Un autre « incident » est tombé pile-poil pour encore embrouiller les relations déjà tendues entre le Bénin et son voisin du Niger. Il s’agit d’une rencontre manquée entre le ministre des mines béninois Adambi porteur d’un message du président Patrice Talon et le chef de la junte militaire nigérienne Abdourahmane Tiani. Et les spéculations vont bon train pour savoir ce qui s’est réellement passé. Lorsque dans l’après-midi du mercredi 29 mai dernier, les réseaux sociaux relayaient l’information qui passait en boucle sur la chaîne de télévision Canal 3, selon laquelle le ministre des mines béninois Samou Adambi, de « retour du Niger », allait animer une conférence de presse, la vie s’est presque arrêtée dans certains foyers au Bénin. Tout le monde retenait son souffle. C’était un rendez-vous attendu avec beaucoup d’impatience teinté d’anxiété et d’espoir dans la résolution de la crise qui secoue depuis plusieurs semaines le Bénin et le Niger. En effet, depuis que la Cedeao a décidé de lever les sanctions imposées à Niamey suite au coup d’État militaire qui a renversé le président démocratiquement élu Mohammed Bazoum les relations entre les deux pays n’ont cessé de se dégrader.
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Présidentielle au Bénin: Active préparation au sein de l’opposition pour l’alternance
Malgré les conditions imposées par le code électoral actuellement en vigueur au Bénin, l’opposition au régime de Patrice Talon croit dur comme fer à une alternance en 2026 au sommet de l’Etat. C’est du moins ce qui revient de façon récurrente dans les propos de certains acteurs de cette classe politique.
Reddition des comptes au Bénin: que cherchent les responsables des partis dans la délégation gouvernementale ?
Le gouvernement de Patrice Talon est en pleine tournée de reddition de compte sur toute l’étendue du territoire national. Chose surprenante dans cette activité qui n’a rien de spécial, on retrouve dans la délégation, des responsables de partis politiques qui ne siègent dans aucune instance gouvernementale. On se demande alors à quel titre ils se retrouvent aux côtés des ministres.
Bénin : qu’est devenue la Nouvelle Conscience de PIK en 8 ans de rupture ?
L’une des idéologies qui a marqué le Bénin en 2016 est bien « la Nouvelle Conscience » prônée à l’époque par Pascal Irénée Koukpaki. Mais depuis les élections présidentielles de 2016, le candidat malheureux du premier tour devenu allié politique de Patrice Talon, évoque rarement cette thématique, du moins publiquement. Et pourtant, le peuple béninois espérait fortement que la présence du chantre de « la Nouvelle conscience » dans le dispositif de la Rupture constituait une garantie de prospérité. Avec ce que vivent aujourd’hui les béninois l’espérance s’est estompée. Ancien Ministre du Gouvernement de Boni Yayi, Pascal Irénée Koukpaki s’était résolument engagé en 2016 pour la restauration des valeurs cardinales morales et citoyennes. Il s’est inscrit en travers des mauvaises pratiques de gouvernance. « Nous fonctionnons sans repère», avait-il diagnostiqué à l’époque. Et pour cela, il avait prescrit comme remède « la restauration des valeurs morales, citoyennes et républicaines ».
Embargo sur le pétrole nigérien au Bénin: « Ça n’a pas de sens » (Soglo)
Des voix continuent de s’élever pour apprécier la décision du Bénin de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien. La plus récente au Bénin est celle de Nicéphore Dieudonné Soglo, ancien président de la République. Pour lui en effet, la décision du Bénin n’a pas de sens. L’ex-chef d’Etat offre par ailleurs, une piste de médiation aux deux pays mais surtout au Bénin pour sortir de cette nouvelle crise qui n’en est qu’une de trop.
Crise Bénin - Niger : Et si les deux parties privilégiaient le dialogue?
Bientôt un an que la frontière nigérienne est fermée du côté du Bénin. Même si officiellement, le nouvel homme fort de Niamey montre à la face du monde que son pays ne dépend pas du Bénin et peut bien survivre sans son voisin immédiat, les vivres béninois sont acheminés par le fleuve vers le Niger.
Bénin: Rachidi Gbadamassi dans le déni
Alors que l’essentiel des préoccupations des Béninois s’articule aujourd’hui autour de la cherté de la vie et leur attention focalisée sur l’alternance au pouvoir en 2026, l’ancien député Rachidi Gbadamassi s’est invité dans les débats avec un discours biaisé qui donne l’impression qu’il est en déconnexion flagrante avec les réalités du pays.
Lutte contre le blanchiment de capitaux: Le Bénin opte pour un contrôle du secteur de l’immobilier
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, prend un nouveau tournant au Bénin. La trouvaille c’est le secteur de l’immobilier, l’un des plus prisés pour introduire de l’argent sale dans le circuit légal. Au cours de la rencontre hebdomadaire des ministres tenu, mercredi 24 avril 2024, un décret a été pris dans le sens du contrôle systématiques des transactions foncières en république du Bénin.
Bénin : un séminariste fait un subtil procès au panafricanisme dans un ouvrage
« Jusqu’aux enfers ». C’est du moins le titre de la toute nouvelle pièce de théâtre lancée dans l’après-midi de ce samedi 13 avril à l’amphithéâtre Mgr Isidore de Souza de l’Institut Jean Paul II de Cotonou. Dans cette œuvre, l’auteur Chams Modeste Hedji, séminariste en 1ère année de théologie à St-Gall (Ouidah) y fait de façon voilée, un procès au panafricanisme. Il évoque en effet, la guerre permanente qui est remarquée entre le foi chrétienne et la culture africaine. Parents, amis, religieux, connaissances ou encore simples amoureux de la littérature n’ont pas voulu se faire compter l’événement.
Libération de Madougou et Aïvo : Patrice Talon, seule solution selon le Père Aguénounon
Le directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix, Chant d’Oiseau de Cotonou (Iajp/Co), le Père Eric Aguénounon était dans la matinée de ce dimanche 21 avril l’invité de l’émission « Dimanche C’Politique » de la chaîne de télévision privée Etélé Bénin. Ce prêtre, un habitué des questions politiques a donné son avis sur certains sujets de l’actualité béninoise et est notamment revenu sur la libération des prisonniers politiques au Bénin. Pour lui, la libération de Madougou et Aïvo dépend uniquement d’une volonté politique qui devrait être portée par un seul homme qu’est le président Patrice Talon.
Bénin : la purge continue dans l’entourage de Talon
Alors que le limogeage de Johannes Dagnon continue de nourrir les débats sur ce qui se passe autour du président de la République, une nouvelle séparation vient tremper totalement la plume dans l’encre. C’est le cas de Pamphile Zomahoun, débarqué des renseignements d’Etat et envoyé comme nommé envoyé spécial pour Haïti à l’Ambassade du Bénin à Brasilia qui fait jaser l’opinion. Talon se sépare-t-il d’un vieil ami en l’éloignant du pays ou permet-il à un fidèle compagnon de prendre ses distances pour éviter les tumultes de fin de mandat ? Plusieurs questions restent posées. Le colonel Pamphile Zomahoun n’est plus le directeur des services de liaison et de la documentation (Dsld) au Bénin. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 17 avril 2024. En poste depuis le 23 mai 2016 à la tête de la Direction des renseignements du Bénin, l’homme quitte désormais ces fonctions mais aussi le pays. Il est depuis ce mercredi ambassadeur adjoint, envoyé spécial pour Haïti à l’ambassade du Bénin à Brasilia au Brésil. Cette nomination qui est loin d’être une promotion apparait plutôt comme un éloignement pour ne pas dire une punition.
Bénin : Ce que Talon a plus ou moins réussi en 8 ans
Après notre article sur les échecs des réformes politiques sous le régime de la rupture, nous abordons désormais le cas des initiatives marquantes de Patrice Talon qui a pris ses fonctions le 6 avril 2016. Son mandat a été marqué par un certain nombre de réalisations dans divers domaines. Même si, ces dernières années, plusieurs voix, et pas des moindres, ont très souvent dénoncé un recul démocratique et des libertés publiques et individuelles au Bénin sous Patrice Talon, il faut tout de même reconnaitre que quelques avancées ont été enregistrées. Certains secteurs ont connu une évolution, en dépit de quelques problèmes qui s’y posent encore. Globalement, le visage du pays aura été quelque peu modifié en bien, grâce à certaines actions du régime de la Rupture. Les Béninois ont appris et se sont même habitués à serrer leur ceinture. Dans l‘opinion, beaucoup de béninois estiment que Patrice Talon s’est éloigné du social depuis sa prise de pouvoir même si c’est annoncé à grande pompe à chaque fois. Toutefois, les huit dernières années de gestion du pays ont apporté un coup de pouce au développement de certains secteurs. En effet, malgré leur grande déception, les Béninois reconnaissent que sur le plan des infrastructures, le régime de Patrice Talon a fait des efforts remarquables en continuité de ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Cotonou, capitale économique du pays a fait peau neuve avec le bitumage de plusieurs rues dans de nombreux quartiers, ce qui facilite la circulation aux populations.
Assemblée Nationale du Bénin : Quelle chance pour la proposition de loi d’amnistie ?
A l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2024 qui s’ouvre ce jour 15 avril 2024, il est programmé la proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates. Cette loi se retrouvant au nombre des plus de 25 dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, avait été rejetée, il y a quelques mois par la commission des lois du Parlement.
Répression des infractions au code de la route au Bénin : nécessité de tirer les leçons
La police républicaine lance bientôt la deuxième phase de l’opération de répression des infractions au code de la route. Ceci après une première phase au cours de laquelle les béninois et principalement l’Organisation pour Défense des Droits de l’Homme et des Peuples (Odhp) ont relevé des dérapages énormes. Il s’avère alors nécessaire de faire le point selon l’Odhp, de tirer les leçons et de punir les auteurs d’abus pour éviter d’enregistrer pire à la deuxième phase.
Audit du fichier électoral au Bénin : la prochaine pomme de discorde entre pouvoir et opposition ?
La liste électorale qui servira pour les élections générales de 2026 sera- t- elle vraiment auditée ou non ? La question mérite d’être posée au regard de tout ce qui se passe depuis un moment dans le pays. Après la promesse de Patrice Talon faite aux responsables du parti Les Démocrates en novembre dernier, plus aucune information n’a filtré à ce jour. L’opposition béninoise avait obtenu satisfaction sur l’audit du fichier électoral. Les Démocrates ont le choix du prestataire et Patrice Talon se dit prêt à payer si le financement fait défaut.
Bénin : l'os dans la gorge du régime Talon
Les conditions faites aux prisonniers Joël Aïvo et Réckyath Madougou font d’eux, des prisonniers exceptionnels au Bénin. La dernière visite à polémique d’une délégation du parti Les Démocrates qui a suscité encore de vifs débats, montre à n’en point douter, comment le pouvoir en place a du mal à gérer ces dossiers. Aïvo et Madougou font-ils peur au régime Talon ? C’est la question qu’on est en droit de se poser lorsqu’on suit l’actualité relative à ces deux personnalités politiques devenues prisonniers depuis les évènements qui ont entouré l’élection présidentielle de 2021. Tout ce qui concerne ces deux acteurs politiques a toujours reçu un traitement particulier. S’il est vrai que le règlement intérieur des établissements pénitenciers impose certaines règles, il n’est pas moins vrai que ces règles sont révélées aux Béninois par le biais des prisonniers de type exceptionnel que sont Joël Aïvo et Réckyath Madougou.
Code électoral au Bénin : quelques avantages mais des gènes de contestation et de recul démocratique
Le nouveau code électoral du Bénin comporte des insuffisances graves qui sont de nature à remettre en cause la démocratie mais aussi, les capacités des hommes de loi du pays. C’est l’avis du politologue Boni Richard Ouorou qui s’offusque de la déchéance intellectuelle et l’opportunisme sévissant. A contrario, un expert électoral trouve quelque bon sens dans cette loi. Georges Otchéré puisque c’est de lui qu’il s’agit pense que la nouvelle loi permet de régler la gestion logistique des élections. « Il est de notoriété publique que la rigueur juridique impose que les textes législatifs soient rédigés, ou a minima révisés, par des juristes qualifiés. Or, la structure actuelle du code électoral désormais malheureusement en vigueur semble davantage s’apparenter à un règlement intérieur qu’à une loi au sens strict. La loi se caractérisant par sa généralité et son abstraction, tandis que le règlement est, par essence, détaillé et spécifique à une situation donnée ». Ainsi s’exprime l’acteur politique Boni Richard Ouorou. Pour lui, « La question de l’intégration de l’accord de gouvernance au sein du code électoral est, en elle-même, source de perplexité. L’accord de gouvernance, de par sa nature éphémère, ne saurait être cristallisé au sein d’une loi qui se veut pérenne. Les alliances politiques sont des constructions conjoncturelles, censées répondre à des objectifs électoraux immédiats, et non à une structuration légale sur le long terme ».
Bénin : Brouille et mécontentement chez Djogbénou de l’UP-R
La gestion du parti Union Progressiste le Renouveau n’est pas chose aisée pour le patron du bureau directeur national du plus grand parti de la majorité présidentielle. En dehors des cadres du parti qui sont mécontents et qui grognent ou critiquent la gestion faite du parti, les militants aussi sont fâchés et l’ont fait savoir à travers une démission collective à Porto-Novo. 168 militants quittent le parti Union Progressiste, le Renouveau (UP-R), de la majorité présidentielle. Ces anciens membres de l’UP-R ont décidé de tourner le dos à leur famille politique pour suivre l’orientation de leurs leaders, Marcel Bidouzo et Romaric Soton, qui avaient déjà quitté le parti précédemment. La liste des démissionnaires, comprend 168 personnes mentionnées dans une lettre ouverte aux responsables du parti.
Bénin : la gestion du foncier donne du fil à retordre au régime Talon
La délivrance de l’attestation de détention coutumière est suspendue dans toutes les communes du Bénin jusqu’à nouvel ordre. C’est la décision prise par le gouvernement suite à des constats de mauvaises pratiques rapportés au régime de la Rupture selon le communiqué conjoint de deux ministres. Cette situation, ajoutée à toutes celles qui ont cours dans ce secteur, montre que la gestion du foncier donne de l’insomnie au régime Talon.
Code électoral au Bénin : la société civile et les confessions religieuses mises hors-jeu
Le Président Patrice Talon a promulgué la loi N° 2024-13, modifiant et complétant la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, adoptée par l’Assemblée nationale, dans la nuit du 5 au 6 mars dernier. Cette promulgation est intervenue après la déclaration de conformité prononcée par la cour constitutionnelle. Seulement, durant tout le processus, du vote jusqu’à la promulgation en passant par la cours constitutionnelle, aucun avis de la société civile et des confessions religieuses n’a été requis. La société civile n’a pas son mot à dire dans certains débats au Bénin. C’est du moins la leçon qu’on peut tirer des derniers évènements qui se sont produits, relativement à la modification du code électoral.
Bénin : n’est-ce pas le bon moment pour le dialogue national ?
L’atmosphère politique est tendue actuellement au Bénin. Des conclaves politiques organisés par le président de la République à la relecture à polémique du code électoral en passant par la révision échouée de la constitution, tout montre que le paysage politique est assez mouvementé et que les acteurs se regardent en chiens de faïence. Dans ce contexte et au regard des nombreuses voix qui s’élèvent dans l’opinion, on se demande si ce n’est pas le bon moment pour tenir un dialogue national en vue de repartir sur de bonnes bases.
Bénin: le divorce est-il consommé entre Boko et Talon ?
Le rejet de la modification de la proposition de loi portant révision de la constitution intervenue en fin de semaine à l’hémicycle n’est pas le fruit d’un hasard. En plus des députés de la minorité parlementaire, neuf autres parlementaires ont boycotté la discipline de groupe votant qui contre, qui abstention. Cette désobéissance au président Talon suscite des questionnements. Est-ce une incursion de Boko Olivier dans l’univers de la Rupture qui a entraîné cette situation ? En attendant de répondre à cette question, on apprend que le clash entre les deux anciens amis serait désormais flagrant.
Bénin : Une fin de mandat tumultueuse guette Patrice Talon
Le Parlement béninois a rejeté la recevabilité du projet de loi portant révision de la constitution. Retour à la case départ donc pour Patrice Talon et sa troupe, même si dans son rang, quelques-uns des députés ont bravé la tendance générale pour aller contre la proposition de Assan Séibou. La conséquence directe de ce rejet, c’est que le président de la République a du souci à se faire sur la fin de son mandat.
Bénin : La politique solitaire d’Azanaï pour quel résultat ?
Depuis son départ de la barque de la Rupture dont il était l’un des premier inventeur, on peut difficilement identifier le président de Restaurer l’Espoir sur l’échiquier politique national. Bien que se réclamant de l’opposition, ses prises de position vis-à-vis des autres partis du même camp laissent à désirer. Finalement on continue de se demander dans quelle catégorie d’acteur on peut classer Candide Azannaï. Position très tranchée face à l’opposition, surtout celle représentée au Parlement, Candide Azannaï se distingue par un langage qui a commencé par prêter à confusion. S’il est vrai qu’il n’hésite pas à critiquer ouvertement le pouvoir en place, il est aussi vrai qu’il attaque régulièrement l’opposition dont il se réclame pourtant. Il se pose en fervent défenseur de la souveraineté du Bénin et de la dignité du peuple africain. Mais il est identifiable à la chauve-souris, que rejette autant le monde oiseau que celui des animaux.
Bénin : Assan Séibou, le « lièvre » du régime de la Rupture
Dans quelques jours, les députés de la 9ème législature entreront de plain-pied dans l’examen de la proposition de la révision de la constitution béninoise. Passera ? Ne passera pas ? Nul ne peut faire un pronostic exact. Cependant, de nombreux indices tendent à faire croire que l’initiateur de cette proposition de loi Assan Séibou est en mission, dans un plan savamment orchestré par le régime en place. Tout le monde ou presque, connaît la fable « Le lièvre et la tortue » de Jean La Fontaine. L’histoire met en scène un lièvre se moquant d’une tortue à cause de sa lenteur. La tortue le défia dans une course pour prouver qu’elle n’est pas si lente. Et nous connaissons tous la morale de cette histoire : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Sauf que le lièvre dont il s’agit ici n’a pas quatre pattes. Il a deux jambes fortes et solides. Il ne songe pas à courir le plus rapidement et le plus longtemps possible. Il a une mission bien précise sur un terrain bien déterminé : l’Assemblée nationale.
Bénin: de palpitants débats annoncés à l’hémicycle
La première session extraordinaire de l’année 2024 qui s’est ouverte mercredi 21 février 2024 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo avait été suspendu et les travaux renvoyés au lundi 26 février. La raison de la suspension est la querelle née de l’introduction par le groupe parlementaire Les Démocrates d’une proposition de relecture du code électoral. Les travaux de cette session plénière qui permettra la relecture du code électoral et la révision de la Constitution si possible promet des heures chaudes ce lundi.
Bénin : la loi sur la révision de la Constitution étudiée le 21 février
Malgré le tollé suscité par la proposition de loi modificative de la constitution, le parlement béninois vient de programmer son étude pour la session qui démarre le 21 février prochain. C’est ce qui ressort du communiqué de convocation des députés rendu public par les instances de l’assemblée nationale. En plus de cette loi, 11 autres propositions seront examinées par les élus du peuple.
Constitution au Bénin : la majorité parlementaire déroule son plan d’action
Malgré toute la profession de foi du chef de l’Etat et les assurances distillées dans l’opinion, un projet de révision de la constitution béninoise a été transmis à l’Assemblée nationale et sera examiné par les députés dans les prochains jours. Il ne s’agit plus seulement de la modification du Code électoral, mais d’un vrai projet de révision de la loi fondamentale. Le plan d’action est désormais mis en marche avec l’introduction au Parlement d’une proposition de loi modificative de la constitution au nez et à la barbe d’une Société civile devenue depuis le déclenchement de ce débat silencieuse.
Bénin : le Bloc Républicain évoque l’éventualité d’une révision de la constitution
Après la rencontre avec le chef de l’Etat lundi 22 janvier dernier, les députés du groupe parlementaire Bloc républicain soutenant les actions de Patrice talon ont animé une conférence de presse pour faire le point de leurs échanges avec le chef de l’Etat. Cette occasion a été saisie par les élus républicains pour revenir sur l’éventualité d’une révision de la constitution béninoise.
Bénin: le consensus recherché par Talon sera t-il obtenu ?
Le président Patrice Talon a rencontré le lundi 22 janvier dernier, les députés béninois qu’il a reçus par groupe parlementaire. Si pour les groupes parlementaires de la majorité présidentielle certains ont pensé qu’il s’agit d’une formalité parce que ces derniers ne peuvent rien refuser au président de la République, les échanges avec les députés du groupe Les Démocrates ont retenu toutes les attentions. Comme à son habitude, le parti d’opposition Les Démocrates a tenu une séance de restitution de ses échanges avec le président Talon le lundi 22 janvier dernier.
Talon - Les démocrates: des échanges sur fond de méfiance et de tension
Le président Patrice Talon rencontre ce jour 22 janvier 2024 les 109 députés de l’Assemblée nationale. Mais le chef de l’État béninois va recevoir les députés par groupe parlementaire. Avec ceux du parti d’opposition Les Démocrates, les échanges se mèneront dans une ambiance de méfiance et de qui-vive en raison de la tournure de la rencontre de novembre dernier. Le groupe parlementaire du parti d’opposition Les Démocrates échange avec le Patrice Talon à partir de 11h 30. Le sujet des échanges n’est pas clairement annoncé mais selon un communiqué rendu public par les responsables du parti de Boni Yayi et signé du secrétaire à la communication, il s’agirait de la relecture du code électoral demandée par une décision de la cour constitutionnelle.
Rencontre UP-R et BR: Vers une fusion pour 2026 ?
Les responsables des deux grands partis de la majorité présidentielle se sont retrouvés en début de semaine pour échanger. Il s’agit selon les informations officielles de consolider leur partenariat en vue d’une action plus engagée pour soutenir les initiatives du président Patrice Talon. Seulement, les esprits avertis voient venir une fusion desdits partis dans la … Lire la suite
Vodun Days au Bénin: le budget est-il un secret de couvent ?
Après le festival des Vodun Days qui a pris fin le 10 janvier à Ouidah, l’opinion publique béninoise se questionne et continue de se demander combien a bien pu coûter les festivités au contribuable. Si sur les réseaux sociaux, des chiffres astronomiques sont avancés, le patron de la Marina a habilement contourné la question lors d’une interview qu’il a accordée à la presse internationale il y a quelques jours. Les autorités ne devraient-elles pas mettre fin à la polémique en communiquant le montant au public ?
TOFÂ 2024 au Bénin : controverses dans l’interprétation du signe « Sa Aklan »
Le Tofâ 2024 a révélé son verdict le 10 janvier dernier à Ouidah en marge de la célébration de Vodun days. Le signe qui en est issu est « Sa Aklan » qui pour certains est positif alors que d’autres le jugent plutôt négatif. On observe trop de controverses dans l’interprétation du Tofâ, au point où on se demande qu’est-ce qu’il faut finalement retenir. Est-ce toujours l’oracle qui parle ou alors la politique s’est-elle emparée de la consultation du Tofâ au Bénin ? Après la consultation du Tofâ, c’est le signe « Sa Aklan » qui a été révélé. Expliquant ce signe, Mahougnon Kakpo, président du comité des rites Vodun, Professeur et spécialiste de littérature africaine à l’université d’Abomey-Calavi informe : « le Fâ a dit que rien n’attaque l’enfant unique devant sa maman. La maman va se battre pour défendre sa progéniture », ce qui signifie selon lui que le président de la République « se bat pour défendre les intérêts du pays avec bonne foi ».
Bénin: porte ouverte pour une nouvelle révision de la constitution ?
La polémique relative à la révision de la constitution est toujours d’actualité au Bénin. Après le démenti venant du côté du président de l’assemblée nationale, et qui devrait permettre d’estomper le débat, c’est la dernière décision de la cour constitutionnelle rendue le 4 janvier dernier qui vient donner de l’eau au moulin et ramener sur le tapis une question qui mobilise toutes les attentions. La Dcc 24-001, puisque c’est de ça qu’il s’agit constitue-t-elle une porte ouverte pour une nouvelle révision de la constitution au Bénin ? Voilà la question qui alimente les débats. La Cour constitutionnelle a rendu le 4 janvier 2024 la décision DCC 24-001 par laquelle elle demande au Parlement de modifier le Code électoral en vue des élections présidentielles de 2026. Cette décision fait suite à une saisine à propos des parrainages pour cette présidentielle. En réalité, le recours a été jugé irrecevable car, fait savoir la Cour, cela portait sur la régulation des institutions alors qu’elle ne reçoit un recours dans ce sens que s’il émane d’un membre d’institution. Ce qui n’est pas le cas du requérant. Toutefois, fort de l’article 121 de la Constitution qui lui en confère la prérogative en matière de contrôle de constitutionnalité des lois, la Cour a choisi de se prononcer d’office. A ce niveau déjà, on peut relever un problème et se poser des questions. Pourquoi la cour constitutionnelle ne rejette pas ce recours pour ensuite s’auto saisir sur le sujet en débat ? La réponse à cette question ne sera désormais plus utile, puisqu’une décision a été rendue.
Projet de Constitution au Bénin : Malgré le démenti du Parlement, la polémique enfle
Le vendredi 22 décembre dernier, à l’issue d’une rencontre des présidents des institutions béninoises, le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou, annonçait la nécessité d’une « refonte totale de tout le système » démocratique béninois. Malgré l’intervention du porte-parole de l’Assemblée nationale, Vitali Boton pour repréciser les propos du président Vlavonou, des informations persistantes continuent de circuler tendant à faire croire qu’il n’y a pas de « fumée sans feu ». Certaines sources pensent même connaître un peu plus l’ossature de cette nouvelle loi.
Bénin : quand Patrice Talon lance subtilement des piques à Boni Yayi
Dans la matinée de ce jeudi 21 décembre 2023, le président Patrice Talon était devant les députés à l’Assemblée nationale. Le locataire de la Marina s’est adonné à l’hémicycle à cet exercice annuel constitutionnel qui consiste à faire un discours pour présenter l’état de la Nation dans les domaines politique, social, économique et culturel. Il a profité de l’occasion pour lancer subtilement et de façon très voilée quelques piques à son prédécesseur qui a récemment pris les rênes de la principale formation politique d’opposition Les Démocrates (LD).
Appréciation de la gouvernance de la Rupture : Le cadeau de Noël de Azannaï à Talon
L’ancien ministre de la défense du président Patrice Talon n’est pas allé de main morte pour mettre une couche noire sur la gouvernance de la Rupture. Depuis sa démission, en effet, on connaît la position de Candide Azannaï sur la gestion de l’Etat béninois. Si cette position n’a jamais varié, il faut retenir désormais que selon l’homme qu’on appelle le Tchékéé national, rien de bon ne se fait actuellement au Bénin.
FMI: le Bénin bénéficie d’un nouveau financement de 200 M USD
Une nouvelle enveloppe de 200 millions de dollars a été accordée au Bénin par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International. Dans l’après-midi de ce vendredi 15 décembre, les hommes des médias béninois ont été conviés dans les locaux de l’institution située au sein du Ministère de l’Économie et des Finances. L’objectif était de mieux expliquer les raisons et les circonstances de cet accord.
Bénin: les décisions des cours régionales inquiètent-elles la Rupture ?
L’Agence judiciaire du trésor (Ajt) qui avait pour mission de défendre les intérêts de l’État aux fins de recouvrement des créances, change de statut et de dénomination. Transformée désormais en Agence judiciaire de l’Etat ( Aje), les prérogatives de cette structure placée dorénavant sous l’autorité du président de la République et non plus celle du Trésor public, sont davantage orientées vers la défense de l’Etat devant les juridictions régionales. On se demande si cette réforme n’est pas le fruit des inquiétudes nées des nombreuses décisions des cours et tribunaux régionaux en défaveur du Bénin.
Bénin: l’unité mise à rude épreuve au sein des Démocrates
Au Bénin, les démons de la division ont visiblement atteint la formation politique d’opposition Les Démocrates (LD). En effet, après avoir surpris l’opinion publique nationale en prenant la direction contraire indiquée par son parti, le député Basile Comlan Ahossi a multiplié les sorties médiatiques dans le but de justifier son choix. S’il assume très fièrement sa position, ses déclarations démontrent à suffisance que l’unité est assez fragile au sein de cette formation politique. L’élu de la 17e circonscription électorale, le député Basile Comlan Ahossi était le seul membre de l’opposition à avoir voté pour le projet de loi de finances, gestion 2024.
Bénin: Vote surprise de Basile Ahossi qui crée la polémique
L’adoption par le Parlement du projet de loi de finances, gestion 2024 continue de défrayer la chronique au Bénin. En effet, la position de la formation politique d’opposition Les Démocrates (LD) et la caution donnée par Basile Ahossi à ce projet suscitent des interrogations au sein de l’opinion publique. Seraient-ce les premiers signes de division dans le camp de l’opposition ? Le deuxième vice-président de l’assemblée Nationale l’He Basile Comlan Ahossi n’aura pas suivi le mot d’ordre lancé par sa formation politique par rapport au projet de loi de finances, gestion 2024. Il aura surpris plus d’un en allant dans le sens opposé. Alors qu’il a présidé la séance plénière consacrée exclusivement à l’examen de ce sujet, il se sera illustré comme étant le seul membre de l’opposition à avoir voté pour ce projet de loi. Ainsi, le projet de loi a été adopté avec 82 voix pour, 27 contre et 00 abstention. Ceci intervient alors que Les Démocrates (LD) avaient pourtant exposé leurs griefs contre le budget gestion 2024.
Influenceurs web: un alibi de dépravation sociale et de contre-valeurs
Depuis quelques années, une nouvelle catégorie de travailleurs a émergé un peu partout dans le monde. Il s’agit des influenceurs web qui défraient la chronique actuellement. Si certains considèrent cette activité comme un travail régulier, il est important de faire la part des choses et surtout, de limiter la tendance à la dépravation ventilée par ces néo-activistes. Des exemples de dérives des nouvelles stars du web sont légion et vont parfois même, au-delà du respect de la dignité humaine. Des jeunes, parfois à peine sortis de la puberté, qui s’improvisent activistes ou influenceurs avec des dérives quasi quotidiennes. Face aux nombreux scandales enregistrés, plusieurs voix s’élèvent pour condamner les déviances liées à ces agissements. Si le sexe, l’alcool, la drogue et la violence ont toujours existé dans nos cités, avec l’avènement des réseaux sociaux, ils sont désormais banalisés. Il ne manque pas de jour où nous nous retrouvions face à des images montrant des jeunes ayant des comportements déviants.
Sunday Igboho: le Bénin va-t-il encore bouder la Cour de justice de la Cedeao ?
Alors que le Bénin et le Nigéria filent le parfait amour depuis l’arrivée du président Bola Tinubu, une décision de la Cour de justice de la Cedeao vient donner raison à un citoyen nigérian face à l’État béninois. Il s’agit de l’activiste Sunday Igboho qui a fait condamner le Bénin au paiement d’une somme de 20 millions de francs CFA pour une détention jugée illégale et en violation des droits fondamentaux de l’homme. Quand on sait que les autorités béninoises ont toujours boudé les décisions de cette institution sous-régionale, la question est de savoir s’il en sera encore de même cette fois-ci. Le Bénin a été condamné à payer à l’activiste nigérian Sunday Adeyemo une somme de 20 millions de francs CFA. La Cour de justice de la Cedeao a donné un délai de trois mois pour le versement de cette somme. Les juges Gberi-Bé Ouattara, Sengu M. Koroma et Ricardo Claúdio Monteiro Gonçalves ont rendu cette ordonnance dans le cadre de l’affaire intitulée ECW/CCJ/APP/15/22 Chef Sunday Adeyemo (alias Sunday Igboho) c. République du Bénin.
Niger: Le martyr des populations sous les sanctions sous-régionales
Près de cinq mois après le coup d’État ayant renversé au Niger, le régime du président Mohamed Bazoum toujours retenu au Palais présidentiel par les militaires, les populations vivent le martyr. Les denrées de premières nécessités ne cessent de flamber. Les salaires accusent de grands retards, les entreprises ne cessent de fermer et l’inquiétude gagne la population. Plusieurs mois après le coup de force des militaires et la décision de l’organisation sous-régionale de prononcer des sanctions, le quotidien au Niger est toujours difficile.
Bénin: Piège sans fin entre Patrice Talon et l’opposition
La rencontre entre Patrice Talon et le parti d’opposition Les Démocrates continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Si pour certains, surtout proches de la majorité présidentielle, le président a rabattu le caquet à ses détracteurs, dans le camp de l’opposition, on parle de piège du chef de l’Etat. « Le chef de l’Etat savait qu’il était filmé et que l’image allait être diffusé mais nous ne savions pas ». Ainsi parlait Eric Houndété, vice-président du parti Les Démocrates reçu par Patrice Talon, la semaine dernière.
Bénin : l'opposition à nouveau divisée
La rencontre entre le président Patrice Talon et le parti d’opposition Les Démocrates a eu plusieurs retombées. Parmi les produits indirectement liés à cette rencontre, on note la fissure désormais davantage visible entre les formations politiques se réclamant de l’opposition. La réunification des partis d’opposition voulue par Boni Yayi ne sera pas une réalité de sitôt. C’est du moins l’impression qui se dégage au lendemain de la rencontre entre l’opposition représentée au Parlement et le président de la République.
Bénin : Qu’est-ce qui oppose réellement Talon et Madougou?
L’une des grandes conclusions de la rencontre entre le parti politique Les Démocrates et le président Patrice Talon est le refus catégorique du chef de l’Etat d’œuvrer à la libération de l’opposante Reckya Madougou. Même si on s’y attendait déjà, certains observateurs béninois se demandent finalement ce qui oppose réellement l’ancienne candidate à la présidentielle de 2021 et l’actuel locataire de la Marina, surtout au regard du passé qu’on connaît aux deux personnages. Les chances de sortie de Reckya Madougou de la prison avant 2026 se sont envolées après la rencontre du lundi 27 novembre entre Patrice Talon et les responsables du parti d’opposition Les Démocrates. Le refus du président Talon qui lui-même est revenu au pays après le pardon de son prédécesseur Boni Yayi en 2015 puis a gagné l’élection présidentielle un an plus tard, a été très catégorique.
Bénin: face à face CEDEAO et partis politiques
Le représentant résident de la CEDEAO au Bénin a entamé des échanges avec certaines formations politiques. Il a d’abord rencontré le parti Les Démocrates, puis le parti UP-R. Si pour l’ambassadeur, il s’agit de rencontres régulières de l’organisation, pour d’autres observateurs, c’est une réponse à la lettre adressée à la communauté internationale par l’ancien président Boni Yayi.
Bénin: qu’est ce qui justifie les yeux doux de Talon aux Béninois ?
S’il est reconnu que la fin des mandats a souvent été tumultueuse en République du Bénin, celle de Patrice Talon annonce les couleurs d’un retour aux amours avec le peuple. A environ deux ans de la fin de mandat de l’actuel chef de l’Etat béninois, la pression du régime de la Rupture a baissé d’un cran. Mieux, les Béninois ont leur langue de plus en plus déliée et prennent des initiatives qu’ils ne pouvaient oser il y a quelques années.
Bénin : la proposition de loi d’amnistie de l’opposition sort enfin des tiroirs
La proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates sera étudiée au cours de la session qui s’est ouverte depuis quelques jours au Parlement. C’est du moins ce qu’on peut retenir du point de presse animé mercredi par le porte-parole du président de l’Assemblée nationale. Cette programmation vient comme en réponse à un article paru dans les colonnes de notre journal le vendredi 10 novembre 2023. Seulement on se demande s’il s’agit d’une programmation de forme ou d’une réelle volonté de régler la situation politique dans le pays. Le sort de la loi d’amnistie sera décidé dans les jours à venir. L’initiative, du groupe parlementaire Les Démocrates sort ainsi des tiroirs de la commission des lois. L’accord des parlementaires sur cette proposition permettra la libération et le retour sur la scène politique des personnalités comme Reckya Madougou, Joël Aivo, Komi Koutché, Sébastien Ajavon, Valentin Djènontin Agossou, Léhady Soglo et bien d’autres.
Bénin: Talon sanctionné par les producteurs de coton ?
La campagne cotonnière 2023-2024 n’aura pas tenu les engagements. La moisson n’est pas aussi abondante que le gouvernement l’aurait espérée. Même si les raisons existent selon le ministre de l’agriculture pour justifier cette baisse de performance, il n’est pas à négliger la mise en exécution de la menace des producteurs de coton à l’endroit du régime de la Rupture. 550 000 tonnes environ, voilà ce qui est issu de la production cotonnière pour le compte de la campagne en cours. L’information est rendue publique, le vendredi 10 novembre dernier à Nikki. C’était à l’occasion du lancement, par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, de la campagne de commercialisation du coton-graine pour l’année 2023-2024. Avec ces prévisions, il ressort que le Bénin ne réussit pas à remonter la pente après la chute de sa production lors de la campagne précédente. En effet, la campagne précédente avait été marquée par une chute considérable de la production, passant de 766 273 tonnes en 2021-2022 à 588 105 tonnes en 2022- 2023.
Essence frelatée au Bénin: ce pain qui tue toujours malgré les réformes de Talon
L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes dans le Nord du Bénin. Cette situation relance le débat sur le niveau d’avancement des réformes qui ont été annoncées par le gouvernement de Patrice Talon suite au drame de Sèmè-Kraké. L’essence frelatée communément appelée « Kpayo » a fait de nouvelles victimes il y a quelques jours dans la commune de Gogounou, département de l’Alibori située dans le Nord du Bénin. En effet, ce mercredi 8 novembre, au total, 3 personnes ont perdu la vie dans un incendie. Elles seraient décédées à la suite de brûlures. Ce drame intervient après celui de Sèmè-Kraké qui a tristement marqué les esprits au Bénin. Le bilan avait fait état de 36 personnes décédées et d’une vingtaine de blessés.
Bénin: Que cache la médiation de Patrice Talon ?
Les protagonistes de la crise qui secouait la mosquée de Cadjèhoun ont fumé le calumet de la paix la semaine écoulée, sous l’égide du président de la République Patrice Talon. Sans rien enlever au succès et au mérite de cette démarche, le chef de l’État devrait mieux s’employer à exercer ses talents de réconciliateur et de pacificateur, là où l’attendent de nombreux Béninois.
Retour en politique: Boni Yayi attendu de pied ferme
Le 15 octobre dernier à Parakou, l’ancien président de la République béninoise Boni Yayi prenait les rênes de la plus grande formation politique de l’opposition Les Démocrates, indiquant clairement par la même occasion, ses intentions de jouer un rôle primordial dans l’avenir politique du pays en 2026. Mais, cette ambition ouvertement affichée, ne sera pas du tout une sinécure. Le camp presidentiel lui prépare de nombreuses surprises.
Le nouveau président du parti Les Démocrates et partant, chef de file de l’opposition béninoise Boni Yayi, n’aura pas un temps d’observation. Depuis qu’il est revenu dans l’arène politique à l’issue du congrès de Parakou des 14 et 15 octobre dernier, le camp présidentiel fournit les armes et lui réserve un accueil digne de son rang dans la bataille politique notamment pour les enjeux de 2026. L’homme lui-même avait lancé les couleurs dans son premier discours ce jour- là de la clôture des travaux de ce congrès. Il avait affirmé qu’il s’attèlera en premier ressort, à la libération des prisonniers politiques notamment l’ancien ministre Reckya Madougou, le constitutionaliste Joël Aivo et le retour des exilés politiques Valentin Djénontin, Komi Kountché et consorts.
A ce sujet, les députés du camp présidentiel l’attendent de pied ferme. Sachant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée nationale pour voter une loi en faveur des intéressés, ceux-ci attendent de voir comment l’ancien président compte s’y prendre. Selon certaines indiscrétions, ce sera la première patate chaude du tout nouveau président du parti Les Démocrates. Ils ne comptent pas lui donner facilement leur quitus pour ce projet avant la fin du second quinquennat du président Patrice Talon déclarent-ils. Autrement dit, il y a des risques que ces prisonniers politiques ne recouvre pas la liberté et que les exilés politiques ne foule pas le sol de leur pays avant 2026.
Affrontement avec la police à Bassila: les clarifications du préfet de la Donga
Dans le département de la Donga, un affrontement a eu lieu entre certains individus et les forces de l’ordre et de défense le samedi 14 octobre 2023, non loin de Balanka, une localité du Togo. Cette situation s’est présentée lors de l’installation des moellons sur la piste de Bassila conduisant à Balanka.
En effet, pour des raisons liées à la sécurisation de son territoire, le gouvernement du Bénin a pris la décision de fermer les pistes secondaires non autorisées. C’est en application de cette décision que le gouvernement a recouru aux services d’une société pour mettre des moellons sur ces pistes non autorisées.
Au cours de ce travail, ‹‹ des citoyens d’un pays voisin se sont pris aux éléments de la Police béninoise. Contrairement aux informations partagées ou distillées sur les réseaux sociaux, ce ne sont ni les populations de Manigri ni celles de Pénélan et encore moins celles de Bassila qui ont eu une altercation avec la Police Républicaine ››, informe le préfet du département de la Donga à travers un communiqué.
Journal du 18 octobre 2023 (pour abonnés)
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Le «come-back» politique de Boni Yayi: mauvaise nouvelle pour le président Talon
En se déclarant prêt à prendre la tête du plus grand parti de l’opposition béninoise, c’est un coup de projecteur, un retour fracassant que s’est offert l’ancien président de la République Boni Yayi. Une très mauvaise nouvelle pour l’actuel locataire de la Marina Patrice Talon. Il était jusque-là, une sorte de statue du Commandeur (grade honorifique) au sein du plus grand parti de l’opposition béninoise. Le voici revenu au devant de la scène politique avec fracas, levant l’étendard du parti qu’il a créé lui-même en toute discrétion, Les Démocrates.
L’ancien président de la République du Bénin, Boni Yayi que beaucoup de personnes du camp présidentiel, notamment le chef de l’État lui-même Patrice Talon souhaitent oublier, définitivement enfoui dans les tréfonds de l’histoire et ne plus jamais rencontrer dans l’arène politique béninoise, a fait son « come-back » à l’issue du congrès ordinaire de ce parti hier dimanche 15 octobre. En réalité, Boni Yayi a savamment préparé son « affaire » depuis fort longtemps et il est revenu dans un timing parfait. il mijotait son plan depuis belle lurette et le fait de placer le député Éric Houndété aux manettes du parti Les Démocrates lors de sa création, c’était bien pour embrouiller les pistes. En fait, l’envie de l’ancien président de la République de revenir en politique par la grande porte, ne s’est jamais estompée. Bien au contraire ! Il piaffait d’impatience. Les bains de foule dont il rafolle lui manquaient.
Et il ne lui a probablement pas échappé, qu’il jouit encore d’une large popularité au sein des populations que celles -ci lui rendaient bien lors de ses rares sorties. D’ailleurs, des Béninois l’appellaient Papa bonheur », pour lui témoigner leur affection du temps où il était au pouvoir et où l’argent facile circulait, les hommes politiques se mettant pleins les poches balançant de part et d’autre quelques billets à leurs militants et les couches les plus défavorisées bénéficiant de micro crédits. Et il a choisi son heure. Puis, il a « bondi » comme lui-même aime à le dire, pile au moment où le régime du président Patrice Talon est en plein dans la tourmente. A moins de trois ans de la fin de son second et dernier quinquennat constitutionnel, les temps sont en effet difficiles pour le locataire de la Marina.
Ses collaborateurs commencent déjà à prendre leurs distances, et les langues commencent à se délier pour critiquer ouvertement ce que quelques mois plus tôt, personne ne pouvait dénoncer. Bref, c’est…
Journal du 16 octobre 2023 (pour abonnés)
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Suscitations de candidature au Bénin : le rétropédalage du gouvernement
Lancées à moins de trois ans avant la prochaine élection législative, les opérations de suscitation de candidature ont semblé avoir au début le quitus du gouvernement avant d’apparaître comme une faute après les supposées invectives du chef de l’Etat contre son ex ministre de la jeunesse et des sports Oswald Homeky. Le gouvernement souffle le chaud et le froid sur la question de suscitation des candidatures pour l’élection présidentielle de 2026.
Depuis plusieurs mois que ces opérations ont commencé, personne n’a levé son petit doigt pour fustiger cela. Ministres, députés, Directeurs Généraux… tous sont restés silencieux face à l’armada communicationnelle déployée sur le terrain pour susciter la candidature d’une personnalité connue comme un proche collaborateur du chef de l’Etat. Au contraire, les campagnes ont bénéficié de cette complicité du silence de la part des acteurs influents de la majorité présidentielle. La seule voix qui en a parlé n’a eu d’autre choix que de l’approuver.
Journal du 13 octobre 2023 (pour abonnés)
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