Après le grand enthousiasme qu’a suscité l’avènement au pouvoir du régime du nouveau départ, il n’a pas fallu un an de gestion des affaires pour que les citoyens découvrent avec amertume son vrai visage. Votre journal revient ici sur ce qui peut être appelé, les 7 péchés capitaux de ce régime.
A moins que ce régime change de cap ou de fusil d’épaule, il y aura à s’inquiéter durablement sur sa méthode de gestion du pouvoir. Il faudra une réelle volonté politique pour que l’espoir fondé sur ce gouvernement se concrétise un jour. Ce régime a révélé au grand jour ses véritables dérives. La plus frappante de toutes est la mise en évidence des conflits d’intérêt. Les craintes formulées par certains observateurs et critiques, portaient sur la ligne de démarcation que pouvait faire le candidat homme d’affaires, entre la protection de ses affaires et la recherche de l’intérêt général. Pendant la campagne électorale, le candidat à la présidence de la république avait expliqué qu’il ne ferait plus les affaires et qu’il avait réparti ses actions à ses amis et enfants. Mais il n’a pas fallu assez de temps pour réaliser que ses propos ne relevaient que d’arguments électoraux. L’engagement du gouvernement à restituer les entreprises de Patrice Talon réquisitionnées par le précédent gouvernement, avait marqué biens de curieux. Il s’en est suivi la réduction du secteur agricole au seul coton, que des observateurs considèrent comme la chasse gardée du nouveau président. On a aussi vu le retour du programme de vérification des importations, Pvi.
Ce gouvernement a aussi excellé dans la prolifération des marchés de gré à gré, en plaçant le Conseil des ministres au dessus de l’agence de régulation des marchés publics. De nombreux marchés ont ainsi été passés de gré à gré, sous le couvert du Conseil des ministres. Il en à été ainsi des marchés d’achat et de location des centrales thermiques, en vue d’augmenter la production énergétique de la Sbee, et aussi de la liquidation ou de la mise en concession des structures et entreprises d’Etat. C’est pour cela que la note de prescription du chef de l’Etat à l’endroit du ministre des finances, avait été accueillie par des personnes avisée comme une décision en trompe-l’œil. Considérant que cette décision n’intervenait qu’après que le gouvernement ait terminé de passer tous les marchés juteux sous le modèle du gré à gré. Une autre duperie du régime concerne les audits du gouvernement qui prétend-on, entreraient dans le cadre de la lutte contre l’impunité. Mais à l’analyse de ces audits, l’opinion s’est vite rendu compte qu’il s’agissait des audits ciblés au vue des personnes mises en cause et des périodes délimitées.
Les audits relatifs aux campagnes cotonnières sous le régime Yayi, qui prennent seulement en compte les 3 dernières années du pouvoir défunt, ont révélé au grand jour le caractère partial de ces audits. Au point où