Donnons raison à Arthur Ashe. « Une des clés du succès, a-t-il dit, est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi, a-t-il ajouté, est la préparation ». Le grand tennisman que fut Arthur Ashe a ainsi lâché le mot : préparation. Il savait d’expérience que la victoire qui couronne un match est le résultat d’un long travail préalable. Tricheur, dehors !
Opinion
Football: demain, le Bénin qui gagne
Il pleut sur notre football. Des rafales d’une crise dure et qui dure frappent de plein fouet tous nos stades. Des stades qui se sont tus depuis, ne sachant plus résonner de la clameur des aficionados. Et les week-ends se suivent, tristes et moroses, sans que rien ne bouge, sans qu’aucune perspective ne se dessine.
Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou illégaux en 1991 et 1996 ?
Nicéphore Soglo a été « élu » en 1991 en remplacement de Mathieu Kérékou. J’ai souvenance que pendant son mandat, j’entendais déjà certaines indiscrétions dire qu’il n’avait pas gagné l’élection mais plutôt Mathieu Kérékou, et que pour vraiment tourner la page PRPB, en droite ligne de l’orientation donnée par la Conférence nationale, il fallait bien déposer Mathieu Kérékou.
La fondamentale tout simplement ou la lutte contre l’esprit destructeur national
A la faveur de sa descente dans les marchés de la capitale économique nous avons entendu le chef de l’Etat dire que l’esprit béninois est destructeur; le lendemain nous avons entendu également la ministre de la micro finance dire que le Béninois a un esprit rigide. C’est ce qui a le plus retenu mon attention dans l’imbroglio des prix transactionnels, des prix consensuels, des faux frais, de la vérité des prix, de l’impact du ramadan sur les prix, des écueils au principe sacro-saint de l’offre et de la demande qui lève le camp, de l’intervention directe de l’Etat dans la régulation des prix dans un système économique qui se veut pourtant de type libéral. Le tout dans une valse de rejets réciproques des responsabilités à la barbe du consommateur qui s’est fait une raison.
Faut-il réhabiliter le capitaine Michel Aïkpé ?
Avec Michel Alladayè et Janvier Assogba, il formait le noyau qui réalisa le coup d’Etat du 26 octobre 1972 qui porta le commandant Mathieu Kérékou au pouvoir. Les dissensions qui apparurent très tôt entre les acteurs, par ailleurs barons du nouveau régime, conduisirent à la disgrâce de l’un (Alladayè) et à la mort de l’autre (Aïkpé). Sur ce dernier, beaucoup de choses avaient été dites.
La corruption: punir et/ou éduquer?
Il est enfin mort le serpent de mer : le Bénin vient de se doter d’une loi contre la corruption et l’enrichissement illicite. La sixième législature de notre Parlement porte à son actif un acte majeur. Elle inscrit à son palmarès un bon point. Nous avons longtemps épilogué sur cette loi, sans réussir à dégager la volonté politique de la tirer de nos bonnes intentions pour l’exposer au soleil de nos bonnes pratiques sociales.
Question de méthode d’organisation
Mettre la charrue avant les bœufs. L’expression signifie faire d’abord ce qui devrait être fait ensuite, après. Ce décalage dans l’action, ce cafouillage dans l’agencement logique des séquences d’un processus ne peut qu’affecter les résultats attendus, sous l’angle de l’efficacité. Mettre la charrue avant les bœufs revient ainsi à malmener deux paramètres majeurs dans tout processus de développement : la méthode et l’organisation. Deux exemples pour illustrer notre propos.
Bénin : qui a honte de qui et de quoi ?
La honte. Incontestablement la génération de nos grands pères et de nos grands-mères savait ce que cela veut dire. Elle savait de quoi il retournait. En fongbé, avoir honte se dit littéralement « manger la honte». « Edou hougnan ».
Bénin: sous le signe de la lettre R
Bel exercice : sous quel signe se présente à nous, aujourd’hui, le Bénin ? La lecture de la presse quotidienne, au détour de ses manchettes, peut être un précieux atout pour répondre à la question. Emotion et tristesse à la suite de l’intoxication alimentaire survenue à Bantè. La macabre comptabilité des morts se poursuit. Rumeurs de tractations secrètes en vue de tripatouiller la Constitution. Partenariat entre le Bénin et le Nigeria pour combattre l’irruption d’un mal redoutable : la piraterie sur les côtes maritimes des deux pays.
Femmes ministres, en concours de beauté ou jouisseuses invétérées ?
Cinquante et un ans après son accession à « l’indépendance », il est manifeste et c’est un doux euphémisme, que notre pays n’a pas encore pris siège dans le métro ou le train du développement. A la vérité, nous avons encore notre pain, un gros morceau d’ailleurs, sous la table. Je dis bien sous la table d’où il va falloir le sortir pour ensuite le poser sur la table avant de commencer à le grignoter. Et ce n’est pas un mince défi que de passer aux choses sérieuses.
Bénin : quand la vie triomphe de la mort
La nouvelle est massive : le Bénin entre dans le cercle encore fermé des pays qui, dans le monde, ont aboli la peine de mort. En effet, la semaine dernière, l’Assemblée nationale, a donné suite à l’article 8 de notre Constitution qui dispose : « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».
Une Fondation pour célébrer l’excellence
Tenons-le pour un scoop : la création prochaine d’une Fondation consacrée aux meilleurs fils et filles du Bénin. C’est Mme Koubourath Osséni, Grande Chancelière de l’Ordre national, qui l’a annoncée. Ce fut le vendredi 12 août 2011, lors de la cérémonie d’hommage et de décoration du professeur Jean Pliya élevé au grade de grand Officier de l’ordre national.
Le conte pour conter le Bénin nouveau
Le partenariat public/privé trouve déjà à se concrétiser sur le terrain économique. Il faut prendre garde de l’y enfermer. Il urge, selon nous, d’ouvrir à ce partenariat un autre champ d’expression et de réalisation. Nous donnerions au partenariat public/privé un souffle nouveau si nous l’expérimentions sur le terrain culturel.
Le phénomène des pratiques visant à attirer ou empêcher la pluie au Bénin
(PAQUES 2011 SANS PLUIE A SÈ ET ENVIRONS : UN FAIT INHABITUEL !) Les populations de Sè et environs au Mono ont passé avec beaucoup d’appréhensions les Pâques et jours suivants sans une goûte de pluie contrairement aux années antérieures après que de gros nuages, tout prêts à s’effondrer, ont été mystérieusement dispersés plusieurs fois de suite par des coups de vents violents venus on ne sait d’où.
Bénin: à l’école du dialogue
Dialogue. Comme si les Béninois découvraient, soudain, le mot en ses vertus cardinales. Ne lui doivent-ils pas le dénouement heureux du récent bras de fer entre le gouvernement et les syndicats ? Pour avoir su actionner les manettes du dialogue, les protagonistes de la crise ont évité de précipiter l’administration publique dans les abimes de l’enfer. Pour avoir compris l’inanité de continuer de se regarder en chiens de faïence, la bave du défi aux commissures des lèvres, les protagonistes de la crise, se sont fait violence pour faire triompher le dialogue.
Fin d’une grève, début d’une nouvelle ère
Enfin, le bout du tunnel. La paralysie de l’administration publique pour fait de grève, c’est désormais du passé. Le bras de fer gouvernement/ syndicats aura duré quelques semaines. Dans l’angoisse et l’anxiété de tous ceux y voyaient un conflit à fort potentiel de risques. Le gouvernement et les responsables des centrales et confédérations syndicales ont procédé, le 5 août 2011, à la signature de l’accord qui octroie aux travailleurs les 25% d’augmentation exigés.
Mentalité théologique et pouvoir traditionnel
Ce fut au cours d’un séminaire. Un jeune homme, malgré tous mes efforts de persuasion, ne voit décidément pas à quoi peuvent servir les partis politiques ; il ne comprend pas qu’on impose des listes de partis politiques ou de groupes de partis politiques pour participer aux élections législatives, alors que c’est loin d’être le cas pour les élections présidentielles et locales !
Vol et envol des prix : où va le Bénin?
Si l’intention des plus hautes autorités de l’Etat était d’assommer le citoyen-consommateur, elles ne s’y prendraient pas autrement. Les prix des denrées courantes, contre toute attente, viennent de connaître une montée en flèche. Au marché international de Dantokpa, tenu, à juste raison, pour le baromètre de l’économie nationale, on s’interroge. Où va le Bénin ? De quoi demain sera fait ?
Repenser et réformer nos stages
La foire aux stages commence. Qu’est-ce qui fait ainsi courir nos étudiants, en ce début de vacances, d’une entreprise à l’autre, à la quête et à la conquête d’une place de stagiaire ? La denrée semble assez rare pour justifier le trésor d’ingéniosité déployé. Sans un stage en entreprise, croyons-nous savoir, c’est le travail de toute une année qui pourrait ne pas être validé. D’où ce rush débridé au stage.
Les centres d’apprentissage de la liberté
Devons-nous nous y intéresser ? Des espaces d’expression publics et informels se développent ici et là dans notre pays. A l’image de la célèbre « Sorbonne » à Abidjan. S’y succèdent divers orateurs. Les uns estiment être porteurs d’une opinion sur l’actualité. Les autres estiment être détenteurs d’une vérité sur un sujet d’intérêt général.
La drôle de négociation
De longs mois, semaines ou jours durant, le gouvernement béninois, par ses officiels interposés et les travailleurs de l’administration publique, par le biais de leurs représentants dument mandatés, se sont mis autour d’une table. A se regarder, non en chiens de faïence, mais droit dans les yeux, à discuter.
Cifas : quelles leçons pour l’avenir?
La durée. Nous y sommes réfractaires. Voilà le ventre mou de nos pays, le talon d’Achille de toutes nos entreprises. Nous avons le génie d’inscrire tout ce que nous réalisons dans la fragilité du temporaire, dans l’inconsistance de l’éphémère. Le Centre international de football Ajavon Sébastien (Cifas), porté sur les fonts baptismaux il y a quatre ans, vient de rendre l’âme. Son propriétaire-fondateur a décidé de le fermer.
Le second refus de l’union africaine de coopérer avec la Cpi
A son dernier sommet en Guinée équatoriale, l’union africaine a récidivé. Elle a encore demandé à ses membres de ne pas coopérer avec la cour pénale internationale au sujet du mandat d’arrêt international émis par la CPI cette fois-ci contre le colonel Kadhafi, le guide libyen. Ce second refus, tout comme le premier, déjà exprimé l’année dernière, constitue non pas un acte de souveraineté, mais plutôt un mépris profondément affreux pour le droit international contemporain et les intérêts des victimes.
Hommage à Jean Pliya
Cicéron fut un philosophe respectable et respecté de la Rome antique. Sa pensée reste, à bien des égards, d’une étonnante actualité. Voici ce qu’il dit, parlant du vieil âge (Citation) : « Les cheveux blancs et les rides ne confèrent pas à eux seuls une soudaine respectabilité. Celle-ci n’est jamais que la récompense d’un passé exemplaire » (Fin de citation)
La République béninoise des mécontents
Heureux pays dont tous les habitants seraient des gens heureux, égrenant, à longueur de temps, leur bonheur. Un tel pays existe dans les envolées lyriques des poètes. Un tel pays existe dans l’imaginaire de ceux qui se laissent aller à bâtir des châteaux en Espagne.
Fin de mission pour le Proconsul de France
Les images du dîner d’adieu offert par Boni Yayi à l’ambassadeur de France en fin de mission largement diffusées par la télévision nationale de service public (l’Ortb) sont parlantes. Nassirou Arifari Bako, le nouveau chef de notre diplomatie qui n’arrive pas encore à rentrer dans le rôle qu’avait magistralement campé Jean-Marie Ehouzou, son prédécesseur, était perdu dans la salle du banquet tout comme le Premier ministre en bras de chemise, style Mandela, pendant que l’ambassadeur et son épouse trônaient à la table d’honneur du chef de l’Etat.
Et si nous changions de logiciel mental
Le Bénin, c’est le Bénin. Une telle formule, lapidaire à souhait, ne définit pas le Bénin. Du reste, aucune définition ne peut suffire pour dire un pays, pour parler de ses peuples, pour rendre compte de l’infinie diversité de ses us et coutumes, pour saisir le chatoyant tableau de ses cultures et de ses valeurs de vie. Qui veut définir prend le risque de raccourcir et de réduire.
Un chef visiblement seul!
Le récent appel du chef de l’État aux militaires –à qui il a pu demander de se mêler du fonctionnement de l’administration publique, en lieu et place des fonctionnaires attitrés à radier- sonne comme faux dans un paysage où, depuis vingt ans et plus, tous les corps de la communauté nationale se sont engagés à «se régler les comptes» par voie légale.
Pour une pédagogie de sortie de crise
Comment gérer la grave crise qui risque d’embraser, les jours prochains, le front social ? Passons sur les tenants et les aboutissants de la grève qui dresse actuellement les travailleurs de l’administration publique face au gouvernement. Nous y avons consacré plusieurs chroniques pour qu’il soit nécessaire d’y revenir.
L’école: questions en attente de réponses
Théoriquement, ils sont en vacances. Les maîtres, dans divers ordres d’enseignement, les autorités académiques, à divers titres, viennent de boucler une année scolaire. Les examens ont été organisés. Les copies ont été corrigées. Les résultats ont été proclamés et affichés. Ceux qui ont été à la peine, des mois durant, ont légitimement le droit de prétendre à un repos qu’ils n’auront, du reste, ni volé ni usurpé.
Le Bénin sous le masque de l’informel
Le dieu Janus serait-il aussi béninois ? Janus, c’est cette divinité romaine représentée avec deux visages tournés en sens contraire. Tel nous paraît, en tout cas, le Bénin, notre pays. Il présente un premier visage formel. Un visage sous le jour plutôt propre et chatoyant d’un Etat en voie de modernisation rapide. Il présente un second visage. Celui-là est informel, tourné vers la pénombre d’une vaste cour des miracles, de surcroît mal éclairée.
La p. magnifique
Nafissatou DIALLO a porté plainte contre le quotidien New York Post qui l’aurait présentée comme une prostituée. La pauvre! La musulmane pratiquante qu’elle est, de surcroît fille d’un imam, ne sait-elle donc pas qu’en dehors des liens sacrés du mariage où la sexualité n’est permise que dans le cadre du devoir de reproduction de l’espèce, toute aventure extraconjugale pour les trois religions dites du Livre, est un adultère qui expose la femme coupable à la lapidation dans le judaïsme et l’islam et au péché capital dans le christianisme?
Le badaud, l’ennemi du développement
Qu’est-ce qu’un badaud ? C’est celui ou celle qui s’attarde à regarder le spectacle de la rue. Et nous sommes, pour la plupart d’entre nous, des badauds. Qu’un conducteur de taxi moto vienne à se retrouver par terre, avec son client, les quatre fers en l’air, soyez assuré que le spectacle est immédiatement garanti. Une foule de curieux fera aussitôt cercle autour des malheureux, chacun assurant à sa manière, un reportage en direct de l’événement.
Élections présidentielles de mars 2011, sous la bannière de l’UN: les chiffres qui parlent contre la Rb
L’opinion du citoyen Lagnika Tiamiyou, après la déclaration le jeudi 16 juin 2011 des structures décentralisées du parti la Renaissance du Bénin sur ce qu’elle appelle le ‘’malaise au sein de l’Union fait la Nation‘’, après l’entrée au bureau de l’assemblé et au gouvernement des membres de la Renaissance du Bénin, en réponse à l’ouverture et à la politique de la main tendue du Président de la République.
Bénin: Quels remèdes pour une administration publique défaillante?
A sa troisième édition du Forum Talent sur le thème « Comment choisir son métier avant d’étudier », l’organisation Junior Achievement s’était demandée combien de jeunes parviennent à bien choisir leur métier, La problématique ainsi posée mérite effectivement réflexion.
La refondation par notre rétroviseur
Il y a exactement un an, jour pour jour, nous diffusions une chronique sous le titre : «Refondation : pourquoi et pour quoi faire?» Un nouveau concept vient d’être lancé par le Chef de l’Etat. Voici ce que nous disions dans cette chronique en date du 8 juillet 2010.
Faire du Bénin une terre d’excellence
La culture de l’excellence. Voilà ce vers quoi nous devrions nous orienter, si nous étions animés de la volonté d’endiguer la boue montante de la médiocrité qui menace la cité. Et l’excellence, c’est quoi ? C’est la quête du meilleur, en tout temps, en tout lieu. Est excellent celui ou celle qui est remarquable dans son action. Est excellent celui ou celle qui a atteint un degré éminent de perfection dans ce qu’il est, dans ce qu’il fait.
Petit métiers, grands hommes
On les range dans la catégorie des petits métiers. Et une ville comme Cotonou en montre et en offre à la pelle. Le tailleur ambulant trouve un bouton à placer, ici, une fermeture éclair à réparer, là. Le cordonnier du coin ne chôme pas : ça pique et ça repique, ça coud et ça répare. Ne parlons pas du vendeur de café ambulant. Avec lui, votre petit déjeuner est à portée de bouche. Les Béninois ont même inventé le petit métier des laveurs de pieds. Saison des pluies oblige.
Qui peut mettre Dieu en musique?
Chanter, disent les chrétiens, c’est prier deux fois. Et l’on peut soutenir que celui qui met Dieu en musique met plus en valeur son acte d’adoration. C’est certainement ce qu’ont compris des centaines de jeunes. Ils ont, en effet, pris d’assaut l’univers de la musique religieuse. Une musique qui n’a jamais autant brillé qu’aujourd’hui dans le ciel toujours incertain et capricieux de la musique nationale.
La RB entre spontanéisme, opportunisme et conservatisme
L’évolution de la Renaissance du Bénin ne peut laisser indifférents, non seulement ses anciens militants, mais surtout tous les Béninois attachés au développement de leur pays dont l’une des conditions est la naissance de grands rassemblements politiques. Madame Rafiatou KARIMOU est restée égale à elle-même : je l’ai connue en 1967 lorsque tous deux en classe terminale au Lycée Béhanzin, elle faisait déjà montre d’un militantisme remarquable qu’elle a poursuivi depuis, bon an mal an.
La souveraineté des Etats face aux interventions armées sous l’égide des Nations-Unies
La charte des nations-Unies, instrument fondateur de l’ordre international contemporain, consacre l’égalité souveraine des Etats et la non ingérence dans leurs affaires intérieures. Mais, à l’heure actuelle, on constate que ces deux principes semblent être quelque peu entamés par le développement des droits de l’homme et l’émergence de l’assistance humanitaire. Cette dernière a commencé à se concrétiser en 1968 au Biafra par l’action des médecins sans frontières, familièrement appelés (the French doctors).
Sacraliser l’école et célébrer le maître
Le symbole est fort : le Chef de l’Etat, Boni Yayi, décore Albert Dako, son maître à l’école primaire. Symbole, parce que le Chef de l’Etat, n’a pas eu qu’un seul maître. Si la vie est une école, ce sont des centaines de maîtres qui ont balisé et qui balisent encore les chemins de destinée du Président. Symbole, parce que si Boni Yayi n’avait pas été élevé au palier supérieur de l’Etat, il est à peu près sûr qu’Albert Dako, comme bien d’autres serviteurs de l’Etat, n’aurait pas été tiré du trou anonyme de sa retraite pour les honneurs d’une décoration et d’une distinction nationale.
Le défi de l’invention et de l’innovation
Pour vivre heureux, vivons cacher. C’est un adage qui le dit. Ce que dément un autre adage : on ne met pas la lumière sous le boisseau. A l’ère de la communication, qui se cache, se casse. On lit toujours mieux ce qu’on rend visible. Pourquoi de telles considérations?
L’habit fait l’Africain et l’Africaine
Il était dans nos murs il y a une dizaine de jours. Le général Olunsegun Obasanjo, ancien Président de la République fédérale du Nigeria, rendait visite à Boni Yayi, Président de la République du Bénin. Peu nous importe ce que les deux personnalités ont eu à se dire. Arrêtons-nous plutôt sur un détail qui n’a peut être pas suscité un grand intérêt. Il n’en reste pas moins hautement significatif.
Le génie africain à l’épreuve des préjugés
Qu’avez-vous fait des talents que je vous ai confiés? C’était, dans la parabole biblique des talents, la question que le maître, revenu de voyage, posa à ses serviteurs à qui il avait confié ses biens. Pour dire que la question de l’évaluation et du contrôle est aussi vielle que le monde. Nous avons besoin de nous arrêter pour faire le point. Nous avons besoin de prendre de bonnes résolutions face à l’avenir.
Bénin: pour un nouvel ordre sportif
Et si nous parlions, enfin, sport. Plutôt que de tout réduire au football, vu et présenté par ses millions de fans comme le sport roi. Un roi sans couronne. Mais un roi qui dispose d’une cour immense. Une cour que ne désertent jamais des courtisans qui vouent un véritable culte à leur roi.
Front social : la patrie contre la grève
Le Benin peut bel et bien trouver sa tombe sur le front social. Ce qui s’y passe est grave. C’est de nature à conditionner notre présent. C’est de nature à déterminer notre avenir. Le gouvernement a raison de paniquer face à la montée des périls. Un cataclysme est à nos portes. Toute cessation de paiement aurait des conséquences incalculables. Les syndicats des travailleurs ont raison de réclamer leurs droits, dès lors qu’ils ont su s’engouffrer astucieusement dans la brèche ouverte par le gouvernement lui-même.
L’entreprise de vacances des jeunes
Bénin – Vive les vacances. Hors les écoliers, élèves, étudiants directement concernés par les examens de fin d’année, les vacances sont déjà à demeure dans l’esprit et dans le cœur de la population scolaire de notre pays. Les classes et les amphithéâtres vont fermer et les amateurs de grasse matinée trouveront le temps de traîner au lit. On tordra le cou à la discipline scolaire pour mieux arpenter les boulevards de la liberté. Pourvu que l’on ne dérive point. Pourvu que l’on ne dérape point.
Football : ça va de mal en pis
Arrêtons le massacre. Le Onze national qui s’est fait malmener par les Eléphants de Côte d’Ivoire. C’était le 5 juin 2011, à Cotonou, dans le cadre des matchs éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2012. Résultats des courses, 6 buts à 2. Le Onze national qui s’est fait matraquer par les Bafana Bafana. C’était le 19 juin 2011 à Johannesburg, dans la phase de poule des éliminatoires des Jeux Olympiques de Londres 2012 : 5 buts à 1.
Université et développement
C’est le moule qui fait le bijou. Pour dire que tout bijou tient sa beauté, voire sa qualité de cet outil de base qui lui donne forme, qui le modèle. Mais à moule médiocre et sans relief particulier, bijou insignifiant et sans éclat particulier. Tel se présente, aujourd’hui, le moule que constitue l’Université d’Abomey – Calavi (UAC). C’est sur ce terreau pauvre que pousse l’élite intellectuelle de notre pays, que croissent les cadres appelés à en assurer le développement.
Non-développement endogène de l’Afrique : le comportement économique des africains est en cause
Afrique – Les spécialistes de la science économique nous enseignent que l’économie a pour objet, la lutte contre la rareté. Cela veut dire que les besoins de l’homme sont illimités. Il s’en déduit nettement qu’il y a une opposition certaine entre les besoins de l’homme et les ressources disponibles pour les satisfaire.
Grèves intempestives dans l’administration publique : Boni Yayi dénonce et menace
C’est connu, l’administration publique béninoise a souvent été paralysée par des grèves. Parfois longues, sauvages, elles ont généralement amené le gouvernement à reculer, notamment ces cinq dernières années, entraînant une hausse vertigineuse de la masse salariale. Désormais, il n’en sera plus ainsi. C’est du moins ce que postule le message à la nation que vient d’adresser le président Boni Yayi en cette nuit du lundi 13 juin.
Avis de profane sur certaines nominations ministérielles
Bénin – (Cas du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la santé) La Constitution, en son article 54 alinéa 3, dispose notamment que le Chef de l’Etat nomme après avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement. L’on ne sait quel avis lui a été formulé par la Représentation nationale s’agissant de la dernière formation gouvernementale. Quel qu’il ait été il faudrait convenir qu’il ne s’agit que d’une consultation qui ne s’impose guère à celui qui l’a sollicité. Seul le Chef de l’Etat sait qui lui sera techniquement et politiquement utile pour faire aboutir ses projets et implanter les différentes composantes de la refondation qu’il nous a promise ; nous lui faisons confiance. Mais l’on peut présumer que le bureau de l’Assemblée nationale représentant toutes les couches de la population a attiré son attention sur certains aspects qu’aurait mentionnés le citoyen aussi bien éclairé qu’ordinaire.
Droits de l’homme et libertés publiques dans un Etat de droit
Nous sommes dans une république. Nous sommes dans une démocratie. Par conséquent, tout acte officiel individuel ou collectif, ne doit pas transgresser l’esprit et la lettre de la constitution. Dans les discours et les relations interpersonnelles on se plaît à évoquer l’Etat de droit pour une raison ou une autre. Certaines circonstances nous commandent d’aborder ce concept ainsi que ceux de droits de l’homme et de libertés publiques. Comment ces deux derniers sont-ils perçus par rapport au premier ?
Can 2012 ou le rêve brisé des Ecureuils
Il faut être assez naïf pour croire que, même sur leurs installations, les Ecureuils auraient pu -si fragiles qu’ils sont- inquiéter les Ivoiriens. Au nom révélateur de cet animal aux pattes et aux trompes robustes, capable de terrasser le baobab dans la savane, les «Eléphants» de la Côte-d’Ivoire ont fait la leçon de discipline et de sagesse, non pas aux joueurs de l’équipe nationale béninoise, directement, mais à leurs dirigeants à divers niveaux.
Situation politique nationale : Le clair sombre de l’Union fait la Nation
La grosse actualité post électorale, on le sait, est le repositionnement de la RB sur l’échiquier. Prenant de court les autres composantes de l’Union fait la Nation, le parti de Léhady Soglo a, en effet, décidé de convoler en noces dont on ne sait pas encore si elles sont ou seront justes, avec le régime Yayi. Ainsi s’explique la présence d’un de ses lieutenants (Boniface Yèhouétomè) dans le bureau de l’Assemblée nationale, aux côtés de forces provenant uniquement de la mouvance présidentielle.
Le bureau de l’Assemblée nationale doit être cassé
A moins de l’extraordinaire ou d’un nouveau revirement jurisprudentiel sur la même question, la Cour constitutionnelle, présidée par Me Robert DOSSOU, devrait demander la reprise des élections du bureau de l’Assemblée nationale, 6ème législature intervenues le vendredi 20 et le samedi 21 mai 2011.
Pour une politique de protection sanitaire conséquente
La couverture sociale et particulièrement l’assurance risque maladie est une obligation d’ordre international ; elle est inscrite dans la déclaration des droits de l’homme. Elle est préconisée par l’Union Africaine. La Constitution de notre pays stipule en son article 26 que l’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. L’assurance est également une obligation d’ordre public national ; aussi l’Etat a-t-il confié formellement cette mission à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale depuis le 21 Mars 2003.
Grandeurs et misères du poste ministériel
Comment devient-on ministre au Bénin? La question vaut la peine d’être posée au regard de l’actualité brûlante de ces derniers jours, où des jours et des semaines durant, les canards ont rivalisé d’imagination pour supputer sur les chances des uns et des autres de faire partie ou non de l’équipe définitive que retiendra le patron du Palais de la Marina. Pour notre part, à «La Nouvelle Tribune», nous nous sommes toujours efforcés de nous mettre à l’écart d’un exercice qui s’apparente plutôt à de la manipulation si ce n’est pas carrément de la désinformation.
Assurance pour un ‘’minimum vieillesse’’
Bénin – Il est symptomatique qu’au cours de la campagne électorale la jeunesse ait été aguichée de toutes parts alors que les personnes d’âge avancé ont été laissées pour compte par tous les candidats à la présidence de la République. Et pourtant elles sont des électrices à part entière; et pourtant la constitution en son article 26 stipule que « l’Etat veille sur les handicapés et les personnes âgées » Je ne sais ce que signifie ‘’veille’’ et la promiscuité des deux termes handicapés et personnes âgées montre bien la condescendance et la commisération dans lesquelles sont placées ces dernières. Et pourtant ce sont elles qui transmettent leur savoir et leurs expériences aux jeunes pour leur permettre d’évoluer dans la vie.
Nouveau gouvernement de Boni Yayi: Quelques enseignements et analyses
Bénin – Comme il l’avait promis lors de sa prestation de serment le 6 avril dernier, Boni Yayi a procédé à la création d’un poste de Premier ministre. Et comme, les observateurs avertis de la chose politique béninoise l’avaient prédit, sauf bouleversement inattendu, c’est Pascal Irénée Koupaki qui est investi de ce rôle. A préciser que le Premier ministre, dans les circonstances actuelles, n’est pas chef de gouvernement. Mais la Constitution du 11 décembre 1990, en son article 54 alinéa 3, donne prérogative au chef de l’Etat, après avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale, de nommer les membres du gouvernement et de fixer leurs attributions ou de mettre fin à leurs fonctions.
Boni Yayi veut lutter contre le retard
A l’ère de sa « refondation », Boni Yayi entend aussi livrer bataille contre la culture du retard. C’est un secret de polichinelle, en effet, que nous avons une propension anti-développement à entretenir le retard et la perte de temps. Et Dieu sait que nous les avons de façon proéminente. C’est contre ce mal endémique qui fait perdre d’énormes ressources au pays, que Boni Yayi version « refondation » entend partir en guerre.
La démocratie, oui mais...
La démocratie, quand tu nous tiens ! La démocratie, je t’aime moi non plus ! Démocratie, démocratie, que de crimes on commet en ton nom ! Ces trois affirmations exclamatives avec un arrière-fond interrogatif sont des paraphrases qui renvoient respectivement à Franck Dubosc humoriste et acteur français, à Serge Gainsbourg et Jane Birkin des artistes français et anglaise aux talents variés, et à Paul Valéry, écrivain, poète et philosophe français.
Gouvernance démocratique en Afrique: l’Individu, l’Etat et la Démocratie
Cet article est le premier d’une série de trois papiers par lesquels l’auteur soutient que pour approfondir notre démocratie et prévenir les tensions électorales incessantes, nous devrions changer radicalement de modèle démocratique et adopter une approche plus consensuelle.
La preuve que la Céna 2011 n’est pas autonome et indépendante !
Selon l’article 12 de Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin « Les élections sont gérées par un organe administratif dénommé Commission électorale nationale autonome (CENA). La Commission électorale nationale autonome dispose d’une réelle autonomie par rapport aux institutions de la République (Exécutif, Assemblée Nationale, Cour Constitutionnelle, Cour Suprême, Haute Cour de Justice, Conseil Economique et Social, Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication), sous réserve des dispositions des articles 49, 81 alinéa 2 et 117, 1er et 2ème tirets de la Constitution du 11 décembre 1990 et des articles 42, 52 et 54 de la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001.
De l’opportunité d’un groupe de pression public
La démocratie est un système politique dans lequel la souveraineté procède de l’ensemble des citoyens. C’est parce qu’en ces temps modernes, elle ne peut plus être directe pour ce qui est du gouvernement d’un pays tout au moins, qu’elle s’est faite représentative. Le peuple délègue alors librement le pouvoir de le gouverner à des mandats qui sont en fait des intermédiaires pour l’exercice de sa propre souveraineté : le Législatif et l’Exécutif. Mais la délégation n’exclut pas le contrôle ; elle l’implique intrinsèquement ; elle n’est pas procuration. Le citoyen détient donc le droit de contrôler l’Exécutif et le Législatif. Paradoxalement la Constitution n’a rien prévu pour ce faire.
Plaidoirie pour la création d’un Conseil National du Bien-être
Le bien-être auquel aspire tout citoyen, c’est de se sentir en phase avec la dignité humaine; le sentiment de vivre tout simplement de façon digne, sans dépendance parasitaire ; pouvoir faire face à ses besoins fondamentaux et éviter d’inspirer la pitié des autres. Le bien-être est d’abord social ; c’est la capacité de vivre décemment au milieu des gens. Il est ou devrait-être la préoccupation fondamentale des politiques ; et ce n’est pas pour rien qu’à l’étranger certains partis politiques développent comme thème de campagne l’idée du bonheur qu’engendre le bien-être Le Bhoutan, petit pays d’Asie, a déjà remplacé la notion du produit national brut par celle du bonheur national brut.
Une agression sexuelle d’une singulière opportunité
L’Amérique, pays de la démesure, a toujours été la terre fertile des scénarios de série noire. Cette nation puritaine est la seule au monde où les histoires d’alcôves sont tellement prises au sérieux qu’elles peuvent briser une carrière et même ruiner toute une vie. Comment ? Le Directeur Général de l’une des plus prestigieuses institutions financières du monde, un homme de 62 ans qui caracole dans les sondages comme le probable prochain Président de la République française, un homme riche, couvert d’honneurs et séducteur à souhait, n’a trouvé rien de mieux que de se jeter sur une femme de chambre noire de 32 ans, incapable de contrôler sa pulsion sexuelle !
Les vœux du citoyen ordinaire aux honorables députés
Les exigences d’un régime d’assurance maladie universelle
Ambassadeur à la retraite, M. Candide Ahouansou, à défaut d’aller bêcher dans son jardin, a opté de se consacrer aux questions de gouvernance démocratique et de contrôle citoyen de l’action de nos leaders. Dans les lignes qui suivent, il prend premièrement position pour la mise en place d’un régime d’assurance maladie universelle auquel les députés, nouvellement élus, devraient accorder la plus haute importance. Deuxièmement, M. Candide Ahouansou dénonce le manque de contrôle politique citoyen de l’action de nos pouvoirs publics par le biais des représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Il exhorte de ce fait, les nouveaux élus au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo à tout mettre en œuvre pour y parvenir.
Le refus des grèves
Dans les cultures et civilisations adja – fon et yoruba notamment, mais plus généralement dans toutes les vieilles et grandes cultures et civilisations, le FÂ – ou ce qui y correspond – est un passage obligé pour tous les actes de la vie de l’individu. Quoi qu’il veuille faire, le Dahoméen, le Béninois, doit consulter d’abord le FÂ.