frontières de l’Asie.

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Vague de limogeage au Bénin : Quand Séverin Quenum et Cie embrouillent les cartes de « l'équipe qui gagne »

Patrice Talon vient de se sortir à la surprise générale, trois de ses ministres de son gouvernement. Il s’agit de celui de la justice et de la législation, Séverin Quenum, celui de l’énergie et des mines, Jean-Claude Houssou et celui des transports Hervé Hehomey. Pourtant, il y a à peine quelques semaines, le chantre de la Rupture affichait ouvertement toute sa satisfaction pour « l’équipe qui gagne ». Qu’est-ce qui a pu changer en un si laps de temps ? C’est la fin d’une belle aventure pour trois ministres de l’équipe gouvernementale du président Patrice Talon.

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Remaniement ministériel: Talon dépolitise son gouvernement

Le dernier remaniement a laissé planer un goût de dépolitisation de l’équipe gouvernementale. Le chef de l’Etat a préféré faire sortir trois ministres bien encrés en politique pour n’en faire entrer que deux aux profils de technocrates. Le chef de l’Etat a souhaité dépolitiser un peu plus son gouvernement. C’est l’un des constats qui se dégage du dernier remaniement. En effet, au cours de ce dernier, les trois ministres qui ont été remerciés sont tous engagés politiquement. Deux officient au Bloc Républicain. Il s’agit des ministres Hervé Hêhomey et Jean-Claude Houssou. Le dernier Sévérin Maxime Quenum est de l’Union Progressiste.

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Cléopâtre métisse vs Jésus blanc : pourquoi la polémique n'a pas lieu d'être !

La série documentaire Netflix « Queen Cleopatra« , prévue pour une diffusion à partir du 10 mai, a suscité une vive polémique en raison de la représentation de la célèbre reine égyptienne Cléopâtre par l’actrice métisse américaine Adele James. Cette décision de la productrice Jada Pinkett Smith a provoqué des controverses en Égypte et dans d’autres pays, certains accusant Netflix de tenter de réécrire l’histoire en faveur du mouvement afro-américain. Cléopâtre, issue de la dynastie ptolémaïque d’origine grecque, est souvent considérée comme une reine grecque plutôt qu’égyptienne de sang.

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Deux ans après son arrestation, Joël Aïvo toujours dans le cœur des Béninois

Ce samedi 15 avril 2023, les populations béninoises ont, à l’unisson, commémoré le triste anniversaire de l’arrestation de Joël Aïvo. Dans toutes les grandes villes du Bénin, des conférences, offices religieux et des affiches ont rappelé divers souvenirs du professeur arrêté le 15 avril 2021. Ce jeudi 15 avril 2021, la fièvre et la tension post-électorales commençaient à s’estomper. Joël Aïvo a lui-même repris ses enseignements. C’est d’ailleurs en quittant ses cours à l’université d’Abomey Calavi qu’il a été arrêté sur le pont de Godomey Houédonou par un commando armé et qui a arrêté son véhicule et l’a conduit à la Brigade criminelle.

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Bloc Républicain au Bénin: le feu couve sous les cendres

Le Bloc Républicain, le deuxième parti de la majorité présidentielle a l’air de souffrir d’un mal silencieux qui le ronge de l’intérieur. Depuis les dernières élections législatives, le président du parti Abdoulaye Bio Tchané semble être dépassé par les évènements. Et même si les signes ne sont pas apparents, le malaise est profond. Une déchirure interne secoue le Bloc Républicain. Selon des sources concordantes, les rivalités et les clivages au sein du parti ont atteint un niveau inquiétant avec des responsables qui se détestent et  surveillent les uns les autres.

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«Désert de compétences»: Patrice Talon revient sur ses propos, ce que Vincent FOLY disait en 2016

Lors de la conférence de presse conjointe avec le président rwandais Paul Kagame le 15 avril 2023, le président béninois Patrice Talon est revenu sur ses déclarations controversées de 2016 selon lesquelles le Bénin était comme un « désert de compétences ». «Je disais que mon pays était comme un désert de compétences. C’était une réalité. Je ne dirai pas que désormais le Bénin a tout ce qu’il lui faut comme compétence. Ce serait faux. D’ailleurs aucun pays au monde n’a à lui tout seul les compétences au développement. Mais aujourd’hui, les choses ont beaucoup évolué» a déclaré le président béninois. Talon a également souligné que le Bénin n’a pas encore toutes les compétences dont il a besoin, mais que des progrès significatifs ont été réalisés.

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Bénin: le gouvernement affiche ses premières fébrilités

Jusqu’au mercredi 12 avril dernier, le gouvernement du président Patrice Talon est toujours apparu comme un système stable, uni et compact. Mais le limogeage du ministre la justice, un ami et très proche collaborateur du chef de l’Etat est le signe d’une nouvelle ère : celle de l’instabilité, des suspicions et du doute. Et cela risque de meubler le reste du mandat. Pour certains c’est le premier signe de la fin d’un temps. Pour d’autres, un acte isolé pour solutionner un problème ponctuel. Mais que ce soit pour les uns que pour les autres, le limogeage du Garde des sceaux intervenu mercredi dernier est un acte historique sous la rupture. C’est la première fois depuis 2016, que le président de la République se voit obliger de faire recours à cela. Pas une seule fois par le passé, il n’avait jamais essayé de dégommer un ministre d’une manière aussi brutale.

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Les railleries de la presse française envers Gims : une occasion manquée pour un débat constructif sur l'histoire africaine

Depuis quelques heures, la presse française se fait l’écho des propos de l’artiste congolais Gims sur l’Egypte, l’empire de Kush et l’Afrique en général. Dans un contexte où l’histoire de l’Afrique est souvent méconnue ou dévalorisée, les propos de Gims sur l’Égypte et l’Afrique sont interprétés par certains jeunes africains comme une tentative de mettre en lumière la riche histoire du continent, bien qu’ils contiennent des erreurs et inexactitudes. La réaction de la presse française, qui s’est moquée de l’artiste, témoigne d’une certaine condescendance héritée de la période coloniale et d’une approche sensationnaliste privilégiant le buzz plutôt que l’éducation et la compréhension mutuelle.

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USA: Macron veut-il défier Biden sur la question de Taïwan ?

Il y a quelques heures, le président français Emmanuel Macron a exprimé son souhait de voir l’Europe adopter une position indépendante des États-Unis et de la Chine en ce qui concerne le dossier taïwanais. Insistant sur l’importance de l’indépendance stratégique européenne, Macron plaide en faveur d’une politique européenne autonome, équilibrée et pragmatique face aux enjeux internationaux et aux crises mondiales. Cette prise de position met en évidence les désaccords au sein de l’occident sur la façon de gérer les relations avec la Chine.

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Bénin: Halte à la cabale contre les anciens présidents !

En l’espace de deux semaines, les anciens présidents de la République Nicéphore Soglo et Boni Yayi sont mis en cause, dans leur management pour la libération de certains prisonniers et le retour des exilés politiques au pays. Une campagne de dénigrement systématique s’est ouverte contre eux. Pourtant, ils méritent mieux que cela. Le pays leur doit un immense respect. Leurs noms sont cités depuis quelques jours dans l’interminable et pathétique feuilleton de la libération des prisonniers et le retour des exilés politiques qui agite l’actualité béninoise. C’est d’abord le président du parti Restaurer l’Espoir (RE) Candide Azanaï qui a donné le top au cours d’une conférence de presse le 28 mars dernier. Morceaux choisis : « si la réelle motivation des Démocrates et les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi n’est pas de distraire par des desseins inavoués et inavouables, ceux des calculs personnels, privés et opportunistes, la seule option conséquente devant le mur de la dictature est le préalable non négligeable de la décrispation comme un impératif ». Plus loin, il ajoute : « nous devons interroger la responsabilité de Nicéphore Soglo et Boni Yayi et les retombées de leurs allers retours ». Enfin, il déclare : « nous devons retenir que les allers et retours de Boni Yayi et de Nicéphore Soglo demeureront improductifs dans la mesure où, leurs seules retombées sont d’une part, la substitution du parti Fcbe au parti Les démocrates dans l’ignoble rôle de sous-traitante et de faire-valoir de la dictature ».

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TikTok veut écraser Facebook, mais les USA laisseront-ils faire ?

ByteDance, la société mère de TikTok, ambitionne de lancer Lemon8, une version axée sur la photographie de son populaire réseau social, pour concurrencer Meta, la société derrière Facebook, Instagram et WhatsApp. Cependant, les tensions persistantes entre les États-Unis et la Chine pourraient compromettre cette ambition. TikTok, lancé en 2016, a connu une croissance fulgurante, surpassant rapidement Facebook en termes de popularité et d’engagement des utilisateurs, notamment parmi les jeunes. Aujourd’hui, ByteDance prévoit de lancer Lemon8 aux États-Unis et au Royaume-Uni, une application qui combine l’interface d’Instagram et l’orientation shopping de Pinterest.

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Débat sur le 3è mandat au Bénin: Fred Houénou dans un mauvais rôle ?

Alors que l’on pensait que le débat sur un hypothétique troisième mandat présidentiel était clos après le recadrage du Porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, le président de l’Initiative Sursaut Patriotique et membre du parti Bloc républicain Fred Houénou est revenu sur le même sujet au cours d’une émission sur la télévision golf TV ce dimanche 2 Avril 2023. A quelle fin ?

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Matériels de réfection des voies: Parakou réclame des comptes à l’équipe municipale

Où sont donc passés les engins lourds et autres matériels destinés à la réfection et l’entretien des voies des différents quartiers de la ville de Parakou ? Présente sur plusieurs lèvres, la question fait le tour de la ville depuis quelques jours. Relayé par des ondes radiophoniques, le sujet est débattu sur tous les différents lieux de commérage. Certains veulent en savoir davantage sur la destination définitive de ces engins après leur acquisition et présentation au public à grand battage médiatique le 19 mai 2018. Et d’autres demandent la levée du coin de voile sur les retombées financières générées par les locations desdits équipements.

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