La famille du football, dans notre pays, se déchire et s’entredéchire. Spectacle plutôt triste pour un pays qui a amorcé la réforme heureuse de son football. Un football auréolé depuis de quelques réussites. Tunis, Accra, Luanda… sont autant de bornes repères sur le chemin de l’affirmation de notre pays en Coupe d’Afrique des Nations.
Opinion
Lourdeur administrative ou désinvolture?
A la lecture de la décision de la Cour constitutionnelle sur l’affaire d’escroquerie impliquant le désormais ex-honorable député de l’opposition, Désiré Vodonou, on ne manque pas de s’exclamer: quel gâchis!
Des Béninois entièrement à part
Petite bande de terre en forme de poing levé et au pied enfoui dans l’eau salée de l’océan Atlantique, le Bénin est incontestablement un pays pluriethnique. Les statistiques annoncent plus d’une soixantaine de parlers jalonnant son univers sociolinguistique. De par son statut de république indépendante revêtue de l’acte de reconnaissance de la communauté des nations au plan international et ce, depuis le 1er août 1960, elle est certainement devenue «une et indivisible».
La Refondation à la Yayi, parlons-en
Du haut de la majestueuse estrade érigée au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, à l’occasion de son investiture, Yayi Boni est revenu sur son projet de refondation. Cette insistance renouvelée en une occasion si solennelle marque tout l’intérêt que cela revêt pour le premier des Béninois dans l’avenir du pays dont il reprend les rennes.
Bénin : 150 ans de présence chrétienne
150 ans d’évangélisation au Bénin. L’Eglise catholique entend donner un cachet particulier à l’événement. Les pères de la Société des missions africaines foulèrent le sol de notre pays le 18 avril 1861. C’était au lieu dit « Glé Houé », plus connu sous le nom de Ouidah. Deux religieux furent au centre de l’événement : les pères Borghero et Fernandez.
La marche des journalistes : oui, mais…
Une marche suffirait-elle à faire marcher les choses ? Les journalistes prennent la rue, ce mardi 12 avril 2011. Ils entendent ainsi attirer l’attention, aussi bien des autorités que du public, sur les menaces qui planent sur leur profession. Ils craignent, en effet, que nous ne participions à l’établissement du régime d’une presse aux ordres, au règne de la pensée unique, à l’ère du tabassage des journalistes.
Le vœu d’une démocratie non dévoyée
L’opposition politique organisée, s’il en existe au Bénin, a plus que jamais besoin de travailler dur. Impérativement, pour conquérir le dernier bastion de l’animation de la vie sociopolitique nationale qui lui reste. Les législatives prochaines lui en donnent l’occasion. En fin de course, elle devrait avoir pris d’assaut l’Assemblée nationale en s’arrogeant l’essentiel des sièges qui lui confèrerait la majorité absolue, histoire de nous préserver des risques d’une caporalisation des libertés fondamentales.
La présidentielle 2011 est une régression préjudiciable
J’avais voulu faire paraître cet article dans l’organe public lundi 4 ou mardi 5 avril, mais ne l’ayant pas vu paraître, je l’envoie aux organes de presse privés.
Faut-il parler ? Faut-il se taire ? Ma conscience me l’ordonne : il faut oser parler pour ne pas être complice de ce qui m’apparaît comme une trahison de l’histoire brillante quoi que par moments incertaine de la terre de nos pères, le Dahomey devenu le Bénin. Il faut parler parce que les dernières élections laissent perplexe, honteux. Elles maculent la figure enviée de notre démocratie et nous ramènent à 30 ans en arrière. C’est peu dire. Les actes sont grotesques et maladroitement inachevés en leur déploiement. Cela ne fait pas honneur à l’intelligence pratique du peuple béninois et à son patriotisme modéré.
Editorial: l’équation à résoudre
«Investiture du président de la République: Porto-Novo dans l’attente du 6 avril», avait titré, il y a 72 heures, le quotidien du service public, La Nation. Et point n’est besoin de se rendre sur les lieux de l’événement, ce mercredi, pour comprendre le sens de l’attente dont il s’agit: le boycott systématique des populations de la capitale politique.
Le discours d’investiture au scanner
Boni Yayi rempile. C’est le verdict de l’élection présidentielle du 13 mars 2011. La cérémonie d’investiture du Président de la République, le 6 avril 2011, ouvre pour le pays un nouveau quinquennat. Le locataire du Palais de la Marina, dans son discours à cette occasion, a esquissé les grandes lignes de ce qui tiendra lieu de sa politique au profit de son pays, le Bénin au bénéfice de ses compatriotes, les Béninois.
Discours d’investiture : Yayi a fait économie de vérité
Lors de la cérémonie de son investiture, le mercredi 06 avril 2011, l’ancien et nouveau Président de la République, le Docteur Thomas Boni Yayi, a délivré au peuple béninois et à la communauté internationale, une allocution qui résume les grands défis de son deuxième quinquennat. Autant cette allocution séduit par son relent fédérateur autant elle laisse un arrière goût d’inachevé quant à l’expression de certains engagements.
Proclamé élu sur le «nombre d’électeurs… relevés par la Cour»
Selon l’article 124 alinéa 2 &3 de la Constitution du 11 décembre 1990 «Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles».
De ce fait et quelque soit les positions des uns et des autres, les frustrations voire les injustices qu’auraient crée cette décision de proclamation des résultats du scrutin du 13 mars 2011 par la Cour constitutionnelle, le bon démocratique devrait l’accepter et s’incliner devant cette décision de la Cour Constitutionnelle qui selon notre loi fondamentale est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle.
Les Béninois et leurs institutions
Quinze députés sur quatre-vingt-trois : participation plutôt maigre de nos parlementaires à ce qui devait tenir lieu de leur session d’adieu, la toute dernière de la cinquième législature. C’était le 4 avril 2011 à Porto-Novo. Nos députés qui, manifestement, ont d’autres chats à fouetter, ont laissé le soin à Mathurin Nago, le patron de l’institution, de tirer les leçons de cette désertion et défection.
Bénin : ce que nous croyons
Comment définir le Bénin ? A l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est le pays de 8 millions de Béninois. C’est cette portion de terre d’environ 112 000 Km2 située sur la côte du Golf de Guinée. C’est le pays des Amazones du Danhomê, le pays du guèlèdê dans l’aire culturelle nagot. C’est encore le pays du blolo ba dans l’aire culturelle mina, des tata somba de l’Attacora ou des cases sur pilotis des Aguégués.
Les élections en Afrique : une Démocratie de spectacle
Le texte ci-dessous, Les élections en Afrique : une démocratie de spectacle ? est un article extrait des Mélanges intitulé Vers un Monde nouveau ,un volumineux ouvrage publié en deux tomes en hommage au professeur Edmond Jouve.
Journalistes et conseillers torturés…
Tout le monde a vu, en direct à la télévision nationale, ce qui s’est passé à la Cour constitutionnelle, la nuit du mardi 29 à mercredi 30 mars 2011, lors de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle organisée au Bénin, deux semaines plus tôt. Ce que les téléspectateurs ont surtout vu, c’est la torture physique à laquelle le président de la Cour, Me Robert Dossou, a lui-même choisi de se soumettre. Car, avait-il besoin de débiter, entièrement, un si long texte -46 pages dactylographiés-, lequel est écrit dans un style peu ordinaire, celui des hommes de droit? Pendant des heures. Environ quatre tours d’horloge! Simplement extraordinaire.
La relève politique : quoi de neuf ?
Arrive, avec perte et fracas, une nouvelle génération de politiciens. Ils sont jeunes. Ils ont les dents longues. Ils sont impatients de tout bousculer, de tout déménager sur la scène politique. Ils se font souvent critiques, sinon sévères, dans leurs jugements, à l’adresse de leurs aînés.
Et si les protagonistes déposaient les armes
« L’union fait la force » dit la sagesse populaire. La défaite des Ecureuils devant les Eléphants dimanche dernier en dit plus. Certes l’adversaire était un gros morceau, difficile à croquer. Mais une union sacrée autour aurait pu faire basculer le score en faveur de la bande à Stéphane Sésségnon. Le match ne se jouant pas aussi à Abidjan mais à Accra était un des nombreux avantages que les Béninois devaient saisir.
Libres propos sur nos élections
Bénin – La fête des élections se poursuit. A peine avons-nous négocié le virage de la présidentielle, que nous voici de plain-pied avec les élections législatives. C’est une page de notre histoire qui s’écrit ainsi à l’encre de nos motivations présentes, mais tout en projection vers l’avenir. Si le présent peut se plier à nos caprices, demain n’est point totalement en notre pouvoir. C’est en cela que l’histoire n’a pas de gomme. Elle fonctionne comme un enregistreur de haute fidélité. Elle n’oublie rien. Elle retient tout.
Gouvernance politique: le gâchis de la démocratie au Bénin
La crise électorale qui sévit au Bénin suscite bien des débats et je ne crois que cette crise soit liée à des convictions régionalistes de certains de nos compatriotes. D’autres personnes ont largement démontré, dans bien de démocratie, les candidats ont toujours une base électorale indéfectible qui, contre vents et marrées leur accorde un soutien aveugle. La crise actuelle ne trouve pas sa source dans un clivage nord-sud mais liée à la personnalité de Boni Yayi, à son action à la tête de l’état et aux institutions. Même si on peut toujours se demander pourquoi le candidat du nord a toujours eu plus de 90% des voix à toutes les élections présidentielles et les voix partagées au Sud.
Lettre ouverte à Robert Dossou
Il y a trois ans, plus précisément le 13 juin 2008, à travers notre chronique, nous adressions une lettre ouverte à Robert Dossou. C’est l’homme vers qui converge le regard de tous les Béninois. Comme Président de la Cour constitutionnelle, sa voix scelle le sort de la présidentielle du 13 mars 2011. Qu’il nous plaise de convoquer la mémoire, à travers des extraits de cette lettre ouverte. Nous prenions alors date avec Robert Dossou, mais surtout la mesure de la responsabilité qui est la sienne, face à lui-même, face à son pays, face à l’histoire.
Comment mettre un terme à la tension post électorale ?
La tension post électorale, bien réelle depuis quelque temps, est devenue une source d’inquiétude quasi généralisée, si bien que beaucoup inclinent à penser qu’une situation à l’ivoirienne n’est pas impossible. Ceux-là n’ont pas tort, puisque l’on n’est pas en mesure de prévoir la provenance du détonateur. D’autres au contraire, certes, une infime minorité, en se référant aux propos du roi Béhanzin, tenus peu avant son départ en exil, affirment candidement que le pire n’aura pas lieu. De toute façon, il convient de se garder de tout optimisme béat pour adopter une posture préventive à tous les niveaux ,car, comme le dit l’adage populaire, « cela n’arrive pas qu’aux autres ».
La comédie de la politique et des politiciens
Elle ressemble à s’y méprendre à une scène de théâtre. La scène politique nationale, car c’est d’elle qu’il s’agit, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, décline ses services. Des acteurs, dans la peau de leurs personnages, tiennent leur rôle avec un art consommé. De vrais comédiens ! Ils éclaboussent tout de leur talent.
Le Génie béninois: Une pure illusion?
Dans deux articles que j’ai précédemment publiés dans nos journaux béninois et panafricains, je nous faisais part des interrogations que beaucoup de citoyens pauvres, aisés, jeunes, seniors, adolescents, adultes, instruits ou non, demi lettrés, actifs ou sans emplois, se posaient
Offre et demande pour un Bénin de paix
L’offre et la demande. Voilà deux notions essentielles. Elles se tiennent et se talonnent comme deux sœurs jumelles. Elles ont trouvé à élire domicile, de manière durable, dans le champ de réflexion et d’action des économistes notamment. On comprend que ceux-ci en réclament la paternité. L’évolution des sciences sociales aide à corriger cette vision.
Le député Akotègnon relaxé, Porto-Novo connaît ses premières manifestations
A l’issue d’un procès qui a duré environ 8h d’horloge, un procès mené en procédure de flagrance devant le tribunal de première instance de Cotonou, et qui a pris fin aux environs de minuit ce vendredi 25 mars, le député Raphaël Akotègnon et les trois autres personnes interpellés lors d’une manifestation de l’opposition ont été purement et simplement relaxés des fins de la poursuite, nonobstant les réquisitions du représentant du ministère public tendant à condamner le député à six mois d’emprisonnement ferme et quatre mois pour ses compagnons. A la fin du procès, le député dira que son arrestation visait à intimider, à faire peur ; mais que même s’il avait été condamné, il y a plusieurs autres Béninois comme lui, qui manifesteraient leur mécontentement.
Les sciences au secours de nos élections
Il en est de la politique comme de la guerre. A savoir que la politique est une chose trop sérieuse pour qu’elle soit laissée aux initiatives des seuls politiciens. Les enjeux de la politique sont de nature à brouiller le regard des hommes politiques, à affecter leur opinion et leur jugement. Il est difficile, dans ces conditions, d’attendre du politicien l’objectivité nécessaire. Il lui est tout aussi difficile qu’il montre sens de l’équilibre ou qu’il sache tenir la bonne distance pour une mise en perspective correcte. Le parti-pris est le marigot du politicien.
De l'eau au moulin de la contestation citoyenne
C’est dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mars que nous avons revu Joseph Gnonlonfoun pour la dernière fois, avant son annonce des grandes tendances du scrutin présidentiel. A l’issue de notre entretien et, une fois sur le chemin du retour, je n’ai pas manqué de partager avec mon confrère et directeur de la publication, Vincent Foly, la frayeur et l’ahurissement qui m’ont animé et qui continuaient d’animer mon corps et d’occuper ma pensée. «Crois-tu qu’il nous a révélé ce que nous avions si bien entendu et filmé de lui, en étant serein?», ai-je demandé à Vincent.
Après élection: le devoir de vérité
Bénin – La vérité comme le piment mûr rougit les yeux mais ne les crève pas. Ainsi parlaient les sages bambara du Mali. Quand se seront tues les clameurs d’une élection ; quand les politiciens auront renoncé à l’invective facile, se taisant si possible au cas où ils n’auraient rien à dire ; quand les divers acteurs se seront retrouvé face à eux-mêmes, devant le tribunal de leur conscience, le service du pays par tous doit passer par un devoir de vérité pour tous.
Le Bénin, un pays normalisé
Plus de dix jours après le scrutin présidentiel du 13 mars dernier et moins d’une semaine après la proclamation des résultats provisoires par le président de la Cour constitutionnelle, le pays tout entier semble pris dans une sorte de torpeur qui frise une attaque d’apoplexie. Les vainqueurs ont le triomphe modeste, pour la simple et bonne raison que tout triomphalisme paraitrait incongru et indécent.
Une crise majeure est à notre porte
Une crise majeure est à notre porte. Elle est consécutive au scrutin présidentiel de mars 2011. De mémoire de Béninois, jamais tension n’a été aussi vive au lendemain d’une élection. Jamais, autant qu’aujourd’hui, les Béninois n’ont senti la terre se dérober sous leurs pieds, le ciel leur tomber sur la tête.
Bénin : scénario à l’ivoirienne ou à la gabonaise?
Comment le Bénin a-t-il pu en arriver là? Comment le laboratoire africain de la démocratie, le pionnier des conférences nationales, des commissions électorales indépendantes et des alternances régulières a-t-il pu se trouver ainsi aux portes de la plus grave crise politique de toute son histoire? Comment comprendre que le cinquième processus électoral présidentiel aboutisse à ce point à un pourrissement et que la crise post-électorale en vienne à couver au pays de Béhanzin?
Crise électorale et législatives: Les dangers qui guettent l’opposition et le pays
Bénin – La crise politique que connaît le pays depuis quelques années, prend un nouveau développement depuis la tenue du premier tour de la présidentielle dans des conditions abjectes. Il faut, ici déjà, mentionner que toutes les parties ont leur part de responsabilité dans ce qui se passe. Mais, dans l’immédiat, il serait intéressant de scruter l’avenir immédiat. Et la boule ne révèle pas des perspectives heureuses.
Frappes en Libye : la guerre salvatrice!
Vive la guerre ! La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste est depuis quelques heures sous le déluge de feu de la communauté internationale. Attendue et redoutée, espérée et crainte depuis trois semaines, l’opération « Aube de l’Odyssée » vient modifier les rapports de force militaires entre les troupes fidèles au Guide Mouammar Kadhafi et ses adversaires insurgés. Condamné et lâché de toutes parts, le dirigeant libyen qui espérait profiter des divisions au sein de la communauté internationale pour reprendre le contrôle de son pays n’a désormais plus que ses yeux pour regarder se déliter sa puissance… et peut-être bientôt, s’écrouler son régime.
Observateurs d’élections : témoins ou complices?
Bénin – Une fois n’est pas coutume : la présente chronique a cinq ans d’âge. Elle date du 17 mars 2006. Elle n’a pas pris cependant des rides. Elle continue, nous semble-t-il, de s’inscrire dans la brûlante actualité des élections. Puisqu’elle pose la question de l’observation de nos élections, décrypte la mission des observateurs. Qui sont-ils, que veulent-ils, que peuvent-ils ces gens d’ici ou d’ailleurs qui, le temps d’une élection, sillonnent le pays, vont d’un bureau de vote à l’autre, précédés ou suivis de leur titre d’observateurs ?
Bénin : l’intelligence en question
Personne ne le conteste : les Béninois vivent, en ce moment, le scrutin le plus controversé de leur histoire. La vitalité d’une démocratie, pensent certains, s’apprécie à la tension que celle-ci sait entretenir. Aussi soutiennent-ils que la confrontation des êtres et des choses, au milieu des coups et des cris, est préférable au calme stressant des cimetières.
LA LEPI, victime expiatoire de la "béninoiserie"
Par la grâce de Dieu ou par ce génie propre au peuple béninois, nous sommes allés à l’élection présidentielle avec notre LEPI malgré les dysfonctionnements réels dus à la non-mâitrise de cet outil novateur ou aux manœuvres de sabotage d’une partie de la classe politique qui ne veut surtout pas en entendre parler ; malgré l’opiniâtreté du régime YAYI. Les multiples manœuvres tendant à bloquer à un niveau ou à un autre le processus électoral ont toutes échoué, certes ; mais il reste à craindre les violences post-électorales.
Enjeux électoraux : leurre et lueur
Bénin – C’est maintenant formellement établi : les enjeux d’une élection peuvent faire perdre la tête à nombre de personnes. Et dire que ces personnes assument de hautes fonctions, tiennent, en leurs mains, des leviers essentiels dans la direction de leur pays. Qu’on imagine un pilote et son copilote devenir subitement fous. Des dizaines, voire des centaines de passagers qui sont sous leurs responsabilités peuvent entonner, par anticipation, le requiem, cette prière qu’on chante pour les morts dans la liturgie catholique.
La démocratie, la liberté, la loi et Dieu
Où situer ce qui fait la force d’un peuple ? Dans l’acceptation résignée des coups du sort ou dans la capacité volontariste d’agir sur les événements ? Celui qui se résigne est à l’image de quelqu’un qui se tasse sur lui-même. Il est dans une posture défensive. Par contre, celui qui a choisi de faire face à l’adversité, reste debout. Il regarde devant.
Du Niger à la Côte d’Ivoire, par le Bénin
Le Niger s’en sort haut la main. La Côte d’Ivoire n’en finit pas de perdre pied. Et le Bénin ? Gardera-t-il, jusqu’au bout, la tête froide ? La main du Niger, pour signaler la victoire sans bavure de Mouhamadou Issoufou, nouveau Président de la République. Le pied de Laurent Gbagbo que gangrène une crise politique dure et qui dure. Enfin, la tête des Béninois. Ceux-ci attendent dans la fièvre, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle.
Les trois torts faits au peuple béninois
Géniale définition : la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Notre Constitution, en son article 2, la consacre en la reprenant in extenso. On voit mal comment un peuple pourrait refuser de se reconnaître dans une telle définition. Elle a l’avantage de tout faire partir de ce peuple et de tout faire aboutir à ce peuple. Celui qui est ainsi avantageusement positionné est au centre, c’est-à-dire au cœur des choses. Il est comparable au chef d’orchestre d’un ensemble philharmonique. C’est l’alpha et l’oméga d’un système.
Présidentielle 2011 : le Génie béninois
Le génie béninois est de retour. J’irais même jusqu’à dire qu’il n’était pas allé bien loin. Il n’était même allé nulle part. Caché peut-être pour mieux ressurgir, le « génie béninois » vient de récidiver. C’était le 13 mars dernier. A l’occasion du premier tour de la présidentielle 2011. Alors que tout le monde avait déjà désespéré de lui. Et tous les Béninois depuis, respirent.
Récit au passé d’une élection au présent
Que retiendront les historiens de la présidentielle de mars 2011 au Bénin ? Le premier tour de cette élection, après deux reports successifs, a pu se tenir le 13 mars 2011. De mémoire de Béninois, consultation électorale ne s’était révélée aussi difficile, aussi incertaine. Et dire qu’à cette date, les Béninois avaient derrière eux plusieurs décennies d’expérience électorale. Que s’était-il passé pour que le Bénin qui avait ouvert, pour tout un continent, au tournant des années 90, l’ère des démocraties pluralistes, maquât le pas ?
Lépi : moins un échec qu’une expérience
Il n’y a pas d’échecs. Il n’y a que des expériences. Nous n’avons pas inventé une telle idée qui nous tient lieu de boussole. C’est l’école de la pensée positive, que nous fréquentons assidûment, qui nous l’a apprise. Au regard de quoi, nous ne ferons pas estampiller la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) de la mention « Echec ». Malgré les graves insuffisances qu’elle vient d’étaler à la face du Bénin et des Béninois. Malgré que nombre de nos compatriotes en aient fait leur deuil, du moins dans sa version actuelle.
Election chaotique au Bénin : chronique d’une paix assassinée
Joseph Gnonlonfou, alias « Jo l’Indien », comme l’avait surnommé un Canard, président de la Commission Electorale Nationale Autonome, est un professionnel de la langue de bois. Que la maison soit en train de brûler, que les poutres en tombent, que les murs s’effondrent, que tout soit réduit en cendres, il dira toujours que tout va bien, que le meilleur des mondes est à nos portes et que nous jouons aux aveugles alors que le bonheur nous sollicite pour nous étreindre. Et qu’on ne s’avise pas de lui apporter la contradiction : il rétorquera que – et c’est ce qu’on déteste chez les brasseurs de vent – qu’aucune œuvre humaine n’est jamais parfaite.
Que veut et où va le Bénin ?
La ligne droite, sans espoir de retour, pour une marche précipitée sur la corde raide, par temps de grands vents. Voilà l’image effrayante que nous inspire la non moins effrayante situation dans laquelle nous sommes. Ceci à quelques jours de l’élection présidentielle du 13 mars 2011.Le train électoral entre en gare. Tout le monde est sommé de descendre. Aucune possibilité pour poursuivre le voyage au-delà de la ligne rouge qui marque la limite extrême de notre aventure. Déjà deux reports quant à la date de l’élection. A quoi répond « jamais deux sans trois ».
Soklogbo et Christelle, l’amour grandiose…
Elle est irrésistible dans son « blatta » rose, Christelle Houndonougbo. Sur le velouté de son teint d’ébène, le rose de son « guélé », étagé sur presque deux mètres, n’a d’équivalent que l’allant et la fougue « cauris » dont elle fait montre. Il est vrai que marcher à Soklogbo, dans ses ruelles poussiéreuses, avec des vieillards titubants, des enfants accrochés aux mamelles flasques de leurs mamans, par temps de canicule solaire, marcher donc dans de telles conditions relève d’un exploit. Mais il n’y a pas, raisonnablement, à en faire une pendule.
Emile Derlin Zinsou : la sagesse en action
Bénin – Il estime de son devoir, par les temps qui courent, de sortir de sa retraite. Emile Derlin Zinsou, ancien Président de la République, nonagénaire respecté et respectable, anticipe la crise politique qui risque de malmener son pays. Peut-on s’autoriser de dormir du sommeil du juste, alors que de noirs nuages s’amoncellent à l’horizon ? Le Président Zinsou a jugé nécessaire de prendre les devants. Il a rassemblé autour de lui, pour un dialogue ouvert, les acteurs concernés à divers titres par l’élection présidentielle prochaine. Objectif : éviter à notre pays l’épreuve d’une dérive, avec son cortège de morts et de ruines.
L’Union africaine et la justice internationale
La lutte contre l’impunité figure en bonne place dans l’acte constitutif de l’organisation continentale et les discours officiels ou informels sur la répression des crimes internationaux. Mais en fait, les comportements sont contraires aux déclarations, suscitant ainsi une profonde indignation dans les rangs des défenseurs des droits de l’être humain. Depuis plus d’un an, l’union africaine s’emploie à imposer la non coopération avec la cour pénale internationale aux Etats du continent qui, dans l’exercice de leur souveraineté, ont ratifié le statut de Rome du 17 Juillet 1998.
Lépi : trois questions à nos partenaires
Bénin – La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est, avant tout, une affaire bénino-béninoise. Ce sont les Béninois qui ont affirmé la volonté de la mettre en place. Ce sont les Béninois qui, ce faisant, entendent résoudre au mieux leurs problèmes électoraux. Et si, avec la Lépi et par la Lépi, le Bénin améliorait son système électoral, ce sont les Béninois qui en seraient les premiers bénéficiaires.
L’Université dans la foire électorale
Telle société, telle Université. C’est le parallélisme de deux entités. Pour dire que toute université est fille de sa société. Ou si l’on veut que toute société mérite l’université qu’elle a. La période électorale porte, au-delà des mots, cette vérité. Parce que cette période a l’inestimable avantage d’illustrer cette vérité par les faits, de nous la faire vivre.
Vive Kékéréké IV
N’ayant pas jusqu’à présent des explications claires, précises et crédibles sur l’absence de Kérékou aux négociations de sortie de crise initiées par le docteur Emile Derlin Zinsou, on se perd en conjectures ; le problème étant qu’au point où les Béninois en sont arrivés, ils ne peuvent plus rien exclure : le Général ne serait-il pas en train de couver l’espoir secret d’un come-back du genre hollywoodien en technicolor ? Pourquoi pas ?
Assemblée: la loi dérogatoire votée, le problème pas réglé!
C’est finalement tôt vendredi matin, autour de 3h, que les députés ont procédé au vote de la loi dérogatoire censée permettre la prise en compte des oubliés de la LEPI. Aux termes de cette loi qui donne cinq jours aux structures concernées pour mener l’opération, « La Commission politique de supervision de la LEPI, la Mission indépendante de recensement électoral national approfondi et la Commission électorale nationale autonome sont habilitées à prendre toutes les mesures utiles visant à assurer et à faciliter à tous les citoyens en âge de voter, l’exercice de leur droit constitutionnel de vote ».
A situation exceptionnelle…
Loi dérogatoire ou loi d’habilitation? Quel que nom qu’on puisse lui faire porter, le texte adopté en procédure d’urgence lors de la dernière session extraordinaire de notre parlement a été promulgué par le chef, après la déclaration de conformité de la Cour constitutionnelle. Il ne reste qu’à l’appliquer. Et elle doit être appliquée. C’est l’occasion pour nous de nous rendre compte de l’effectivité de la notion de souveraineté que nous aimons revendiquer pour nos actes à l’échelon de l’Etat. Déjà, nos partenaires techniques et financiers (Ptf) ont reconnu et admis la nécessité de la prise en compte des potentiels électeurs laissés en rade. Ils devraient être en mesure de continuer à appuyer le processus jusqu’à son terme. Il suffit, a notre avis, de leur demander assistance en leur soumettant un plan de financement complémentaire.
A quand un Etat résolument engagé pour l’effectivité du droit des usagers du système de santé au Bénin ?
Le « quartier latin » de l’Afrique vient de commémorer, en grandes pompes, ses cinquante années d’indépendance et se prépare à organiser pour la cinquième fois, depuis l’avènement du multipartisme en 1990, les élections présidentielles. Le Bénin est généralement considéré comme un modèle de réussite de démocratisation en Afrique de l’Ouest et même si le peuple affiche un optimisme inébranlable, il n’en demeure pas moins qu’il faille aujourd’hui, s’interroger sur l’avenir et le sort de celui-ci. Il faut noter que le positionnement géographique du Bénin et ses dynamiques territoriales actuelles (économiques, politiques, culturelles, démographiques) en font l’un des pays en Afrique de l’Ouest qui dispose d’un potentiel pour affronter les défis des cinquante prochaines années.
La Lépi telle que les Béninois en rêvaient
Nous voulons y croire jusqu’au bout. Les Béninois ne sont pas frappés d’une cécité soudaine. Les Béninois ne sont pas subitement devenus sourds. Ils gardent encore leurs yeux pour voir. Ils peuvent encore compter sur leurs oreilles pour entendre. Ils ont leurs têtes en place pour être encore capables d’un minimum de discernement. Au moment où nous écrivions ces lignes, aucune annonce officielle, provenant d’une quelconque autorité, ne s’est formellement et officiellement engagée pour faire bouger les lignes précédemment établies.
Ils l'entendent beaucoup,.. Ils l'écoutent peu...ils ont tort
Le problème que les Béninois ont avec leur docteur-président – président sortant cherchant désespérément à en être un entrant, à nouveau –, c’est qu’ils ont mis cinq douloureuses années à réaliser qu’ils ne l’avaient pas suffisamment écouté à une certaine époque : il leur avait dit en effet qu’il comptait rectifier la démocratie béninoise. Personne ne crut devoir lui demander ce que cela voulait dire. Presque tout le monde sait aujourd’hui ce que cela voulait dire: la démocratie béninoise est hélas !, à présent complètement rectifiée, même si l’opération dernière chance des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo a semblé sauver quelque peu les meubles. In extrémis.
Controverse autour de la Lépi: une élection contraire aux principes des droits de l’homme
Bénin – Par des arguments, des comparaisons, l’on justifie la non prise en compte de plus d’un million de Béninois ayant l’âge de voter et exprimant ce désir de participer au scrutin devant leur permettre d’élire le prochain Président de la République. A analyser de près, les arguments avancés par ceux qui justifient cette situation, ils évoquent le comportement des politiciens ayant lancé des mots d’ordre en occultant malheureusement les dysfonctionnements qui ont émaillé le processus.
Les Béninois doivent garder le sens du « modus vivendi »
Un modus vivendi est « une manière de vivre, un accommodement, une transaction moyennant laquelle il soit possible à deux parties en litige de se supporter mutuellement ».La préservation d’un tel mode de vie, acquis sur le plan politique, depuis l’historique et fort admirable Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, demeure plus que jamais nécessaire et indispensable en ce moment, au regard de la tension socio politique que l’on observe à quelques jours de l’élection présidentielle.
L’impasse politico-institutionnelle actuelle : un nouveau défi au génie béninois
La majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale n’en a cure ; cela ne lui dit rien apparemment que des Béninois pensent qu’elle avait préparé minutieusement son coup dans l’objectif de bloquer le processus électoral en paralysant la CENA : 1) nomination d’un nombre ridicule de membres de la CENA à laquelle ne peuvent siéger les membres du SAP/ CENA, afin de parvenir à bloquer l’institution quand ses représentants démissionneront ;
Dieu, les Béninois et les élections
Il y a de quoi prier. Et ils sont nombreux les Béninois qui prient, en ce moment. Ils sont habités par l’espoir que leur beau pays ne connaîtra point le cyclone dévastateur des guerres postélectorales. Ils sont convaincus que la main invisible du Très Haut fera disparaître les noirs nuages qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes.
L'union fait la nation et (accessoirement) la punition de Yayi Boni
Bénin – Nul ne peut affirmer, sans être accusé d’indécente malhonnêteté intellectuelle, que Boni Yayi et les siens ne se sont pas battus avec ardeur, vaillance, et même rage contre leurs adversaires de l’Union fait la Nation. Il faut dire que quand elle naquit, cette Union, la surprise autant que la circonspection étaient considérables.
Campagne de la honte, esprit de violation!
On ne devrait pas permettre au candidat à la fonction présidentielle -encore en poste– quel qu’il soit et dans le cas d’espèce, Boni Yayi, de continuer à présider, en sa qualité de président de la République, les cérémonies de pose de premières pierres. A deux semaines voire à une semaine du premier tour de scrutin! Pour inaugurer les marchés et les constructions de routes, comme cela a été le cas, la ces semaines dernières sur l’ensemble du territoire, du nord au sud et de l’est à l’ouest.
Réaction de Bruno Kangni sur la sortie médiatique de Robert Dosssou
« Nous avons vu un homme fier d’être Pdt d’une Cour martiale »
La dernière sortie médiatique du président de la Cour constitutionnelle sur la télévision nationale Ortb continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de Bruno Kangni, comptable financier. Comme bon nombre de béninois, il n’a pas trouvé Robert Dossou convaincant. Au pire des cas, il l’accuse de faire de la politique que du droit constitutionnel et de vouloir rendre des comptes à des compatriotes.
Lettre à Rosine Vieyra Soglo
Bien chère Rosine,
Dans « Tombeau de Désiré Vieyra » en hommage à ton très regretté frère aîné, j’écrivais : « Rosine Vieyra Soglo, au propre comme au figuré, est le portrait craché de sa mère. »Rapportée par La Nouvelle Tribune, la description de ton énergie et de ta détermination au cœur de la manifestation de l’Opposition béninoise est une preuve que je ne m’étais guère trompé : les images resurgies dans mes souvenirs en lisant l’article étant celles de ta Maman outragée, je suis heureux qu’il y ait des femmes de ta trempe dans un Bénin où, soucieux de récompenses, les ninkounon se mettent à plat ventre devant les diktats du chef de l’Etat ;
Il ne faut pas se leurrer Me Dossou, quand c'est l'heure c'est l'heure
« Rien ne peut empêcher le coq de chanter quand pour lui vient le moment de chanter », dit le dicton universel ; alors qu’au vu des derniers développements de l’actualité électorale nationale, un dicton populaire pourrait également faire école : « Rien ne peut empêcher… La Coq de chanter quand l’heure a sonné ».
Les blagues électorales vaseuses, c'était une exclusivité de Kékéréké
Décidément, l’Emergent suprême appelé Yayi, ne se boni…fie pas avec le temps qui passe. Propos entendus lors d’une manifestation officielle transformée en meeting électoral (la routine yayiste du mélange des genres, en somme) : « Les autres candidats ?… Je suis leur professeur. Ils sont tous mes élèves… Je suis un bon enseignant du supérieur… Parce que j’occupe la 10ème position sur le bulletin unique de vote, je suis l’attaquant de pointe, le capitaine de l’équipe présidentielle… »
Deux médicaments pour sauver le Bénin
Le Bénin victime de la Lépi. Il s’agit bien de la Liste électorale permanente informatisée. Marquons d’entrée notre étonnement devant cet énorme et incompréhensible paradoxe. Comment un patient peut-il être victime d’un médicament diligemment apprêté pour le traiter et le guérir ? Ne devrait-on pas plutôt se réjouir, avec la Lépi, d’avoir affaire à un nouveau produit appelé à faire connaître à un pays, le nôtre en l’occurrence, une ère nouvelle de maturité politique et de pleine majorité électorale ?
Au sommet de l'Etat, les erreurs à répétition ce sont des fautes
Introduction : En ce moment-là, le Changement commençait à montrer ses inquiétantes limites, par la faute exclusive de son promoteur. Un livre à sa gloire avait « opportunément » pour titre : « L’INTRUS QUI CONNAISSAIT LA MAISON ». L’envie était donc très forte de répliquer à Edouard Loko, auteur de l’ouvrage louangeur : « Tu parles !… »
Parmi les nombreux titres qui fleurissent en ce moment, peu ou prou à la gloire de Boni Yayi, il y en a un qui laisse entendre que son irruption sur la scène politique nationale, et d’emblée dans le rôle d’acteur principal ne devrait pas être une surprise : c’était un intrus qui, est-il dit, connaissait la maison.
Quelle démocratie pour l’Afrique ?
Le continent africain serait-il resté en rade par rapport à la démocratie malgré les éclaircies post conférences nationales du début des années 90 ? Avant que de tenter de répondre à ce questionnement, je voudrais poser, d’emblée, le postulat qu’à mon avis, aucun système politique n’est, en soi et dans l’absolu, meilleur à l’autre. Le plus important, me semble-t-il, c’est qu’il fasse se développer l’homme. Qu’il lui procure ce à quoi il aspire de bien pour lui-même et pour la communauté à laquelle il appartient. Vue sous cet angle, la démocratie, comme n’importe quel autre système de gouvernance, n’est qu’un moyen, pas une fin.