La vague de démissions observée ces derniers jours au Bloc Républicain (BR) n’a rien de surprenant pour beaucoup de barrons du parti et même pour des observateurs avertis de la classe politique. La concomitance des démissions a fini par révéler au grand public un agenda sibyllin de déstabilisation du parti entretenu, dit-on, au sein de l’écosystème présidentiel. Les dernières pérégrinations politiques transhumances observées au sein de la majorité présidentielle ont fini par confirmer l’existence d’un projet de fragilisation d’un enfant de la famille. En quelques jours, le BR est devenu subitement le pestiféré de la maison que tout le monde fuit. Un parti donne l’alerte.
A la surprise de tous, il renonce à une procédure d’adhésion au BR vieille de plus d’un an et déclare retrouver sa souveraineté pour enfin convoler en juste noce avec un autre parti de la même famille politique. Un ministre dont personne ne se rappelle de la démission du même parti depuis plus d’un an se réveille subitement de sa torpeur, réchauffe cette démission et annonce son adhésion prochaine à un autre parti. Une militante du même parti, conseillère communale, ancienne maire d’Adja Ouèrè et fille de qui on connaît écrit à son président pour annoncer sobrement sa démission et se retrouve quelques minutes après dans un parti rival annoncé pour mourir dans deux jours et à fondre dans un autre. Tout ceci en deux jours. On se demande alors ce que l’enfant a fait pour mériter ce sort dans son propre cocon familial. A-t-il commis un crime de lèse-loyauté ? Sent-il mauvais au point où personne ne veut rester à côté de lui ? Est-il condamné à mourir ? Personne ne l’a réellement expliqué mais l’enchaînement observé laisse croire que tout ce qui se passe répond à un agenda secret. Il s’agit de faits politiques intrigants qui apparaissent aux yeux de maints observateurs comme un plan secret qui se dévoile au fil du temps.