Le plus grand parti de la majorité présidentiel du Bénin se porte mal. Depuis quelques mois, ce parti dirigé par Joseph Djogbénou ne fait qu’enregistrer des récriminations et des démissions. Le dernier évènement en date est la démission collective de plus de 400 membres de ce parti dans la 20ème circonscription électorale. Après cette grosse perte qui n’est pas la première, on est tenté de dire que le leadership de Djogbénou est remis en cause et qu’il devrait peut-être revoir sa copie.
Opinion
Développement au Bénin : La principale réforme doit porter sur le citoyen
Depuis l’avènement du renouveau démocratique et malgré les différents régimes qui se sont succédés avec leurs lots de réformes, aucun secteur n’a véritablement émergé au Bénin à ce jour, même s’il y a eu des améliorations significatives. Si pendant longtemps, on a pensé que c’est la politique qui freinait le développement du Bénin, on comprend de plus en plus que c’est le cadre béninois qui est l’ennemi du développement de son pays.
Bénin: qui manipule les hommes de Dieu ?
Au Bénin, le sujet relatif à la loi électorale récemment votée par les députés à l’Assemblée nationale et promulguée par le président de la République est motif de division au sein des hommes de Dieu. Dans certaines chapelles religieuses, des leaders adoptent des postures contradictoires et n’arrivent plus à être unanimes face à la politique. On serait en droit de se poser la question de savoir ce qui est à l’origine de cet état de choses. Les religieux se laissent-ils désormais manipulés ? Qui aurait donc intérêt à diviser ou opposer les confessions religieuses du Bénin ?
Yayi et Soglo à Niamey: Talon indifférent à une action au secours de sa gouvernance ?
Dans la crise entre le Niger et le Bénin, deux anciens présidents béninois se proposent comme médiateurs pour tenter d’apaiser la tension. Il s’agit de Nicéphore Soglo et Boni Yayi qui se sont rendus à Niamey lundi pour aller rencontrer les autorités militaires nigériennes à Niamey. Face à cette démarche saluée de toute part, on remarque une certaine indifférence des autorités béninoises traduite par un silence de morgue depuis l’annonce de l’initiative.
La France revoit sa stratégie militaire en Afrique : retrait ou redéploiement tactique ?
La France, autrefois puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest et du Centre, prévoit de réduire sa présence militaire sur le continent à seulement quelques centaines de soldats. Cette décision fait suite à une série de déconvenues au Sahel et s’inscrit dans un cadre de partenariats rénovés et plus discrets. Cependant, des voix critiques affirment que ce retrait n’est pas simplement une révision stratégique, mais une conséquence de l’opposition croissante des pays africains à la politique française.
Cherté du maïs : que penser des propos de Me Djogbenou ?
Au Bénin en politique, tous les moyens sont bons pour convaincre l’électeur. Lors de la tournée gouvernementale le mardi 05 juin dernier, le président du parti Union progressiste le Renouveau Joseph Djogbénou a surpris plus d’un lorsqu’il tentait de convaincre son auditoire à propos de la cherté du maïs sur les marchés béninois.
Plus d'une centaine de migrants béninois : honte, amertume et sinistre
Plusieurs personnes m’ont interpellé, d’autres sont venus à l’IAJP pour relever notre silence sur la question pendant que notre thème d’année s’illustre à travers ce sinistre humain. Ces compatriotes-là ont raison d’interpeller l’IAJP qui consacre ses réflexions de cette année 2024 à l’Afrique au carrefour d’un thème très significatif : « la coopération internationale et les défis contemporains en Afrique ». Nous sommes au second trimestre de nos activités et nous voilà confrontés à la réalité concrète d’un des maux que nos mots présents ne peuvent exprimer à la hauteur de la tragédie désespérante. Ce débilitant tournant existentiel est la conséquence honteuse d’un dernier espoir déchu.
Gouvernance de Patrice Talon: Les béninois de plus en plus déçus
La déception a gagné le cœur de nombre de béninois au sujet de la gestion faite actuellement du Bénin. Même les plus tenaces, qui croyaient encore en un quelconque miracle pour propulser le Bénin et améliorer la vie de ses citoyens, ont fini par se convaincre qu’ils ne peuvent plus espérer grande chose. Cette déception qui se mesure à la hauteur de l’espoir suscité par l’élection de Patrice Talon en 2016 amène certains béninois à souhaiter que vivement, le temps passe vite pour que ce régime laisse la place à un autre. Et cette appréhension est davantage soutenue par les évènements de ces derniers jours.
Manuel Valls en RDC: mais à quoi joue Félix Tshisekedi?
Manuel Valls, personnalité jadis au cœur du pouvoir français en tant que Premier ministre, se retrouve aujourd’hui impliqué dans une initiative en République Démocratique du Congo (RDC) qui suscite des interrogations. Sa carrière, marquée par des positions tranchées telles que son soutien à la politique de fermeté sur l’immigration et la laïcité, a souvent divisé l’opinion publique en France. Après sa tentative infructueuse de se repositionner dans la politique espagnole, Valls a disparu des feux de la rampe politique européenne, avant de resurgir étonnamment à Kinshasa, où sa présence soulève des questions, notamment sur ses liens présumés avec des intérêts financiers controversés en lien avec l’Afrique.
Cascade de départs autour de Patrice Talon : à qui le tour ?
Nul n’est besoin de rappeler que le spectre de fin de règne du président béninois Patrice Talon, se profile à l’horizon, après huit années de gouvernance. Et les signes avant-coureurs s’amoncellent au fur et à mesure que s’approchent les échéances électorales fatidiques de 2026. En un an, cinq de ses plus proches et fidèles collaborateurs ont été remerciés d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, la question qui court désormais dans les esprits, est celle de savoir qui sera le prochain sur la liste.
Bénin : Ce que Talon a plus ou moins réussi en 8 ans
Après notre article sur les échecs des réformes politiques sous le régime de la rupture, nous abordons désormais le cas des initiatives marquantes de Patrice Talon qui a pris ses fonctions le 6 avril 2016. Son mandat a été marqué par un certain nombre de réalisations dans divers domaines. Même si, ces dernières années, plusieurs voix, et pas des moindres, ont très souvent dénoncé un recul démocratique et des libertés publiques et individuelles au Bénin sous Patrice Talon, il faut tout de même reconnaitre que quelques avancées ont été enregistrées. Certains secteurs ont connu une évolution, en dépit de quelques problèmes qui s’y posent encore. Globalement, le visage du pays aura été quelque peu modifié en bien, grâce à certaines actions du régime de la Rupture. Les Béninois ont appris et se sont même habitués à serrer leur ceinture. Dans l‘opinion, beaucoup de béninois estiment que Patrice Talon s’est éloigné du social depuis sa prise de pouvoir même si c’est annoncé à grande pompe à chaque fois. Toutefois, les huit dernières années de gestion du pays ont apporté un coup de pouce au développement de certains secteurs. En effet, malgré leur grande déception, les Béninois reconnaissent que sur le plan des infrastructures, le régime de Patrice Talon a fait des efforts remarquables en continuité de ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Cotonou, capitale économique du pays a fait peau neuve avec le bitumage de plusieurs rues dans de nombreux quartiers, ce qui facilite la circulation aux populations.
Assemblée Nationale du Bénin : Quelle chance pour la proposition de loi d’amnistie ?
A l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2024 qui s’ouvre ce jour 15 avril 2024, il est programmé la proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates. Cette loi se retrouvant au nombre des plus de 25 dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, avait été rejetée, il y a quelques mois par la commission des lois du Parlement.
Bénin : Paul Hounkpè a-t-il enfin compris la leçon ?
A la faveur d’une activité politique le week-end écoulé à Ouidah, le président du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) a dit des mots durs au sujet du nouveau code électoral en vigueur au Bénin. Pour l’ancien chef de file de l’opposition et ancien ministre de Boni Yayi, cette loi est une façon d’obliger les Béninois à faire des choix qu’ils ne veulent pas. Mieux, c’est une remise en cause des acquis de la Conférence de 1990.
Bénin: lesquelles des réformes politiques de Talon ont vraiment fonctionné ?
Il y a huit ans que le président Patrice Talon prenait les rênes de la république du Bénin. Elu dans une euphorie générale après 10 ans de mandat de Boni Yayi, Patrice Talon a annoncé et entrepris de nombreuses réformes à la tête du pays. Sur le plan politique notamment, beaucoup de chantiers ont été ouverts. Mais après un premier mandat et plus de la moitié du second et dernier, lesquelles des réformes entreprises par le chef de l’Etat ont véritablement fonctionné ? C’est la question à laquelle il est difficile de répondre actuellement au regard des résultats obtenus par le régime de la rupture.
Vers la normalisation du non-respect du droit international, l'ONU comme la Société des Nations ?
L’échec de la Société des Nations dans l’entre-deux-guerres, à maintenir la paix et à empêcher la montée des tensions qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, reste un sombre rappel de ce qui arrive lorsque les institutions internationales échouent dans leur mission première. Cet échec a conduit à la création des Nations Unies, dans l’espoir d’établir un nouveau système mondial plus efficace pour prévenir les conflits et promouvoir la paix. Pourtant, des événements récents suggèrent que même l’ONU peine à faire respecter le droit international, rappelant les limites auxquelles la Société des Nations s’était heurtée.
Bénin: que cache la « purge » dans le dispositif Talon ?
En 2016, lorsqu’il prenait le pouvoir, l’homme d’affaires devenu Président de la République, Patrice Talon promettait une « rupture » avec les anciennes pratiques. Pour atteindre son objectif, le tout nouveau patron du palais de la Marina s’était entouré de fidèles soutiens et de certains ex-partenaires de son prédécesseur, le Dr Thomas Boni Yayi. Après 8 ans de gouvernance, plusieurs soutiens clés ont été débarqués du dispositif d’Etat. Cela amène certains analystes à se demander ce qui se cache derrière cette « purge » dans un contexte où le Président Talon a certifié qu’il sera actif dans la course pour sa succession.
Sénégal : Diomaye Faye inscrit la souveraineté comme principale priorité de gouvernance
Le panafricaniste de gauche Bassirou Diomaye Faye est officiellement installé dans ses fonctions de 5ème président de la République du Sénégal. Il devient le plus jeune président du pays depuis l’indépendance en 1960. L’un des chantiers sur lesquels les Sénégalais et toute l’Afrique attend le nouvel homme fort du pays est ce que lui-même appelle la souveraineté.
« Souveraineté », c’est le mot qui est revenu le plus souvent dans les discours de Bassirou Diomaye Faye ces derniers jours. Dans son programme politique de 80 pages, le mot souveraineté apparait 18 fois. Dans une brève allocution, après sa prestation de serment, le président Faye s’est dit conscient que sa large victoire dès le premier tour de la présidentielle du 24 mars exprimait un profond désir de changement systémique.
Faye – Sonko : Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?
Ce mardi 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été officiellement installé dans le fauteuil de président du Sénégal pour les cinq prochaines années. Il devient ainsi le cinquième dirigeant de ce pays succédant à Macky Sall. Le premier acte posé après son investiture est la nomination de son mentor au poste de Premier-ministre. Le pays de Léopold Sédar Senghor est aux mains désormais d’une équipe assez jeune et portée par les jeunes. Cette équipe du Pastef a reçu un soutien massif du peuple sénégalais dans un contexte où, tout avait été mis sur pied pour empêcher leur participation au processus électoral. Le duo formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko aura le défi de réussir là où Abdoulaye Wade et Macky Sall ont échoué.
Reconsidération des relations franco-sénégalaises : Bassirou Faye trace déjà son objectif
Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal, a rassuré les partenaires respectés de son pays en affirmant que celui-ci resterait un allié fiable, dans son premier discours depuis le séisme politique déclenché par sa victoire historique au premier tour.
Affaire salaire pour les femmes au foyer: Il faut taire ce débat qui peut nuire à la Femme béninoise
A la faveur de la Journée internationale des Droits de la Femme le 08 mars dernier, la présidente de l’Institut national de la femme du Bénin, Huguette Bokpè Gnacadja, a estimé que la femme au foyer mérite une rémunération pour les travaux domestiques. Cette déclaration qui a suscité de vives réactions dans l’opinion devrait être tue parce qu’elle pourrait fragiliser les femmes béninoises.
La leçon de Sonko et des Sénégalais aux opposants africains
L’élection présidentielle au Sénégal a bouleversé de nombreuses idées reçues, apportant un éclairage nouveau sur le potentiel de changement politique en Afrique. Au cœur de cette transformation se trouve Ousmane Sonko, qui, confronté à son exclusion des listes électorales, a pris la décision stratégique de soutenir Bassirou Diomaye Faye comme son représentant au lieu de choisir comme bien d’autres un boycott pur et simple des élections. Cette manoeuvre, loin d’être un simple coup politique, a incarné une profonde confiance dans la capacité du peuple sénégalais à porter le changement.
Sénégal: un processus électoral tout spécial en cours
Au Sénégal, le conseil constitutionnel a exigé que le scrutin présidentiel se tienne avant le 2 avril, date à laquelle expire le second mandat de Macky Sall, en respect à cette injunction, la date du scrutin a été fixée au 24 mars prochain par le gouvernement. Du coup la campagne électoral a été lancée dans un cafouillage total.
Bénin : Assan Séibou, le « lièvre » du régime de la Rupture
Dans quelques jours, les députés de la 9ème législature entreront de plain-pied dans l’examen de la proposition de la révision de la constitution béninoise. Passera ? Ne passera pas ? Nul ne peut faire un pronostic exact. Cependant, de nombreux indices tendent à faire croire que l’initiateur de cette proposition de loi Assan Séibou est en mission, dans un plan savamment orchestré par le régime en place. Tout le monde ou presque, connaît la fable « Le lièvre et la tortue » de Jean La Fontaine. L’histoire met en scène un lièvre se moquant d’une tortue à cause de sa lenteur. La tortue le défia dans une course pour prouver qu’elle n’est pas si lente. Et nous connaissons tous la morale de cette histoire : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Sauf que le lièvre dont il s’agit ici n’a pas quatre pattes. Il a deux jambes fortes et solides. Il ne songe pas à courir le plus rapidement et le plus longtemps possible. Il a une mission bien précise sur un terrain bien déterminé : l’Assemblée nationale.
Bénin: Assan Séibou confond Patrice Talon
Alors que la classe politique béninoise se divise autour d’un possible changement de la loi fondamentale avant les élections générales de 2026, le chef de l’État avait pour sa part, rappelé son opposition à toute révision de la constitution. Seulement, selon les propos du député Assan Séibou auteur de la proposition de loi, Patrice Talon a été consulté avant le dépôt de la proposition au Parlement. Finalement on se demande si le chef de l’Etat est sincère ou si c’est le député du Bloc républicain qui attribue une certaine position au chef de la majorité présidentielle.
Révision de la Constitution : Quels députés de la majorité oseront braver la volonté de Talon ?
La session qui s’ouvre ce jour au parlement a programmé l’étude de la proposition de loi modificative de la constitution. Malgré la position de chef de l’Etat, qui dit ne pas vouloir qu’on touche à une virgule de la loi fondamentale, la proposition de Assan Séibou n’a pas été retirée. Elle a été d’ailleurs soutenue par d’autres députés et se retrouve à l’ordre du jour de la session actuelle. Du coup on se demande si les députés de la majorité sont en train de braver la volonté de Patrice Talon.
Révision de la Constitution au Bénin : Le peuple retient son souffle
Ce mercredi 21 février, s’ouvre la session parlementaire au cours de laquelle les députés béninois vont examiner et voter 12 propositions de lois dont celles portant révision de la Constitution de la République du Bénin et celle portant modification et complément de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le peuple béninois retient son souffle et observe attentivement l’évolution de ce dossier au Palais des gouverneurs. Qu’est-ce qui pourrait bien se passer si éventuellement, les députés de la mouvance arrivaient à convaincre leurs collègues de l’opposition de faire passer le projet relatif à la révision de la loi fondamentale du Bénin ?
Supposé plan d'assassinat des responsables du parti LD: La réaction du Procureur de la République vivement attendue
L’animation de la vie politique devient de plus en plus délétère au Bénin depuis quelques mois. Ce qui défraie la chronique actuellement, c’est le supposé plan d’assassinat de certains responsables du parti d’opposition Les Démocrates. L’information est rendue publique dans un communiqué du parti concerné. Mais depuis, la seule réaction enregistrée reste celle du porte-parole du gouvernement qui au lieu de prendre au sérieux cette affaire la banalise. Le peuple attend vivement les mises au point du Procureur de la République.
Bénin: malaise au sein de l’UP-R
L’installation des structures de base du parti Union Progressiste le Renouveau a révélé un profond malaise au sein de ce parti. Des contestations sont enregistrées dans plusieurs localités et ont fini par pousser les militants déçus à adresser une correspondance à la haute direction du plus grand parti de la majorité présidentielle. Dans sa lettre à Djogbénou, Gratien Laurent Ahouanmènou, donne des exemples de la fissure et remet en cause la cohésion au sein de cette formation politique.
Bénin : Quand la révision de la constitution divise la majorité de Talon
Les positions au sein de la majorité présidentielle de Patrice Talon sont clairement affichées et montrent nettement deux camps diamétralement opposés. Pendant que certains optent pour une révision à tout prix, d’autres dont d’ailleurs le chef de l’Etat, se disent contre tout projet de révision ou demandent simplement l’abandon de la procédure actuellement en cours à l’assemblée nationale. Ce sujet comme on peut le voir risque de sonner le glas de la majorité présidentielle.
Révision de la constitution au Bénin: à quel jeu jouent Talon et sa majorité ?
La question de la révision de la constitution est toujours d’actualité malgré la sortie médiatique du chef de l’Etat. Bien que Patrice Talon ait déclaré qu’il ne veut pas qu’on touche à une virgule de la constitution, les députés de la mouvance présidentielle continuent de tenir mordicus. Du coup on se demande quel est le menu que Talon et ses partisans préparent pour le peuple béninois.
Avec le Sénégal, la CEDEAO confirme les doutes sur sa partialité
La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se retrouve une fois de plus au centre des critiques en raison de sa gestion disparate des crises politiques dans la région. Alors que l’organisation a imposé des sanctions contre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, suite à des coups d’État et des dérives autoritaires, sa réaction timide face à la crise politique sénégalaise soulève des questions sur sa cohérence et sa neutralité.
Patrice Talon peine à convaincre les Béninois de sa bonne foi
Il l’a dit à maintes reprises et avec les airs les plus sérieux possibles qu’il n’a pas l’intentions de briguer un 3ème mandat. Mais les Béninois ne croient pas ou plus en leur chef d’Etat, Patrice Talon. C’est ce qui explique qu’il soit obligé une fois encore, de rencontrer la presse pour donner d’amples précisions. Mais là encore, le président de la République peine à convaincre ses compatriotes de sa bonne foi et de ses bonne intentions. «…Je ne veux pas qu’on touche à une seule virgule de la constitution. Je l’ai dit aux députés de la mouvance. Je ne demande aucune révision ». C’est l’une des déclarations fortes du président béninois ce jeudi 8 février lors d’une conférence de presse. Une fois encore, Patrice Talon s’est donné l’obligation de clarifier sa position sur la question de la révision de la constitution qui alimente les débats ces dernières semaines au Bénin.
A quoi peut-on s’attendre après le bonus que s’offre Macky Sall ?
Pour une toute première fois dans l’histoire du Sénégal, la date de la tenue des élections a été changée ou reportée. Ce fait plutôt inédit qui défraie la chronique depuis quelques jours vient faire une mauvaise publicité à cette démocratie jusqu’ici exemplaire en Afrique de l’Ouest. Dans un contexte de tension dans le pays et déjà dans la sous-région, Macky Sall pourra-t-il tenir longtemps ? Le coup porté à la démocratie sénégalaise est-il consommé ?
Sénégal : une nouvelle forme de coup d’Etat ?
Les élections présidentielles prévues pour le 25 février prochain au Sénégal n’auront finalement pas lieu. L’Annonce a été faite ce samedi 3 février par le président Macky Sall, lors d’une brève allocution télévisée alors que la campagne devait officiellement débuter ce dimanche. C’est la première fois depuis 1963 qu’une élection est repoussée dans cet Etat jugé traditionnellement comme un îlot de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest. Après avoir renoncé à un autre mandat suite à des contestations dans tout le pays, on se demande si c’est la nouvelle formule trouvée par le successeur d’Abdoulaye Wade pour faire son 3ème mandat déguisée.
CEDEAO des peuples, profiter de la crise pour repenser notre communauté
La CEDEAO, communauté économique des états de l’Afrique, regroupement de quinze états ouest-africains, traverse une profonde crise multiforme. Cette crise qui prend source dans les différents putschs militaires (Burkina-Faso, Guinée, Mali et Niger) et s’aggrave avec la sortie annoncée de trois pays membres fondateurs.
Bénin : contraste entre les propos de Patrice Talon et certains faits
Au lendemain de son discours sur l’état de la nation devant les députés à l’Assemblée nationale, le président Patrice Talon était le samedi 23 décembre, face à des journalistes de la télévision nationale. À travers un entretien exclusif, le chef de l’État a passé en revue plusieurs sujets d’actualité nationale et sous-régionale. La gouvernance politique, économique et sociale du régime de la Rupture aura focalisé l’attention des Béninois. Selon certains observateurs, des déclarations du président de la République contrastent avec la réalité vécue au Bénin.
Affaire tentative d’empoisonnement : Que comprendre des propos de Patrice Talon ?
L’un des sujets abordés par le président béninois au cours de son entretien du samedi 23 décembre 2023 est celui relatif au pardon dont il a bénéficié de son prédécesseur Boni Yayi. Il faut dire que ce pardon est lié à l’affaire de tentative d’empoisonnement pour lequel Patrice Talon s’est exilé un moment en France avant que plusieurs démarches, parfois de haut niveau, ne lui permettent de revenir au bercail. Mais, à entendre le chef de l’Etat, rien n’en est.
Appréciation de la gouvernance de la Rupture : Le cadeau de Noël de Azannaï à Talon
L’ancien ministre de la défense du président Patrice Talon n’est pas allé de main morte pour mettre une couche noire sur la gouvernance de la Rupture. Depuis sa démission, en effet, on connaît la position de Candide Azannaï sur la gestion de l’Etat béninois. Si cette position n’a jamais varié, il faut retenir désormais que selon l’homme qu’on appelle le Tchékéé national, rien de bon ne se fait actuellement au Bénin.
Révision de la constitution au Bénin: que cache la nouvelle proposition de Me Jacques Migan ?
L’ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats et membre du parti Bloc Républicain, Me Jacques Migan a une fois encore fait parler de lui dans les médias au cours de ces derniers jours. Après la polémique sur le troisième mandat de Patrice Talon qui l’a conduit devant la Cour constitutionnelle, il revient avec une théorie débouchant sur une nouvelle révision de la Constitution du Bénin, suscitant de nombreuses interrogations.
Bénin: quelle crédibilité pour des hommes politiques?
Fait-on la politique au Bénin selon les humeurs du moment ? Sinon quelle est la conviction des hommes politiques béninois ? Bien difficile de répondre à ces questions. S’il y a une chose qui est claire, c’est que la qualité des acteurs politiques béninois laisse à désirer et n’offre pas une grande plage d’honneur ni de personnalité. Aucune idéologie claire et nette ne semble sous-tendre l’activité politique au Bénin
Bénin: Ethique et politique, dos à dos
Les hommes politiques du Bénin n’intègrent pas les valeurs dans leurs faits et gestes. Loin d’une affirmation, c’est un constat que l’on fait chaque jour. S’il est vrai que la politique est un jeu des grands, il n’en demeure pas moins qu’elle reste l’art de diriger la cité, et qu’à ce titre, elle requiert un minimum d’éthique pour porter de bons fruits et servir les citoyens.
Bénin: Piège sans fin entre Patrice Talon et l’opposition
La rencontre entre Patrice Talon et le parti d’opposition Les Démocrates continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Si pour certains, surtout proches de la majorité présidentielle, le président a rabattu le caquet à ses détracteurs, dans le camp de l’opposition, on parle de piège du chef de l’Etat. « Le chef de l’Etat savait qu’il était filmé et que l’image allait être diffusé mais nous ne savions pas ». Ainsi parlait Eric Houndété, vice-président du parti Les Démocrates reçu par Patrice Talon, la semaine dernière.
Afrique: en perte de vitesse, les médias français préparent leur riposte mais...
Dans un contexte médiatique mondial en pleine mutation, l’Afrique représente un champ de bataille crucial pour les médias français. Consciente de sa perte de vitesse dans cette région stratégique, France Médias Monde, appuyée par des financements supplémentaires du gouvernement français, a annoncé le lancement de nouveaux projets en Afrique, notamment à Dakar. Cette initiative intervient dans un climat où les médias français sont de plus en plus critiqués pour une couverture souvent jugée partial et alignée sur les intérêts français.
Bénin : Qu’est-ce qui oppose réellement Talon et Madougou?
L’une des grandes conclusions de la rencontre entre le parti politique Les Démocrates et le président Patrice Talon est le refus catégorique du chef de l’Etat d’œuvrer à la libération de l’opposante Reckya Madougou. Même si on s’y attendait déjà, certains observateurs béninois se demandent finalement ce qui oppose réellement l’ancienne candidate à la présidentielle de 2021 et l’actuel locataire de la Marina, surtout au regard du passé qu’on connaît aux deux personnages. Les chances de sortie de Reckya Madougou de la prison avant 2026 se sont envolées après la rencontre du lundi 27 novembre entre Patrice Talon et les responsables du parti d’opposition Les Démocrates. Le refus du président Talon qui lui-même est revenu au pays après le pardon de son prédécesseur Boni Yayi en 2015 puis a gagné l’élection présidentielle un an plus tard, a été très catégorique.
Bilan peu satisfaisant pour Bénin 2025 Alafia
S’il est vrai qu’il reste quelques mois pour voir 2025 et que des miracles pourraient encore se produire avant cette échéance, il n’est pas moins vrai, qu’au regard des résultats enregistrés à ce jour, le bilan est très mitigé pour 2025 Bénin Alafia. C’est le constat fait, alors que le Bénin lance le processus de la formulation de sa vision de développement à l’horizon 2060.
Bénin : les limites de Djogbénou et Bio Tchané
Joseph Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané dirigent-ils vraiment les partis politiques de la majorité présidentielle ? Difficile de répondre par l’affirmative. Au regard de ce qui se passe au sein de ces formations politiques, tout porte à croire que c’est le chef de l’Etat et lui seul qui tient véritablement les rênes de ces deux partis siamois. Le président Patrice Talon, exerce une influence considérable sur le fonctionnement des partis politiques de la majorité présidentielle.
Bénin: qu’est ce qui justifie les yeux doux de Talon aux Béninois ?
S’il est reconnu que la fin des mandats a souvent été tumultueuse en République du Bénin, celle de Patrice Talon annonce les couleurs d’un retour aux amours avec le peuple. A environ deux ans de la fin de mandat de l’actuel chef de l’Etat béninois, la pression du régime de la Rupture a baissé d’un cran. Mieux, les Béninois ont leur langue de plus en plus déliée et prennent des initiatives qu’ils ne pouvaient oser il y a quelques années.
Sénégal : Ousmane Sonko sur la croix de la Justice
L’opposant sénégalais Ousmane Sonko risque d’être absent à la prochaine élection présidentielle sénégalaise. La Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que la Cour Suprême du Sénégal ont donné toutes deux des décisions qui plongent davantage l’opposant sénégalais. Tout ceci amène à véritablement s’interroger sur le caractère impartial de ces institutions.
Présidentielle au Liberia : la leçon de George Weah aux dirigeants africains
Candidat à sa propre succession, l’ancien président du Liberia, George Weah, a perdu les élections qu’il a organisées. Dès les premières heures après l’annonce des résultats, l’ancien footballeur devenu homme politique a reconnu sa défaite et a félicité son adversaire pour sa brillante élection.
Afrique: remise en cause des juridictions régionales par les Etats partis
Le secteur judiciaire est confronté à de nombreuses difficultés en Afrique. Ces dernières pèsent en grande partie sur les citoyens dont les droits sont souvent piétinés mais qui ne savent à qui se remettre. Si au niveau national, le système judiciaire est souvent assujetti aux politiques, le niveau régional qui constituait jusque-là une porte de sortie pour eux est de plus en plus remis en cause par les Etats partis.
Reprise de Kidal: Goïta cloue le Bec aux experts français des plateaux Télé
La récente libération de Kidal par les forces armées maliennes sous la direction du Colonel Assimi Goïta a créé une onde de choc, non seulement sur le terrain mais aussi dans les cercles de réflexion et médiatiques internationaux. Sur la toile les soutiens du président malien ont laissé explosé à juste titre leur joie, tant on les avait bassiné sur l’incapacité de l’armée malienne à prendre le dessus sur les rebelles touaregs.
Activités terroristes au nord du Bénin: les contre-attaques efficaces de l’armée
Depuis 2019, le Bénin fait face à des attaques terroristes au nord de son territoire. Pour se défendre contre ces attaques perpétrées par des groupes armés non identifiés, les autorités béninoises ont mis en place une réponse militaire, avec l’opération « Mirador », mais aussi d’autres interventions.
Contrôle de constitutionnalité : Quand la Cour du Bénin se déclare incompétente !
Elle est le dernier recours du citoyen béninois selon la loi constitutionnelle. Mais il est arrivé plusieurs fois ces dernières années que la Cour constitutionnelle du Bénin se déclare incompétente face à la saisine de citoyens qui demandent son avis sur un acte ou un fait. Dans ce cas, que peut faire le peuple béninois ? A quel saint doit-il se vouer pour la régularité constitutionnelle des actes posés dans la république ? Voilà des interrogations qui alimentent la réflexion.
Election générale de 2026 au Bénin: les inquiétudes du parti Les Démocrates
Les élections générales de 2026 sont d’un enjeu très grand. Pour les réussir et éviter une crise pré et post-électorale au Bénin, il faut les aborder avec délicatesse. Toute chose que le parti d’opposition, les démocrates, ne constate pas. C’est pourquoi son président, l’ancien chef de l’État Boni Yayi, appelle la communauté internationale au secours.
Bénin: Que cache la médiation de Patrice Talon ?
Les protagonistes de la crise qui secouait la mosquée de Cadjèhoun ont fumé le calumet de la paix la semaine écoulée, sous l’égide du président de la République Patrice Talon. Sans rien enlever au succès et au mérite de cette démarche, le chef de l’État devrait mieux s’employer à exercer ses talents de réconciliateur et de pacificateur, là où l’attendent de nombreux Béninois.
Elections générales de 2026 au Bénin: Timide préparation pour une échéance aux enjeux majeurs
2026 s’approche à grands pas et les béninois retiennent leur souffle. Les élections générales qui se tiendront prochainement pour une première fois au Bénin mobilisent déjà toutes les attentions, même si on ne sent pas encore très bien les instances en charge de l’organisation prendre le taureau par les cornes. Au regard de l’actualité électorale récente au Bénin, il y a lieu de s’interroger sur comment faire pour réussir ce rendez-vous et éviter une autre crise électorale.
Bénin : la transhumance politique, une plaie béante du système partisan
Au Bénin, la transhumance politique a encore de beaux jours devant elle malgré la réforme du système partisan tant prônée par le président Patrice Talon. En effet, le constat qui a été fait de façon générale dans le paysage politique béninois est que les défections se poursuivent. Le renforcement du militantisme politique ainsi que l’enracinement de la culture idéologique dans l’esprit des partisans ou encore la discipline politique ne resteront que des vœux pieux.
Suscitation de candidature au Bénin: l’esprit de la réforme du système partisan violé
2026 est encore bien loin. Mais déjà au Bénin des mouvements de suscitation de candidature s’observent un peu partout dans le pays. Ecartant les partis politiques officiellement reconnu par les lois de la république, des individus appellent des particuliers, non militants à s’aligner pour les prochaines élections présidentielles. Ceci en violation des principes et de l’esprit de la réforme du système partisan initiée par le régime de Patrice Talon.
Justice béninoise: des raisons de s’interroger et s'inquiéter
Les béninois peuvent-ils continuer à croire en leur justice? Difficile de répondre à cette question actuellement au regard de certains faits qui meublent l’actualité judiciaire ces derniers mois. La justice béninoise suscite interrogation et inquiétude. Le sentiment des populations reste en général mitigé surtout avec des événements qui se sont produits ces derniers temps et qui sont de nature à semer le doute dans l’esprit des béninoises et des béninois.
Décentralisation au Bénin: difficile cohabitation entre maires et SE
La collaboration entre les mairies et les cadres désignés par tirage au sort pour conduire l’administration et gérer les ressources communales s’avère difficile de jour en jour. La réforme initiée par le gouvernement de Patrice Talon dans le secteur de la gouvernance locale interpelle plus d’un au regard de tout ce qu’on enregistre depuis quelques temps dans les communes du Bénin.
Déviances sexuelles: nécessité de repenser l’éducation des jeunes au Bénin
La jeunesse béninoise tourne de plus en plus dos aux valeurs, à l’éthique. Particulièrement sur le plan de la sexualité, les adolescents et jeunes adoptent depuis quelques temps des comportements qui frisent la banalisation d’un sujet pourtant délicat et important pour l’avenir. Cela se voit autant dans les agissements, l’habillement que dans la manière de parler et de se conduire.
Le «come-back» politique de Boni Yayi: mauvaise nouvelle pour le président Talon
En se déclarant prêt à prendre la tête du plus grand parti de l’opposition béninoise, c’est un coup de projecteur, un retour fracassant que s’est offert l’ancien président de la République Boni Yayi. Une très mauvaise nouvelle pour l’actuel locataire de la Marina Patrice Talon. Il était jusque-là, une sorte de statue du Commandeur (grade honorifique) au sein du plus grand parti de l’opposition béninoise. Le voici revenu au devant de la scène politique avec fracas, levant l’étendard du parti qu’il a créé lui-même en toute discrétion, Les Démocrates.
L’ancien président de la République du Bénin, Boni Yayi que beaucoup de personnes du camp présidentiel, notamment le chef de l’État lui-même Patrice Talon souhaitent oublier, définitivement enfoui dans les tréfonds de l’histoire et ne plus jamais rencontrer dans l’arène politique béninoise, a fait son « come-back » à l’issue du congrès ordinaire de ce parti hier dimanche 15 octobre. En réalité, Boni Yayi a savamment préparé son « affaire » depuis fort longtemps et il est revenu dans un timing parfait. il mijotait son plan depuis belle lurette et le fait de placer le député Éric Houndété aux manettes du parti Les Démocrates lors de sa création, c’était bien pour embrouiller les pistes. En fait, l’envie de l’ancien président de la République de revenir en politique par la grande porte, ne s’est jamais estompée. Bien au contraire ! Il piaffait d’impatience. Les bains de foule dont il rafolle lui manquaient.
Et il ne lui a probablement pas échappé, qu’il jouit encore d’une large popularité au sein des populations que celles -ci lui rendaient bien lors de ses rares sorties. D’ailleurs, des Béninois l’appellaient Papa bonheur », pour lui témoigner leur affection du temps où il était au pouvoir et où l’argent facile circulait, les hommes politiques se mettant pleins les poches balançant de part et d’autre quelques billets à leurs militants et les couches les plus défavorisées bénéficiant de micro crédits. Et il a choisi son heure. Puis, il a « bondi » comme lui-même aime à le dire, pile au moment où le régime du président Patrice Talon est en plein dans la tourmente. A moins de trois ans de la fin de son second et dernier quinquennat constitutionnel, les temps sont en effet difficiles pour le locataire de la Marina.
Ses collaborateurs commencent déjà à prendre leurs distances, et les langues commencent à se délier pour critiquer ouvertement ce que quelques mois plus tôt, personne ne pouvait dénoncer. Bref, c’est…
Démission en cascades de conseillers municipaux: Que se passe-t-il à Porto Novo ?
A l’image des vagues de la lagune de Porto-Novo très agitée par ces temps de crue, l’hôtel de ville n’affiche guère une sérénité. En moins d’un mois, le Conseil municipal a été secoué par les démissions de trois conseillers de leurs partis d’origine pour rejoindre le mouvement OB qui n’est pourtant pas un parti. Une folle saison de coups bas et de transhumance qui n’a pas encore, selon des confidences, livré tous ses secrets. La météo politique n’annonce pas de bons temps pour la ville en ce début du mois d’Octobre.
A l’horizon, des nuages assombrissent le ciel et amènent maints observateurs à prédire une saison orageuse pour la ville. A moins de trois ans des prochaines élections générales, la capitale se montre singulièrement plus agitée que les autres villes du pays où tout semble être bien calme en attendant peut -être la nuit des longs couteaux. Capitale du Bénin, Porto Novo a la réputation légendaire de ville contestataire où quelques fois naissent des frondes politiques et aussi des projets de candidatures à la plus prestigieuse fonction de l’Etat. Elle en donne le ton depuis quelques semaines avec les remue-ménages au conseil municipal de la ville.
Nomination d'expatriés au Bénin : le talon d'Achille du gouvernement
La guigne s’acharne contre les expatriés nommés dans l’administration publique béninoise par le régime de la Rupture. Pour la troisième fois, l’un des soi-disant « experts étrangers« , recrutés pour pallier le « désert de compétences » que serait le Bénin, a quitté le pays sur la pointe des pieds. Démontrant du coup, la faiblesse de la conception du gouvernement selon lequel il faut compter sur la coopération extérieure pour relever les défis économiques qui se posent à notre pays.
« Jamais deux sans trois« , dit le proverbe bien étrange français, dont l’origine reste mystérieuse. Il veut tout simplement dire qu’une chose qui s’est produite deux fois, se produira une troisième fois.
Les bonnes nouvelles s’enchaînent, les malheurs se répètent. En tout cas, cet adage semble se vérifier actuellement avec la valse de départ en catimini des expatriés recrutés par le régime de la Rupture pour remplacer les fiers cadres béninois dans la gestion des structures de l’administration publique de leur pays. Il y a une semaine jour pour jour, le vendredi 29 septembre, celui qu’il faut appeler désormais ex-directeur général du Port autonome de Cotonou, le Belge Joris Albert Thys, annonçait devant son personnel réuni sous le drapeau béninois, qu’il quitte son poste pour valoir ses droits à la retraite. Il occupait ce poste depuis le 1er août 2018 en remplacement de son compatriote Christiaan De Block, en vertu d’une convention qui lie le Port autonome de Cotonou à celui d’Anvers en Belgique depuis décembre 2017.
Avant M. Albert Thys, c’est le Canadien Jacques Paradis ex-directeur de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qu n’a pas fait long feu à la tête de cette entreprise. Il a pris la poudre d’escampette après avoir été limogé en octobre 2021. M. Gérard Zagrodnik, antérieurement directeur des études, projets et planifications de la même entreprise sous M. Paradis a été ensuite nommé directeur général. Il rend le tablier en août dernier à M. Gabriel Dégbégni précédemment ancien coordonnateur de Mca II, suite à une décision du Conseil d’administration de la Sbee. A qui le tour prochainement, sachant bien que depuis son avènement, le régime de la Rupture a procédé à une cascade de nominations d’expatriés dans l’administration publique béninoise ?
Rivalité Chine - USA: comment l'Afrique va devoir se préparer dans ce domaine
La rivalité géopolitique entre la Chine et les États-Unis est de plus en plus visible sur le continent africain, en particulier dans le secteur des minerais stratégiques et des métaux rares. Ces ressources, essentielles pour la transition énergétique mondiale, suscitent une concurrence féroce et l’Afrique se retrouve à la croisée des chemins de ces superpuissances. L’investissement croissant des États-Unis et des pays du Golfe, en particulier de l‘Arabie Saoudite, dans les gisements miniers africains illustre leur volonté de contester la dominance chinoise.
Énergie verte: l'Afrique incontournable avec ses minéraux saura-t-elle saisir cette chance ?
Le sous-sol africain a longtemps été une source de richesses qui transcende les frontières géographiques et les époques historiques. Même en laissant de côté des civilisations telles que l’Empire du Mali et les Ashantis, la portée des ressources du continent est impressionnante. Les mines d’or et de diamants de l’Afrique du Sud, par exemple, ont été au cœur de l’économie mondiale depuis leur découverte au XIXe siècle. Plus au nord, la République Démocratique du Congo est l’un des plus grands producteurs mondiaux de cobalt, un élément indispensable à la fabrication des batteries modernes. La Zambie et le Botswana sont également des acteurs clés dans l’extraction du cuivre et des diamants, respectivement.
Congrès ordinaire de Moele Bénin : Jacques Ayadji fait le procès du pseudo-militantisme
Un nouveau logos, de nouveaux textes, un ancien président confirmé, tels sont les trois actes majeurs du premier congrès ordinaire du Mouvement des Elites engagées pour l’Emancipation du Bénin (Moele-Bénin) tenu le samedi 02 septembre au Palais des Congrès de Cotonou. Plusieurs allocutions ont marqué sa cérémonie d’ouverture dont celle du président Jacques Ayadji préoccupé par l’éradication du pseudo -militantisme au Bénin.
Cet exploit de l'Inde montre à quel point l'Europe est désormais en retard !
L’odyssée spatiale récente de l’Inde, marquée par l’impressionnant alunissage de la fusée Chandrayaan-3 sur le pôle Sud de la Lune, met en lumière le dynamisme croissant de certains pays en matière d’exploration spatiale. En effet le 23 août dernier, le monde a regardé avec étonnement l’Inde réussir son alunissage sur le pôle Sud de la Lune grâce à la fusée Chandrayaan-3. Un événement qui démontre sans ambiguïté le bond spectaculaire de l’Inde dans l’arène spatiale. Par contraste, cet exploit met en lumière le retard flagrant de l’Europe dans ce domaine, d’autant plus visible à l’heure où la Chine effectue des avancées remarquables, et où des entreprises privées comme SpaceX et Blue Origin redéfinissent complètement la conquête spatiale.
Bénin: le BR en congrès extraordinaire le 09 septembre
Plus on s’approche des prochaines élections, plus les partis politiques affûtent leurs armes de différentes manières. Après l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et les Démocrates(LD), le Bloc Républicain sera en congrès extraordinaire le 09 septembre prochain. Occasion pour le parti d’échanger sur des préoccupations importantes et de mieux se structurer. « Qui veut voyager loin, ménage sa monture ». C’est pour cela que le BR s’apprête à aller en congrès extraordinaire le 09 septembre prochain.
Pour faire de ce congrès une réussite, le président du parti Abdoulaye Bio Tchané a fait installer un comité préparatoire de trente sept(37) membres dont il prend la tête. Ce comité composé d’éminentes personnalités politiques du parti sera chargé de préparer ce congrès en prenant en compte les différents aspects de l’organisation ; de la communication à la restauration en passant par la mobilisation des militants, l’accueil et l’accréditation des militants. Selon des indiscrétions, ce congrès permettra d’avoir de confirmer les décisions prises lors de la réunion du 03 juin dernier.
Election présidentielle au Bénin : les calculs opportunistes des FCBE
A moins de trois ans de l’élection présidentielle de 2026, les partis politiques commencent à pousser les premiers pions sur le damier. Au sein des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), la situation apparaît plus compliquée. En plus de revenir sur l’échiquier politique avec des sièges lors des législatives et communales, le parti envisage retourner à la majorité présidentielle comme l’a dit El Farouk Soumanou, 2è secrétaire exécutif adjoint. Au cours de l’ émission « Zone Franche » d’hier dimanche 20 août 2023 sur la chaîne de télévision Canal3, El Farouk Soumanou, 2è secrétaire exécutif adjoint des FCBE a affirmé que le parti se bat de toutes ses forces pour revenir à la mouvance. Ambition légitime et fondée lorsqu’on sait que tout parti œuvre pour conquérir le pouvoir d’Etat.