Ne parlons pas de malheur. L’invalidation de l’année scolaire, suite à la grève des enseignants du secondaire public, serait un échec pour toutes les parties prenantes à la crise actuelle de l’école. Quand des partenaires discutent à perdre haleine sans parvenir à faire l’accord sur leur désaccord, c’est que l’échec sonne à la porte de chacun d’eux. Avec des effets collatéraux incommensurables. Vous avez dit année blanche ?
Opinion
Révision de la Constitution du 11 Décembre 1990 : pourquoi il faut dire non
Depuis l’élection présidentielle de Mars 2011, le Président de la République et ceux qui le soutiennent ont embouché la trompette de la refondation. Ce nouveau concept apparu quelques mois avant le scrutin n’a jamais connu un début de vulgarisation quant à son contenu, encore moins de clarification pour la compréhension du peuple. Il paraît que c’est un ensemble de réformes qui seront mises en œuvre, au centre desquelles se trouve la révision de la constitution du 11 Décembre 1990.
A propos de la nébuleuse du traitement salarial de Boni Yayi : la gouvernance d’Etat au Bénin donne à réfléchir
Depuis son avènement à la tête de l’Etat du Bénin, le 06 Avril 2006, il y a eu rarement de débats au sujet des émoluments du Chef de l’Etat, comme c’est le cas aujourd’hui. On se souvient qu’au cours d’une émission sur la chaine de télévision publique (l’ORTB), en 2007, le premier ministre actuel, Pascal Koupaki, alors ministre des Finances avait déclaré que le président de la République n’avait pas de salaire. Dans la foulée, l’information relative à l’augmentation substantielle des traitements des ministres avait été justifiée par le même ministre des Finances comme l’exigence d’une gouvernance exemplaire, qui devait conjurer les tentations de corruption, le salaire devant suffire à chaque ministre pour bien se sentir dans ses fonctions.
A propos du salaire du Chef de l’Etat
Rangeons- nous à l’avis officiel et autorisé de la ministre de l’Economie et des Finances. Dans un communiqué de presse, Mme Adidjatou Mathis renseigne sur les faits ci-après touchant au salaire et aux rémunérations du Chef de l’Etat. Nous apprenons notamment :
En attendant la prospérité nationale partagée
La crise du monde syndical des trois ordres d’enseignement du Bénin, on peut l’affirmer d’autorité, n’épargne personne. A moins de ne pas être un national du pays. Car, si pour certains, leurs mômes sont au frais et à l’abri des remous sociaux que vit l’école publique -pour les avoir inscrits dans des académies internationales sur place ou à l’étranger- il est évident que pour tous, il y a de la famille, à côté, qui se plaint du blocage de la situation des enfants.
Bénin: le trou noir numérique
Quel Béninois voudrait être à la place d’Urbain Fadégnon? Il s’agit du directeur général de Bénin Télécoms SA, la société à qui échoit la lourde responsabilité de gérer la fourniture de l’Internet sur toute l’étendue du territoire national. Une fourniture devenue aléatoire, problématique depuis le 7 janvier dernier. Un incendie, ce jour-là, a sévèrement endommagé les équipements de la société.
Trilogie - Deuxième Partie: Ouvrir les Yeux sur le Réel-Un Vécu à Partager!
« Si tu le crois, tu le verras… Et si tu le vois tu ne devras pas le dire… Mais, si tu ne le dis pas, tu ne seras Rien ! Alors, si tu veux vraiment Être en Existant Réellement, il faudra bien le dire un jour ou l’autre… Puisque tu le dis, c’est vrai ! Et comme c’est vrai, tu engages ton combat… Et lorsque ce combat est déjà engagé, malgré toi, alors tu te dois d’y mettre fin en te montrant plus fort qu’eux tous, car plus sage, car tu es une petite fille!»
2012: l’année africaine du Bénin
Le Bénin en l’an de grâce 2012. Les Béninois sont-ils conscients que leur pays, par un certain nombre d’événements marquants sera, cette année, le centre de gravité de l’Afrique ? Le pays ne s’est jamais offert, autant que cette année, une fenêtre aussi large sur l’extérieur, sur l’Afrique notamment. Le Bénin est en passe de s’imposer comme une destination continentale privilégiée.
En finir avec les grèves à répétition!
On ne compte plus le nombre de rencontres formelles et informelles, le nombre de débats télévisés, le nombre de marches et sit-in organisés, ici et là, ces trois derniers mois pour résoudre la crise qui secoue l’école publique au Bénin. Avec à chaque fois les mêmes acteurs et quelques autres, les syndicalistes d’un côté, les ministres responsables des ordres d’enseignement en plus du Premier ministre, coordonnateur en chef de toutes les négociations. Sans compter les multiples rencontres initiées par le chef de l’Etat, lui-même, au palais de la présidence avec tel ou tel acteur, à l’exclusion d’autres.
Silence! On tue le sport scolaire
Le 08 mars 2012, une nouvelle édition de la journée de la femme a été saluée. Beaucoup de joie, de chants, de couleurs pour agrémenter cette journée, que dis-je ce mois réservé à la femme ou tous les problèmes liés à sa vie sont appréhendés, débattus et font l’objet d’attentions particulières. Mes chères sœurs, cette année 2012, je nous demande de réfléchir sur l’activité sportive comme vecteur de développement pour les femmes. N’a-t-on pas coutume de dire : « Un esprit sain dans un corps sain ». Et pour qu’un corps soit sain, il est important de lui accorder toute l’attention nécessaire afin qu’il grandisse se développe harmonieusement.
Nos trois douloureuses
L’usage a consacré « Les trois glorieuses». Le Bénin est-il en passe de consacrer, à son tour, «Les trois douloureuses»? Allusion à trois foyers de crise qui affectent trois secteurs essentiels de la vie nationale. Le Port autonome de Cotonou. Ce poumon de l’économie nationale est malade du PVI, ce Programme de Vérification des importations destiné pourtant à lui donner des couleurs. L’Ecole. Elle est paralysée par une grève des enseignants du secondaire public. Enfin le football. La Fédération béninoise de Football n’en finit plus de s’engluer dans ses contradictions internes, avec le risque d’une mise en quarantaine du Bénin par la Fédération Internationale de Football Association (Fifa).
A propos de: «30 novembre 1972-28 février 1990 - De la pseudo-révolution à la démocratie de façade»
(La Nouvelle Tribune du vendredi 02 mars 2012 N°2283 – cliquez ici pour lire l'article) Un certain Gombo a bien voulu faire part de son point de vue sur la question, dans une rhétorique facile du “Politologue” qu’il s’est voulu être. Avec ses précisions et son apologie du Parti communiste du Bénin (Pcb), il ne fait aucun doute que ce monsieur fut ou serait membre de ce parti.
Le temps des reformes et du silence (suite)
Le Septentrion n’a jamais été absent aux joutes électorales présidentielles. Aussi voyons-nous émerger deux jeunes loups de la mouvance présidentielle, tous deux des universitaires doués : Soumanou TOLEBA et Nassirou ARIFARI BAKO. Et après ceux-là ? Décidément, c’est le temps des professeurs d’université : le second personnage de l’Etat ne dirait pas non apparemment s’il est encouragé à se lancer dans cette aventure. Quant à l’Ouémé-Plateau, ce sera Antoine Kolawolé IDJI, s’il a moins de 70 ans en 2016. Le Zou a ses deux frères ennemis : Léhady Vinagnon SOGLO et Lazare Maurice SEHOUETO. Marcel de SOUZA dont le nom est fréquemment cité à cause de son charisme personnel sera certainement au rendez-vous.
8 mars : du folklore à tout va
Les journées ONU ont ceci de particulier qu’elles se célèbrent en Afrique, particulièrement au Bénin, avec un mélange de mauvaise foi et d’indifférence. Depuis une vingtaine d’années, le 8 mars, « journée de la femme », est inscrit sur le calendrier des dates officielles, mais dans les faits, il se révèle comme une distraction folklorique. Avec une mise en scène déjà éprouvée, des acteurs aux profils établis, des décors convenus pour des résultats plus que squelettiques.
Les enseignants ne sont pas «des douaniers»
Boni Yayi ne finira pas de nous étonner. Alors que tous les ministres, à l’exception de quelques uns sont en tournée d’explication dans ce qu’il est convenu d’appeler «le Bénin profond» pour «faire comprendre aux populations que les enseignants ont tort de poursuivre la grève», voilà que le président de la République, lui-même, son excellence le Docteur Thomas Boni Yayi en visite à Gogounou, (extrême nord du pays) déclare sur un ton traînant et un rien langoureux de prédicateur qu’il affectionne être tant: «les enseignants, je vous aime!».
Le temps des réformes, du silence politique et des agitations sociales
Nous avions vécu un phénomène de « fatigue démocratique » sous le Général Mathieu KEREKOU dont nous avions masqué l’insipidité du second mandat par ce mythe collectif à bon marché : la paix. Le président Boni YAYI contre toute attente et alors qu’il aurait pu jouir tranquillement de son second quinquennat dans la « paix » lors donc que le premier était plutôt tumultueux, s’est lancé de lui-même dans un grand train de réformes dont les conséquences sont tout sauf la « paix ». Le vrai patriote dirait qu’il a été bien inspiré ; sinon, quel silence de cimetière qui comme une chape de plomb aurait recouvert derechef tous les domaines de l’activité sociale de la nation. Il y a toute une sociologie du second quinquennat à faire chez nous.
Les 100 ans du lycée Béhanzin : plaidoyer pour la création d’une fondation
J’ai lu avec intérêt l’appel de l’actuel proviseur du Lycée Béhanzin à l’ occasion du centenaire de l’établissement et les réactions émues des anciens Béhanzinois, émotion que je partage. Au cours de séjours au Benin, j’ai toujours senti le même attachement des anciens camarades de lycée a cet établissement qui nous a tous donné les bases pour le développement de nos carrières, voire de nos personnalités. C’est avec une joie teintée d’émotion et de nostalgie, que je rencontre de temps à autre certains anciens, jeunes retraités ou dynamiques entrepreneurs.
H20 Assouka, Sessime Et Zeynab…
A l’écart des invectives, des intrigues de caniveau auxquelles se livrent les hommes politiques par voie de presse interposée, il y a parfois, sur l’étroite terre du Bénin, des plages de gaîté insouciante que nous offrent à vivre les artistes de la chanson. Depuis quelques mois, des albums de vedettes locales s’étagent dans nos armoires et sur nos discothèques ; certains, avec de la réussite, d’autres avec moins de bonheur.
Des jeunes dans l’abîme de la dépravation des mœurs
La nature des images qui passent sur le petit écran et les comportements vestimentaires et civiques des jeunes ne sont pas de nature rassurante. Dans nombre des clips qui passent sur les chaînes de télévision, l’exhibition des parties intimes du corps chez les jeunes filles, l’alcoolisme et le tabagisme occupent la majeure partie du temps. Pour un pays comme le nôtre qui doit tout miser sur sa jeunesse l’avenir est incertain. La dépravation des mœurs bat son plein.
Lot de consolation pour J.-M Ehouzou
On l’attendait à Abuja, au poste très envié de président de la Commission de la Cedeao, mais c’est à Genève qu’il a été «parachuté», pour ainsi dire, comme… représentant de l’Union Africaine. Jean-Marie Ehouzou, car c’est de lui qu’il s’agit, «servira de courroie de transmission (sic) entre l’Ua et les organisations du système des Nations Unies», selon un confrère, citant des sources diplomatiques. Le même journal précise que le poste de Genève est le plus important, dans le monde, après celui de New York. Et notre confrère d’applaudir, comme l’ensemble des canards qui ont relayé l’information pour s’extasier benoitement de la «grosse promotion» ainsi offerte à notre compatriote.
Marcel de Souza et le concept de la culture
Je suis souvent effaré par la vacuité de certaines personnes supposées appartenir à l’élite intellectuelle. Vacuité non pas par rapport à leur manque de culture générale – après tout, on n’en a pas besoin pour vivre – mais par leur incapacité à s’approprier leur propre culture et à réfléchir là-dessus en tant que levier extraordinaire du développement. Passe que ces personnes n’occupent pas de responsabilité à l’échelle nationale – c’est le moindre mal, ils limiteront la casse à leurs premiers cercles et à leurs derniers carrés – mais à partir du moment où elles détiennent les rênes du pouvoir, il y a lieu de s’inquiéter. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai eu en discutant avec le ministre Marcel de Souza, le 4 décembre 2011, dans un métro parisien.
La Conférence Nationale… :22ans déjà !
19 au 28 février 1990-19 au 28 février2012 :22ans déjà que la fameuse Conférence dite des forces vives de la Nation a ouvert et clôturé ses travaux qui ont sonné le glas du régime honni du Prpb.Son président ,le truculent Prélat Isidore de Souza et quelques uns des membres du bureau ayant conduit les assises ne sont plus de ce monde. Il en est de même de certains de ces illustres participants comme les anciens présidents Justin Tomètin Ahomadégbé et Hubert Coutoucou Maga, le colonel putschiste Maurice Kouandété, l’ancien membre du Hcr puis président de la toute première Haac René Dossa, l’éminente avocate Grâce Adamon d’Ameida.
TLF, La Tête en Lutte contre le Faux
Il aura foutu la paix à ceux qui ne lui voulaient point la paix ! Et pourtant, il aimait tant sa Patrie ! Maintenant qu’il s’en va, le cercle des chroniqueurs se rétrécit. Celui des chroniqueurs de conscience, des hommes qui n’ont pas vendu leur âme, plus encore. Et il n’y aura pour lui, pour son âme, que de petits hommages à la petite semaine… Peut-être jamais n’aurait-il voulu que quelque parole d’hypocrisie fût prononcée en hommage à lui ! Aurait-il voulu que nous lui promussions de parler et d’agir pour une meilleure gouvernance de sa seule patrie, le Bénin.
Rashidi Gbadamassi ou la logique de la terre brulée
On le pensait cabossé, anéanti, éteint. On le redécouvre grincheux, teigneux, rocailleux. Rashidi Gbadamassi, le pitbull de la Mouvance Présidentielle, renaît à la vie médiatique. Lui dont la proximité était redoutée de toute personne en quête d’honorabilité, se jette à nouveau dans les travers du jeu politique. A l’occasion d’un point de presse, l’honorable s’est attaqué à l’opposition, coupable, à ses yeux, d’un coup d’Etat politique qui viserait à dessoucher le Chef de l’Etat, à lui arracher le pouvoir. Ses arguments, l’ex-boxeur de la ville de Parakou les a puisés dans les attaques en règle adressées contre le PVI (Programme de Vérification des Importations) par le camp des adversaires supposés de son chef. Il décoche des flèches enflammées à tous ceux qui critiquent les conditions dans lesquelles le marché aurait été attribué à Bénin Contrôle, menace les opposants contre tout acte qui viserait à déstabiliser le pays, se lance dans une rhétorique filamenteuse où lui-même se perd en conjonctions de coordination, en propositions subordonnées et même en syntaxe.
Erreurs de calculs
Les lampions se sont éteints sur le sommet de l’Union africaine (UA) à Cotonou, le premier de la vie politique béninoise, depuis les indépendances africaines proclamées de 1960. Au-delà des discussions engagées au cours de la rencontre organisée par Boni Yayi, sur son initiative personnelle, en sa qualité de nouveau président en exercice de l’Union, on retiendra que ceux des chefs d’Etat invités et venus dans la capitale économique béninoise, l’ont été dans l’informel. Statutairement, l’instance africaine ne prévoit pas ce type de cadre de concertation.
La conspiration du silence
Des sources avaient indiqué que Boni Yayi, le chef de l’État du Bénin, est préoccupé et embarrassé, depuis la mi-décembre 2011 où, un rapport lui a été transmis, au nom de son pays, par l’ambassadeur américain à Cotonou. Quatre semaines après, l’opinion la plus large aura eu la puce à l’oreille grâce à «La Nouvelle Tribune».
Port autonome de Cotonou : tonneau des danaïdes ou corvée de Sisyphe ?
En aout 2011, Yayi Boni installait le PVI (Programme de Vérification des Importations), nouvel instrument destiné à sécuriser les rentrées de fonds liées aux taxes des importations. Bénin Contrôle, la société attributaire de l’appel d’offres n’a pas attendu des flonflons pour se mettre à l’œuvre. Il est vrai que ce dispositif autorise tous les espoirs : scanographie des containers, numérisation des formalités, bordereau unique, suppression de contact avec les douaniers, paiement des services sur comptes bancaires, etc.
Le vote électronique, proposition prématurée pour le Bénin
L’introduction des technologies de l’information et des communications dans le processus électoral engendre à la fois intérêt et inquiétude aussi bien au niveau des électeurs que des administrateurs électoraux du monde entier. Aujourd’hui, la plupart des organismes de gestion électorale (OGE) recourent aux nouvelles technologies dans le but d’améliorer le processus électoral. Ces technologies vont des instruments de la bureautique de base tels que le traitement de texte et les tableurs jusqu’à des outils beaucoup plus sophistiqués de traitement des données, tels que les bases de données, le balayage optique, les systèmes d’information géographique, le vote électronique.
Quand la RB se réveillera, tout le Bénin tremblera (suite)
Fidèle à cette habitude féconde de son père le président SOGLO, LVS n’hésite pas à prendre le téléphone et à appeler ses anciens adversaires. J’eus donc la surprise de recevoir son coup de fil, le premier depuis que j’ai été limogé en janvier 2009 de mon poste de chargé de mission du Maire de Cotonou et que j’ai donc ipso facto quitté le parti. C’est un truisme que de dire qu’il fut sinon l’initiateur de cette décision, du moins de sa mise en œuvre. Il m‘informa de son désir de me rencontrer.
Quand la Rb se réveillera, tout le Bénin tremblera
Fondée en mars 1992 par madame Rosine VIEYRA SOGLO, la Renaissance du Bénin bénéficia largement de l’aura de Nicéphore SOGLO, premier Président de la République du Renouveau démocratique et l’un des chefs d’Etat du Bénin les plus populaires au début de leur mandat. Il adhéra à ce parti en juillet 1994 et en devint le président statutaire ; puis vint le fameux Appel de Goho en 1995 : tous ceux qui appartenaient à la mouvance présidentielle devraient saborder leur formation politique au profit exclusif de la RB.
Peut-on émettre des critiques sur les politiques du gouvernement dans une démocratie ?
Dans toutes les démocraties du monde, les avis et critiques de l’opposition, de la société civile et des médias dans leur ensemble, constituent les fondements d’un système démocratique et garantissent l’équilibre des forces en présence.
T.L.F. regrets éternels
Il avait la plume alerte, la syntaxe rigoureuse, l’ironie féroce. Homme de culture, ses références se puisaient aussi bien dans sa formation de professeur de lettres que dans une tradition familiale issue de son Djègbadji natal. Je l’ai connu quand il était à la direction du salon de thé et de pâtisserie La Caravelle, puis quand il avait créé le Canard du Golfe en mars 1990.
Le franc CFA encore dans la zone des turbulences !
Le même scénario recommence comme en 1993, scénario qui a fini par accoucher de la dévaluation du Franc CFA en janvier 1994. Comme dans cette première dévaluation, les certitudes des technocrates se heurteront encore longtemps à l’entêtement des décideurs politiques qui savent bien que la dévaluation d’une monnaie commune est chose mal aisée et dangereuse : en l’occurrence, ça risque de faire imploser la zone franc, libérant le fameux franc CFA (dans ses deux présentations) de la tutelle du Trésor français ; tutelle que certains patriotes et intellectuels africains jugent pesante et humiliante.
Quand les us et coutumes font et défont le développement
Avec la récente crise ayant opposé les syndicats nigérians au gouvernement de leur pays, la perturbation dans la chaine de production et de distribution du carburant vers les voisins de la sous-région aura eu un impact retentissant qui aggrave la flambée des prix. À la pompe comme le long des rues et trottoirs de nos villes et, surtout dans l’informel, le prix du carburant est devenu insupportable pour les consommateurs, notamment les gagne-petit.
Une présidence pour ratisser large
Notre pays et son président viennent d’être portés à la tête de l’Union Africaine dans un climat de vive tension entretenue autour de la succession de Jean Ping au poste de président de la Commission de l’Union Africaine. Une grande première depuis l’indépendance du Dahomey-Bénin en 1960, qu’il convient de saluer à juste titre. La présidence de l’Union Africaine, ce n’est pas rien, loin s’en faut! C’est d’abord et avant tout une place d’honneur parmi les grands pays de l’Afrique et même du monde…
Le Ministère des Affaires étrangères sur la sellette ? Petites causes grands effets
Nous apprenons qu’un différend opposerait l’ambassadeur à l’attaché financier d’une de nos représentations diplomatiques en Europe. Le sujet a retenu notre attention non pas tant en raison du sujet que des mis en cause. L’Ambassadeur est le représentant du Chef de l’Etat et reflète l’image de tout un pays tandis que l’attaché financier représente le ministère de l’Economie et des Finances.
Ils nous la ramènent
Nous nous sommes à peine remis des émotions de la présidentielle que déjà des bruits de bottes se perçoivent dans les états-majors des partis politiques. Des bruits de bottes, ou précisément, des bruits de mâchoires, le « aglamey-jazz » dont parle Sagbohan Danialou. Les échéances en vue, c’est bien évidemment les municipales de 2013, mais comme ils nous y ont habitués, nos animaux politiques se sont mis à gigoter.
Fondamentaux de la matière : on traque la “particule de Dieu “
Comme son nom l’indique, la “particule de Dieu“ est un de ces minuscules constituants fondamentaux de la matière appelés précisément particules élémentaires. Celles-ci peuvent être classées suivant les interactions entre elles ou selon leur comportement vis-à-vis des lois de la statistique.
L’ortb sans foi, ni loi ?
Jeudi 12 janvier dernier, à 8h 30, la chaîne nationale diffusait la pièce Khasso du Malien Moussa Konaté. Créé et mis en scène par Tola Koukoui, ce drame historique raconte le règne d’un roi mandingue, partagé entre les impératifs de la tradition et les exigences d’une mère dévorante. Cette émission est-elle une option du Chef des Programmes ? Ou est-ce la décision du Directeur Général, heureux de servir aux amoureux du théâtre cette pièce aux accents épiques ?
Gestion politique de la solidarité nationale et suggestions
La composition du Ministère de la famille, des actions sociales, de la solidarité nationale, des handicapés et des personnes du troisième âge suscite dans mon esprit les réflexions que je souhaite partager avec le lecteur principalement sur la solidarité nationale en tant qu’élément dominant des attributions du ministère et son rôle éminemment politique dans la société moderne.
Le pavé dans la mare de Jacques Béhanzin
Ce vieil ami de trente-sept ans, ancien collègue à l’INFRE, n’est pas n’importe qui. Cinéaste doué, pendant longtemps Secrétaire Général de la FESPACI, il est l’un des rares petits-fils encore en vie du roi Béhanzin. Sogloïste des origines, il avait quitté le parti que nous avions créé ensemble et dont il était le deuxième vice-président (l’UDRS), pour sauter à pieds joints à la Renaissance du Bénin dès la création de ce parti en mars 1992 ; ce qui lui valut d’être nommé attaché de presse du Ministre d’Etat d’alors Désiré VIEYRA, jusqu’à la chute du régime en 1996.
Régime d’assurance maladie universelle: appréhensions et suggestions
Il nous plairait bien de penser que ce n’est ni par simple coïncidence, ni par seul souci de présenter un bilan tant exhaustif qu’élogieux à la Nation que le Chef de l’Etat a procédé au lancement officiel du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) le 19 Décembre dernier, au moment même où la lutte contre les « faux médicaments » battait son plein.
Le paradoxe béninois qui explique la déliquescence de notre société
Les révoltes populaires au Nigeria voisin, à propos de l’augmentation du prix de l’essence, sont pleines d’enseignements pour le Ministre du Commerce et plus particulièrement, pour les responsables de la Sonacop.
Gestion d’Etat : approche participative et conditions d’exercice
La stratégie du partenariat Etat-secteur privé parait heureuse en ce sens qu’elle introduit une nouvelle dimension dans le processus du développement de notre pays ; la dimension participative. C’est une nouvelle voie de développement pris dans son sens exhaustif. Mais encore faudrait-il bien cerner cette approche et lui imprimer un contenu effectif ainsi que les moyens de la réaliser. Le développement de notre pays repose en fait sur une succession de projets et les projets tels que nous les appréhendons dans notre culture économique sont du domaine de la gestion d’Etat ;
Pourquoi nous avons changé de logo ?
30 octobre 2001-30 octobre 2011, voici dix ans que votre journal, La Nouvelle tribune paraît sans discontinuer, avec des fortunes diverses. En dix ans d’existence, nous avons changé deux fois de logo.
Des vacances pas comme les autres!
Les cloches de Noël vont bientôt tinter pour célébrer la venue de l’enfant Jésus que la communauté des humains attend avec beaucoup de ferveur. Notamment, les tout petits. Avec certitude, eux au moins, devraient être dans la fièvre de recevoir le gentil homme barbu (Papa Noël), au couvre-chef et aux mains pleines de cadeaux, celui qui vient annuellement leur distribuer des gâteries.
Humeur : l'ère des K.o
A chacun son Ko. Vainqueur dès le premier tour des élections présidentielles en 2011 et pour avoir raflé la majorité des sièges parlementaires, à l’issue des législatives le président Boni Yayi a son «Ko». C’est le Ko présidentiel et législatif.
L’habit, la culture et l’économie
Deux parcours, mais une seule et même ambition : montrer que les habits que nous portons nous révèlent et nous identifient. La quête de Tibouté Sama, présidente de l’ONG « African Culture Pride », c’est de promouvoir le pagne tissé. Elle est tout au début de cette expérience qui a encore les couleurs d’une aventure. De quoi demain sera-t-il fait ? Jean-Baptiste Hounyovi est couturier de son état. Il a à son compteur quarante ans de carrière. Il veut partager un savoir et un savoir-faire. Il veut réconcilier les Béninois, les Africains avec eux-mêmes, à travers les habits qu’ils portent. D’un côté, l’audace de la jeunesse. De l’autre côté, la transmission du témoin au terme d’un long et fructueux combat.
Journaliste : ni au hasard ni par hasard
106 journalistes tués en 2011, dans 39 pays dans le monde. L’information est consignée dans le rapport annuel de l’ONG « Presse Emblème Campagne », daté du 19 décembre 2011. 106 journalistes tués en 2011, c’est un peu plus qu’en 2010 qui en a enregistré 105. Mais c’est moins que l’année record 2009, avec 122 journalistes tués.
Noël : la part de l’Afrique dans l’universel
Noël est devenu une fête universelle. Aux quatre coins de la planète terre, elle est célébrée avec ferveur, vécue comme l’un des temps forts de la vie des communautés humaines. Au point qu’on en oublie les origines religieuses. Il reste que les Chrétiens continuent, à travers Noël, de célébrer la naissance de l’enfant Jésus, laissant à d’autres de n’y voir qu’une pause festive dans la ronde des jours.
Réinventer l’Université d’Abomey-Calavi
Brice Sinsin. C’est le nouveau recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Il est le second dans cette fonction depuis la mise en œuvre de la réforme du système de désignation d’un recteur, désormais élu par ses pairs. C’est dire que Brice Sinsin s’est présenté à ses collègues, avec un programme, avec une équipe, avec son coefficient personnel. Il lui fallait attester de sa capacité à être l’homme de l’emploi. Et puis, Brice Sinsin a dû faire campagne. Il a finalement raflé la mise : 73% des votes. Un plébiscite.
Droit dans le mur de l’illégalité flagrante
Tribunal d’exception cherchant à affirmer sa légalité sur le dos de la loi, la procédure de comparution des journalistes en «auditions publiques» devant les conseillers de la Haac est une initiative parfaitement illégale. Des arguments de droit qui résistent aux assauts liberticides ne manquent pas pour soutenir ce point de vue. On notera à l’arrivée que la mandature de la Haac initiatrice de l’opération et les actuels conseillers de l’institution qui l’ont ressuscitée tendent à faire reculer le pays sur le terrain du respect de la personne humaine et de la Constitution ou du droit tout court.
La République des injures
Injurier quelqu’un, c’est quoi ? C’est proférer à l’encontre de celui-ci un terme de mépris. Et la République bruit, ces jours derniers, d’injures et de noms d’oiseaux, lancés à tout va. Comme si nous sommes un pays, avec deux composantes distinctes. D’une part, le cercle vertueux des saints et des anges aux mains pures. Ils peuvent s’autoriser d’injurier les autres. D’autre part, le marigot des diablotins à jamais marqués de la tare satanique du mal. Ils ne mériteraient que d’être injuriés.
Cotonou la belle ou le prix d’un beau rêve
Nous en avons un avant goût, avec la récente visite du Pape Benoît XVI : Cotonou la belle, débarrassée des camions qui l’encombrent et la paralysent. Cotonou la magnifique qui brille de l’éclat d’une métropole à la circulation fluide, les trottoirs n’étant plus pris d’assaut par des mastodontes encombrants qui n’ont rien à y faire.
Presse et pharmacie: le mariage
Presse et pharmacie. Quel rapport ? La première a mission d’informer. Elle permet aux membres d’une société de savoir et de comprendre leur pays, le monde autour d’eux et d’avoir un point de vue informé sur tout ce qui s’y fait, sur tout ce qui s’y entreprend. La seconde se définit comme la science des remèdes et des médicaments, l’art de les préparer et de les contrôler.
CHRONIQUE DES TEMPS QUI TANGUENT : Nous sommes tous des «Béninois Libérés»!
Nous consacrons l’édition de ce jour au Béninois Libéré, pour marquer notre soutien ferme à un confrère qui vient d’être définitivement fermé sur simple décision de la Haac, en attendant un éventuel recours. Ainsi, dans cette édition, vous trouverez des analyses, des interviews des députés de toutes tendances, des juristes, des syndicalistes, des confrères et des citoyens ordinaires. Et pourquoi un tel soutien à un quotidien, aux antipodes de la ligne éditoriale de La Nouvelle Tribune et qui au surplus, passe dans une certaine opinion pour un journal à sensation, plusieurs fois condamné par l’Odem, le tribunal des pairs, la Haac et les tribunaux de notre pays?
Pour le Conseil de l’Entente des peuples
Faire renaître le Conseil de l’Entente de ses cendres. C’est ce à quoi se sont attelés, à Cotonou, pas moins de six chefs d’Etat. L’une de nos plus vieilles organisations d’intégration sous-régionale se donne ainsi un destin de Phénix. Il s’agit de cet animal fabuleux, oiseau unique de son espèce qui vivait plusieurs siècles et qui, brûlé, renaissait de ses cendres.
En finir avec le conseil de l’Entente !
«Le Conseil de l’Entente», vous connaissez? A cette question banale, on peut être sûr qu’il n’y aura pas beaucoup de gens de la génération des vingt à trente ans pour répondre par l’affirmative. Tellement «la vieille dame» s’est assoupie jusqu’à l’oubli de sa propre existence! «Tiens! Ce machin existe-il toujours?» Si on poursuit le sondage pour demander combien de pays il regroupe et à quoi il sert, très peu de sondés peuvent donner une réponse satisfaisante. Pourtant, ce regroupement d’Etats dont les présidents se sont réunis pour une dizaine d’heures, y compris le temps de route, celui de la cérémonie d’ouverture et de clôture des travaux, a déjà 52 ans d’existence.
Le dossier noir des éléphants blancs
Ministres en villégiature ou ministre en inspection ? Une demi-douzaine de ministres de la République sillonne le territoire national. Ces hauts dignitaires gouvernementaux, comme s’ils n’en avaient pas assez à s’occuper dans leurs ministères, procèdent à l’évaluation des chantiers financés sur les fonds du Programme d’investissement public (PIP).
Les “rats”, ces “journalistes” indésirables
Presque partout dans le monde, la presse est considérée à tort ou à raison comme le quatrième pouvoir, après l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Si cette considération est plus ou moins vraie dans les pays occidentaux, mais avec quelques nuances selon les pays, cela ne semble pas être du tout le cas dans nos jeunes démocraties africaines. La presse, chez nous, est encore en voie de construction à l’image de nos jeunes démocraties, avec des pratiques parfois inhabituelles et surprenantes.
L’évangile du dialogue intergénérationnel
Jean Pliya, 80 ans, face à 1000 jeunes. C’était le pari engagé et gagné par un jeune prêtre béninois, le père Frédéric Kogué. Comme si celui-ci s’offrait le loisir d’inaugurer l’Aumônerie diocésaine de la Jeunesse dont il vient d’hériter la charge. C’était le 3 décembre au Palais des Congrès, dans la Salle rouge des grands jours, une Salle rouge archicomble.
Le Benin est de retour !
Ils sont cinq dont une femme sur les dix candidats présentés par le Bénin au dernier concours d’agrégation de droit, de sciences économiques et de gestion organisé par le Cames à Abidjan. Tous jeunes, moyenne d’âge 39 ans. Tous ou presque, nés dans les années 70 et entrés à l’université au début des années 90.
Religions d’Afrique et christianisme
Il est étrange de constater combien les ethnologues étrangers, qui autrefois ont pris contact avec l’Afrique sub-saharienne, ont méconnu la valeur profonde et le sérieux de sa religion traditionnelle ! Le Dr Bellamy, par exemple, écrivait en 1886 : ‘Les Mandingues (Malinké et Bambara) n’ont pas de religion au sens vrai du mot ; on ne peut, en effet, appeler de ce nom quelques pratiques superstitieuses qu’ils exécutent sans aucune idée un peu profonde.’
Et si les jeunes européens émigraient en Afrique
La «vieille Europe» déprime. La zone euro est au bord de l’implosion et la récession menace. En Afrique, la croissance économique se maintient. Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer? Et si la fiction devenait réalité? Et si l’Afrique, forte de sa jeunesse, de ses talents et de ses richesses, devenait un nouvel eldorado?
Le placenta
« Aujourd’hui… Beaucoup de frères et sœurs restent soumis aux pressions des traditions ancestrales surtout aux moments critiques de leur vie. Nous devons pour cela aider nos communautés chrétiennes à créer en leur sein un climat de discernement tel que chaque fidèle se sente porté par une communauté de foi et ait à portée de main les éléments qui rendent compte de l’espérance qui l’habite. »
La décentralisation: un pari à gagner
Que faut-il pour réussir la décentralisation ? Des hommes et des femmes déterminés ? De l’argent ? Des idées ? De l’imagination ? Des initiatives ? La sagesse recommanderait de tout mettre en œuvre pour que la mayonnaise prenne.
Les beaux fruits du jardin de l’excellence
Il s’appelle René Nana. Il préside aux destinées d’une ONG dénommée « Jour des premiers ». Cette association a choisi de primer, chaque année, les meilleurs des examens (Cep, Bepc, Bac, Bts) organisés par l’Etat béninois. Et l’Association le fait sans désemparer depuis plusieurs années. Elle réussit ainsi l’exploit de fixer, dans nos agendas, ce rendez-vous annuel devenu incontournable. C’est le fruit de la régularité et de la constance. Un bel exemple !
Encore un petit effort et nous serons le quartier chrétien de toute l’Afrique
Nous avons réussi le pari redoutable d’héberger chez nous pendant trois jours le chef suprême de l’Eglise catholique, et cela sans aucune fausse note rédhibitoire, sans aucun drame humain ou matériel qui aurait pu gâcher la fête.
Scanning et tracking : mots et maux
Deux mots nouveaux, à partir de cette semaine, dans le vocabulaire des Béninois : « scanning » et « tracking ». Le scanning, c’est l’inspection par rayon X des biens débarqués dans notre pays. Le tracking se rapporte au suivi électronique de tout ce qui transite par le territoire national. Ces deux opérations entrent dans le cadre du Programme de vérification des importations (PVI) de nouvelle génération. Ce que notre pays s’efforce de rendre opérationnel depuis le mois de mars de l’année en cours.
Retombée heureuse
A un universitaire, ami de la rédaction de votre quotidien, j’indiquais que la venue, une fois de plus, du Pape au Bénin était signe de bénédiction. A cet universitaire, enseignant de droit et catholique fervent de surcroit, qui ne semblait pas l’admettre, je réitère par écrit, noir sur blanc, mes mots prémonitoires d’espérance.