C’est depuis le siège de la Banque Mondiale à Washington que les responsables de cette institution financière ont présenté au moyen de la vidéo conférence, le rapport semestriel 2018 de l’économie des Etats africains francophones. Il ressort du compte rendu de leur rapport que les Etats africains ont connu en 2018, une faible croissance de 3,1%jugée insuffisante pour éradiquer la pauvreté, en plus d’une croissance exponentielle de la dette.
Depuis les capitales des Etats francophone d’Afrique, les journalistes étaient en multiplex pour cette conférence-débat sur la présentation dudit rapport. ’C’est l’un des économistes en chef de l’institution, Albert Zeufack en compagnie de son collaborateur Moussa Pipo qui ont présenté le résumé. Selon Albert Zeufack qui a était l’orateur principal, trois leçons peuvent être tirées de ce rapport. D’abord que les Etats africains ont connu en 2018 une croissance de 3,1%. Seulement, observe le conférencier : « cette croissance est très faible pour éradiquer la pauvreté». Il trouve que ce niveau de croissance est inférieur à celui observé en 2014. C’est-à-dire bien avant la chute des prix des matières premières. Mais l’économiste de la Banque Mondiale indique que la croissance de 3,1% n’est que la moyenne continentale. Ce qui veut dire que répartie dans les sous-régions, on observe différents niveaux de croissance. Il cite le cas de l’Afrique de l’ouest qui est portée par deux pays locomotive que sont la côte d’Ivoire et le Sénégal. La croissance de ces deux pays qu’il situe à environ 6% permet de tirer les autres pays de la sous-région.
Une croissance hétérogène
Il cite aussi le cas de l’Afrique de l’Est à l’instar de l’Ethiopie, de la Tanzanie et du Rwanda qui connaissent sensiblement le même niveau de croissance que le Sénégal et la côte d’ivoire. Cependant, c’est la sous-région d’Afrique centrale qui reste préoccupante avec une croissance estimée à 2,7%. L’économiste explique cette faible croissance par le fait de la dépendance des pays de cette sous-région aux ressources naturelles et particulièrement du pétrole. C’est pour cela qu’il recommande que ces pays procèdent à la diversification de leur économie.
L’autre problème de l’économie des Etats africains c’est la question de la dette. Albert Zeufack explique que le rythme de l’endettement des Etats africains est inquiétant et que c’est cela qui pose le problème de la soutenabilité de cette dette. Puisque la course effrénée des Etats